accueil bretagneweb              bretagneweb
LES LE NEPVOU

ÉTUDE GÉNÉALOGIQUE SUR LA MAISON LE NEPVOU
de l'Evêché de Saint-Brieuc
De gueules à 6 billettes d'argent, 3, 2, 1 ; au chef d'argent
VICOMTE RENE LE NEPVOU DE CARFORT (1913)

 

CROQUIS DES ENVIRONS DE ST. BRIEUC AU XVe SIÈCLE indiquant les Principales Terres et Seigneuries possédées par les le NEPVOU ou les Familles alliées

AVANT-PROPOS

La maison le Nepvou, d'ancienne extraction chevaleresque, a pos sédé autrefois, dans l'évêché de Saint-Brieuc, deux « chevaleries », ou fiefs de haubert, Crapado et Crenan, démembrées de la vicomte de Plaintel.

Ces fiefs ont passé, par alliance, dans d'autres familles auxquelles ils ont valu le titre de marquis, avant la Réformation de 1668.

Les représentants actuels de la maison le Nepvou sont issus de Roland le Nepvou, puîné de la branche de Crenan, qui au XVe siècle hérita de la terre noble de Kerfort, ou Carfort, dont ils portent le nom, terre située sur le territoire soumis à la juridiction temporelle des évêques de Saint-Brieuc.

Leur généalogie est établie par un jugement de M. de Nointel et par un arrêt du Parlement, en date du 19 août 1782, qui jusqu'ici n'était pas sorti de nos archives.

La publication de ce livre de famille paraît donc de nature à inté resser les généalogistes.

De longues recherches ont permis de reconstituer tous les degrés de la généalogie des le Nepvou depuis Roland, croisé en 1248, et Olivier, vivant en 1271, jusqu'à nos jours.

On y trouvera, également, des renseignements inédits sur quelques unes des familles auxquelles s'est alliée cette maison.

Ce travail commencé, dès 1887, par le Cte H. le Nepvou de Carfort, mon frère, s'appuie sur de nombreux documents existant tant à la Bibliothèque nationale que dans les Archives départementales de Bre tagne, ainsi que sur des papiers de famille dont la majeure partie est reproduite, in extenso, dans l'Appendice.

On y a joint d'intéressantes communications émanant de nombreux parents et amis auxquels je tiens à adresser, ici, l'expression de ma gratitude.

Qu'il me soit permis de remercier, d'une façon particulière, le Vte L. Urvoy de Portzamparc, dont j'ai si souvent mis à contribution les archives, ainsi que MM.. Ch. Bourel de la Roncière, R. Chassin du Guerny, Anne-Duportal, le Cte H. le Noir de Tournemine et Fr. Hedou de la Héraudière, à qui nous devons la plus grande partie des illustrations de l'ouvrage.

Un livre de famille n'est, d'ailleurs, jamais terminé et toute addition ou rectification serait accueillie avec reconnaissance.

Paris, Juillet 1913.

1RE PARTIE

ORIGINES ET BRANCHE DES SEIGNEURS DE CRAPADO

Le Nepvou est un surnom qui semble, en vieux français, signifier le neveu.

Cette étymologie est généralement admise, et d'autres familles le Neveu ou le Nepveu se rencontrent dans plusieurs provinces, même en Bretagne. Toutefois, le nom de la famille qui nous occupe est toujours écrit, dans les documents originaux, Nepuou, Nepuo, Neuou ou Neuo. On sait que les lettres u et v, ainsi que les terminaisons o et ou s'employaient, anciennement, l'une pour l'autre. Le p est souvent omis et, dans le même document, nous avons trouvé le nom du même personnage écrit, successivement, Nepuou et Neuou.

Nous aurons soin de respecter toujours, exactement, le texte des citations reproduites, même lorsqu'il s'agira de traductions dont les auteurs auront cru devoir écrire Nepveu ou Neveu, pour Nepvou, comme on le trouve fréquemment dans dom Morice et dom Lobineau, mais le nom véritable est Nepvou, ou Nevou, et son orthographe spéciale s'est transmise fidèlement, dans les registres paroissiaux et les actes de l'état civil, jusqu'à nos jours.

Cette physionomie particulière d'un surnom qui, partout ailleurs, est devenu le neveu, peut indiquer une signification différente et dénoter une origine celtique.

On trouve, en effet, dans le cartulaire de l'abbaye de Landevenec, une charte ancienne et fort curieuse, de l'an 954, qui est une donation faite à l'église « Sanctus » du monastère de « Saint Uuingualoe » par « Hepuuou, fils Riualen et Ruantrec », clerc issu de souche royale, en présence de Uurmaelon, comte de Cornouailles, Huaruuethen, évêque de Saint-Gorentin, Uruoét, abbé de Saint Tugdual, etc. (A. de la Borderie. Cartulaire de l'abbaye de Landevenec, p. 154. - V. Pièces justificatives N° 1.)

Le manuscrit, original du cartulaire de Lan devenec, datant de 1047, est conservé à la bibliothèque de Quimper, et nous reproduisons, ci-contre, la façon dont le mot hepuuou s'y trouve écrit.

La charte dont il s'agit à été reproduite par

les Bénédictins sous le titre « Donation par Hepwou fils de Rivelen ». (Dom Morice, Pr. T. I, col. 337.)

Nous ne saurions avoir la prétention de rattacher la famille le Nepvou à ce personnage dont le nom, toutefois, paraît être un argument en faveur de l'origine celtique de Nepvou.

Remarquons, en effet, que d'autres noms de ce document ont subi des alté rations plus importantes. Uurmaelon est devenu Gourmelon et St Uuingualoe n'est autre que St Gwénolé. Ces permutations de lettres sont fréquentes en breton, où, d'ailleurs, Hep et Nep sont synonymes.

Hepwou peut donc s'être transformé en Nepwou puis Nevou qui, peut-être, se prononçaient de la même façon, sans avoir originairement la signification de « neveu » (Nis en breton), mais, plutôt, un sens analogue à « sans peur ».

Ce surnom serait devenu le nom patronymique d'une famille d'origine celtique.

Dans les documents les plus anciens qui nous soient connus, le nom est écrit « Neuou » et les sceaux du XIVe siècle portent, invariablement « NEVOV ». Dans les chartes latines du XIIIe siècle, à l'époque où l'on cessa de parler breton dans les Côtes-du-Nord, ce nom est traduit, quelquefois, par Nepolis (fils de neveu).

Cette traduction, peut-être fantaisiste, semble nous indiquer que l'on y attachait, alors, le sens de « neveu » et il est assez difficile, en somme, de trancher la question.

Dans cette dernière hypothèse, le surnom, d'origine plus récente, se serait appliqué, pour la première fois, au neveu d'un personnage de marque. Il aurait à peu près la même signification que « cadet » et confirmerait l'opinion, fort discutable, qui fait, de ces le Nepvou, les juveigneurs d'une maison féodale de la région de Quintin.

fac-simile extrait du manuscrit du cartulaire de landevenec (1047) conservé à la bibliothèque de Quimper (fol.148)

Le Nepvou (Neuou ou Nepotis) paraît, dans l'évêché de Saint-Brieuc, au XIIe siècle, et nous voyons, peu après, que ce surnom est celui des seigneurs de Crapado « bonne et illustre maison d'antienne chevalerie », écrit le Père du Paz, qui ajoute', un peu plus loin, que la terre de Crapado est sortie « en parage » du Comté de Quintin. (Gén. des maisons de Loheac et du Plessis-Anger. - Bibl. Nat., F. fr. 22.335, p. 673.)

Le « parage » (parentage, égalité de noblesse) est un droit en vertu duquel une partie du fief est possédée par les puinés sans que ceux-ci soient tenus à prêter la « foy et hommage » à leurs aînés.

On sait que les sires de Quintin étaient issus de Geoffroy Boterel, frère puîné de Henry de Penthièvre qui prit le nom d'Avaugour après la confiscation du comté de Penthièvre par Pierre de Dreux, dit Mauclerc, duc de Bretagne. (Généalogie des sires de Quintin. - V. Pièces just. n° 2.)

Le blason d'Avaugour, d'argent au chef de gueules, se retrouve, avec les couleurs inversées, dans les armoiries des le Nepvou. Notons même que le sceau d'Henry d'Avaugour, en 1229, porte un écu de gueules au chef d'argent. (Dom Morice, Pr. T. I, n° VII.)

Les le Nepvou ont formé quatre branches principales. La

plus ancienne paraît être celle des seigneurs de Crapado éteinte, au début du XVe siècle, avec Margilie le Nepvou, dame de Crapado, qui épousa Eon de la Hermoët.

La branche des seigneurs de Crenan, très ancienne aussi, se fondit, vers 1600, dans la maison de Perrien.

Les deux autres sont celle des seigneurs de la Cour, qui disparut en 1813, et celle des seigneurs de Kerfort, ou Car fort, qui est encore actuellement représentée.

Toutes ces branches portaient, comme armoiries, un écu de gueules au chef d'argent, avec six billettes de même, dis posées 3,2 et 1.

Ces billettes donnent, au blason des le Nepvou, une grande similitude avec celui des Dolo, ou Dolou, vicomtes de Plaintel, qui portaient de gueules à 10 billettes d'argent 4, 3, 2, 1.

Le chef d'argent des le Nepvou paraît une simple brisure ajoutée au blason des Dolo et couvrant la première rangée des billettes. En 1415, nous voyons un Dolo, Pierre, couvrir deux de ces billettes par un lambel (T. Notes sur la famille Dolo. Pièces just. N° 3.)

Henry D'AVAUGOUR 1229.

LE NEPVOU. De plus, tous les auteurs s'accordent pour considérer Crapado et Crenan, qui sont les plus anciens fiefs des le Nepvou, comme des démembrements de la Vicomte de Plaintel, apanage des Dolo.

« Parmi les juveigneries sorties de la Vicomte, nommons « Crenan... Crapado et la Coste », écrivent Geslin de Bour gogne et A. de Barthelemy dans un ouvrage qui fait autorité (Anciens évêchés de Bretagne, T. 2, p. 122.)

Le vieux manoir de Crapado était situé à un kilomètre, environ, au Nord du bourg de Plaintel et non loin des « Croix-Dolo » (Ogée, Dictionnaire de Bretagne), qui semblent indiquer une ancienne sépulture de cette maison. (V. Croquis des environs de Saint-Brieuc, au XVe siècle.)

Il fut, peut-être, avant la Ville-Menguy, la résidence des premiers vicomtes de Plaintel.

Nous sommes ainsi conduits à considérer l'assertion d'Augustin du Paz comme inexacte, en ce sens que la terre de Crapado semble, en réalité, « sortie en « parage » de la Vicomte de Plaintel qui, à vrai dire, était très ancienne et faisait partie du « Kintin » féodal.

Les le Nepvou sont les premiers seigneurs de Crapado dont nous ayons connaissance, mais il semble certain qu'ils tenaient cette terre de la maison de Dolo.

Ils peuvent avoir été des juveigneurs de cette maison, que l'on surnommait « neveux », ou cadets pour les distinguer de la branche aînée.

Si l'on s'en tient, toutefois, à l'origine celtique du surnom, il semble préfé rable d'admettre qu'ils acquirent cette seigneurie à la suite d'une alliance, que nous ignorons, et qu'ils reprirent les armes des Dolo.

Nous voyons, en effet, tous ceux qui, plus tard, s'allièrent à cette famille, adopter, invariablement, l'écusson billeté de la vicomté de Plaintel.

En ce qui concerne la seigneurie de Crenan, nous lisons aussi que « Crenan « fut, d'abord, tenu par des Dolo, qui s'y trouvaient du XIIIe au XVe siècle, « puis par des Perrien ». (Geslin de Bourgogne et A. de Barthelemy. Anc. év. de Bretagne, T. 3, p. 120.)

Cette phrase, où il n'est pas question des le Nepvou, que les auteurs savaient avoir été seigneurs de Crenan, avant les Perrien, pendant plus de deux siècles, semble indiquer que, dans leur esprit, ces le Nepvou se confondaient avec la famille Dolo.

Il a existé une ancienne famille du nom de Crenan, et il est très vraisemblable qu'un des premiers le Nepvou, que nous verrons possesseur de terres sises sous

DOLO. la seigneurie de Crenan, dès 1311, épousa l'héritière de la branche aînée de cette maison. Nous ne savons rien de précis, non plus, sur cette alliance et, pour éclairer une question qui reste mystérieuse, nous ne pourrons que rapprocher, au début, les documents contemporains qui concernent les familles Dolo, le Nepvou et Crenan.

1. - ROLLAND LE NEPVOU, écuyer (....1249....)

« Rollandus Nepotis », le premier qui nous soit connu, figure dans l'une des chartes de la collection Courtois.

Ces chartes contiennent les noms d'un grand nombre de chevaliers et d'écuyers bretons, ayant pris part à la croisade de Saint-Louis avec Pierre de Dreux, dit Mauclerc, duc de Bretagne, qui, en avril 1249, se trouvaient auprès de Nymocium (Limisso), dans l'île de Chypre.

Ce sont des chartes de nolis du navire La Pénitence de Dieu, commandé par Hervé, marinier de Nantes, auquel les seigneurs bretons, en s'associant généra lement par groupes de quatre, donnent mandat d'assurer leur passage de l'île de Chypre à Damiette.

1249. - L'une de ces procurations est souscrite par « Gaufridus de « Kersaliou, Herveus Siokan, Maceus Vicecomitis et Rollandus Nepotis, armigeri. » (Coll. Courtois. V. Pièces just. n° 4.)

On a contesté l'authenticité des chartes de la collection Courtois en objec tant, parmi d'autres raisons, que la proportion des familles encore existantes qui s'y trouvent indiquées est beaucoup trop grande.

Sans prendre parti dans la question, constatons néanmoins que l'opinion couramment admise, aujourd'hui, est que beaucoup de ces chartes sont authentiques, mais que celles-ci ont servi de modèle à d'autres, qui sont fausses.

En ce qui nous concerne, remarquons que les premiers le Nepvou, et leur descendance, étaient certainement inconnus, en 1844, époque où parut la collection Courtois, de l'auteur présumé de ces supercheries.

Potier de Courcy cite « Rolland », croisé en 1248, mais, ignore à quelle famile le Nepvou il appartenait. Notre étude ayant reconstitué, presque sans lacunes, la généalogie des le Nepvou de Saint-Brieuc jusqu'en 1271, le doute ne semble plus permis.

La famille le Vicomte, à laquelle appartenait un des associés de Rollandus Nepotis, possédait, d'ailleurs, dans la paroisse d'Yfflniac, la seigneurie de la Villevolette, qui touchait à certaines terres des le Nepvou, et la famille de Kersaliou est, elle-même, originaire des environs de Saint-Brieuc.

C'est l'un des caractères d'authenticité que l'on a fait valoir pour les chartes de la collection Courtois. (T., sur cette question, de Courson de la Villeneuve. - Authenticité des chartes des Croisades.) Aucun Dolo ne figure dans les chartes des Croisades, mais nous y relevons « Eudo dou Cren », que Potier de Courcy traduit « Eudes de Crenan ». Nous trouvons, d'ailleurs, beaucoup de documents contemporains concernant les Dolo.

1248. - « Eudo Dollou miles, Beneventa uxor ejus et Eudo, primogemtus filius » figurent, en 1248, dans une charte de l'abbaye de Boquen. (Anc. év. de Bref. T. 3, p. 244.)

1253. - Nous retrouvons « Eudes Dollou » dans deux chartes de 1253 et 1254. Cette dernière est un accord au sujet de la terre du Rosaire, en Plérin (Même source, T. 4, p. 141.)

En 1253, nous voyons également « Rolandus Dolo miles » vendre la terre d'Uzel à Thomas de Chemillé. (Même source et Dom Morice, Pr. T. I, col. 955.)

1263 - Citons encore, en 1263 et 1264, « Geoffroi Dolo » qui épousa Sibille Tournemine fille d'Olivier Tournemine, seigneur de la Hunaudaye, et petite-fille de Edie de Penthièvre. ( V. Pièces justificatives N° 3. Notes sur la famille Dolo.)

2 - OLIVIER LE NEPVOU, clerc (...1271....)

Dans un compte rendu au Duc de Bretagne, Jean le Roux, nous lisons :

1271. - « Computationes anno Dom. MCCLXXI die Sabbati post Nativit. « R. M. V. apud Venetum. De Domino Prigentio de Rocha-Jaguti. De terra D.

« Hervei de Quoetquen De Radulfo de Moceis milite. De terra D. Guillelmi

« Goyon. De D. Gaufrido de Montbocherio. De D. Oliveiro Nevou, etc.. » (Dom Morice, Pr., T. I, col. 1009. Dom Lobineau, T. II, col. 412.)

D. (Dominus ou Messire) indique qu'il s'agit d'un chevalier ou d'un homme d'Eglise, d'un clerc.

Il est prouvé, par des chartes de 4341, 1317, 1332 et 1347, qu'on trouvera plus loin, qu' « Olivier le Nevou, clerc » est la lige des le Nepvou de Crapado et de Crenan.

Bien qu'ici « Nevou » ne soit pas traduit, remarquons que Prigent de la Roche-Jagu, Raoul de la Moussaye, Guillaume Goyon et Geoffroy de Montbour cher, qui figurent dans cet acte, sont également cités, dans les chartes de Limisso, parmi les compagnons d'armes de « Rollandus Nepotis », dont il semble bien ainsi qu'Olivier, dit ailleurs, comme nous le verrons, « Olivier Nepotis », soit le successeur.

Olivier le Nepvou, clerc, abandonna-t-il l'état ecclésiastique pour se marier, après avoir reçu les ordres mineurs, à l'exemple de Pierre de Dreux, duc de Bretagne, surnommé, pour cette raison, Mauclerc ? Nous ne pouvons faire, à ce sujet, que des conjectures.

Le jeune clerc serait devenu, en 1271, par suite du décès d'un frère aîné, tué en Terre-Sainte, le seigneur du domaine familial de Crapado, pour lequel nous le verrions, à cette date, payer au Duc un droit de « bail ».

Nous le retrouvons cité, mais d'une façon qui semble indiquer qu'il était mort, dans une charte de 1311, datée du vendredi après l'Ascension, qui est conservée aux Archives des Côtes-du-Nord.

1311. - Acte passé par Guegan de Crenan, écuyer, seigneur féal en partie des choses qui suivent et Olivier Peloëssel, écuyer, sénéchal fée (ou féodé) de la Vicomté de Plaintel, et qui est une vente par « Olivier le dit Mouëssan, Anice sa « femme et Jehan lor fanz esné » à « Eon fanz Olivier le dit Neuou clerc » de terres autrefois baillées au dit Olivier Mouëssan, par « Olivier fanz au dit « 0l. Leneuou père du dit Eon » et sises aux villages de « Magoaran et « Hurupel », sous les seigneuries des deux contractants. Cet acte était scellé des sceaux d'Olivier Peloëssel et de Guillaume du Hinou, qui ont disparu. (Archives des Côtes-du-Nord. Titres de Famille. Famille le Nepvou. Série E, trav. 136, ray. 3, carton 220. - V. Pièces justificatives N° 5.)

Nous donnons, à l'appendice, un fac simile et une traduction complète de cet acte, très important, qui nous montre, dès cette époque, les premiers le Nepvou en relations d'intérêt avec le seigneur de Crenan et nous permet de conjecturer leurs alliances.

Remarquons, en premier lieu, que le village de Maugouëran est un fief qui dépendait encore, en 1649, de la seigneurie de Crenan. (Cte de Tournemine. - Crenan, p. 319). Hurupel est, peut-être, le Plessis-Herupet, terre située dans la paroisse de Plaintel. En 1311, elle dépend de la Vicomte, dont le sénéchal intervient pour toucher les droits de seigneurie.

Ces terres ont été, autrefois, non pas vendues, mais « baillées » à Olivier Mouëssan, par Olivier, second du nom, fils d'Olivier le Nepvou, clerc, ce qui nous indique qu'il s'agit d'un partage. Anice est une le Nepvou et, d'après les dates, vraisemblablement la soeur d'Olivier, premier du nom. A la mort de celui-ci, Olivier, son fils aîné, a « baillé » son partage à sa tante, femme d'Olivier Mouëssan ou Moysan, d'une ancienne famille que nous verrons encore s'allier aux le Nepvou. Si ce partage comprend des terres qui dépendent de la seigneurie de Crenan, c'est que les le Nepvou sont déjà possesseurs d'une partie de la seigneurie et, comme l'aîné avait l'habitude de partager ses cadets dans les biens maternels, on peut en conclure que Olivier, premier du nom, et sa soeur Anice, ou Amice, sont enfants d'une fille de la maison de Crenan.

En 1311, il devient intéressant que ces terres rentrent en la possession des le Nepvou, et c'est ce qui donne lieu à la vente dont il s'agit, qui est une sorte de « retrait lignager ». A cette date, Guegan de Crenan est le seigneur de Crenan, mais, par suite du partage de sa soeur, ou de sa tante, mère d'Olivier et d'Anice, il n'a plus qu'une partie de la terre dont, après sa mort, les le Nepvou hériteront, plus tard, en entier. (Remarques dues au Vicomte L. Urvoy de Portzamparc.)

