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saint-julien de vouvantes        
         

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  MONUMENTS INSCRITS ET CLASSÉS:

      ÉGLISE PAROISSIALE - INSCRIT

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  DICTIONNAIRE HISTORIQUE ET GÉOGRAPHIQUE DE OGÉE (1778-1780):

SAINT-JULIEN-DE-VOUVANTES ; sur une hauteur & sur la route de Châteaubriand à Candé pour Angers ; à 12 lieues au Nord-Nord-Est de Nantes, son Evêché & son ressort ; à 13 lieues de Rennes ; & à 3 lieues de Châteaubriand, sa Subdélégation. On y compte 1600 communiants ; la Cure est présentée par la Communauté de ville de Nantes, & annexée au College des Prêtres de l'Oratoire. Le Légat de Missire Simon Liard est à l'Ordinaire. Le territoire, varié de côteaux, de vallons, de monticules, & coupé de ruisseaux, offre à la vue des terres très-fertiles, des prairies, quelques bois taillis, & des landes. Les plus étendues sont au Sud & à l'Ouest de son bourg. On y trouve des carrieres de pierres de taille de très-bonne qualité, appellées pierres de Beaumont. Lorsque Pierre de Rohan, Maréchal de Gié, fit bâtir le château de la Motte-Glain, en 1497, il fit prendre des pierres dans ces carrieres. ( Voyez la Chapelle-Glain. ) En 1748, on établit un marché par semaine à Saint-Julien ; mais il fut aboli deux ans après, & il ne s'y tient seulement qu'une foire par an.
L'an 1104, Guillaume, Abbé de Saint-Florent de Saumur, fut confirmé par Benoît, Evêque de Nantes, dans la possession de l'Eglise de Saint-Julien-de-Vouvantes, par la protection du Duc Alain Fergent. En 1163, Alain de Saint-Michel-du-Bois & Ruellan d'Erbrée donnerent à la même Abbaye de Saint-Florent les dîmes de Saint-Julien-de-Vouvantes & celles de la Chapelle-Glain. Bernard, Evêque de Nantes, leur confirma ce don, & celui qu'Alain de Moisdon & son épouse leur firent, en donnant l'habit de Religieux à leur fils dans ce Monastere. L'union des dîmes de la Cure de Saint-Julien au College de l'Oratoire, fut consommée, par un traité du 21 Avril 1559, entre le Curé de cette Paroisse & la Communauté de ville. En 1572, cette Cure fut exemptée des décimes, en considération de son union au College.
On remarque dans le bourg de Saint-Julien plusieurs ruines d'anciens murs, qui annoncent que c'étoit anciennement une place de défense ; mais nous n'avons rien trouvé qui prouve qu'elle ait soutenu des sieges, ni qui fasse connoître ses fortifications. On voit dans l'Eglise une chaîne de fer, que les habitants du lieu disent être celle d'un homme condamné aux galeres, & voici comme ils racontent le fait : Plusieurs de ces malheureux, que l'on conduisoit à Brest, passerent par Saint-Julien. Un d'eux demanda & obtint la permission d'aller faire sa priere à l'Eglise. Après quelques minutes, on le pressa de rejoindre ses compagnons ; &, comme il n'obéissoit point, on voulut l'y forcer, en le maltraitant : mais, à peine l'eut-on frappé que ses chaînes tomberent ; on l'enchaîna de nouveau, mais la même main invisible, qui l'avoit délivré la premiere fois, le remit encore en liberté, & ce fut inutilement qu'on essaya de l'enchaîner. On prétend qu'on rapporta procès-verbal de ce prodige, opéré l'an 1650. Auprès de l'Eglise, sont trois fontaines voisines. Dans le fond de celle nommée la fontaine de Saint-Julien, est une pierre de taille, sur laquelle est empreint un fer à cheval, que l'on dit être celui de Saint Julien. Tous les ans, environ huit à neuf cents Bretons du diocese de Vannes viennent en voyage à Saint-Julien-de-Vouvantes ; &, après avoir fait leur priere, il se fait une lutte, dont le prix est un louis d'or, donné au vainqueur par le Seigneur de la Motte-Glain. La Terre de la Briaye, aujourd'hui