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  SITES INSCRITS ET CLASSÉS:

      L'ESTUAIRE DE LA LOIRE - CLASSÉ LE 25 AVRIL 2002

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  DICTIONNAIRE HISTORIQUE ET GÉOGRAPHIQUE DE OGÉE (1778-1780):

ROUANS ; sur la riviere du Tenu ; à 5 lieues & demie au Sud-Sud-Ouest de Nantes, son Evêché & son ressort ; à 23 lieues de Rennes ; & à 3 lieues trois quarts de Bourgneuf, sa Subdélégation. On y compte 1800 communiants : la Cure est à l'Ordinaire. C'est un Prieuré qui a long-temps dépendu des Abbayes de Saint-Serge & de Saint-Bach, qui possédoient la Chapelle de Saint-André de Prono. Le territoire est très-exactement cultivé & très-fertile ; il produit du grain & du foin en abondance, & une petite quantité de vin. Sous l'Episcopat de Budic, qui fut Evêque de Nantes depuis 1041 jusqu'en 1049, Glavichen fit don à l'Abbaye de Saint-Serge d'Angers de tous les droits ecclésiastiques qu'il avoit à Rouans, dont le nom, porté dans les titres, étoit alors Rondote ou Rotohenge au pays de Retz ; & fonda, par sa donation, le Prieuré de ce lieu.
BUZAY ; Abbaye de l'Ordre de Cîteanx, dans la Paroisse de Rouans, au bord de la rive gauche de la Loire ; à 4 lieues trois quarts à 1'Ouest de Nantes, son Evêché ; & à 22 lieues de Rennes. Cette maison fut fondée, l'an 1135, par Conan III, Duc de Bretagne, & la Duchesse Hermengarde, sa mere. Saint Bernard y mit, le 17 Juin 1136, quelques Religieux, & leur donna pour Prieur son Frere Nivard. Vers la fin de l'an 1143, ou au commencement de 1144, le saint Abbé vint visiter ses Freres, & trouvant que les appartements de ce Monastere n'étoient pas dans un état convenable, & comme le Duc avoit promis de les mettre, & même qu'il avoit retiré une partie des fonds qu'il avoit donné à ce nouveau Couvent, il ordonna à ses Religieux d'abandonner cette maison & de retourner à Clairvaux. Mais le Duc s'opposa à ce retour, & leur fit une autre donation beaucoup plus considérable que la premiere.
Geoffroy, Evêque de Chartres, accompagna Saint Bernard dans son voyage de Buzay, & demeura avec lui quelques jours à la Cour du Duc. ( Voyez Nantes, année 1144. )
L'Abbaye de Buzay, qui étoit dès-lors très-riche, vit encore augmenter ses revenus par la donation de la Grange de Buson, que lui firent Raoul de Retz & son frere Garize, le 6 Juillet 1152 : l'acte en fut rapporté par Bernard, Evêque de Nantes. Le 2 Mai de l'année suivante, Hoel quatrieme du nom, Comte de Nantes, & Berthe, la sour, épouse d'Eudes, Vicomte de Porhoët, donnerent aussi à cette Abbaye la Terre de Villeneuve qui, en 1200, forma l'Abbaye de ce nom.
En 1177, il y avoit à Buzay deux Monasteres, l'un d'hommes, & l'autre de femmes : ce qui est prouvé par l'approbation de Robert, second du nom, Evêque de Nantes, à l'occasion de deux donations qui avoient été faites à ces deux maisons. Les Conciles défendirent dans la suite ces sortes d'établissements.
L'an 1180, Geoffroi II, Comte de Nantes & Duc de Bretagne, fils d'Henri II, Roi d'Angleterre, assigna à perpétuité aux Moines de Buzay, 20 livres Angevines d'aumône annuelle, à prendre sur les moulins qu'il avoit en la paroisse de Veuë, & sur ceux de Pillon, Paroisse de Cheix.
L'an 1186, Even Bourdin donna à l'Abbaye de Buzay quelques morceaux de l'Isle de Bouin. Ce Monaltere possédoit dans le même temps une maison sise au quartier de Sainte-Catherine de Nantes, proche le cimetiere de la Paroisse de Saint-Nicolas.
En 1197, Constance, Duchesse de Bretagne, veuve de Geoffroi II, fonda deux anniversaires à Buzay, l'un pour Conan III, son pere, & l'autre pour son mari. Cette Princesse donna aux Moines, pour l'entretien de ces deux services, l'Isle de Bremen, avec une pitance générale, c'est-à-dire, un bon repas, le jour où ils en feroient la cérémonie.
Le 25 Mars 1200, plusieurs Moines de Buzay sortirent de leur Monastere pour aller habiter la maison de Villeneuve, que la Duchesse Constance venoit de fonder & faire bâtir à la Grange de Cormaria, dans la forêt de Touffou, à 2 lieues de Nantes, Paroisse du Bignon. La même année, il sortit encore de Buzay une nouvelle famille de Moines, qui se rendirent au Monastere que Pierre de la Garnache venoit de fonder à l'Isle-Dieu. Ce Seigneur le transféra cinq ans après à l'Isle de Noirmoutier, qui lui parut plus commode pour un Monastere. En 1252, Gilles, Abbé de Buzay, envoya un grand nombre de ses Religieux habiter l'Abbaye de Prieres, que venoit de fonder le Duc Jean I.
On trouve dans les archives de Marmoutier, qu'en 1279 Gerard Chabot, Seigneur de Retz, confirma aux Moines de Buzay la donation que leur avoit fait Harcoit de Retz, de deux hommes ses vassaux, demeurant en l'Isle de Bouin. Cet acte singulier, qui nous rappelle la tyrannie des grands Seigneurs dans le temps dont je parle, porte que les Religieux disposeront à perpétuité de ces deux hommes, de leurs femmes, & de leurs enfants. Il fut convenu, entre Gerard & les Moines, qu'ils se rendroient réciproquement les criminels ou malfaiteurs qui se réfugieroient sur leurs domaines, & qu'ils feroient punir ceux de leurs vassaux qui feroient des dégâts sur les terres de leurs alliés.
En 1755, l'Eglise de Buzay, qui tomboit en ruine, fut démolie & rebâtie à neuf sur un nouveau plan.

La cure correspond à la ou aux personnes en charge des âmes de la paroisse — La cure est à l'alternative signifie qu'elle est présentée soit par l'Évêque soit par un autre possesseur du droit de présentation et souvent alternativement — La cure est à l'ordinaire signifie qu'elle est présentée par l'Évêque — Subdélégation désigne un lieu possédant un pouvoir délégué par une autorité — Ressort de ou ressortir de signifie dépendre de — Une trève est une succursale de paroisse — 1 lieue (lieue tarifaire de 2400 toises) correspond à environ 4677 de nos mêtres — 1 livre (poids) correspond à environ 490 de nos grammes — 1 millier (poids) correspond à environ 490 de nos kilogrammes — La basse-Justice traite des infractions mineures et des affaires concernant les droits dus au seigneur — La moyenne-Justice traite des infractions pouvant entrainer des amendes ou peines de prison conséquentes, mais pas la peine de mort — La haute-Justice traite des infractions les plus graves où la peine de mort peut être prononcée — L'orthographe de la fin du 18ème siècle est respectée.

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