Olivier le Nepvou, premier du nom, est encore cité dans un acte de 4347, qu'on verra plus loin, et dans lequel il est question de « lettres du dit clerc « scellées du scel de la cour au segnor de Quintin » (V. pièces just. N° 6). Ceci semblerait nous indiquer qu'il exerçait, déjà, la charge de sénéchal du sire de Quintin, où nous verrons son fils Eon lui succéder.

Il eut, d'une alliance que nous ne pouvons préciser, au moins trois fils et une fille, savoir :

4° Olivier, l'ainé, puisqu'il a fait acte de partage noble autrefois, d'après

la charte de 4341. 2° Eon, chevalier, sénéchal de Quintin,, qui suit. 3° Thomas, chevalier. 4° Petronille.

Nous parlerons de ces deux derniers après Olivier.

Nous croyons devoir mentionner, toutefois, avant de passer au degré suivant, deux documents du XIIIe siècle qui semblent de nature à intéresser notre étude.

1276. - Deux écuyers du nom de « Guillaume de Cren » figurent, en 4276, parmi les seigneurs qui acceptèrent, les premiers, le changement de bail en rachat établi par le Duc Jean le Roux. (Dom Lobineau T. I, p. 272.)

Le sceau de « Guillaume de Crane » est reproduit par Dom Morice (Pr. T. I LXXXXVII). Il porte un écu de gueules au sautoir d'argent entouré d'un orle. Cet écusson rappelle celui que l'on attribue, parfois, aux Dolo : « alias de gueules au sautoir d'argent, cantonné de 12 billettes de même (Potier de Courcy) ».

1283. - Le second des documents dont il s'agit est une assiette de 50 l. de rente faite au Duc, en 4283, sur le « havage » de Lannion. Nous y voyons figurer avec « Yvo filius Urvoez Chevalier, Dougual Quoëtriou » et d'autres : Alanus Nivou écuyer. (D. Morice, Pr. T. I, col. 1067.)

Le droit de havage consistait, en principe, dans l'attribution au seigneur d'une poignée sur tous les sacs de grain qui se vendaient au marché.

« Nivou » est une faute de copie pour « Nevou ».

L'un des écussons dont est scellé ce titre porte 3 besants ou tourteaux Ces armoiries sont à rapprocher du sceau qui figure au bas de deux quittances de gages de Guillaume le Nepvou écuyer, employé aux guerres du Périgord et du Limousin, datées de 1376 et 1377.

Ecu portant 3 besants ou tourteaux, au lambel, penché, timbré d'un heaume,

cimé de deux bras. Légende : GV NEVOV... (Bibl. Nat. Pièces orig. 2105. - Coll. Clairambault, rég. 80, p. 6323).

Parmi les « valez de mytiers, palefuors et mesajiers » du duc Jean II, en 1305 (ils sont au nombre de 34, dont plusieurs nobles), on trouve :

« Alein le Nevou d'outre en outre ».

(Bull. de la Société Archéologique d'Ille-et-Vilaine, T. XIV, p. 46.)

Il semble que nous soyons, ici, en présence d'une branche des le Nepvou, distincte de celle des seigneurs de Crapado, et qui s'est continuée dans l'évêché de Tréguier, par les seigneurs de Trelever (par. de Guimaëc) portant d'or à 3 tourteaux de gueules, au chef d'argent chargé d'une hure de sanglier de sable. (Potier de Courcy.)

3. - OLIVIER LE NEPVOU, second du nom (....1311-1317....)

1311. - « Olivier fanz au dit 01. Leneuou » est cité, comme nous l'avons vu, dans la charte de 1311.

1317. - « Ollivier fuiz Ollivier le Nevou clerc » paraît encore dans un acte du « Vendredy après jubilate en l'an de grâce 1317 » qui est, également, passé par Olivier Peloëssel, sénéchal féodé de la Vicomte de Plaintel. (Bibl. Nat., dossiers bleus 569. Robien. Copie ancienne. V. Pièces just. N° 6.)

Cet acte, où il s'agit de la vente des terres de Guillaume Cadoret, était scellé des sceaux du dit Peloëssel, « de Guillaume du Hinou et Ollivier du Hinou por « luy et por Ollivier du Hinou de Querfahau ». Il est joint aux généalogies de la famille de Robien, dans le but de démontrer l'ancienneté de la vicomte de Plaintel « qui était si considérable qu'elle avait un sénéchal féodé ». (Même source.)

Guillaume du Hinou est le même que celui que nous avons vu apposer son scel à la charte de 1311, ce qui indique, vraisemblablement, des relations étroites avec la famille le Nepvou. Il est accompagné, cette fois, de « Ollivier du Hinou de Querfahau ». Nous pensons qu'il s'agit, ici, de la famille Hidoux, originaire de Plédran, où elle possédait les seigneuries de Kerfault, ou du Craffault, et de la Ville-Anger.

Les documents que nous venons de citer nous indiquent, à coup sûr, une alliance de cette famille avec les le Nepvou, et, comme nous voyons encore, en 1332, Guillaume Hidoux vendre des terres à Thomas le Nepvou, on peut conjecturer que cette alliance est antérieure et qu'il en résulte une parenté commune aux trois frères.

IL semble donc que l'on puisse supposer, sans s'aventurer beaucoup, qu'Olivier, premier du nom, fils d'une Crenan, a épousé une fille de la maison Hidoux ou du Hinou.

Nous pensons, en outre, que son fils aîné Olivier, deuxième du nom, était mort, en 1332, et qu'il ne laissa aucune postérité, puisque nous verrons, seulement, Eon, son frère, intervenir dans un acte de cette date (V. plus loin).

1340. - Le prieuré de Saint-Martin de Lamballe réclamait, en 4340, de « Petronille fille Olivier Nepotis » une rente annuelle de cinq sous pour un fief situé dans la paroisse de Saint-Aaron, près de Lamballe. (Anciens Evêchés de Bret., T. 4, p. 301.)

C'est dans la paroisse de Saint-Aaron, que se trouvait la « métairie » du comte Geoffroi de Penthièvre que celui-ci donna en 1084, avec d'autres terres, pour la fondation du prieuré de St-Martin de Lamballe (V. pièces just. N° 2).

L'ancien droit féodal réclamé par cette abbaye, des le Nepvou, nous indique, peut-être, que leur fief, dans cette paroisse, faisait partie de ces terres.

En 4340, nous trouvons également parmi les signataires d'une lettre adressée par le Chapitre de Dol à Pierre, archevêque de Tours, « de Erneudo Nepote ». (Dom Morice, Pr., T. I, col. 1406.)

Ernou le Nepvou, chanoine de Dol, est, peut-être, un frère des précédents, mais nous n'en avons aucune preuve.

3. - THOMAS LE NEPVOU, chevalier (...4334-4332...)

Thomas le Nepvou, chevalier, est dit « fils Olivier » dans deux actes, datés de 4334 et 4332, qui ont fait partie des titres présentés, en 4668, devant la Chambre de Reformation de la noblesse de Bretagne par Pierre de Perrien, marquis de Crenan, arrière petit-fils de Madeleine le Nepvou.

Voici la mention qui en est faite dans l'arrêt de noblesse des Perrien du 9 janvier 4 674 :

1331. - « Contract de vante faict par Guillaume Hidoux et Nicolle sa « femme à Thomas le Nepuou, chevallier, filz Ollivier le Nepuou datté du « Mercredy avant la Saint Clément en l'an mil trois cent trente et un. »

1332. - « Contract d'eschange faict entre Amice la dégrepie (veuve) de « Perret Collet et Thomas le Nepuou chevallier filz Ollivier le Nepuou au haut « duquel acte il se void qu'il est parlé de Eon le Nepuou escuier où il est dit o « le sceau du dit Thomas auquel acte il est attaché datté du Vendredy avant la « Purification Nostre Dame Vierge l'an de grâce mil trois cent trente deux. » (Arrêt de noblesse des Perrien. Comte de Rosmorduc, vol. II.)

Bien que la filiation d'Eon le Nepvou ne soit pas indiquée dans le dernier de ces actes, nous sommes en droit de supposer que, suivant l'usage constant de cette époque, l'échange dont il s'agit était fait avec le consentement du chef de famille, Eon, frère d'Olivier, devenu l'aîné par la mort de celui-ci. Toutes ces ventes et échanges de terre se faisaient, généralement, à l'occasion des mariages, au moment où les puînés réclamaient leur partage.

Thomas le Nepvou qui, bien que cadet, avait conquis, sur le champ de bataille, les éperons de Chevalier, fit sans doute un mariage avantageux.

Tout semble indiquer, vers cette époque, une alliance des le Nepvou avec les de Plédran, vicomtes de Plédran et du Piruit, qui portaient d'or à 7 mâcles d'azur 3, 3, 1.

La généalogie ancienne de cette famille, nous indique qn'Aliette de Plédran, fille de Henry, troisième du nom, et d'Alix du Mottay, épousa, l'an 1332, « noble escuier Eonnet Dollou fils d'Eon Dollou ». Nous y voyons mentionnées, également, deux de ses soeurs, Jeanne et Amice à laquelle son frère Guillaume bailla son partage en 1333 (Bibl. Nat, F. fr. 22.350. Gén. de Plédran. - V. Pièces just. N° 7.)

Le fait de trouver les deux actes de 1331 et 1332 dans les archives de Crenan, et de les voir produits, en 1668, par les de Perrien, avec les autres titres des le Nepvou de Crenan, est une indication, à peu près certaine, que Thomas le Nepvou, chevalier, doit être considéré comme l'auteur de cette branche.

Nous verrons plus loin comment on peut, avec une grande vraisemblance, le rattacher aux premiers degrés de la généalogie authentique des le Nepvou de Crenan. (V. IIe Partie. Branche des seigneurs de Crenan.)

3. - EON LE NEPVOU, chevalier, sénéchal du sire de Quintin (...4344 4349....)

1311. - « Eon fils Olivier le dit Neuou clerc » est cité, ainsi que nous l'avons vu, dans la charte de 4344, comme acquérant des terres sises sous là seigneurie de Crenan et payant, pour ce fait, un droit de seigneurie au vicomte de Plaintel, représenté par Olivier Peloëssel, son sénéchal.

1347. - Nous retrouvons « Eon le Nevou fils d'Olivier » dans un acte du « Mardi après la Présentation Notre-Dame Vierge en l'an de grâce mil très cenz « quarante e sept », qui est une vente par Jehan de Ploufragan d'un quartier de terre appelé « les Boullacs » pour 60 escus d'or. (Archives des Côtes-du-Nord. Famille le Nepvou. - Série E trav. 136 ray. 3 carton 220 Orig. sur parchemin.)

« Les Boullacs », ou les Boullayes (terres plantées de bouleaux) sont une appellation rurale très courante. C'est le nom de l'une des « tenues » du do maine actuel de Crenan.

Nous voyons ainsi Eon le Nepvou agrandir ses domaines. Il a hérité de son frère aîné et est seigneur de Crapado et de terres qui sont les biens de la ligne maternelle, dans la seigneurie de Crenan, et qu'il baillera, sans doute, en par tage, à Thomas, son frère puîné.

Eon le Nepvou est encore cité dans un titre mentionné par le Comte H. le Noir de Tournemine dans son ouvrage sur Crenan.

1349. - « Transaction entre Jehan II Boterel, chevalier, seigneur de Quintin « et mons. Eon le Nepvou, chevalier, son sénéchal, pour 301. de rente à chacune « feste de la Ste Croix.... et sept croëz sur la levée de ses baux du dit terroüer « le lundi après la feste de St Thurian, l'an mil trois cent quarante neuff. Amen! » (Arch. des Côtes-du-Nord, Comte H. le Noir de Tournemine. Crenan p. 292.)

« Le dit officier prétendait avoir droit (outre ses recours judiciaires) à tous « joyaulx, ornements, habits, voire à la chemise elle-même que portait la haulte « dame espouze (Philippine de Dinan vicomtesse de la Bellière) lors de sa première « entrée à Quintin. » (Même source.)

On trouve mention de droits semblables à ceux auxquels prétendait Eon le Nepvou dans la famille le Senechal de Kercado.

« Il y a une fort bonne et riche maison de gentils hommes, écrit le » P. du Paz, appelés sieurs de Kercado qui portent en surnom le Sénéchal et « disent estre sortis puisnés des sénéchaux fées ou féodés héréditaires de la « vicomte de Rohan. Ils portent pour armes d'azur semé de mâcles d'or. Ils « sont, à cause du dit office, seigneurs chatelains ayant cour et juridiction « haute, hasse et moyenne, justice patibulaire élevée à quatre posts et autress « beaux et honorables droits comme d'estre écuyers de la dame de Rohan lors « de sa première entrée au dit duché de Rohan et leur appartiennent les « robes et habillements de la dite dame jusques à sa chemise qu'elle porte le « jour de son entrée et même les haquenées, etc... » (A. du Paz. - Généa logie de la maison de Molac. p. 6. Rennes, 1619.)

Les sénéchaux fées, ou féodés, prenaient les armes de leur seigneur de la même façon que les puînés de sa maison, c'est-à-dire avec quelque changement, soit en intervertissant l'ordre des couleurs soit en y ajoutant quelques figures. La maison de Rohan portant de gueules à 7 mâcles d'argent, les seigneurs de Kercado, sénéchaux héréditaires et puînés de cette maison, portaient d'azur à 7 mâcles d'or.

Les du Boisbouëxel, sergents féodés de l'Evêque de Saint-Brieuc, ajoutaient aux armes de l'Evêque qui étaient un semé d'hermines, comme Regaires ou partage du Duché, un chef de Rohan de gueules chargé de 3 mâcles d'or. - M. de Lescouet, qui rapporte cet exemple dans une dissertation fort curieuse sur les sergents féodés (Bibl. Nul., F. fr. 22.312), ajoute que cette charge était un office bas et subalterne, dérivant de celui des licteurs de l'ancienne Rome qui fixaient en terre leur hache d'armes, d'où le nom de « subhastation » (sub hasta), de certaines ventes à l'encan. Mais son opinion, très exagérée, n'est pas à retenir. L'exemple des seigneurs de Kercado prouve, au contraire, qu'au Moyen-âge, le sénéchal féodé était, à la vérité, un officier de justice, mais d'un rang élevé et choisi dans la famille même du seigneur.

A l'appui de cette assertion, citons encore l'exemple d'Olivier Tournemine, sr de la Hunaudaye, qui épousa Edie, soeur de Geoffroy Comte de Penthièvre, et qui s'intitulait Sénéchal de Penthièvre.

La charge de Sénéchal de Quintin exercée par Eon le Nepvou et peut-être, avant lui, par Olivier, son père, nous indique donc qu'il existait certains liens entre les le Nepvou et les sires de Quintin. Elle est, dans tous les cas, fort vraisemblablement, l'origine de leurs armoiries. Les le Nepvou adoptèrent l'écu d'Avaugour au même titre, sans doute, que la famille du Quelenec qui exerça, également, la charge de sergent féodé de Quintin et différencia cet écusson en chargeant l'argent d'hermines et le chef de gueules de trois fleurs de lys d'or.

L'écu de gueules, chargé de billettes et surmonté d'un chef, est, à proprement parler, celui d'un Dolo, sénéchal de Quintin. Il n'a pas toujours présenté, toutefois, les dispositions actuelles ; le nombre des billettes a varié, ainsi, peut être, que la couleur du champ.

A. du Paz attribue aux seigneurs de Crapado d'azur à 12 billettes d'argent 4, 4, 2 et 2 ; au chef d'argent. (Gén. de la maison de Loheac, déjà cité, p. 669.)

Il est intéressant de comparer cet ancien blason avec celui qui figure, en 1420, sur le sceau d'Eonnet ou Yvonnet le Nepvou (V. IIe Partie), et qui est, également, un semis de billettes avec une bande brochante qui a disparu depuis et dont on peut retrouver la trace dans le nombre tronqué des billettes indiqué par Augustin du Paz.

D'après les quartiers de noblesse d'Isabeau Moysan (Bibl. nat. Dossiers bleus 451. Moisan, V. Pièces just. n° 8), il semble qu'Eon le Nepvou épousa Adelisse de Coëlquen.

Nous ne pouvons, toutefois, faire état de ce document que sous les plus expresses réserves. Il en est de même des quartiers de noblesse de Jacquette de la Hermoët, dont nous aurons à parler. (Dossiers bleus 356.)

Ces deux pièces sont des brouillons anciens, d'une écriture peu lisible, qui se contredisent et contiennent visiblement des erreurs. Ils nous fournis sent, sans doute, des renseignements précieux mais qui ne doivent être acceptés que lorsqu'ils concordent avec d'autres documents. Le nombre des degrés qui s'y trouve indiqué est sûrement faux, les frères y sont souvent portés comme père et fils ; quant aux prénoms, nous aurons à les rectifier plusieurs fois et nous ne devrons retenir que ceux des personnages déjà connus. Toutefois, ces brouillons semblent avoir été vérifiés en partie et ils ont été transcrits, au net, jusqu'à Sylvestre le Nepvou, qu'on verra plus loin.

Le document dont il s'agit, porte « Antoyne (?) le Nepvou, écuyer, sr de « Crapado, fils de Eon (?) le Nepvou et de Adelisse de Coëquen ». (Voir pièces jutificatixes n° 8.)

Les seigneurs de Coëtquen, ou Coesquen, ramage de Dinan, portaient bandé d'argent et de gueules de 6 pièces, et étaient issus de Raoul, qui vivait en 1140.

Guillaume de Coëtquen, son fils, épousa, en 1197, Denise de Dol, dont:

Olivier, sire de Coëtquen (1202-1219) qui épousa Jeanne de Rostrenen, dont :

Guillaume (1226-1259) père de 1° Raoul, mort en 1266, sans enfants. 2° Guillaume, (1270), qui épousa Margilie....

Son fils, Guillaume, 4e du nom, épousa Adelisse Gouyon fille de Bertrand, sr de Matignon, et de Jeanne de Dinan dont :

1° Jean, sire de Coëtquen, fameux partisan de Charles de Blois, prisonnier comme lui en Angleterre, compagnon d'armes de Bertrand du Guesclin, et, (croyons-nous), 2° Adelisse qui aurait épousé Eon le Nepvou sr de Crapado, et eu aurait eu Geoffroy, qui suit.

L'histoire de ce dernier confirme cette alliance, car nous le verrons, égale ment, passer en Angleterre et suivre la bannière de Bertrand du Guesclin.

4. - GEOFFROY LE NEPVOU, chevalier bachelier, seigneur de Crapado. (....1350-1380....)

1350. - « Geffroy le Neuou » est cité, en 1350, parmi les compagnons de Messire Henry de Plédran, chevalier, qui fut député avec les seigneurs Jean de Beaumanoir, Geoffroy de Dinan, Pierre du Bois-Bouexel, Bertrand de St Pern, Bertrand du Guesclin, et d'autres, pour aller en Angleterre traiter de la rançon de Charles de Blois. (Gén. de Plédran. V. Pièces just. n° 7.)

Des fragments inédits de du Paz mentionnent la querelle particulière qui s'éleva, au retour, entre Henry de Plédran et Pierre du Boisboissel qui était vidame, ou sergent féodé, de l'évêque de St Brieuc et « capitaine de la tour, église cathédrale « et forteresse de St Brieuc. » (F. Pièces justificatives, n° 7.)

Au cours de cette querelle, Henry de Plédran se saisit de la vieille église fortifiée, que Pierre du Boisboissel assiégea plus tard, à son tour, et brûla.

1369. - Nous retrouvons « Messire Geoffroi le Neuou » dans la « monstre « de Messire Jehan de Beaumanoir, chevalier banneret, faite à Saint-Lô, en la « compagnie et sous le gouvernement de nous Mouton, sire de Blainville », le 1er février 1369. (Dom Morice Pr., T. I, col. 1637).

1371. - Deux ans plus tard, en 4374, nous voyons « la monstre Monsieur « Henri de Pledran chevalier, trois autres chevaliers et quatre escuiers de sa « compagnie receue à Dreux le dixième jour d'avril l'an 1371. Le dit Messire « Henri, Messire Elie du Rouvre, Messire Jehan de Mur, Messire Geoffroy le « Neveu, Olivier de Pledran, Jehan Gélin, Jehan Dolo, Guillaume de Lanvalay. « Ch. des comptes de Paris. » (D. Morice Pr., T. I, col. 1649.)

Remarquons, dans ce document, les noms des deux chevaliers qui, avec Geoffroy le Nepvou, accompagnent Henri de Plédran. Elie (ou Alain) du Rouvre était l'héritier et le successeur, comme capitaine de Saint-Brieuc-des-Vaux, de Pierre du Boisboissel, tué, en 1364, à la bataille d'Auray. Il épousa Marguerite de Plédran.

Jehan de Mur, fils de Thibaud, seigneur de la Rivière, issu des anciens comtes de Launay-Mur, ramage de Cornouailles, épousa Marguerite de Beaumanoir, fille de Jean, seigneur du Besso.

Comme on le voit, les fiefs de ces seigneurs étaient voisins, et nous allons retrouver, côte à côte, dans les montres du connétable Bertrand du Guesclin, les quatre compagnons d'armes, à coup sûr proches parents, ou alliés, les uns des autres.