divisée entre plusieurs particuliers, consistoit autrefois en fiefs, dîmes, & domaines, & appattenoit, en 1350, à MM. Colin de la Biochaye. Julien Colin, Chevalier, Capitaine de cent hommes d'armes, Seigneur de la Briaye, de la Herbetiere, & d'Ardennes, & auteur de MM. de la Biochaye, habitoit cette Terre, en 1400 : il fonda, dans cette même année, la Chapellenie de Sainte-Catherine, desservie dans l'Eglise paroissiale de Saint-Julien-de-Vouvantes, & s'en réserva la présentation & nomination pour lui & ses successeurs portant son nom. Il mourut, l'an 1401, comme il se voit par la présentation de ce Bénéfice, faite la même année. L'acte original porte, que « noble Cateline de Saint-Didier, veuve de feu noble homs Julian Colin, Chevalier, Capitaine de cent hommes d'armes, fondateur de cette Chapailenie, en l'honneur de Dieu & de Madame Sainte Catherine, en l'Eglise de Saint-Julien-de-Vouvantes, comme mere & tutrice d'André Colin, leur fils, présente à M. l'Evêque de Nantes, noble homs de Saint-Didier, leur cousin, pour être pourvu de ladite Chapailenie. » Ce titre est signé sur le replis, par le commandement de ladite Dame Morel, passé & scellé d'un sceau à queue de cire, portant l'empreinte d'un écusson de trois merlettes d'un côté, & d'un lion de l'autre. Jullien Colin fut enterré, dans l'Eglise de Saint-Julien-de-Vouvantes, devant l'autel de Saint-Jean. Son tombeau, élevé de terre, portoit cette inscription, en lettres gothiques : Cy gist noble homs Julian Colin ; Chevalier, Capitaine de cent hommes d'armes, Seigneur de la Briaye & de la Herbetiere ; & l'on y voyoit l'écusson de ses armes. Ce tombeau, ayant été démoli pour la commodité des processions, le Général de la Paroisse, pour en rétablir & perpétuer la mémoire & celle de la fondation de la Chapellenie, a fait poser, vis-à-vis l'emplacement de ce tombeau, une plaque d'airain, avec l'écusson en alliance des armes dudit Julian Colin & de Cateline de Saint-Didier, sa femme, & l'inscription suivante : Gît noble Julian Colin, Chevalier, Capitaine de cent hommes d'armes, Seigneur de la Briaye & de la Herbetiere, décédé en 1401, fondateur, en l'an 1400, de la Chapelainie de Sainte-Catherine, qui se dessert dans cette Eglise, & dont la présentation appartient, par droit de sang, à MM. Colin de la Biochaye, issus dudit fondateur : une Messe par semaine, Requiescat in pace.
La Baronnie de la Roche appartenoit à M. de Laval, en 1430 ; & la Selle, à Jamet Godart, Seigneur de la Selle : Vouvantes, haute, moyenne & basse-Justice, à M. de Vouvantes ; Haut-Bois, haute, moyenne & basse-Justice, à M. de Bruc, & autres.

La cure correspond à la ou aux personnes en charge des âmes de la paroisse — La cure est à l'alternative signifie qu'elle est présentée soit par l'Évêque soit par un autre possesseur du droit de présentation et souvent alternativement — La cure est à l'ordinaire signifie qu'elle est présentée par l'Évêque — Subdélégation désigne un lieu possédant un pouvoir délégué par une autorité — Ressort de ou ressortir de signifie dépendre de — Une trève est une succursale de paroisse — 1 lieue (lieue tarifaire de 2400 toises) correspond à environ 4677 de nos mêtres — 1 livre (poids) correspond à environ 490 de nos grammes — 1 millier (poids) correspond à environ 490 de nos kilogrammes — La basse-Justice traite des infractions mineures et des affaires concernant les droits dus au seigneur — La moyenne-Justice traite des infractions pouvant entrainer des amendes ou peines de prison conséquentes, mais pas la peine de mort — La haute-Justice traite des infractions les plus graves où la peine de mort peut être prononcée — L'orthographe de la fin du 18ème siècle est respectée.

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