« Bertrand du Guesclin, duc de Molines et connetable de France, à nostre amé « Etienne Braque thrésorier des guerres du Roy nostre sire salut. Nous vous « envoïons sous nostre scel la monstre de nous Banneret, un autre chevalier « Banneret vingt-sept chevaliers bacheliers et neuf vingt escuiers de nostre « hostel et compaignie receue à Pontorson pour servir le Roy nostre sire en ces « présentes guerres en nostre compaignie et sous nostre Gouvernement le premier « jour de May l'an 4374. Premièrement, nous banneret, Monsieur Hervé de

« Mauny banneret Monsieur Guillaume de Montbourcher, Monsieur Robin

« de la Boissière Monsieur Robin de Lanvalay Monsieur Jehan de

« Beaumanoir Monsieur Jehan de Treal Monsieur Henri de Pledran

« Monsieur Geoffroy le Neveu, Monsieur Alain du Rouvre, Monsieur Jehan du « Mur » (D. Morice Pr., T. I, col. 1650.)

Nous ne retenons que les noms qui peuvent intéresser notre élude, en respectant, d'ailleurs, l'orthographe, souvent fantaisiste, de ces documents.

« C'est en 1298, nous dit Ogée, que les seigneurs bretons commencèrent à « prendre le litre de « bacheliers » ; ce titre n'était donné qu'à ceux qui « étaient issus du sang des barons et possédaient des démembrements, ou « éclipses, de baronnie. » Toutefois, il ne tarda pas à être porté par tous les chevaliers qui n'étaient pas bannerets. Crapado et Crenan étaient des bacheleries ou « fiefs de haubert ».

1371. - Dans une autre montre de Bertrand du Guesclin, du 1er juin 4374,

nous retrouvons « Monsieur Hervé de Mauny banneret Monsieur Henry

« de Pledran, M. Geoffroi le Neveu, M. Eliès du Rouvre, M. Jehan du Mur »

(D. Morice Pr., T. I, col. 1652.)

1373. - En 4373, nous voyons au siège de Brest, dirigé par le connétable du Guesclin « Messire Gieffroi le Neveu » chevalier bachelier, figurer, en compagnie de « Messire Elie de Rovré » dans la montre de Geoffroy de Kerimel. (D. Morice Pr., T. II, col. 64.) 1380. - Nous trouvons encore, dans une Montre et Revue du sire de Clisson, banneret, du 4er mai 4380, « Messire Gieffroy le Nepuou, chevalier bachelier ». (Bibl. nat. Pièces originales 789. Clisson )

1380. - Une autre « Revue du sire de Cliçon baron, trois autres barons et trente-deux chevaliers bacheliers », du 1er Juillet 4380, nous montre, parmi ces derniers, « Messire Gieffroy le Nepuou ». (Bibl. Nat., Coll. Clairambault, vol. 33, fol. 2.436.)

Remarquons, dans ces documents originaux, l'orthographe le Nepuou, tou jours invariable et, si souvent, traduite le Neveu ou le Nepveu par D. Morice.

1380. - La montre d'Olivier de Clisson, du 1er août 4380, reproduite par cet auteur, nous indique, une dernière fois, parmi les chevaliers bacheliers : « Me Gieff le Nepveu ». Notons que, parmi les écuyers, nous y voyons figurer aussi « Olivier de Crenan ». (D. Morice, Pr. T. II, col. 254.)

La généalogie reproduite dans les quartiers de noblesse de Jacquette de la Hermoët, 2e femme d'Eon de la Rivière, chevalier, seigneur de Kaernonnain (Bibl. Nat., Dossiers bleus, 356. - Hermoët), nous indique que Geoffroy le Nepvou, chevalier, seigneur de Crapado, épousa Gabrielle Henry. (V. Pièces just. n° 8.)

« Herveus Henrici » se croisa en 1248 et est cité dans les chartes des croi sades de la collection Courtois.

Pierre Henry, écuyer dans une montre d'Olivier de Clisson, en 1375, est contemporain de Geoffroy le Nepvou.

Cette famille portait de gueules à 3 épées d'argent en pal, la pointe en bas. Devise : Potius mort quam foedari ! Elle possédait les seigneuries de Launay, du Vaurouel, du Quengo, de la Motte, de Kergoët, de la Ville-Gicquel, etc. Elle a produit 10 générations à la Réformation de 1669 où elle fut maintenue d'ancienne extraction chevaleresque.

Notons, toutefois, dans l'évêché de St Brieuc, une autre famille Henry, srs de Beauchamp, de Kerprat, de la Ville-Urvoy (par. de Plélo), alliée aux Dolo, le Gluydic, le Page, le Gascoing, de Rosmar et de Quelen.

Cette dernière, qui n'était peut-être qu'un rameau de la précédente, portait d'argent et de gueules à 2 roses de l'une à l'autre, et avait pour devise « Toujours « en ris jamais en pleurs. »

Une troisième famille Henry, qui portait de sable à un aigle éployé d'argent, fait remonter sa généalogie jusqu'à Perrot Henry qui ratifia le traité de Guérande à Monfort en 1381 et qui épousa, en 1405, Alix Gicquel (Bibl. Nat. Cherin 105).

Nous ne savons à laquelle de ces trois familles appartenait Gabrielle Henry, dont il ne semble pas que Messire Geoffroy le Nepvou ait eu de postérité.

Il est vraisemblable de la rattacher, de préférence, à la seconde. 4 - SYLVESTRE LE NEPVOU, écuyer, seigneur de Crapado.

« Sylvestre le Nepvou, seigneur de Crapado » est cité, à la fois, dans les quartiers de noblesse de Jacquette de la Hermoët et dans ceux d'Isabeau Moysan, (V. Pièces just. n° 8). Nous le voyons, également, figurer dans une ancienne généalogie du cabinet d'Hozier, ainsi conçue :

« le Neuou de g. à 6 bill. d'arg. 3. 2. 1 au chef d'arg. « Sylvestre le Neuou sr de Crapado. « Alain le Neuou, sr de Crapado. « Margille le N. de Crapado, Jeannete Neuou

« femme d'Eon de la Hermouet femme d'Alain Moysan

« sr du dit lieu. sr du Vieux-Plessis. »

(Bibl. nationale. Cabinet d'Hozier 254, dossier 6447. - Nevou.)

La concordance de ces trois documents ne permet pas de douter de l'existence de ce personnage qui, toutefois, n'est pas mentionné dans les actes de Bretagne.

En partant des dates où nous verrons, plus lard, citer Margilie le Nepvou, dame de Crapado, et Isabeau Moysan, dame de St Quihoët, on arrive, avec concordance, à placer la naissance de Sylvestre entre 1310 et 1320. Il est donc contemporain de Geoffroy, mais, vraisemblablement, un frère cadet, ayant laissé peu de traces de son existence. Il hérite de la terre de Crapado très tard, après la mort de son frère aine.

D'après les quartiers de noblesse d'Isabeau Moysan et de Jacquette de la Hermoët qui, en ce qui le concerne, peuvent être considérés comme exacts, Sylvestre le Nepvou, seigneur de Crapado, épousa 1° Jacqueline du Bournay dont Jeanne le Nepvou, femme d'Alain Moysan Chevalier, sr de la Ville-Moysan et du Vieux-Plessis, 2° Marguerite le Josson fille de Guillaume, écuyer, sr de la Couldraye, dont : Alain, qui suit.

Jeanne le Nepvou serait, ainsi, la tante et non la soeur de Margilie, et la généalogie citée ci-dessus doit être rectifiée sur ce point.

Margilie avait une soeur, en effet, mais d'autres documents, qu'on trouvera plus loin, lui donnent le prénom d'Isabelle.

Jacqueline du Bournay nous paraît appartenir à la famille du Bourné ou du Bourne, d'origine anglaise, dont une branche, fixée en Bretagne, et alliée aux Rohan, du Perrier, etc., portait d'argent au chef d'azur chargé de 3 mâcles d'or. Elle semble fille de Hièrôme du Bournay, écuyer, seigneur de la Salle et de Amice de Chateaubriant. (Dossiers bleus 451. Quartiers d'Isabeau Moysan. Voir pièces justificatives, n° 8.)

Les Moysan, seigneurs de la Ville-Moysan et du Vieux-Plessis, portaient d'hermines à 3 bandes ondées de gueules. (Bibl. nat. Pièces orig. 1079.) Alain, premier du nom, qui épousa Jeanne le Nepvou, était fils de Moysan, chevalier, sr de la Ville-Moysan et du Vieux Plessis, et fut père de :

Alain, deuxième du nom, qui épousa Alix de Quatrevaux, fille de Alain de Quatrevaux, chevalier, sr de St Quihoët, terre voisine de celle de Crapado, et de Nicole de Hillion, dont issut :

Isabeau Moysan, dame de St Quihoët, première femme d'Eon de la Rivière, chevalier, sr de Kaernonnain. (V. gen. de la Rivière. - F. fr. 22349.)

1381. - Au moment des ratifications du traité de Guérande, qui fut conclu, comme on le sait, entre le roi de France Charles VI et le Duc de Bretagne Jean IV, le Duc accorda des lettres de rémission à quelques-uns de ceux qui avaient pris le parti du roi. L'une de ces lettres contient le nom de Salemon le Nepvou, cité avec Guion le Sénéchal, Hervé Goyon et d'autres. (Dom Lobineau T. II, col. 626. - Dom Morice, Pr. T. II, col. 372.)

Nous inclinons à croire qu'il s'agit, ici, de Sylvestre le Nepvou dont le pré nom aurait été altéré.

Les ratifications du traité de Guérande ne nous indiquent, à cette date, que deux autres le Nepvou, Alain, fils de Sylvestre, dont nous allons parler, et Perrot que nous savons appartenir à la branche des seigneurs de Crenan. (F. IIe Partie.)

5. - ALAIN LE NEPVOU, chevalier, seigneur de Crapado, secrétaire du Duc de Bretagne, Jean V (1381-4422).

Alain le Nepvou est dit fils de Sylvestre, seigneur de Crapado, dans les quartiers de noblesse de Jacquette de la Hermoët et d'Isabeau Moysan et dans le fragment de généalogie ancienne cité plus haut.

Il ratifia le traité de Guérande à Saint-Brieuc, le 29 avril 4384, comme nous l'apprend le document suivant, résumé par dom Lobineau et dom Morice, et dont M. le comte de Lantivy a publié une copie, in extenso, dans son Histoire généalogique de la maison de Lantivy.

1381. - « Helye du Rouvre sieur du Boisboëssel, chevalier, capitaine de « Saint-Brieuc-des-Vaulx, Jehan Percevaux, Robin le Breton, Olivier de Lentivy, « Rolland Dolo, Olivier Sevestre, Jehan Chevy, Geffroy de Mordelles, Pierre le Clerc, « Raoul Fortin, Girault du Verger, Jehan Baret, Jehan le Coué, Jehan Bodigan, « Alain le Nepvou, Guillaume Helyes, Guillaume Bloyn, Guillaume de Hillion, « Olivier de Coytuhan, escuyers, rattifient à Saint-Brieuc le pénultième jour

« d'avril mil trois cent quatre vingtz-un. » (Dom Lobineau, T. II, col. 618.

Dom Morice Pr., T. II, col. 277.)

Il convient de remarquer qu'Alain du Rouvre, sieur du Boisbouëxel, était le compagnon d'armes de Messire Geoffroy le Nepvou. Nous ne pouvons donc pas douter de la filiation d'Alain le Nepvou, bien que le sceau dont il se servit, et dont nous donnons, ci-contre, une reproduction, ne rappelle en rien les armoiries de sa famille.

Sceau. - « Alain de Neveu, écuyer (Bretagne). Fragment de sceau rond

« de 24 m/m. Archives de l'Empire 242, p. 5840. Armoriai : « Dans un quadrilobe, écu à la bande vivrée acc. de 2 etoiles « l'une en chef l'autre en pointe. Aux flancs de l'écu : deux « cygnes. Legende : ALAIN... NEVOV (scel Alain le Nevou) « append à une promesse de tenir le traité de Guerande datée « de Saint-Brieuc 29 avril 4384. » (Douel d'Arcq. Inv. des

sceaux des Archives, T. II, N° 3070.)

Pour expliquer le sceau d'Alain le Nepvou, on peut faire remarquer qu'à cette date la seigneurie de Crapado était entre les mains de son père, sinon de son oncle Messire Geoffroy le Nepvou, et que d'autre part, celle de Crenan était possédée par Olivier le Nepvou (V. IIe Partie).

Alain le Nepvou faisait usage d'un sceau personnel et n'avait encore, vrai semblablement, reçu comme apanage que des terres voisines de Saint-Brieuc qui ne dépendaient pas de la Vicomte de Plaintel, dont nous savons que l'écu billeté était le blason. Un fragment d'une ancienne généalogie de Quelen (Archives des Côtes-du-Nord. Quelen, trav. 139, ray. 4, carton 515) nous indique que « les armes des Nepuouz de Crapadou et Crenan portent une bande « ondée à 2 estoiles ».

Cette mention, dont l'origine est, peut-être, le sceau d'Alain le Nepvou, ou qui, peut-être, vise d'anciennes armoiries de la famille, nous fournit, dans les deux cas, une nouvelle preuve de l'identité d'Alain le Nepvou.

Au surplus, il n'est pas rare de rencontrer, à cette époque, des sceaux particuliers portant des armoiries différentes de celles de la famille à laquelle appartiennent leurs possesseurs. Citons, par exemple, le sceau de Thomas de Quebriac en 1313 (D. Morice) qui montre un fascé surmonté d'un chef endenché et chargé d'une bande au lieu de la fleur de lys de cette ancienne et illustre maison.

Au début du XVe siècle, nous trouvons Alain le Nepvou cité dans un document des plus intéressants mentionné par le comte H. le Noir de Tournemine.

1404. - C'est le compte des recettes et dépenses faites par Guillaume Nouette, receveur de Quintin, pour l'année 4404-4405.

Dans le ce minu » des fermages de Quintin nous relevons : « ....Guillaume

Yvet pour place et demie qu'il tient de Messire Alin le Nepvou III d. ob. »

(Arch. d'Ille-et-Vilaine. Série F. Fonds de la Borderie. R. Chassin du Guerny. - Etudes historiques sur l'organisation de la Seigneurie de Quintin. Rennes 1905. App., p. X.) Ce document concerne les droits d' « applacement » payés en deniers oboles au sire de Quintin, pour l'année 4404, par les habitants de la ville de Quintin. Nous en reparlerons à propos des Seigneurs de Crenan (F. IIe partie).

La plupart des seigneurs dont les terres avoisinaient une ville ou un bourg fortifié possédaient, également, à l'abri de ses remparts, un hôtel, ou maison de refuge, destiné à recevoir leur famille et leurs trésors, en cas de guerre. Ils payaient un droit d'emplacement, pour ces maisons, au seigneur du dit lieu.

Souvent, ces maisons étaient bâties sur le territoire même du domaine, qui touchait à la ville. Telles sont, par exemple, la maison construite au bourg de Plaintel par Eon de la Hermoët, sr de Crapado (V. Pièces just., N° 9), et, sans doute, la maison du Barillot, dans le vieux Saint-Brieuc (V. IVe partie), que la seigneurie de ce nom avoisinait au Sud.

Le compte de Guillaume Nouette porte encore, un peu plus loin ; « Item, se « charge de la ferme du passage de Saint-Turian afermé à Jouhan Tienadou « pour un an feni à la dicte feste de Saint George, au dit an, la somme de « trente soubz monnaie dont la tierce partie appartenant à Monsr Alin Lenepveu

« et du poursuir il se charge qui est deu à Monseigneur qui monte XX s. ».

(Même source. - Appendice p. XXIII.)

Nous lisons dans l'Histoire de Bretagne, que le duc Jean V, déclaré majeur à 45 ans, en 4405, forma peu après sa maison, et nous voyons, en janvier 4408,

1408. - « Retenue à Messire Helye le Neveu d'estre secrétaire et passeur » (Lettres et mandements de Jean V, par R. Blancard. Archives de Bretagne, T. V, VI, VII et VIII. Année 1408, N° 1003.)

Nous avons déjà vu Alain traduit par Helye (Helye du Rouvre pour Alain du Rouvre).

1421. - Ce n'est, toutefois, qu'en 1424 que nous voyons paraître la signature « le Nevou » au bas de mandements du Duc. (Mandements de Jean V en 1421, N°s 1510 et 1512 bis.)

1422. - A la date du 20 mars 1422, nous trouvons un. mandement signé : A. le Nevou. (Dom Lobineau. T. II, col. 993. Mandements de Jean V de 1422, N° 1522) et la signature le Nevou se retrouve le 42 novembre de la même année (même source, N° 1538).

Après cette date, Alain le Nepvou semble avoir été remplacé, à la cour de Bretagne, par ses cousins, Louis et Raoullet le Nepvou (V. IIe partie. Branche de Crenan).

Alain le Nepvou, chevalier, seigneur de Crapado, épousa Nicole de Kaerrauis, fille de Olivier de Kaerrauis, seigneur du Coudray, et de Claude dé Kercabin (V. Pièces just., N° 8). De cette alliance sont issus :

4° Margilie, fille aînée, héritière de Crapado. 2° Isabelle, et, vraisemblablement, 3° Sylvestre, qui suit.

Nous retrouvons, en effet, le nom de Sylvestre en 1413, dans le document qu'on va lire, et il est impossible de ne pas considérer ce personnage, auquel nous ne connaissons aucune alliance, comme le petit-fils de Sylvestre, premier du nom.

6. SYLVESTRE LE NEPVOU, chevalier bachelier, 2e du nom (...4443...) 1413. - « Le Roi, par ses lettres données à Paris le dernier jour de May « 4443 avant Pâques ordonne à M. le duc de Guyenne son ainsné fils.... avoir « soubz lui 3000 hommes d'armes et 1500 hommes de trait.... et par ses dites « lettres veut que Monseigneur de Richemont en ait sous mon dit seigneur le « Duc la charge et le gouvernemenl à 1000 l. de gages par mois à commencer « le 9 May 1414.... Les capitaines de cette compagnie sont : Messire Jehan « de Montmorency seigneur de Beauffault, un autre chevalier bachelier et « v escuiers.... Messire Sevesire Neveu chevalier bachelier et XIX escuiers : « Gieffroy de la Ermouët escuier et XVII aultres ; Loys Dolo escuier et XIII « aultres.... » (Dom Morice, Pr. T. II, col. 907.)

Le nom de ce personnage doit être écrit dans l'original, « Neuou », qui est le vrai nom ancien de la famille et que Dom Morice traduit « Neveu », comme nous l'avons vu faire pour Geoffroy le Nepvou. La présence, à ses côtés, de Gieffroy de la Ermouët et de Loys Dolo, et le grand nombre d'écuyers qui l'accompagnent, ne permettent pas de douter qu'il s'agisse ici du seigneur de Crapado ou, plutôt, de son fils et héritier présomptif, car Alain, secrétaire du Duc, vit toujours.

On sait que ces préparatifs du roi de France précédèrent la bataille d'Azin court (26 octobre 1415). Arthur, comte de Richemont, fils du Duc de Bretagne, fut trouvé sur le champ de bataille, couvert de blessures, et fait prisonnier. Le contingent breton qui l'accompagnait, et qui comprenait la fleur de la noblesse du pays, y fut décimé. Tout porte à croire que le dernier représen tant de la branche de Crapado y trouva une mort glorieuse, en combattant à ses côtés.

Après lui, Margilie le Nepvou, sa soeur aînée, devint l'héritière de Crapado, et nous verrons comment cette ancienne seigneurie passa, par elle, dans la maison de la Hermoët, puis dans celle de Loheac et du Plessis-Anger, qui en porta le nom.

Indiquons, d'abord, l'alliance conclue par Isabelle, sa soeur cadette.

« Isabelle le Nepvou » est dite soeur de Margilie le Nepvou, héritière de Crapado, dans la généalogie de Quelen. (V. Pièces just., N° 16.) Elle épousa Geoffroy de la Lande, chevalier, seigneur de Saint-Bihy, chambellan de Charles de Blois, fils d'Olivier de la Lande, chevalier, et d'Alix (ou Aliénor) de la Jaille. (Bibl. nat. Dossiers bleus. 550 et Chérin 166. Généalogie de Quelen. Notes manuscrites.)

Les la Lande, dont il est ici question, seigneurs du dit lieu, de la Sauldraye, de Saint-Bihy et de Launay-Balin. dans la paroisse de Plélo, de Kerlohou et de Creheren, dans la paroisse de Plouvara, portaient d'argent au chef endenché de gueules.

Geoffroi de la Lande, amiral de Bretagne sous les ducs Arthur I et Jean III, épousa, en 1320, Bonne d'Avaugour, fille de Guillaume d'Avaugour, baron d'Ambrières.

Leur fils, Olivier de la Lande, épousa Aliénor de la Jaille. fille du sire de Pordic, dont :

Geffroi, chambellan de Charles de Blois, employé dans les montres de 1351. à 1369, marié à Isabelle le Nepvou. (Potier de Courcy.)

Nous savons que celle-ci était fille d'Alain le Nepvou et de Nicolle de Kaerrauis.

Les de Kaerrauis, Kerahuys ou Keravis, d'une ancienne famille que nous voyons alliée aux la Rivière, la Roche, etc., srs du dit lieu, de Kerolivier, de Kernaguez et de Kerballet, ont produit six générations en 1669 et portaient d'argent à la bande d'azur chargée de 3 coquilles d'argent.

Richard, vivant en 1481, épousa Adelisse Henry. La branche aînée s'est fondue, vers 1500, dans le Forestier. (P. de Courcy.)

Du mariage de Geoffroy de la Lande et d'Isabelle le Nepvou sortit une fille unique, Margilie de la Lande, héritière de Saint-Bihy, qui épousa, le 3 mai 4404, Guillaume de Quelen, fils puîné d'Eon de Quelen et d'Aliette du Vieux-Chastel, auteur de la branche de Quelen-Saint-Bihy. (V. Pièces just., N° 16.)

Il est intéressant de partir de cette date précise pour établir, approximati vement, la chronologie des seigneurs de Crapado.

Les filles se mariaient jeunes à cette époque ; néanmoins, Margilie de la Lande, en 1404, a, au moins, 15 ans. Elle est née en 1389, ce qui place le mariage de sa mère, Isabelle le Nepvou, en 1388. Cela concorde avec la date du 14 mai 1388, où nous voyons Geoffroy de la Lande acquérir, de son oncle, la terre de Saint-Bihy, sans doute à l'occasion de son mariage. (V. Pièces just., N° 16.)

A son tour, Isabelle le Nepvou, en 1388, a au moins 15 ans. Elle est née en 1373 et sa soeur aînée, Margilie, en 1372, ce qui place le mariage de leur père, Alain, vers 1371. A cette date, ce dernier peut avoir, environ, 25 ans; il est donc né vers 1346, il a 35 ans quand nous le voyons, à Saint-Brieuc, ratifier le traité de Guérande, et 62 ans quand il est choisi comme secrétaire, en 1408, par le Duc Jean V ; il exerce cette charge activement jusqu'en 1422, à 76 ans, ce qui n'a rien d'invraisemblable.

Notons qu'Alain est fils d'un second mariage, de sorte qu'en 1346, au moment de sa naissance, Sylvestre, son père, a au moins 30 ans, ce qui place la naissance de celui-ci, ainsi que nous l'avons déjà trouvé, par une autre voie, vers 1315, peut-être avant. Cela concorde encore avec la charte de 1311 où nous voyons son père, Eon, acquérir des terres, sans doute à l'occasion de son mariage.

6. - MARGILIE LE NEPVOU, dame de Crapado ( 1427-1428 )

« Margilie (ou Marguerite) le Nepvou » est dite fille d'Alain le Nepvou,

seigneur de Crapado, dans les quartiers de noblesse de Jacquette de la Hermoët

(V. Pièces just., N° 8) et dans le fragment de généalogie ancienne cité plus haut. Elle est née, comme nous venons de le voir, vers 1372, mais nous ne la

trouvons citée que longtemps après, à la première Réformation ordonnée par

le duc Jean V.

1427. - A la date du 14 Juillet 1427, nous voyons, parmi les nobles de la paroisse de Tregomeur :

« Margilie le Nepuou, dame de Crapadou. » (Manuscrit de la Bibliothèque de Saint-Brieuc, p. 158.)

1428. - L'année suivante, en avril 1428, nous trouvons encore dans la même paroisse « La métairie de la dame de Crapado. » (Même document, p. 34.)

La même année, dans l'un des mandements de Jean V, daté du 13 février 1428, et concernant le renvoi à un an des débats entre l'évêque de Nantes et le sire de Quintin ce et consorts », nous lisons :

« .... Nostre bien amé et féal le sire de Quintin et auxi pour Messire Rolland « Péan, chevalier, Loys Pellouëssel, Mergelie le Nepvou, Guillaume de la Har « mouët. » (Mandements de Jean V pour 1428, n° 1794.)

Margilie le Nepvou hérita, vraisemblablement, de la terre de Crapado, vers 1422, à la mort d'Alain, son père.

Elle avait épousé, à une date que nous ignorons, mais qu'il faut placer vers 1390, sans doute, Eon de la Hermoët, fils de Rolland, sr de la Hermoët, et de Marguerite de la Garenne, selon Augustin du Paz. (Man. in. de du Paz. F. fr. 22335. Gén. des maisons de Loheac et du Plessis-Anger. - Cab. d'Hozier, 190.)

Les seigneurs de la Hermoët, ou de la Harmoye (par. de Bodéo), portaient d'or à la croix engreslée d'azur, comme la Rivière, et avaient, sans doute, la même origine que les seigneurs de cette maison.

La généalogie manuscrite des maisons de Loheac et du Plessis-Anger, par A. du Paz, nous indique, d'une façon très plausible, et qui concorde avec d'autres documents, comment la terre de Crapado passa des la Hermoët aux Anger.

D'après cet auteur, du mariage d'Eon de la Hermoët avec Margilie le Nepvou, dame de Crapado, sont issus 3 fils et 2 filles. (V. F. f. 22335, p.693.)

1° Guillaume, qui vivait en 1428 (F. plus haut), fils aîné, décédé sans hoirs.

2° Henry, qui succéda à son frère et épousa Jeanne le Bouteiller, dame du Plessis-Balisson, dont il n'eut aucune postérité, mais qui lui survécut fort longtemps, car elle vivait encore en 1525. Elle eut en douaire la terre de Crapado qu'elle garda plus de soixante ans.

A la Réformation du 1er janvier 1513, nous trouvons, en effet, dans la paroisse de Plaintel : « Crapado où demeure et tient en douaire dame Jeanne « le Bouteiller, dame du dit lieu et du Plessis-Baluczon puy tient une maison

« du bourg de Plaintel que nions. Eon sr fit faire puix LX ans en la terre de

« Crapado et n'y ont veu contribuer. » (Manuscrit de Saint-Brieuc, p. 328.)

3° Rolland qui succéda à ses frères et épousa Jeanne de la Forest dont Jean, mort jeune et sans hoirs, et Hélène qui lui succéda, héritière des maisons de la Hermoët et de Crapado, morte le 10 juillet 1526, sans enfants, bien qu'ayant été mariée 3 fois.

4° Jeanne, qui suit.

5° Jacquette, qui épousa 1° Rolland de Kaergorlay, dont un fils, nommé Guillaume, 2° Eon de la Rivière, chevalier, sr de Kaernonnain, qui était veut d'Isabeau Moysan, fille d'Alain et d'Alix de Quatrevaux (V. pl. haut). « Le dit « seigneur de Kaernonnain fit assiette de partage à Olive Moysan soeur « d'Isabeau sa première femme par acte du 15 novembre 1441. Il passa un « contrat, à titre de cens, comme mary de Jacquette de la Hermoët le « 15 avril 1435 et transigea, au nom de sa dite seconde femme, avec Henry, « sr de la Hermoët, son frère » Bibl. Nat., F. fr., N° 22349. Gén. de la Rivière.)

Dans cet acte, daté du 29 janvier 1450, il s'agit des successions de Rolland de la Hermoët et de Marguerite de la Garenne, qui sont dits « père et mère » de Jacquette et de Henry. (Cab. d'Hozier. 291. La Rivière.) Cette mention est erronée et il faut lire « grand-père et grand'mère ».

Jeanne de la Hermoët, fille aînée d'Eon et de Margilie le Nepvou, épousa Messire Olivier de Pontcallec, chevalier, sr des Isles et autres lieux, fils de Pierre et de Marguerite de Quelen.

L'ancienne maison de Pontcallec ou du Pontquellec portait d'or à 3 mains appaumées de gueules, au franc-canton d'azur semé de fleurs de lys d'or; elle se fondit, en 1447, dans celle de Malestroit.

D'après Augustin du Paz, Olivier de Pontcallec et Jeanne de la Hermoët eurent deux filles savoir : Catherine, femme d'Yvon Jourdain, sr du Pellen, et Aliette de Pontcailec, qui épousa Jean de la Rivière, sr de la Chauvelière, dont issut Jean qui hérita, collatéralement, de la terre de Crapado, à la mort de Hélène de la Hermoët. Ce dernier paraît à la Réformation de 1535, comme seigneur de Crapado. (Bibl. Nat. F. fr. 22321.) Il mourut, en 1546, sans alliance, et eut pour héritière sa soeur aînée, Jeanne, qui avait épousé Jean Anger, de la maison de Loheac, fils puîné de Jean et de Mahaud de Maillé.

Le fils de Jeanne, René Anger de Lohéac, hérita de la terre de Crapado. Il avait une soeur, Mathurine Anger, qui épousa Guy de Scepeaux dont Guy, père de Jeanne, femme de Henry de Gondy, duc de Retz.

René Anger, seigneur de Crapado, de la Chauvelière et autres lieux, épousa Louise de Scepeaux dont issut Claude Anger, baron de Crapado, qui, comme gouverneur de Rennes, joua un rôle important sous la Ligue. Accusé, faussement dit-on, d'intelligences avec le duc de Mercoeur, il fut traîné sur la claie et décapité à Rennes, sur la place du Champ-Jacquet, le 3 février 1593, en présence du prince de Dombes, « auquel il reprocha qu'il le traitait en « faquin, bien qu'il fût son parent ». (Chanoine Moreau. Guerres de la Ligue, p. 127.)

Cette fin tragique ne fut certainement pas étrangère à l'oubli qui s'est fait, depuis, sur les premiers seigneurs de Crapado. Il est probable que le château fut détruit, car il n'en existe plus que des vestiges près d'un petit étang, en partie desséché, formé par l'un des affluents de l'Urne. On pénètre dans l'ancien manoir par une chaussée servant de retenue et qui devait être, autrefois, pavée. Au centre de la cour, on remarque les ruines d'un colombier dont il reste, à peine, la moitié. (Com. par M. Fr. Hedou de la Heraudière.)

La terre fut démembrée; nous voyons les du Gouray en réunir une partie à la seigneurie de la Coste, dans la paroisse voisine de Saint-Julien.

Toutefois, le nom se perpétua dans la famille Anger de Loheac jusqu'à Donatien Rogatien, marquis de Crapado, dont la fille épousa, en 1746, Jean Amaury Gouyon, sr de Nort. (Gén. de la maison de Gouyon, appendice des mé moires de Charles Gouyon, baron de la Moussaye (1559-1587), par Vallée et Par fouru. Paris, Perrin, 1901.)

GÉNÉALOGIE DES SEIGNEURS DE CRAPADO

2E PARTIE

BRANCHE DES SEIGNEURS DE CRENAN

BONARRY, LESCOUET ET AUTRES LIEUX

Bien que relevant, au XIIIe siècle, de la seigneurie de Quintin, l'ancienne « chevalerie » de Crenan paraît avoir été dans l'origine, comme Crapado, un démembrement de la Vicomte de Plaintel.

Elle était située dans la paroisse du Foeil, trêve de St-Thurian de Quintin, et certaines métairies nobles qui en dépendaient, en particulier celles de la Belle Fontaine et du Clos-au-Rosty, s'étendaient sur la paroisse voisine de Plaine-Haute.

Si l'on en juge par ce qui subsiste de nos jours, Crenan était une résidence seigneuriale importante et d'une haute antiquité. Le château actuel présente encore une partie ancienne, d'un style très pur, datant de la Renaissance. On y voit nne haute tourelle et des fenêtres à chapiteaux finement sculptés soutenus par des lions semblables à ceux qui servent de supports aux armoiries des le Nepvou.

L'ancien blason de cette famille, reproduit sur le frontispice de notre ouvrage, est situé dans cette partie, au dessus de la cheminée monumentale de la grande salle du rez-de-chaussée.

Le parc, entouré de murs sur une longueur de près de 4 kilomètres, comprend des bois et des pièces d'eau et peut être regardé comme l'un des plus beaux du pays. Nous renvoyons, d'ailleurs, pour tout ce qui concerne l'histoire et l'archi tecture du château, ainsi que pour l'énumération des fiefs dont se composait la seigneurie, au livre si intéressant et si documenté que vient d'y consacrer le Comte H. le Noir de Tournemine. (Crenan. -St-Brieuc, 1911. R. Prud'homme, éditeur.)

La terre de Crenan est située dans le voisinage d'une ce motte féodale » qui, selon toute vraisemblance, n'est autre que l'un des anciens Krens, ou Crens, de la domination celtique, devenu peut-être, au XIe siècle, le château Boterel, ainsi nommé par Geoffroi Ier, surnommé Boterel, fils du comte Eudon de Penthièvre.

Cet antique castrum semble avoir été le premier siège de la juridiction de Quintin, en 1227, lors de la constitution de cette seigneurie en faveur du frère puîné d'Henry de Penthièvre, dit d'Avaugour.

On peut en retrouver l'emplacement au milieu d'un champ, nommé le champ Boterel, à un kilomètre environ du parc, près de la Couldraye, métairie noble voisine de Crenan et qui en dépendait autrefois. (V. Croquis des environs de Saint-Brieuc au XVe siècle.)

On y voit la trace des premiers remparts de terre, ainsi qu'une roche taillée dont l'arête semble indiquer encore l'entrée du vieux donjon.

Ces vestiges forment un monticule de faible hauteur d'où la vue s'étend au loin, vers le sud, jusqu'à la rivière du Gouët.

Le champ Boterel est entouré d'un chemin creux circulaire nommé le chemin de la Guette (ou du Guet) et le chemin des Justices, qui longe le mur du parc de Crenan, s'oriente encore dans sa direction.

Un ce château Botrail » est mentionné dans le rentier de la seigneurie de Crenan pour 1649 (Comte H. le Noir de Tournemine. - Crenan, p. 325) et l'aveu du Comte de Quintin, de 1664, en parle ainsi :

CRENAN. - Partie ancienne. « La place et chasteau Bottrel avec le lieu et applacement terres et bois qui en ce dépendent, à présent tenu par Me Pierre de Perrien Sr de Crenan par afféa « gement et doit payer 41. 4 s. » (R. du Guerny. - Organisation de la seigneurie de Quintin, p. 17.)

Ce dernier, toutefois, était dans la paroisse de Saint-Donan et, d'après l'aveu de 1711 (Cte de Tournemine. - Crenan, p. 237), non loin du Clos-au-Rosty, en Plaine-Haute.

Il peut avoir été, anciennement, la résidence des Boterel de la Ville-Geoffroy mais ne saurait être confondu, croyons-nous, avec le premier « Chasteau Boterel », du XIe siècle, qu'il est plus vraisemblable de situer, près de Quintin, sur la hauteur où nous voyons, aujourd'hui, la motte du champ Boterel.

M. de Tournemine place la motte féodale de Crenan. à l'intérieur du parc, dans un endroit où une élévation de terrain, voisine du château et de la pièce d'eau, indique plutôt, semble-t-il, l'emplacement du manoir primitif de Crenan.

La famille de Crenan, dont nous avons déjà parlé, portait d'argent à 2 halle bardes de gueules en pal, selon P. de Courcy. Briant de Laubrière ajoute à ce blason un chef de gueules chargé de 3 étoiles d'or.

Détail d'une des fenêtres de Crenan. On y retrouve ainsi les armoiries d'Avaugour, avec des différences, en parti culier les hallebardes qui, jointes au voisinage du château Boterel, nous parais sent indiquer que les seigneurs de Crenan exercèrent, autrefois, la charge de sergent féodé, ou de sénéchal, des sires de Quintin de la maison d'Avaugour dont on les croit, d'ailleurs, issus en ramage. Le fief de Crenan leur aurait été donné en échange de cet office qu'ils transmirent, ensuite, fort vraisemblablement, aux le Nepvou.

Quand le siège de la juridiction fut transféré au ce chasteau-neuf » de Quintin, ces derniers conservèrent le droit de haute justice à quatre posts et établirent leur patibulaire sur le sommet de la motte féodale qui marquait l'emplacement du vieux castrum, et fut nommée le « Tertre aux Fourches ».

L'origine d'une branche distincte de le Nepvou, seigneurs de Crenan, est fort ancienne et nous avons cru devoir la faire remonter à Thomas le Nepvou, cheva lier, fils d'Olivier, qui vivait en 1331 et 4332. (V. Ire Partie.)

Cette branche releva, dès la fin du XIVe siècle, le nom de Crenan.

Après Eudo dou Cren croisé en 1248 et Guegan de Crenan, cité en 1311, nous ne trouvons, comme appartenant, sans conteste, à la famille de Crenan, que « Yvo Crenan » valet de chambre et échanson de Charles de Blois, entendu pour sa canonisation en 1371. (Dom Morice, Pr. T. II, col. 17. - P. de Courcy.)

Notons encore Alain de Crane écuyer dans la montre d'Eustache de Mauny du 1er juin 1371. (D. Lob. T. II, Col. 574.)

Après cette époque, on trouve souvent le nom de Crenan employé seul et quelques auteurs ont voulu y voir la survivance d'une branche cadette de la maison de Crenan qu'il est difficile de distinguer des le Nepvou.

Faisons remarquer, en effet, ainsi que nous le verrons, que le prénom em ployé dans ces citations est toujours celui d'un le Nepvou contemporain, coïncidence invraisemblable s'il s'agit de deux familles distinctes. De plus, les terres attribuées à ces « Crenan » ne sont jamais que les métairies nobles voisines de Crenan et dépendant de cette seigneurie, ayant fait, par suite, l'objet d'un partage.

Le nom de Crenan paraît être porté, au XVe siècle, par des le Nepvou puînés de la maison de Crenan, le seigneur de Crenan conservant, dans les actes, le nom patronymique illustré, sur les champs de bataille, par les chevaliers dont nous avons parlé.

Nous laisserons au lecteur le soin d'apprécier, lui-même, l'identité des per sonnages en respectant toujours, exactement, le texte des citations, que nous ne pourrons que rapprocher.

Nous n'avons pas trouvé de documents authentiques concernant la filiation des le Nepvou de Crenan avant 1436, date où nous verrons, comme seigneur de Crenan, Henry le Nepvou, fils de Marie de Plusquellec. (V. plus loin.)

Nous allons essayer, toutefois, de reconstituer, autant que possible, la descendance de Thomas, en ayant soin de n'indiquer, dans le texte de notre étude, que les renseignements de filiation prouvés par des actes.

Thomas le Nepvou épousa, vraisemblablement, N. (Jeanne ?) de Plédran, dont issut Olivier, qui suit.

4. - OLIVIER LE NEPVOU, troisième du nom (....4370.,..).

1370. - Nous lisons, dans l'Histoire de Bretagne, qu'en 1370 le Duc com mença « de se lier par des engagements particuliers avec les seigneurs du païs, « dont un grand nombre des plus considérables promit de le secourir de corps « et de biens pour le recouvrement du Duché en cas que ses ennemis le lui « voulussent oster. On a encore les lettres d'alliance de Silvestre de la Feillée, « de six Lanvollai, d'autant de Quebriac, de quatre Angoulevent, de Rolland « de Bourgneuf, d'Alain Boutier, de Thomas le Vicomte, d'Olivier le Prevost, « de Guillaume Saliou, de Jean le Vicomte et d'Olivier le Nepvou ». (Dom Lobi neau, T. I, p. 394.)

« Témoin de ce les sceaux des dits Robin Raoul et Macé de Lanvollay o les « sceaux des dits Guillaume et Alain de Quebriac et o les sceaux des dits « Berthelot et Olivier d'Engollevent o le scel Rolland de Bourgneuf, et o le scel « d'Alain Boutier et o le scel Thomas le Vicomte pour eulx et pour les autres « le XIe jour d'Aoust l'an MCCCLXX. » (D. Lobineau, T. II, col. 538. - D. Morice Pr. T. I, col. 1641.)

Nous pensons que le personnage que nous voyons, ici, faire alliance avec le Duc Jean de Montfort, après avoir été, sans doute, du parti de Charles de Blois, comme son cousin Messire Geoffroy le Nepvou, seigneur de Crapado, est le fils de Thomas le Nepvou, chevalier, et le petit-fils d'Olivier, ayant reçu le même prénom que son grand-père suivant un usage alors assez répandu. Il est déjà, sans doute, seigneur de Crenan, ce qui le classe parmi « les plus « considérables du païs. »

1378. - Nous trouvons, à la date du 22 juin 4378, un ce accord entre l'évêque « de Saint-Brieuc et Olivier de Crenan, par lequel ce dernier s'engage à payer ce quatre jutes de froment de rente sur le moulin de Mauvoisin ».

1380. - « Olivier de Crenan », écuyer, est cité, avec Messire Geoffroy le Nepvou, dans la montre d'Olivier de Clisson du 1er août 1380. (Dom Morice, Pr. T. II, col. 254. - V. plus haut.)

Notons, ici, que les ratifications du traité de Guérande, en 1381, ne con tiennent le nom d'aucun « Crenan ».

L'absence de documents nous empêche de préciser l'alliance conclue par Olivier le Nepvou. Nous pouvons, toutefois, tirer de précieuses conjectures des quartiers de noblesse d'Isabeau Moysan et de Jacquette de la Hermoët F. pièces just. N° 8) où le nombre, trop grand, des degrés résulte, assez vrai semblablement, d'une confusion entre les deux branches, encore à peine séparées, de Crapado et de Crenan.

La généalogie reproduite dans les quartiers de Jacquette de la Hermoët indique comme fils de Geoffroy le Nepvou et père de Sylvestre, sr de Crapado, N... le Nepvou qui épousa Adelisse Jeguic. Or, nous savons que Geoffroy et Sylvestre étaient, sûrement, contemporains et, probablement, frères.

Dans les quartiers d'Isabeau Moysan nous voyons également, comme père de Sylvestre, N... le Nepvou, qui épousa Magdeleine de la Boüexière. Ce personnage est, certainement, ajouté dans les deux documents, et il n'y a pas à tenir compte de la qualité de « seigneur de Crapado » employée, comme une rubrique, à tous les degrés.

D'autre part, la généalogie de la maison de Hay nous indique que Guillaume Hay, chevalier, seigneur de Launay-Hay et des Nétumières, prit en mariage Rollande Nepvou fille de N... le Nepvou, seigneur de Crenan, près Quintin, et de Adelisse... sa première femme. (Bibl. nat. Dossiers bleus 352. Hay.) Leur fils ainé s'appelait Olivier et nous pouvons déduire, de ces rapprochements, que N... le Nepvou n'est autre, fort vraisemblablement, que Olivier le Nepvou, seigneur de Crenan.

Nous croyons donc pouvoir écrire qu'Olivier le Nepvou, 3e du nom, seigneur de Crenan, épousa 1° Adelisse Jéguic dont Rolande, femme de Guillaume Hay, sr des Nétumières. 2° Magdeleine de la Bouëxière.

Les Jéguic srs de Locmaria... ont produit 5 générations en 1670 dans l'évêché de Vannes. Ils portaient d'argent au chevron de sable acc. de 3 feuilles de houx de sinople. Adelisse Jéguic était fille d'Olivier, sr du Bouilloy et d'Amice Jehannot (F. Pièces just. n° 8).

La maison de Hay, ramage de la Guerche, est beaucoup plus ancienne et porte, comme on le sait, de sable au lyon morné d'argent. Elle a produit 13 générations en 1669, et fut maintenue dans la qualité de chevalier.

Jean sr du Breil, vivant en 1350, épousa Marguerite le Neptum, dame des Nétumières, dont : - Guillaume, qui épousa Etaisse de Québriac, dont : - Guillaume qui épousa Rolande le Nepvou. Leur fils aîné, Olivier, fut prieur de Notre-Dame de Vitré.

La maison de la Bouëxière ne le cède en rien, comme ancienneté, à celle de Hay, car elle a produit 11 générations en 1668. Il y eut plusieurs familles de ce nom en Bretagne ; celle qui parut à la Réformation portait d'argent à deux fasces nouées de gueules, et descendait de Olivier, seigneur de la Bouëxière et de la Rivière, qui vivait en l'an 1200.

Nous pensons que, de ses deux mariages, Olivier le Nepvou, 3° du nom, laissa, au moins, trois fils, savoir :

1° Perrot, seigneur de Crenan, qui suit.

2° Guillaume. 3° Jean.

De ces trois frères seraient issus tous les Nepvou que nous trouverons au début du XVe siècle.

Ayant de parler de la descendance de Perrot le Nepvou, nous étudierons celle de ses frères.

5. - GUILLAUME LE NEPVOU, écuyer (...1388 - 1446...)

1388. - « Guillaume le Nepuo » est cité, dans un compte de 1388, comme devant XIII s. de rente ce sur sa terre » dans la paroisse de St-Glen. (Archives des Côtes-du-Nord E. 79.)

1412. - Nous retrouvons « Guillon le Nepuou » dans la même paroisse et pour la même rente, en 1442, puis de 1434 à 1446 (d°, E. 80 - E. 81).

Il est également cité, pour la paroisse de Pommeret, dans les comptes de 1428 à 1434 (d° E. 845).

1419. - En 1449, « Guillaume Nepveu » est parmi les gens d'armes désignés pour suivre Richard de Bretagne en France. (Dom Morice, Pr. T. II, col. 968.)

1427. - A la Réformation de 4427 « Guillemet Nepuo » comparaît parmi les nobles de la paroisse de Planguenoual. (V. pièces just. N° 9.)

Il paraît avoir eu deux fils Thomas et Philippot cités, avec lui, dans les comptes de Lamballe, de 1434 à 1458 (Arch. des Côtes-du-Nord, E. 845).

1437. - « Guillaume du Cren » prêta serment de fidélité au Duc, parmi les nobles de Moncontour, en 4437. (D. Lobineau, T. II, col. 1054.)

Ce dernier est, certainement, le même que « Guillaume de Cranne » cité, en 1419, avec « Guillaume Nepveu » dans la suite de Richard de Bretagne.

Rappelons, toutefois, que nous avons trouvé, en 1376, un Guillaume le Nepvou portant des armoiries différentes de celles de Crenan. (V. 1re partie, p. 13.)

5. - JEAN LE NEPVOU, écuyer, premier du nom (...4374-4430...) 1371. - « Jehan le Nepveu », écuyer, figure dans une montre de Bertrand du Guesclin du 1er octobre 4374. (D. Morice, Pr. T. I, col. 1658.)

1395. - Nous trouvons, en 1395, le nom de ce Jehan Nepveu », de Pon tivy, dans le testament de Jean I, Vicomte de Rohan, qui ordonne de lui rem bourser CXIII sols. (Dom Morice, Pr. T. II, col. 658.)

On peut hésiter à identifier ce personnage avec Jean le Nepvou, mais il faut remarquer que Raoul, ou Raoullet, le Nepvou, fils de ce dernier, rendit hommage au Vicomte de Rohan en 1396; il est nommé, à cette occasion « Raoul le Nepvou » et « Raoullet Nepveu » dans d'autres documents qui le concernent. (F. plus loin.)

Nous supposons que Jean le Nepvou résida, dans sa jeunesse, à Pontivy, sans doute comme faisant partie de la suite du Vicomte de Rohan.

1415. - « Jehan Nepveu », écuyer, figure, le 22 Novembre 4415, dans la montre de Jehan de Plumaudan ce pour servir soubz M. le Prevost de Paris ». (Dom Lobineau, T. II, col. 906.) On sait que Tanguy du Chastel, prévot de Paris en 4415, avait avec lui un grand nombre de bretons.

1419. - Jean le Nepvou est cité, en 4449, dans l'Histoire de Bretagne, à propos de l'épisode, bien connu, de la prise du Duc Jean V par les Penthièvre, auprès du pont de la Tuberde. Ce dernier avait été invité, par Olivier et Charles de Blois, à chasser au château de Chantoceaux où se trouvait Marguerite de Clisson leur mère. Il était en route pour s'y rendre avec Olivier de Blois, comte de Penthièvre, lorsque, ayant passé le pont à pied, il vit Alain de la Lande et quelques autres en jeter les planches à l'eau, comme pour jouer. Il se trouva ainsi isolé ce avec peu de suite, » et aussitôt entouré par un détachement de 40 lances, sorti du bois voisin, qui le fit prisonnier. (V. Dom Lobineau T. I, p. 542.)

Il résulte de la déposition d'Alain Taillart, l'un des pages du Comte de Penthièvre, ce qu'Olivier de Blois quitta le Duc à un village près du pont; qu'il ce y monta sur un de ses grands chevaux, qu'on le démonta lui déposant et « qu'on donna son cheval, qui estait l'un des grands, à un nommé Jean le Neveu ce qui chevaucha avec le dit Olivier outre le pont où le Duc fut pris ». (Dom Morice Pr. T. II, col. 1001.)

Les le Nepvou avaient été, jadis, de fidèles partisans de la maison de Blois, et Louis le Nepvou était, comme nous le verrons, alloué de Lamballe, capitale du Penthièvre, en 1420, l'année même où le Duc, ayant recouvré sa liberté, fit assiéger et détruire cette ville.

Jean V ne tint pas rigueur à ceux qui ne pouvaient refuser leur assistance à ses neveux. Il semble, plutôt, avoir cherché à se les attacher car, si Jean le Nepvou ne parut jamais à la Cour de Bretagne, nous y verrons son fils quelques années après l'attentat des Penthièvre.

1421. - ce Jehan Crapadou » est cité, comme écuyer, dans la Revue de Monsieur Richard de Bretagne, comte d'Etampes, banneret, reçue devant Montoire le 28 août 1421, en compagnie de ....Me Olivier de Màuny, chevalier bachelier, Messire Morice de Pluscallec, chevalier banneret, .... Olivier de la Houssaye, Jehan Sénéchal, etc.. (Dom Morice, Pr. T. II, col. 1088.)

Cette mention est, à notre connaissance, la seule où le nom de Crapado soit employé seul. Nous ne savons si elle s'applique à Jean le Nepvou qui semble, plutôt, avoir porté, un peu plus tard, le nom de Crenan.

1426. - ce Jehan et Louys le Neuou » sont cités, en 1426, parmi les nobles habitant la ville de St-Brieuc. (Manuscrit de St-Brieuc, p. 40, V. Pièces just. ?i°9.)

1427. - En 1427, nous trouvons parmi les métairies nobles de la paroisse de Plaine-Haute :

ce celle Jean de Crenan ». (Même source, p. 30.) Le manuscrit de Nantes porte :

" Les métairies des nobles : Guille Coczon métaier Jhn de Crenan. »

(Archives de la Loire-Inférieure, Mss. n° 2979.)

Il est vraisemblable qu'il s'agit, ici, de la métairie des Landes (Cte de Tour nemine. - Crenan, p. 307) donnée en partage à Jean le Nepvou, frère puîné du seigneur de Crenan, mais à « viage » seulement.

La généalogie de la maison de Quelen nous apprend que Jean le Nepvou épousa N... du Rufflay dont sont issus :

4 ° Raoullet, qui suit ;

2° Aliette, qui épousa Jean Goures, chevalier, seigneur de la Ville-Hellio et de la Croix-Cholin, dont sortit Aliette Goures femme de Messire Hervé de Quelen, sire de St-Bihy. (V. Généal. de Quelen. - Pièces just. n° 16.)

La seigneurie de la Croix-Cholin, ou Crechellen, située dans la paroisse de Ploufragan, et celle de la Mare qui, en 1426, appartenait à Louis du Rufflay, étaient voisines de la terre de Kerfort. ( Voir, plus loin, Croquis du territoire des villages de St-Michel.)

Les du Rufflay srs du dit lieu (paroisse de Saint-Donan) - de la Ville Rouault, du Tertre-Joiian et de la Morandais (par. de Ploufragan) - de Ruhen, de Saint-Mandé et de la Ville-Cade (par. de Plourhan) - de la Mare (par. de Saint-Michel de Saint-Brieuc), etc., ont produit 10 générations à la Réformation de 1669 où ils furent maintenus dans la qualité de chevalier.

Us portaient d'argent au chevron de gueules acc. de 3 quintefeuilles de même. Le nom ancien de cette famille est Gascoing.

« Jehan du Ruflai », chevalier, fut choisi par la duchesse Yolande de Dreux, veuve du duc Arthur, pour faire l'estimation du douaire qu'elle réclamait au duc Jean III en avril 1312. (Dom Morice, Pr. T. I, col. 1240.)

« Johannes de Rufleyo » est cité, dans l'enquête sur la Canonisation de Charles de Blois, comme ayant délivré un prisonnier anglais qui invoquait Saint Charles de Blois. (Même source, T. II, col. 28.)

" Olivier du Ruflay » écuyer dans les Montres de 1377 à 1380 (d°).

Nous trouvons le sceau de Guillaume du Rufflay en 1396 (d° T. II, XLV1), et nous voyons celui-ci cité à Paris, le 21 janvier 1415, dans la Revue de Jehan de la Rocherousse (d° col. 915).

Guillaume du Rufffay, fils de Hervé, épousa Aliette Cadoret, dont :

Louis, seigneur de la Mare en 1426, qui épousa Marguerite de Penhoët.

Les Goures, srs de la Croix-Cholin (par. de Ploufragan) - de la Ville-Barrée, de la Villemain (par. d'Etables), etc., portaient d'argent au lyon de sable armé lampassé et couronné d'or.

Nous voyons, en 1378, dans une lettre de la Comtesse de Penthièvre que Jehan Goures avait épousé Amice de Botiliau, fille de Geoffroi de Botiliau et de Jouhanne de Bleheban. La dite Jouhanne était fille de Pierre de Bleheban et de Thomasse de Sulé et veuve, en premières noces, de Henry de Quilligui ziau. (Dom Morice, Pr. T. II, col. 197.)

Nous trouvons, en 1415, une quittance de gages de Jehan Goures, écuyer, probablement fils des précédents, « en la compagnie et sous le gouvernement « de M. le Prévost de Paris ». (Bibl. nat. Pièces orig. 1376. Goures.)

Il est intéressant de constater que Jehan Goures, Guillaume du Rufflay et Jehan le Nepvou faisaient, tous les trois, partie de la compagnie de Messire Tanguy du Chaste], prevost de Paris, allié lui-même à la maison de Quelen.

Jehan Goures, « sr de la Croez-Cholen », fit une fondation, en 1433, dans l'église cathédrale de Saint-Rrieuc. De son mariage avec Aliette le Nepvou sont issus :

1° Hervé Goures, qui testa en 1505 (F. Pièces just. n° 19), et reconnut René de Quelen pour son héritier principal.

2° Aliette, qui épousa Hervé de Quelen sire de Saint-Bihy.

Thomas Goures sr de la Ville-Barrée, vivant en 1513, épousa Aliette Turnegoüet.

Les Goures ont produit 6 générations en 1669. En 1476, Hervé Goures fit donation de la terre de la Croez-Cholen à François de Quelen, frère de René, son neveu. (Archives des Côtes-du-Nord. - Quelen. Série E. Trav. 137, ray. 2, car t. 259.)

Aliette le Nepvou testa, en 1467, au manoir de la Croix-Cholin. (V. Pièces just. n° 18.) Elle parle, dans son testament, de Hervé Goures, son fils, de Hervé de Quelen, sire de Saint-Bihy, et de Raoullet le Nepvou, son frère.

Le document suivant paraît nous indiquer, on outre, que Jean le Nepvou se maria deux fois.

1430. - " Minu fourni le 24 avril 1430 par Jehan le Neuou, au nom de ce Marguerite Arodes, sa femme, pour le rachat de Guillaume Arodes, son père... ce du clos du Moulin Neuf, une maison et pièce de terre... devant 3 s. et 6 d. de ce rente à Allain du Cambout. » (Arch. des Côtes-du-Nord, E. 352. Paroisse de Saint-Glen.)

De cette union sortit un fils, Jean, que nous verrons, en 1458, posséder, dans la paroisse de Pommeret, une terre voisine de celles de Roland et d'Isabelle le Nepvou. (V. plus loin.)

1437. - ce Jehan Nepveu, » prêta serment de fidélité au Duc, en 1437, parmi les nobles de la chatellenie de Moncontour (D. Lobineau, T. II, col. 1055), sans doute à cause des terres qu'il possédait dans la paroisse de Pommeret.

1469. - " Jehan le Nepuo » comparaît, à la montre générale de 1469, pour la paroisse d'Yffiniac. (Man. de Saint-Brieuc. - V. Pièces just. n° 9.)

1474. - c< Minu fourni le 7 juillet 1474 par Jehan le Nepuo pour le rachat ce de Margot Arodes sa mère.... d'une maison, herbregement, etc., devant 8 d. 7 s. ce de rente à Jehanne du Cambout femme de Rolland le Denais » (d° E. 352).

Ce rameau des le Nepvou, établi dans les paroisses de Pommeret et de St-Glen, paraît avoir donné son nom à l'une des terres de la seigneurie de St-Glen nommée le « Clos au Nevo ».

La famille Arodes est éteinte. A la date du 24 octobre 1414, nous trouvons un « Guillaume Arode orfèvre et bourgeois de Paris » qui reçoit du duc d'Orléans la somme de 1463 livres tournois. (Bibl. nat. Pièces orig. 103.)

6. - LOUIS LE NEPVOU, seigneur du Barillot, alloué de Lamballe et secrétaire du duc de Bretagne Jean V. (....1420-4449....)

Il est vraisemblable que Louis le Nepvou était le fils aîné de Jean et de N... du Rufflay.

On trouve, en 4420, une quittance de Louis le Nevou de la somme de 40 1. reçue comme alloué de Lamballe, charge où il précéda Raoullet le Nepvou, Mathurin Troussier et, plus tard, Jean le Nepvou, seigneur de Crenan. (Inv. des Archives des Côtes-du-Nord. E. 547.)

Nous verrons que les le Nepvou possédaient, anciennement, dans la paroisse de Pommeret, un fief qui dépendait de la seigneurie de Lamballe.

Le blason des le Nepvou se voit encore sur une clef de voûte de la chapelle Saint-Gilles, dans l'église de Notre-Dame de Lamballe, à gauche du maître autel. Nous en donnons, ci-contre, un croquis, mais nous ne savons si ces armoiries datent du xve siècle. Elles ont été, tout au moins, restaurées à une date plus récente. D'autres clefs de voûte portent le blason des Urvoy, dans la chapelle Notre-Dame de Délivrance, et, dans la chapelle Sainte-Anne, celui des la Villéon, en alliance avec un autre écu au franc quartier des du Rufflay. (Communiqué par le Vte II. de la Messelière.)

A la Réformation de 4426, Louis le Nepvou est cité, comme nous l'avons dit, avec Jean le Nepvou, parmi les nobles habitant la ville de Saint-Brieuc. Nous y voyons, également, au nom bre des ce métairies anciennes et nobles » situées sur le territoire des villages de Saint-Michel :

Clef de voûte dans l'église N.-D. de Lamballe. (Chapelle Saint-Gilles.)

ce Le Barillot appartient à Loys le Nepuou. » (Manuscrit de Saint-Brieuc, p. 40. - V. Pièces just. n° 9.)

La seigneurie du Barillot, qui n'est plus mentionnée en 1535, devait être située au sud de la ville, près du couvent des Cordeliers. Elle touchait à celles du Clos et de Robien et s'étendait jusqu'aux remparts. Notons que dans la vieille ville, près de la cathédrale, se voyait autrefois, à l'angle des rues Saint-Gilles et des Trois Frères Merlin, une maison « des Barillots » qui s'élevait en face de l'ancien hôtel Rohan. (A. de la Villerabel. - A travers le Vieux Saint-Brieuc, p. 134. - Anc. év. de Bretagne, T. 2, p. 243.)

Louis le Nepvou fut l'un des commissaires désignés par le duc Jean V, avec J. Troussier et J. Saoulet, sénéchal des Regaires de Saint-Brieuc, pour procéder à la Réformation de 4426 et 4427, et nous voyons sa signature figurer au bas du ce minu des cinq paroisses du terrouer d'entre Urne et Gouet ». (Manuscrit de Saint-Brieuc p. 45.)

1427. - Il reçut une commission semblable, en 4427, pour la paroisse de Pédernec, dans l'évêché de Tréguier, et, en 4428, pour celle d'Yffiniac. (Mande ments de Jean V de 1428. - n° 2571.)

1432. - En 4432, dans l'ajournement d'une cause entre Geoffroy du Quellenec et le vicomte du Fou, nous lisons : ce ... Dont il est par Loys le Nevou ce nostre secrétaire et lieutenant de nostre procureur général... » du 20 mai 4432. (Mandements de 1432. - n° 2025.)

1436. - En 4436, le jugement d'une cause entre les religieuses de Boquen et les héritiers de Téphaine Quémar nous fournit la mention suivante : ce Et ce quand pour y recevoir tesmoins purger et enquerir avons nommé nos bien ce amés et féaux Jean Troussier, Loys le Nevou, Pierre Riaczon. » (Même source. - Année 1436. - n°2032.)

1441. - Pierre de Couaisnon et Louis le Nepuou, commissaires du duc, procèdent à l'enquête du 23 janvier 4444 dans la paroisse de Cesson. (Manuscrit de Saint-Brieuc. p. 107. - V. Pièces just. n° 9.)

Nous lisons dans les ce Anciens évêchés de Bretagne » que la famille le Nepvou ce qui, au commencement du xve siècle, habitait le Barillot, s'établit, au siècle ce suivant, au lieu noble de Karfort (plus anciennement Kerfo) dont elle porte ce encore le nom. » (Geslin de Bourgogne et A. de Barthélemy. - Anciens évêchés de Bretagne. T. 2. p. 252.)

En 1506, Guyon le Nepvou, seigneur de Kerfort, ratifie une fondation dans l'église Saint-Michel faite par « dom Louis le Nepvou prêtre », en qualité de son héritier principal et noble. (Voir plus loin.)

1449. - A la Réformation de 4449, dans la paroisse de Plaine-Haute, nous trouvons : ce Bellefontaine à Louys de Crenan. »

Cette terre, absolument veisine de Crenan, avait, sans doute, fait l'objet d'un partage « à viage » en faveur de Louis le Nepvou.

6. - RAOUL ou RAOULLET LE NEPVOU, alloué de Lamballe, secrétaire et conseiller du duc de Bretagne Jean V (... 4395-4444 ...)

Raoullet le Nepvou est dit frère d'Aliette le Nepvou, fille de Jean le Nepvou et de N .. du Rufflay, dans la généalogie de la maison de Quelen. (V. Pièces just. n° 16.)

1395. - " Raoul le Nepvou » rendit hommage au vicomte de Rohan le 43 juillet 4396. (D. Morice, Pr. T. II, col. 670.)

Il fut, certainement, l'un des personnages marquants de la cour de Jean V . qui lui confia, à plusieurs reprises, des missions importantes.

1423. - Nous voyons cité, dès 4423, ce nostre bien amé et féal secrétaire ce Raoullet le Nepvou » (Mandements de Jean V de 1423. - n° 1558) et, la même année, " nostre bien amé et féal conseiller Raoullet le Nevou, à Nantes, le 43 juin 4423 » (d°, n° 1583).

1425. - En 4425 ce Raoullet le Nevou » accompagne le duc à Amiens dans le voyage qu'il entreprend " vers les ducs de Bedfort et de Bourgogne », et est chargé, par lui, de payer les gages des seigneurs et officiers qui font partie de sa suite. (Dom Lobineau. T. II, col. 996-97. - Dom Morice. Pr. T. II, col. 1173-74.)

1426. - " Raoulet le Nepuou » est compris, à la Réformation de 4426, parmi les nobles de la paroisse de Cesson. (Manuscrit de Saint-Rrieuc, p. 45.) Il avait des terres dans la paroisse de Trégueux où l'enquête faite en may 4426 relève, parmi les metayries :

" Celle Raoulet le Nepuou » (même document, p. 44).

La même année, un mandement du duc, du 3 février 4426, est signé : le Nepvo. (Mandements de Jean V de 1426, n° 1668.) Et Raoullet le Neveu figure, avec " Alain Coaisnon » parmi les secrétaires, dans le compte de Jehan Dronyou du 34 octobre 4426. (Dom Lobineau. T. II, col. 1015.)

1427. - En 4427, le chancelier de Bretagne fait, par ordre du duc, avec Raoullet' le Neveu et ce A ma vie » poursuivant d'armes, un voyage en Nor mandie d'où il amène vers le duc quelques poursuivants d'armes des Anglais. (Dom Lobineau. T. I, p. 571.)

1430. - En 4430, nous trouvons une commission pour Jean Troussier et

Raoul le Neveu d'enquérir du nombre de feux des paroisses de Saint-Aulban et Sainl-Treuen. (Mandements de Jean V de 1430, n° 2595.)

1431. - Guillaume de Malestroit, Raoulet le Neveu et l'archidiacre du Désert sont envoyés par le duc, en 4431, vers la Reine de Sicile (Marie de Bretagne fille de Charles de Blois). (Dom Lobineau. T. I, p, 589.)

1432, - En 4432, nous voyons le duc Jean V révoquer " les donations faites ee à nos amés et féaux escuiers et secretaires Guillaume Freslon, Raoullet Nepveu, ce Michel de Parthenay, Morice de la Noë, Me Guillaume Bourget » des biens de Jean de Beaumanoir, sr de Langevinaye, qui avait été faussement accusé d'avoir participé à l'attentat des Penthièvre. (Bibl. nationale. Dossiers bleus 75. - Beaumanoir.)

1437, - Mentionnons encore 17 mandements divers du duc de Bretagne entre 1431 et 1437, signés le Nevou et R. le Nevou. (Mandements de Jean V par R. Blancard. - Archives de Bretagne.)

1439. - Radulphum Neveu est cité, en 1439, parmi les ambassadeurs du duc qui accompagnent, en Angleterre, l'évêque de Saint-Brieuc. (Dom Morice, Pr. T. II, col. 1327.)

1440. - Nous retrouvons Raoul le Nepvou parmi les nobles de la paroisse de Cesson dans l'enquête de juillet 1440 faite par J. Troussier et Loys le Neuo, et qui porte, en tête : ce Raoulet le Neuo, Pierre le Neuo. » (Manuscrit de Saint-Brieuc, p. 79. - V. pièces just. n° 9.)

1441. - A la Réformation du 23 janvier 1441 faite, dans la même paroisse, par Pierre de Couaisnon et Louys le Nepuou, commissaires du duc, nous voyons encore : ce la Ville-Doré, Raoulet le Nepuou » et ce la Villeginguelin, Pierre ce le Nepuou noble. » (Manuscrit de Saint-Brieuc, p. 107.)

Nous n'avons connaissance d'aucune alliance conclue par Raoulet le Nepvou. Le testament d'Aliette le Nepvou, sa soeur, en date du 20 janvier 1467 (Voir Pièces just. n° 18), ordonne le paiement d'une rente laissée par lui à l'église de Ploufragan.

Il n'était, sans doute, que le cousin germain de Pierre que nous voyons cité avec lui, dans la paroisse de Cesson, en 1441, et de Roland, dit frère de Pierre en 1450, que nous croyons être l'auteur commun des branches de la Cour et de Kerfort. (F. IVe Partie.)

Nous ne parlerons, ici, que du premier d'entre eux (F. plus loin).

5. - PERROT LE NEPVOU, écuyer, seigneur de Crenan. (....1378-1386....)

1378. - Perrot le Nepvou vivait en 1378, comme l'indique ce la monstre

ce de Jehan Quintin escuier et de cinq escuiers de sa compagnie reçue à Dinan

ce le 24 août 1378 sous le gouvernement de M. le Connétable, Premier ledit

ce Jehan, Perrot le Nevou, Alain de la Villeneuve, Perrot de la Cornillère, ce Jeh. Brouëzin ». (Dom Morice, Pr. T. II, col. 187.)

1380. - Un ancien armoriai de la noblesse de Bretagne au XIVe siècle, trouvé à Bayeux, nous indique, parmi les écuyers :

ce Perrot le Neuou, sr de Crenan (av. 1380). » (Bibl. nationale, F. fr. 22361 p. 23.)

1381. - Dans les ratifications du traité de Guérande nous voyons que ee Jehan, sire de Quintin, chevalier, Perrot le Nevou, Even de Moellon, Jehan " du Houle, Alain de la Villeneuve, Rolland de Kergomar, écuyers, rattifient à « la Roche-Derrien, le 2e jour de may 1381. » (Dom Morice. Pr. T. II, col, 279).

Remarquons, dans ces documents, l'orthographe Nevou qui est, exactement, celle de la charte de 1311, et que nous verrons, d'ailleurs, se perpétuer, aussi bien que Nepvou, jusqu'au XVIIIe siècle.

1386. - Nous retrouvons Perrot le Nepvou, le 16 mai 1386, aux états de Rennes où nous lisons que ce Monseigneur Robert de Beaumanoir se est présenté ce en son ajournement contre Monsieur Pierre Tournemine. Celui sire de Beau ce manoir dit qu'il avait et tenait pour ses advocatz et conseil Alain Chance, «r Perrot Neveu, Guillaume de la Chapelle et Geffroy du Houle. » (Dom Morice, Pr. T. II, col. 515.)

Perrot le Nepvou semble avoir épousé Marie de Ploësquellec, dont il aurait eu plusieurs fils, savoir :

1° Henry, qui lui succéda.

2° Pierre, qui semble le second.

3° Olivier.

4° Eon, ou Eonnet.

5° Roland.

Il faut, peut-être, y ajouter plusieurs filles, dont Marguerite, qui épousa Henry de la Rivière de Corlay, 2e du nom, fils de Geoffroy et de Marguerite de Kerahuys.

La maison de Ploësquellec, ou Plusquellec, ramage de Poher, a produit 10 générations en 1669 et portait chevronné d'argent et de gueules de 6 pièces.

Sa généalogie remonte à Guillaume seigneur de Ploësquellec et de Callac, vivant en 1232, qui épousa Eleonor de Rosmadec et dont la soeur, Alix de Ploësquellec, épousa, en même temps, Hervé de Rosmadec 3e du nom. (A. du Paz. - Généalogie de la maison de Molac, p. 48.)

Henry, puîné de la maison de Ploësquellec, épousa Marguerite de Tronguidy. (Dossiers bleus 528.)

Alain de Ploësquellec est dit fils ainé et principal hoir noble de Jean de Ploësquellec et de Jehanne de Perrien dans un acte d'accord du 17 Février 1438. (Arrêt de noblesse des Perrien.)

L'ancienne maison de la Rivière, qui portait d'azur, à la croix engreslée d'or, est une des plus illustres de Rretagne.

Sa généalogie, établie par dom Morice (F. fr. 22.349.) la fait descendre de Ravins, comte de Mur, puîné des Comtes de Cornouailles, qui vivait en 980.

Eudon, dit Mab-Gestin, est cité, en 1184, à la fondation de l'abbaye de Bonrepos.

Garcis, fils de Cadoret, vivait en 1227 et épousa Beatrix de Rostrenen dont : 1° Joachim qui épousa Olive du Perrier et fut la tige des seigneurs de Bahezre et de Kerdavid.

2° Christophe de Mur, qui épousa Louise de la Rivière, fille unique et héri tière de Thibaud sr de la Rivière.

Leur fils, Geoffroy de la Rivière, reprit le nom et les armes de la Rivière et épousa Jeanne de la Feillée dont :

Thebaud de la Rivière, chevalier, célèbre compagnon d'armes de Bertrand du Guesclin, qui épousa Marie de Kergorlay, dont :

Jehan de Mur, seigneur de la Rivière, chevalier, également cité, avec Messire Geoffroy le Nepvou, en 1371, dans les montres du connétable. Il épousa Marguerite de Beaumanoir dont :

Henry, premier du nom, qui épousa Jeanne du Houle et fut père de 1° Geoffroy, qui suit : 2° Eon de la Rivière, chevalier, sr de Kaernomain, qui, ainsi que nous l'avons vu, épousa 1° Isabeau Moysan, 2° Jacquette de la Hermoët.

Geoffroy, sr de la Rivière, épousa : 1° Marguerite de Kerahuys, 2° Isabeau de Tournemine dont Alix de la Rivière, femme de Rolland de Coëtrieux.

Du premier lit sortit Henry de la Rivière de Corlay, 2e du nom, chevalier, qui rendit aveu au Duc de Bretagne en 1452, et qui épousa 1° Marguerite le Nepvou, de la maison de Crenan, dont il ne resta pas d'enfants, 2° Olive le Vicomte, dont Jeanne de la Rivière. (Bibl. nat. F. fr. 22.349. - Généalogie de la Rivière.)

Celle-ci mourut sans enfants et sa succession échut à Pregent de Coëtrieux, fils de Roland et d'Alix de la Rivière, son cousin germain. (F. plus loin.)

Citons encore, à la fin du XIVe siècle, mais sans pouvoir les rattacher :

e< Perrote Nevou la dégrepie « Johannet Bertho » mentionnée dans une séance du Parlement général tenu à Rennes, du 18 May 1384. (Dom Morice, Pr. T. II, col. 463.)

Le 3 May 1392, Lauretle Nepuou, nourrice de Madame Marie (de Bretagne), a reçu de Blain de Magné, trésorier de la Duchesse, douze livres 10 sols monnaie pour ses gages d'un quart d'an. (Bibl. nat. F. fr. 22.331, p. 96.)

A la date du 11 juin 1412, nons trouvons, dans la paroisse de Pommeret : Minu par ce Perrin le Nepuou » pour le rachat de ce Thephaine le Nepuou » sa soeur. (Archives des Côtes-du-Nord, E. 749.)

ce Perrin le Nepuou » figure encore, dans les comptes rendus à la seigneurie de Lamballe, de 4415 à 4420, dans la paroisse de Pommeret. (Même source, E. 845.)

ce Perrin de Crenant », écuyer, figure dans une montre de Jehan de Quebriac du 45 septembre 4415. (Dom Morice, Pr. T. II, col. 910.)

6. - PIERRE LE NEPVOU, écuyer, sr de la Villeginglin (.'.. 4448-4450 ...)

Pierre le Nepvou, puiné de la maison de Crenan, est cité, en 4418, dans l'acte suivant.

1418. - ce Cy après ensuivent les noms des S9rs chevaliers, chèvetaines " gens d'armes et autres que Mgneur le duc avait avec luy en ce présent

" voyage de France lesquels mon dit seigneur a faicts payer à Angers tant

" des estats de leurs personnes que de leurs gages leur ordonnés par mon dit " s3r pour un mois commencé le 40 jouyn 4448 par Me Salmon Peribu argentier " et miseur du voyage...

" ... Au comte de Penthièvre pour sa personne VIXX a-

" Thebaud le Seneschal XII fl-

" . . Messire Aiain de Plusquelleç gouverneur des gens

" du Maréchal pour sa personne xxx -H-

" . . Messire Eustache de la Houssaye, pour sa personne. . xxx #

" ... . Pierre Berlhelot XII -H-

« . . . . Guillaume de Lescouet XII -a-

" . . . Pierre le Nevou pour sa personne. XV #

" Olivier le Nevou XII a-

" Eonnet le Nevou XII #

ce Eon Dolo. . XII #

« . . . . Olivier Berthelot XII -H-

(Bibl. nat. F. fr. 22329, p. 155.)

Cet acte a été cité dans les arrêts de noblesse des le Sénéchal de Kercado et des Berthelot de Saint-Ilan. Le duc Jean V, qui allait trouver le roi de France en vue de conclure la paix, avait tenu à s'entourer d'un grand nombre de seigneurs et des représentants de la meilleure noblesse de Bretagne.

Nous n'avons retenu, dans le compte dont il s'agit, que les noms intéressant notre étude, c'est-à-dire ceux des familles alliées aux le Nepvou, dont nous

aurons à parler.

Remarquons que Pierre le Nepvou, seigneur de la Villeginglin, et parent de Raoullet, secrétaire du duc, y est inscrit pour XV livres, avec la mention ce pour sa personne » qui ne s'applique qu'aux personnages les plus marquants de la suite de Jean V.

Il est immédiatement suivi d'Olivier et d'Eonnet, chacun pour XII livres, ce qui nous indique qu'il s'agit de parents, plus jeunes, amenés par lui.

1419. - Nous trouvons le nom de Pierre le Nepuou dans un compte de 4449-4420, rendu à la seigneurie de Lamballe pour la paroisse de Pommeret. (Archives des Côtes-du-Nord. E. 845.)

1441. - A la Réformation de 4444, dans la paroisse de Cesson, Pierre le Nepvou est seigneur de la Villeginglin. (V. Pièces just. n° 9 et Ane. év. de Bretagne. T. 2, p. 283.)

1449. - En 4449, nous trouvons, dans la paroisse de Plaine-Haute : ce le « Clos-au-Rosty à Pierre de Crenan. » (Manuscrit de Saint-Brieuc, p. 65. V. Pièces just. n° 9.)

1450. - L'année suivante, nous trouvons le minu fourni, le 5 octobre 4450, dans la paroisse de Pommeret, par Rolland le Nepuou pour le rachat de ce Pierre « le Nepuou » son frère. (V. IVe Partie.)

Rappelons que le Clos-au-Rosty était l'une des métairies nobles de la sei gneurie de Crenan, dans la paroisse de Plaine-Haute.

La généalogie de la maison le Chevoir nous indique que Pierre de Crenan épousa Olive le Chevoir fille de Lancelot sr de Coateslan et de Marguerite de Kernévenoy.

« Olive eut 50 1. de rente et 75 1. monnoye en partage ; procez, en 1450, par ee son fils Jean. » (Bibl. nat. F. fr. 22349. Mém. gén. de Dom Morice.)

Les le Chevoir, srs de Coateslan et de Kerourguy (par. de Prat), de Kergoff, etc., portaient de gueules au croissant d'argent surmonté de 3 mâcles de même. Ils ont produit 9 générations en 1670.

C'est à cette famille qu'appartenait Marie le Chevoir femme du fameux Guy Eder sr de la Fontenelle.

En 1535, nous voyons la Villeginglin et la Ville-Doré aux mains de Mauri cette de Penmarch femme de Robert Eder sr de Beaumanoir.

Les Penmarch, venus à Saint-Brieuc à la suite de l'évêque Christophe de Penmarch, y acquirent des biens considérables. (Ane. Evêchés de Bretagne.)

Le fils de Robert Eder et de Mauricette de Penmarch, René, sr de Beau manoir, épousa Perronnelle de Rosmar dont: 1° Amaury, 2» Guy sr de la Fontenelle.

Si l'on admet l'identité de Pierre le Nepvou et de Pierre de Crenan, sr du Clos-au-Bosty, morts, tous les deux, en 1450, il n'est pas possible de douter que celui-ci soit le frère d'Henry le Nepvou, seigneur de Crenan, dont nous verrons le fils aîné porter, également, le prénom de Pierre.

6. - OLIVIER LE NEPVOU, 4e du nom (... 4404-4434 ...) 1404. - Dans le compte de Guillaume Nouette, dont nous avons déjà parlé dans la 1re partie, pour les fermages de Quintin, en 4404, nous relevons : " ... Eon de Crenan pour deux places qui furent dom Robert de

Crenan VI d.

" ... Olivier le Nepvou de Crenan pour deux places et demie VII d. ob.

" ... Olivier de Crenan pour une place et demie III d. ob.

" ... Guillaume du Rufflay de la maison qui fut ez Cadorez III d. »

Un peu plus loin, le compte du receveur de Quintin mentionne encore :

" La tenue Eon Gouezit et Guillo Gouezit furent bailées à Olivier de Crenan par eschenge et paie dessus rente par chacun an xn d.

" ... Olivier de Crenan sur la moitié d'un courtil en la dicte rue es

Merciers XVIII d. »

(R. Chassin du Guerny. - Organisation de la seigneurie de Quintin. -

Appendice.)

1409. - " Olivier de Crenan était mort en janvier 4409. Il avait des terres

" en Ploërdut. » (Bibl. nat. F. fr. 11549. Inv. des titres de Guéméné, p. 55.) 1411. - Nous retrouvons le nom d'Olivier de Crenan, écuyer dans une

montre du batard de Quintin en 1411. (Dom Morice. Pr. T. II, col. 861.)

Nous sommes, ici, manifestement, en présence de deux personnages du même nom, le père et le fils, sans doute.

1421. - En 1421, nous trouvons également le nom de " Alain de Crenan » dans la Revue de Jehan de Tournemine. (Dom Lobineau. T. II, col. 981. - Dom Morice. Pr. T. II, col. 1089.)

On pourrait discuter, longtemps, sur la question de savoir si ces personna ges appartiennent encore à l'ancienne maison de Crenan ou sont, comme nous le pensons, des puînés de la maison le Nepvou.

Il est impossible de trancher cette question par suite de la coïncidence des prénoms que nous avons déjà signalée et nous ne pouvons que laisser parler les documents.

Dom Robert de Crenan, lui-même, ne fait pas exception, car nous trouvons, en 1440 « anoblissement (d'une terre) pour Robert le Neveu avec décharge pour « les paroissiens de Monterfil. » (Mandements de Jean V. n° 2637.)

En ce qui concerné ce Olivier » et ce Eon de Crenan », nous ne pouvons que rapprocher leurs noms de ceux des personnages cités, dans le compte de 1418, parmi ceux qui accompagnent le duc Jean V en France.

Mentionnons encore l'acte suivant, extrait de l'arrêt de noblesse des du Rufflay : ce Sur le degré de Guillaume, père dudit Louis, sont rapportées quatre pièces. La ce première est un acte passé entre Guillaume du Rufflai et Olivier Neuou parce ce que le d. du Rufflai disait au d. Olivier le Nepuou que depuis les 60 ans, ce Mre Hervé du Rufflai duquel le d. Guillaume était héritier principal et noble, « etc. » (Arrêt de noblesse des du Rufflay du 27 juillet 1669. - Nouveau d'Hozier 296.)

Bemarquons les deux expressions Neuou et le Nepuou s'appliquant au même personnage qui, bien que cet acte ne soit pas daté, nous paraît être Olivier le Nepvou de Crenan cité, en 1404, avec Guillaume du Rufflay, dans les baux de Quintin.

Cet acte établit, en outre, une présomption nouvelle de parenté entre Olivier le Nepvou de Crenan et Jean le Nepvou, dit Jean de Crenan en 1427 que nous avons vu épouser N... du Rufflay.

Nous retrouvons " Olivier le Nepuo » ou " le Nepuou », à diverses reprises, dans les comptes fournis à la seigneurie de Lamballe, de 1415 à 1434, pour la paroisse de Pommeret, où nous voyons également cités, à la même époque, Pierre, Roland et d'autres le Nepvou. (Archives des Côtes-du-Nord. E. 845 et E. 624.)

Olivier le Nepvou paraît n'avoir laissé qu'une fille, mariée à Roland le Camus.

1415. - Nous trouvons, en effet, à la date du 30 septembre 1445, un minu fourni par Olivier le Nepuou, en son nom et comme garde naturel des enfants de Roland le Camus " enffans de la fille du d. Nepuou » pour un ce her bregement » et des terres situées dans la paroisse de Brehand. (Archives des Côtes-du-Nord. E. 678.)

Nous retrouvons la trace, au début du XVe siècle, d'une autre fille de la maison le Nepvou, Olive, mais dont le rattachement doit être plus ancien.

1438. - Minu rendu le 20 mai 4438, en la cour de Moncontour, par Robin Huet héritier de deffunte ce Olive le Nepvou son elle et mère de la mère du dit ce Robin, décédée environ la feste de Noël darraine, pour le rachat d'une maison ce sise près le bourg de Pleudran. » (Arch. des Côtes-du-Nord. E. 703.)

Une autre Olive le Nepvou figure dans l'acte suivant:

1471. - Minu du 6 mai 4474 de Jean Briquet (sr de la Mouëssonière) à cause de Thephaine Gaudu, sa femme, pour le rachat ce d'Olive Nepvo mère de la dite Gaudu. » (Arch. des Côtes-du-Nord. E. 297.)

6. - EONNET ou YVONNET LE NEPVOU (...4448-4437..,)

Nous avons vu, en 4404, Eon de Crenan et, en 4448, Eonnel le Nevou

parmi ceux qui accompagnent le Duc en France. Ce dernier a joué un rôle militaire important. Nous le voyons, en 4420, employé

aux guerres contre les Anglais.

1420. - Sceau. - ce Quittance de gages d'Yvonnet ce le Neveu, à la poursuite des Anglais, 4 août 4420. - Ecu ce billeté à la bande engreslée brochant sous un chef, penché, ce timbré d'un heaume supporté par 2 lions ; dans le champ, ce deux rameaux. Légende... UONNET. » (Bibl. nat. Coll. Clairambault, règ. 81, p. 6327.)

Les armoiries d'Yvonnet ou Eonnet le Nepvou ne sont pas encore celles qui furent adoptées définitivement par la famille, mais on y voit, nettement, l'écu billeté des Dolo, surmonté d'un chef.

1422. - Nous retrouvons ce Yvonnet le Nepveu et XII autres de sa chambre ce dans la compagnie de Messire Jehan de Bazoges chevalier banneret soubz ce Messire Tanguy du Chastel maréchal des guerres de Me le Régent receus à ce Reaugency le 28 may 4422. » (Dom Morice. Pr. T. II, col. 1121.)

1437. - Eon le Nepvou prêta serment de fidélité au duc de Rretagne, le 22 octobre 1437, parmi les chevaliers et écuyers de l'évêché de Tréguier, ressort de Goëlo. (Dom Lobineau. T. II, col. 1049. - Dom Morice. Pr. T. II, col. 1310.)

6. - Ier DEGRÉ. - HENRY LE NEPVOU, écuyer, seigneur de Crenan (.. .4448-4 436...)

Henry le Nepvou est le premier degré de la généalogie des seigneurs de Crenan que l'on peut appuyer sur des actes authentiques. Il est dit fils de Marie de Ploësquellec dans un acte de 4464 cité dans l'arrêt de noblesse des Perrien et que l'on trouvera plus loin.

1421. - Henry de Crenan rendit aveu, le 46 janvier 4424, ce pour les ce terres qu'il possédait au village de Guermondalen en Langouelan. » (F. fr. 11549. Inv. des titres de Guéméné, p. 53.)

1436. - " Acte de Jehan de Quintin et du Perrier lequel estoit comte de " Quintin ou par icelle recognoist que Henry le Nepuou escuier, seigneur de " Crenan, a droit de haute justice à quatre posts, droit de moulins, de coulom " biers et de coutumes à cause de sa terre de Crenan, le d. acte datte du " 22 octobre 4436. » (Arrêt de noblesse des Perrien.)

Le droit de haute justice à 4 posts n'appartenait, en principe, qu'aux barons qui, parfois, le déléguaient à leurs sénéchaux.

Nous savons que Crenan était un démembrement de l'ancienne vicomte de Plaintel et qu'en 1349 Eon le Nepvou était sénéchal du sire de Quintin. C'est là, sans aucun doute, qu'il faut chercher l'origine de la haute prérogative dont jouissaient les seigneurs de Crenan.

Les posts, ou pots, étaient des monolithes de forme ronde mais présentant

SCEAU.

une tête carrée, aux armes du seigneur. Ils étaient réunis par des traverses de bois formant patibulaire.

Les pots de Crenan, disséminés aux villages du Bois-Roussel et de la Belle-Fontaine, ont été retrouvés et nous donnons, ci-contre, le dessin du sommet de l'un d'eux, que M. le baron Grivel, le proprié taire actuel de Crenan, a fait transporter à l'intérieur du parc sur l'éminence dont nous avons parlé. (Extrait de l'Ouvrage du Cte H. le Noir de Tournemine.)

La généalogie de la famille le Sénéchal nous apprend que Henry le Nepvou, seigneur de Crenan, épousa Guillemette le Séné chal fille de Even le Sénéchal, seigneur de Kercado, et de Jeanne la Vache.

La très ancienne famille le Sénéchal, ramage de Rohan, portait d'azur à 7 mâcles d'or, 3,3,1. Elle a produit 12 générations à la Réformation de 1670 où elle fut maintenue dans la qualité de chevalier.

Daniel, sénéchal d'Alain, vicomte de Rohan, est nommé à la fondation de l'abbaye de Bonrepos en 1184. Nous trouvons, ensuite, Fraval chevalier Olivier et Fraval II.

Oliverius Senescalli se croisa eu 1248 (Coll. Courtois). Son frère, Eon le Sénéchal, sr du Bot Saint-Caradec, épousa Olive de Kercado et fut la tige des le Sénéchal de Kercado.

Alain, mort en 1372, épousa 1° Jeanne de Ploeuc dont Isabelle mère de Guillaume du Boisbouëssel : 2° Johanette du Pont dont issut : " Even le « Sénéchal sr de Kercado qui épousa Jeanne de la Vache fille de Monsieur « Rolland sr dé la Touche-à-la-Vache. Je crois que la mère de Jeanne estoit « de la maison de Coëtlogon ; elle estoit soeur d'Ollivier. De ce mariage sont « issus : 1° Thebaud le Sénéchal qui épousa Jeanne du Fou fille de Jean du « Fou sr de Nogent et de Mahaut de Montfort. 2° Ollivier, 3° Jehan, 4° Alain, « 5° Rolland, 6° Guillemette le Sénéchal, soeur de Thebaud, épousa, en 1418 « ou 1430, Henri le Nepuou de Crenan seigneur de Crenan, 7° Marie, religieuse « de l'abbaye de Saint-Georges, 8° Jehanne, etc.. » (Bibl. nat. Dossiers bleus 610, le Sénéchal.)

Guillemette le Sénéchal est omise dans la généalogie des le Sénéchal de l'armoriai général de d'Hozier. Sa filiation et son alliance sont prouvées toutefois, par les actes de 1464 et 1469 qu'on trouvera plus loin, ainsi que par d'autres généalogies, où il est dit qu'elle épousa, en 1418, Henry le Nepvou de Crenan sr de Crenan. (Bibl. nat. Nouveau d'Hozier 304.)

Jeanne la Vache, fille de Monsieur Rolland sr de la Touche-à-la-Vache, fut dotée par son père en 1392. Elle vivait encore et était qualifiée douairière le 27 décembre 1431.

Les la Vache portaient de gueules à 3 rencontres de vache d'argent (Sceau en 1413), et se sont éteints de bonne heure. Guills Vacce croisé en 1248. (Coll. Courtois.)

Pot de haute justice à Crenan

Du mariage d'Henry le Nepvou, seigneur de Crenan, et de Guillemette le Sénéchal sont issus :

1° Pierre, qui suit.

2° Thebauld.

3° Sylvestre, sr de la Couldraye.

4° Isabeau, qui épousa Yvon du Quillidien, suivant l'acte de partage de 4464 qu'on trouvera plus loin.

Les du Quillidien, seigneurs du dit lieu (par. de Plouigneau) - de Porziou et de Locrenau (par. de Plestin) - de Coëtauroux, etc., portaient de gueules à la fasce d'argent acc. de 6 mâcles de même. Cette famille, éteinte actuellement, a paru aux Reformations de 1427 à 1543. (Potier de Courcy.)

1468. - Nous trouvons, dans la paroisse de Pommeret, à la date du 12 Xbre 1468, un minu fourni par Pierre Couespere héritier de feu ce Ysabel le ce Nepuou, décédée environ le jour qui précède St Denis darain passé » et com prenant ce 5 sillons de terre joignant d'un côté à terre Jehan le Nepuou et d'un ce bout à terre Rolland le Nepuou...

ce ... autre pièce de terre joignant d'un bout à terre Jehan le Nepuou et d'autre ce à terre Rolland le Nepuou...» (Archives des Côtes-du-Nord. - E. 749.)

7. - SYLVESTRE LE NEPVOU, écuyer, Sr de la Couldraye (....1449-1469...) 1449. - L'enquête du 15 janvier 1449, dans la paroisse du Foeil, nous

apprend que :

ce L'hébergement de la Couldraye appartient à Silvestre le Nepuou. » (Man. de Saint-Brieuc, p. 109. - V. pièces just. n° 9.)

La Couldraye est une ancienne métairie noble qui est située tout près de Crenan. Il n'est pas douteux qu'elle fut le partage, d'un cadet de cette maison.

1469. - La Montre générale de 1469 (V. plus loin) nous indique encore, dans la même paroisse :

" Silvestre le Nepuo LX par Maistre Jehan le Nepuo, en brigandine salade ee épée arc et trousse et injonction d'avoir son page. »

La descendance de Sylvestre le Nepvou a persisté, dans la paroisse du Foeil, jusqu'au début du XVIe siècle.

8. -JEAN LE NEPVOU, écuyer, seigneur de la Coudraye (...1469-1520...). 1469. - ce Maistre Jehan le Nepuo » comparait, à la montre générale

de 1469, pour Silvestre le Nepuo. (V. plus haut.)

1492. - A la date du 7 juin 1492, nous trouvons un contrat d'échange entre Maistre Jehan le Nepvou et Guillaume fils Pean, d'une pièce de terre dite les Frosts. (Cte H. de Tournemine, Crenan. p. 229.)

1496. - Le 20 avril 1496, nous relevons un ce Compte que Jehan Pridon, " receveur de Beaumanoir et de Kergus, rend à noble et puissant seigneur Jehan ce Eder sr de la Marre, de Beaumanoir, de Langle etc. »

Ce compte est rendu au manoir de Beaumanoir devant ce Mestre Jehan Lenepuo ce sénéchal dudit sieur de Beaumanoir et Jehan Hamon » et signé d'eux à la fin. (Archives des Côtes-du-Nord. E. 1522.)

Le Cte H. de Tournemine fait mention de Maistre Jehan Le Nepvou (de la Couldraye), mari d'Isabeau de Pontquelen, sr et dame de Goaz-Hamon. (Crenan, p. 228.)

1513. - En 1513, ce la Couldraye appartt à aultre Jean de Crenan ». (Manuscrit de Saint-Brieuc.)

1519. - Nous trouvons, en 1519, ce Mandement pour Jehan de la Rocherousse « contre Henry avoué le Nepuou, Jehan le Nepuou Couldraye, du 43 février ce 4549 » (Reg. de la chancellerie, p. 110.)

1520. - Puis, en 4520, un ce appel pour Henry et Jehan les Nepvouz » (d° p. 116.)

Suivant le Cte H. le Noir de Tournemine, cet Henry le Nepvou, bâtard reconnu du seigneur de la Couldraye, possédait, dans la paroisse de Lanfains, la métairie ancienne et noble de la Touche-Bressin qui, à sa mort, fit retour à son suzerain, le Cte de Laval (Cte H. de Tournemine. - Crenan, p. 291 )

La terre de la Couldraye appartenait, en 4535, à Maistre Julien Daniel et fit retour à Guillaume le Nepvou, seigneur de Crenan, par acquêt de 4566.

7. - IIe DEGRÉ. - PIERRE LE NEPVOU, écuyer, Seigneur de Crenan et de Bonabry (...4449-4458.)

Pierre le Nepvou est dit fils aîné, héritier principal et noble de Henry le Nepvou et de Guillemette le Sénéchal dans l'acte de partage de 4464 qu'on trou vera plus loin.

Ces derniers s'étant mariés en 1418, il n'est pas possible de confondre leur fils avec un autre Pierre le Nepvou, dont nous avons parlé, cité en 1418 dans la suite du duc Jean V. ( F. plus haut.)

Pierre le Nepvou, seigneur de Crenan, était, en même temps, seigneur de Bonabry, fief important situé dans la paroisse de Hillion, au Nord de Saint-Brieuc (V. croquis des environs de Saint-Brieuc au XVe siècle). Cela est prouvé par la Notice sur la seigneurie de Bonabry qui est conservée aux Archives des Côtes-du-Nord (E. 491). Nous y relevons, dans la liste des propriétaires des terres et des fiefs dont on a composé cette seigneurie : Avant 4432 Jan de Lescouet de Bonabry. En 4433 Roland de Lescouet.

Avant 4458 Pierre le Nepvou.

En 4458 Paën le Nepvou.

« Jean de Lescouet de Ronabry mourut au mois de décembre 1432. Perrotte « Roland, sa veuve, comme tutrice de Roland de Lescouet, leur fils, fournit, « le 29 septembre 1433, minu pour son rachat.

« Il était fils de Roland de Lescouet. Bienvenue de la Goublaye, veuve de ce « dernier, vivait encore. Elle prouva sa qualité par une enquête en may 1434 " et fut admise à jouir du tiers des biens de Jean de Lescouet. » (Notice sur Bonabry. - E. 491.)

Notons la singuliére co-existence, comme seigneurs de Bonabry, des Lescouet et des le Nepvou dont les biens, absolument distincts, fiuirent, à la suite d'al liances que nous verrons, par être réunis entre les mains des le Nepvou.

Pierre le Nepvou, seigneur de Crenan et de Bonabry, épousa Marie de la Roche, ce qui est prouvé par l'acte de 4458 que nous citerons plus loin. De ce mariage sortirent :

4° Jean (souvent dit Péan) qui suit.

2° Guillaume, qui fut partagé en 4472.

Les de la Roche, srs de Duaut, de St-Glen (par. de ce nom) etc., ont pro duit 7 gén. en 1668 et portaient d'argent au chevron de gueules une fasce de même brochante (P. de Courcy.) - Devise : Firmus et rupes.

Ils appartenaient à une ancienne famille, du même territoire, dont la généa logie s'établit ainsi :

I. Guillaume de la Roche, chevalier, sr de Duault (1380) épousa Aliette de Kergoët dont, entre autres :

II. - Michel de la Roche, sr de Duault, qui épousa Margelie de Kerahuys, fille de Geoffroy et d'Amice le Marec, dame de Kerlabord, dont: 1° Alain, qui suit ; 2° Aliz de la Roche femme de Messire Estienne Cottes, chevalier, dont Jean Cottes vivant en 1452.

III. - Alain de la Roche, sr de Duault, épousa le 30 décembre 1427, Marguerite de Creux, fille de Raoul, dont :

IV. - Alain de la Roche, sr de Duault, épousa : 1° Isabeau le Sénéchal, fille de Thebaud sr de Carcado et de Jeanne du Fou, et petite fille de Even le Sénéchal et Jeanne la Vache. Etant veuf, Alain de la Roche épousa, en secondes noces, Julienne Bérard (des Bérard de Kermartin, arrière petite-nièce de St-Yves). Du 1er lit sont issus, entre autres :

Rolland, qui suit, et Marie de la Roche femme de Guillaume le Gascoing sr de Kerboutier (près Quintin).

V. - Rolland de la Roche, sr de Duault, épousa Marguerite de la Roche de la Touche-Trébrit, fille d'Alain et de Jeanne du Quellenec (branche de Rienassis) dont un fils, + sans postérité, et Marie de la Roche, héritière de Duault, femme de Charles Urvoy sr de la Cassouère et de la Touche. (Communiqué par le Vte L. Urvoy de Portzamparc.)

On voit comme toutes ces familles s'alliaient, entre elles, dans la même région. Marie de la Roche, femme de Pierre le Nepvou, était, sans doute, fille de Michel et soeur d'Alain.

Notons que Bertrand Bérard. écuyer, hérita, en 1556, d'une partie des terres de Bonabry (E. 491).

Pierre le Nepvou mourut en 4458, âgé de moins de 40 ans, suivant l'acte suivant :

1458. - ce Thebault le Nevou comme tuteur de Paën le Nevou fournit minu, " le 47 avril 4758, pour le rachat de Pierre le Nevou. Il déclara qu'il avait trouvé, " dans la succession de ce dernier, des rentes convenant et mangier dues sur les " fiefs Bourgogne, de l'Ile, Bonabry, la Vilpierre, la Vilgeofrpy, la rue du Pesnan, " de Fontevrau et du Chafaut et que, sur ces fiefs, il était dû à la seigneurie de " Lamballe 3S de rente cens, et 6s de rente taille. Le minu porte, de plus, 91 " 40s. 44 d et deux perrées de froment de rente censive en sept articles et ne " donne pas l'hypothèque de ces rentes. En finissant, on demande déduction d'un " tiers pour le douaire dû à Marie de la Roche veuve de Pierre le Nevou. » (Archives des Côtes-du-Nord. - E. 491.)

L'original porte que " Thebault le Nepuou au nom et comme tuteur et garde ce de Paën le Nepuou fils et héritier de feu Pierre le Nepuou seigneur de Crenan " lequel, etc. » (Archives des Côtes-du-Nord. - E. 253.)

On trouve un autre minu fourni, dans la paroisse de Pommeret, le 27 mars 4457 (?) par " Thebault le Neuou garde de Paèn le Neuou fils de Pierre le ce Neuou » ...qui comprend, entre autres « ...o les teneurs du fief de Carné 6s ce et 45d... » (Même source. - E. 749.)

IIIe DEGRÉ. - JEAN (souvent dit Péan) seigneur de Crenan et de Bonabry (...4458-4478...)

Pean (alias Jean) le Nepvou est dit fils aîné, héritier principal et noble de Pierre, dans l'acte suivant :

1464. - ee Assiepte de partage fait entre nobles gens Yvon du Quillidien et « Isabeau le Nepuou sa femme et noble escuyer Jean le Nepuou seigneur de ce Crenan, le d. Pean (lire Jean) comme fils aisné heritier principal et noble de « Pierre le Nepuou frère de la d. Isabeau le Nepuou le d. Pierre fils aisné héritier ce principal et noble de deffunt Henry le Nepuou et Guillemette le Sénéchal et la ce d. Isabeau sa soeur juveigneure, par laquelle assiepte il se voit que Marge de " Ploësquellec estoit mère du d. Henry le Nepuou : le d. acte d'assiepte datte ce du 22 juillet (alias avril) 4464. » (Arrêt de noblesse des Perrien. - Cte de Rosmorduc, Vol. II.)

Nous en arrivons à l'un des documents les plus importants de cette époque, qui nous donnera l'émunération de tous les membres, alors vivants, de la famille le Nepvou.

1469. - C'est ee la Revue et monstre généralle des nobles, ennobliz, exempts ce et aultres tenants fiefs nobles et subjects aux armes de l'esvêché de Saint ce Brieuc tenue à Moncontour par haut et puissant Messire Tristan du Perrier ce comte de Quintin, noble et puissant Messire Guyon de la Motte, chevalier, ce sieur de l'Orfeuil et de Vauclerc, Messire Amaury de la Moussaye, chevalier ce sire dudit lieu de la Moussaye, commissaires commis et députez par mande " ment patent du Duc nostre souverain seigneur quant à ce les VIIIe, IXe et ce Xe jours de janvier mil 1111° LXIX. » (Collationné par Pol de Courcy.)

Le manuscrit des Réformations de la Bibliothèque de Saint-Brieuc contient, à la suite de la Réformation de 4535, un extrait détaillé de ce document qui, toutefois, n'a pas été admis comme preuve de noblesse par la Chambre de 4668. Nous y relevons les mentions suivantes : (V. Pièces just. n° 9.)

p. 545. - Les villages de St-Michel de St-Brieuc.

" ... Rolland le Nepuo, XX 1, en brigandine salade espée arc et trousse et " monté à II chevaux. »

p. 516. - Quintin et le Fail.

" ... Péan le Nepuo, Guillaume le Nepuo son fils (?) en brigandine espée " arc et trousse et montés à II chevaux.

" ... Guillaume Quémar, XIIXX 1 pour le filz dudit Péan le Nepuo en brigan " dine salade espée et injonction de voulge.

ce ... Silvestre le Nepuo, LX 1. par Maistre Jehan le Nepuo en brigandine ce salade espée arc et trousse et injonction d'avoir son page.

ce ... Jehan de Crenan, XXl. en brigandine salade espée dague et voulge. »

p. 517. - St-Brandan.

ce ... Dom Sevestre le bastard XX 1. par Tristan le Nepuo en brigandine salade ce espée arc et trousse. »

p. 529. -Finiac.

" ... Guillaume Berthelot XX 1. par Jehan Gaudin, en brigandine salade espée ce et gorgerette arc et trousse.

ce Jehan le Nepuo, id. »

L'équipement et l'armement auxquels étaient tenus les « sujets aux armes » était proportionnel à leur revenu, toujours indiqué d'abord. Notons que la livre tournois valait, à cette époque, environ 40 francs de notre monnaie.

La brigandine était une armure de fer composée de lames jointes et for mant cuirasse. La voulge était une arme, comme la jusarme et la coutille, d'où les noms de voulgiers, jusarmiers, coutilleurs.

Il est intéressant de constater, en premier lieu, que l'équipement des divers membres de la famille le Nepvou était, sensiblement, le même. La branche aînée avait disparu depuis peu et la branche de Crenan n'avait pas encore acquis les grandes richesses que nous lui verrons plus tard. L'obligation d'être montés à II chevaux, c'est-à-dire d'être accompagnés d'un coutilleur, correspondait à un revenu supérieur à celui qui est indiqué.

Roland le Nepvou, des villages de St-Michel, est le premier degré de la généa logie authentique des seigneurs de Kerfort. (V. IVe partie. Branche des seigneurs de Kerfort.)

Pean le Nepvou est le seigneur de Crenan. Il était mineur en 1458, comme nous l'avons vu, et Guillaume le Nepvou, cité avec lui, n'était pas son fils, mais son frère qu'il partagea en 1472. (V. plus loin.) Il avait, sans doute, un fils en bas âge, pour lequel comparaît Guillaume Quémar.

Sylvestre le Nepvou est seigneur de la Couldraye, terre voisine de la seigneurie de Crenan, dont nous l'avons vu propriétaire à la Réformation de 1449. (V. Pièces just. n° 9.)

Trop âgé pour comparaître, il est représenté par Jean son fils, dont nous avons parlé.

" Jean de Crenan » est le seigneur du Clos-au-Rosty, fils de Pierre.

" Dom Sevestre le bastard », probablement chevalier, est, peut-être, ce ce bâtard de Crenan », que dom Lobineau cite comme s'étant illustré, dans une entreprise contre les Anglais de Savigné. (Dom Lobineau. T. I, p. 599.)

Jean le Nepvou, de la paroisse d'Yffiniac, nous paraît le fils de Jean et de Margot Arodes. (V. plus haut.)

1469. - Notons encore, en l'année 1469, un ce accord sur partage fait par " noble escuier Jan le Nepuou seigneur de Crenan et Guillaume le Sénéchal "seigneur de Kercado touchant la succession de deffunct Even le Sénéchal, ayeul " du d. Guillaume, d'autant que le dit Pean (Jean) le Nepuou comme repré " sentant Guillemette le Sénéchal son ayeulle qui estoit soeur de Thibault le Séné " chai père du d. Guillaume il demandoit qu'il lui eust faict assiepte du droict " appartenant à sa d. ayeule, le d. partage datte du 7e auril 1469. » (Arrêt de noblesse des Perrien. - Cte de Rosmorduc.)

Notons que les registres de la chancellerie de Bretagne inscrivent, en octobre 1461, un « Respit à un an pour Pean de Crenan de la paroisse du « Fail. » (F. fr. 22318, p. 61.)

1472. - ce Partage à viage fait par noble escuyer Jehan souvent dit Pean " le Nepuou seigneur de Crenan à Guillaume le Nepuou son frère où il est dit " scavoir le dit Péan le Nepvou fils aisné héritier principal et noble et le d. " Guillaume son frère juveigneur où il est dit encore en noble comme en noble " et en partable comme en partable à en jouir le d. Guillaume comme juvei " gneur et bienfacteur le d. partage datte du 9e novembre 1442 (alias 1472) ». (Arrêt de noblesse des Perrien.) La dernière date est seule vraisemblable.

1472. - Pean le Nepvou est mentionné dans un acte du 14 novembre 1472 signé : de Boisgelin, comme procureur des enfants de feu Rolland Rogon. (Titres du château de Quintin. Cte le Noir de Tournemine. - Crenan, p. 187.)

En 1473, nous trouvons :

1473. - ce Relief s'appel pour Alain Dolo curateur de Jeanne du Boishardy « sa femme contre Perrin le Nevou curateur de Plesou de Lescoët sa femme. » (F. p. 22318, p. 8.)

On sait que les prénoms sont parfois travestis dans les copies du xvie siècle de la Bibl. nat., et il se peut que Perrin soit, ici, pour Pean.

Il semble avoir existé, déjà, une alliance entre les le Nepvou et les de Les couet, co-propriétaires de la seigneurie de Bonabry, et, au siècle suivant, nous verrons la branche aînée de cette famille se fondre dans le Nepvou par suite du mariage de Jeanne de Lescouet avec Jean le Nepvou, seigneur de Crenan. Nous en reparlerons plus loin.

Citons encore, sur le degré de Péan le Nepvou, les actes suivants :

1477. - ce Assiepte de 8 liures de rente prétendue par noble escuier Pean (Jean) le Nepuou sieur de Crenan vers noble damoizelle Yollande de Rohan " veufve de deffunct Guillaume le Seneschal en son temps seigneur de Kercado " au nom et comme tutrice et garde de Jehan le Seneschal son fils aisné " laquelle assiepte est faite sur l'advis et consentement de noble et puissant " Jehan de Rohan seigneur du Gué de l'Isle oncle dud. mineur datte du " 8e juillet 1477. » (Arrêt de noblesse des Perrien du 9 janvier 1671.)

1478. - Sauvegarde pour Pean Nevou signée par 0. Dolo. (Reg. de la chancellerie de Bret. F. p. 22318, p. 87.)

Pean le Nepvou, seigneur de Crenan, paraît avoir laissé, de son mariage avec Plesou de Lescoët, au moins trois enfants, savoir : 1° Guillaume, qui suit. 2° Guillemette. 3° Marie, qui épousa Nicolas du Boisboissel.

1507. - A la date du 3 juillet 4507, nous trouvons, dans la paroisse de Hénon, un aveu de ee Marie le Nepuou curatrice de Jacques du Bouesbouëxel, " son filz en elle procroié par Nicollas du Bouesbouexel son mari. » (Arch. des Côtes-du-Nord. E. 691.)

IVe DEGRÉ. - GUILLAUME LE NEPVOU, seigneur de Crenan (...4469-4506...) 1469. - Nous avons vu comparaître, à la montre de 4469, " le filz du dit

" Pean le Nepuo » par Guillaume Quémar.

1492. - « Guillaume fils Pean » est cité dans un contrat d'échange du

7 juin 1492 (V. plus haut).

Ces mentions nous font connaître que le fils de Pean le Nepvou s'appelait Guillaume, comme son oncle, qui fut partagé en 1472.

Le registre de la chancellerie de Bretagne nous indique :

1504. - ce Maintenue pour Guill. le Neuou, sr de Crenan, de certaines " prééminences en l'église paroissiale et trévialle du Foeil, dioc. de St-Brieuc " septembre 1504. » (Reg. de la chancellerie, p. 158.)

1506. - Autre « maintenue pour Guillaume le Neveu seigneur de Loenan » (sic) (d° p. 615).

Et, la même année " Resmission pour Guillemette le Neuou (d° p. 155).

Nous ne pouvons préciser l'alliance conclue par Guillaume le Nepvou qui semble avoir épousé une fille de la maison de Carmelo, ou Kermelo, dont :

1° Jean, qui suit.

2° Jeanne, qui épousa Raoul de Cleauroux, sénéchal de Lamballe. Nous trouvons dans un compte de 1553 à 1556, dans la paroisse de Pommeret, « dlle Jehanne le Nepuou femme épouse de Mre Raoul de Cleauroux sr de Kerauffrey » (Arch. des Côtes-du-Nord. E. 845.)

« Dlle Jeanne le Nepuo, dame de la Villepied » est citée, dans la paroisse de Pommeret, dans un compte à la seigneurie de Lamballe de 1556 à 1561. (Arch. des Côtes-du-Nord. E. 845.)

Elle eut pour fille Anne de Cleauroux qui épousa Pierre de Coëtrieux. ( V. plus loin.)

Ve DEGRÉ. - JEAN LE NEPVOU, 3e du nom, écuyer, seigneur de Crenan, Bonabry, Lescouet et autres lieux, alloué de Lamballe (...1543-4542...)

1513. - A la Réformation de 4543 nous trouvons, dans la paroisse de Plaine-Haute :

" La maison du Clos-au-Rosty à Jean le Nepvou, écuyer, seigneur de Crenan. » (Bibl. nationale F. fr. 8312 et 22321.)

" La maison de la Belle-Fontaine à Jehan de Crenan. » (Manuscrit de la Bibl. de Saint-Brieuc, p. 265.)

1520. - En 1520, nous voyons :

" Acquisition faite le 17 mars 1520 par noble homme Jehan du Boisgelin sr de " la Garenne de nobles gens Jehan de Crenan (ou Creven) sr de la Belle-Fontaine " et Olive Groinect sa femme de la maison principale et manoir de la Belle " Fontaine avec ses issues et appartenances, noblesses, etc.... » (Bibl. nationale Chérin 30. - Titres du Boisgelin.)

Il est possible que ce Jean de Crenan soit le dernier représentant des seigneurs de la Bellefontaine et du Clos-au-Rosty. Remarquons, toutefois, que cette der nière seigneurie a déjà fait retour, en 1513, à Jean le Nepvou sr de Crenan, comme ayant fait, autrefois, l'objet d'un partage ce à viage ».

Il s'agit donc, ici, fort vraisemblablement, de Jean le Nepvou sr de Crenan qui aurait épousé, en premières noces, Olive Groinect.

1522. - ce Jehan le Nepvo, seigneur de Crenan et de Ronabry » figure dans un acte du 4 9 décembre 4 522, relatif à la ferme du moulin de Crenan. (Archives du Cte H. le Nepvou de Carfort.)

Cet acte a été publié par le Cte H. le Noir de Tournemine (Crenan, p. 298). Il est encore muni d'un fragment de sceau sur lequel on voit, en chef, 2 coquilles.

1524. - Enquête faite par Mtre Jehan le Nepvou sieur de Crenan, alloué de la juridiction, au sujet des excès outrages et larcins dont a été victime Guil laume de la Roche à la maison des Noës, en Maroué. (Archives des Côtes-du Nord. - B. 582.)

Jean le Nepvou épousa, en secondes noces (?), Jeanne de Lescouet, héritière de la branche aînée de cette maison, qui lui apporta, entre autres, les seigneuries de Lescouet, Lourmel et la Villemarie.

Les de Lescouet srs du dit lieu (par. de Maroué) de la Moguelaye et de la Villemarie (par. d'Andel) etc., portaient de sable à l'épervier d'argent armé longé et grilleté d'or ace. de 3 coquilles d'argent.

« Alanus Lescoët » croisé en 1248. - La branche aînée fondue dans le Nepvou au XVe siècle (P. de Courcy).

Il est à remarquer que la branche de la Moguelaye qui produisit 44 généra tions à la Réformation de 4669, prit soin de faire disparaître tout ce qui, dans ses titres, concernait la branche aînée. Nous avons pu, toutefois, reconstituer la généalogie ancienne de cette famille grâce à un document intitulé :

1539. - ce Information et acte judiciel de la noblesse et gouvernement des ce srs et maisons des de Lescouet srs de la Moguelaye. » (V. Pièces justificatives, n° 10.)

Cet acte est dressé par noble homme Jehan le Nepvou Seigneur de Crenan qui, en qualité d'alloué de la cour de Lamballe, établit les preuves de noblesse de Gilles de Lescouet sr de la Moguelaye.

En combinant cet acte avec l'arrêt de noblesse des de Lescouet srs de la Moguelaye du 23 juillet 1669, on peut rétablir la généalogie de Jeanne de Lescouet de la façon suivante :

1. - Bertrand de Lescouet.

2. - Bertrand de Lescouet épousa Guillemette Lespervez dont : 1° Jouhan qui suit ; 2µ° Alain sr du Poirier qui épousa Antoinette de Lanvaux.

3. - Jouhan (ou Jean) de Lescouet, seigneur de Lescouet et de la Mogue laye épousa Françoise Madeuc de la maison de Guemadeuc dont : 1° Denis qui suit ; 2° Perrine, etc..

4. - Denis de Lescouet, sr de Lescouet et de la Moguelaye épousa Marie le Vayer dont : 1° Jean qui suit ; 2° Antoinette, etc..

5. - Jean de Lescouet, sr de Lescouet et de la Moguelaye épousa Jeanne de la Villemarie, héritière du dit lieu, dont :

1° Alain qui suit ; 2° Rolland, seigneur de la Moguelaye, fils puîné d'après l'acte de 1539, cité plus haut, qui a continué la filiation des seigneurs de la Moguelaye.

6. - Alain de Lescouet, seigneur de Lescouet et de la Villemarie, comparut, en 1476, parmi les nobles de la paroisse de Maroué (F. fr. 8312). Il est cité, la même année, dans le Registre de la Chancellerie de Bretagne :

« Mandement de relief d'appel pour Alain de Lescouet sr de Lescouet contre « Sevestre de Perrien. » (Règ. de la Chancellerie de Bret. p. 273.)

Il eut (peut-être de N... de Perrien) Jeanne, fille unique et héritière qui épousa Jean le Nepvou sr de Crenan.

Par cette alliance, Jean le Nepvou qui possédait déjà de nombreuses terres, devint l'un des seigneurs les plus puissants du pays.

A la Réformation de 4535, nous trouvons :

1535. - Saint-Thurian de Quintin. - ...La maison noble de Crenan appartient à noble Jean le Nepvou.

Maroué. - ...La maison de Lescoët a noble Jean le Nepvou sieur de Crenan.

Hillion. - ...La maison de Bonabry au sieur et dame de Crenan noble.

Andel. - ...La maison noble de Lourmel au sieur et dame de Crenan.

...La maison noble de la Villemarie appartient au sieur et dame de Crenan.

Plaine-Haute. - ...La maison du Clos appartient à Jean le Nepvou sr de Crenan. (Manuscrit des Reformations.)

1535. - Nous trouvons encore, en 4535, le procès-verbal de la Réformation du rentier de la seigneurie de Lamballe rapporté par « Maistre Jehan le Nepuou " alloué de Lamballe ». (Arch. des Côtes-du-Nord. - E. 421.)

Dans un compte de 4535 à 4538, rendu à la seigneurie de Lamballe, pour la paroisse de Pommeret, nous voyons Jehan le Nepuou, seigneur de Crenan, ce sur " les héritages qui furent à feu Ollivier de Carmelo » (Arch. des Côtes-du-Nord. - E. 845.)

1536. - Citons, encore, un acte de 4536 concernant la délivrance du comté de Penthièvre à Jean de Bretagne où l'on voit à Lamballe " cheff et ville ce capitale du dit comté de Penthièvre... Maistre Raoul de Cleauroux sénéchal, ce Jehan le Nepvou alloué, Jacques Turnegouët, procureur... » (D. Morice Pr., T. III, col. 1030.)

1538. - ce Par le mariage de Jehan le Nevou et Jehanne de Lescouet qui " rendirent aveu le 24 janvier 4538 du manoir, domaine et métairie de Bonabry " colombier, garennes etc..., iceux héritages relevant de l'avouant à cause de son " fief de l'Ile, ces biens (des Lescouet et des le Nepvou de Bonabry) absolument " distincts se trouvèrent en même main. » (Arch. des Côtes-du-Nord. - E. 491. - Notice sur Bonabry. )

Du mariage de Jean le Nepvou, s 1' de Crenan, et de Jeanne de Lescoet sont issus :

4° Françoise, qui épousa Jacques Dolo, écuyer, sr des Aubiers, dans la paroisse de Hillion, fils d'Alain, et reçut en partage la seigneurie de Bonabry.

2° Madeleine, qui épousa Alain Urvoy, écuyer, sr des Fermes, et mourut avant 4544.

3° Guillaume, qui suit, mineur en 4542.

Les Urvoy, seigneurs de la Villeoury et des Fermes (par. de Mamié), de Closmadeuc et du Tertre (par. de la Malhoure)..., de Portzamparc (par. de Plounévez-Moëdec), de St-Glen (par. de ce nom), de St-Trimoël (par. de ce nom), de Kerstainguy (par. d'Allineuc), etc., portent d'argent à 3 chouettes de sable becquées membrées et allumées de gueules. Ils ont produits générations en 1668.

Stephanùs Urvoez croisé en 1248 (coll. Courtois).

Barthélemy fait un accord avec le chapitre de Dol en 1277 (Potier de Courcy).

Yvo filius Urvoez, chevalier, en 1283 (F. plus haut).

Olivier Urvoy, sr de la Villeoury, épousa Marguerite Rosty dont, entre autres, Pierre qui suit.

Pierre Urvoy, sr des Fermes (1441-1491), épousa Aliette de Couespelle dont, entre autres, Rolland qui suit.

Rolland Urvoy, sr des Fermes (1477-1531), épousa, le 11 novembre 1477, Isabeau de Quedillac, héritière de Belorient, dont Jean, qui suit.

Jean Urvoy, sr des Fermes, épousa Jacquette Chatton dont, entre autres, Alain qui suit.

Alain Urvoy, sr des Fermes, fils aîné, héritier principal et noble, épousa, en premières noces, Madeleine le Nepvou fille de Jean et de Jeanne de Lescoet, dont : Charles, fils unique.

Charles Urvoy, sr des Fermes, mort avant le 15 septembre 1588, épousa Plezou de Bouteville, fille de Pierre, sr de Coëtcouraval, dont :

1° François ; 2° Anne-Marie, héritière de Crenan, dont nous reparlerons ; 3° Hélène (Communiqué par le Vte L. Urvoy de Porizamparc.)

1542. - ce Dlle Jehanne de Lescouet, tutrice d'écuyer Guillaume le Nepvou ce son fils, fournit minu pour le rachat de noble homme Jehan le Nevou seigneur ce de Crenan père du dit Guillaume et mary de la dite de Lescouet » le 18 juillet 4542. (Archives des Côtes-du-Nord. E. 491. - Notice sur Bonabry.)

Ce minu déclare les objets ci-après, savoir :

En Hillion: la maison, manoir, métairie et domaine de Bonabry, colombier, garennes et autres dépendances, contenant 14 journaux 53 cordes et étant au fief de l'Ile qui dépend du d. Guillaume.

Neuf rentes féodales sur les fiefs Bourgogne, Maillet, de l'Ile, de la rue du Pesnan, de la Villegeoffroy, de la Villepierre, du Chaffeau, du Champbran, du Pont-Neuf, du Tertre-Jolenne.

En Hillion-Morieuc : une pêcherie dans la grève de la mer.

En Hillion : un devoir d'écluse et pêcherie près la mare d'Hillion ; il est rempli de sable.

Un moulin à eau sur la rivière du Pont-Neuf.

Une perrée de froment sur les hoirs de Jehan de Brehan, seigneur de la Belle-issue, sur ses héritages.

VIe DEGRÉ. - GUILLAUME LE NEPVOU,. deuxième du nom, seigneur de Crenan, Bonabry, Lescoet, le Hart, la Villepied et autres lieux, chevalier de l'ordre de St-Michel et chambellan du roi (...4542-4583).

1548. - Il est vraisemblable que Guillaume le Nepvou était beaucoup plus jeune que ses soeurs Françoise et Madeleine. Nous trouvons encore, en 4548, un " Accord fait par Jeanne de Lescouet agissant comme veuve de Jean le Nepvou " et tutrice de son fils Guillaume du 25 Mai 4548. »

1554. - L'administration des grands biens de celui-ci paraît avoir été confiée, pendant sa minorité, à Raoul de Cleauroux, sénéchal de Lamballe, que nous voyons figurer, en 4554 et 4555, dans deux quittances de la somme de 400 livres « monnoye forte », données par Allain Urvoy sieur des Fermes ce au nom et " comme ayant la garde de Charles Urvoy fils de son mariage avec feue damoi « selle Madeleine le Nepvo sa femme à Raoul de Cleauroux sieur de Kerauffray « et de la Villegres curateur de Guillaume le Nepvo, sieur de Crenan, lequel lui " avait payé la ditte somme à compte de ce qui pourrait être dû au dit Charles " Urvoy pour le droit naturel de la dite Madeleine le Nepvo, sa mère, dans la ce succession de feux Jean le Nepvo et demoiselle Jeanne de Lescouet.... » (Archives du Vte L. Urvoy de Porizamparc. - Arrêt de noblesse des Urvoy.)

1559. - Le 5 février 4559, dans la paroisse de Hillion, nous trouvons un " Minu fourni par Françoise le Nepvou, dame de Bonabry, en son nom et comme

" tutrice de Jaques Dolou, héritier principal et noble d'autre Jaques Dolou

" 48 perrées de froment dues par François Dollou, écuyer, sr des Aubiers, " héritier de dlle Françoise de la Garenne, dame de Lesmeleuc, sur ses héritages, " 8 perrées de froment par le même etc., etc. » (Archives des Côtes-du-Nord. - E. 254.)

Le 29 avril 4559, nous voyons un acte passé ce Entre escuyer Jacques Dollou « et damoyselle Françoise le Nepuou sa femme et compagne espouze sr et dame " de Bonabry demeurantz au dit lieu en Hillion et nobles homs Guillaume le " Nepuou seigneur de Crenan, » pour le partage des successions de ce nobles " homs Jehan le Nepuou et damoyselle Jehanne de Lescouet... père et mère « des dits Guillaume et Françoise le Nepuou, dont le d. Guillaume est héritier « principal et noble.... » (Arch. des Côtes-du-Nord. - Dolo. - Série E, trav. 131, ray. 4, Cart. 72.)

1561. - Paroisse d'Andel. - " Vente du moulina eau Hervé par Guillaume " le Nepvou à Jean Rouault, écuyer. » (Inv. des Archives des Côtes-du-Nord. E. 234.)

1570. - Lettre missive du roi Charles IX au sieur de Crenan le nommant chevalier de l'Ordre de St-Michel, du 24 août 4570. (Arret de noblesse des Perrien. V. le Cte H. le Noir de Tournemine. - Crenan, p. 300.)

1572. - Le 42 septembre 4572, Guillaume le Nepvou, seigneur de Crenan, reconnaît devoir au chapitre de St-Brieuc deux jutes de seigle pour dîmes sur les terres de la seigneurie de Crenan.

Au cours des années suivantes Guillaume le Nepvou est cité dans un grand nombre de documents dont plusieurs ont été publiés par le Cte H. le Noir de Tournemine et que nous nous bornerons à énumérer.

1573. - Convenant baillé par ce Haut et puissant Messire Guillaume le Nepvou " sire de Crenan, chevalier de l'ordre du Roy, seigneur de Lescouet, la Villemarie, " le Villepied, le Hart, la Couldraye etc., demeurant en son dit lieu et manoir " de Crenan » du 9 octobre 4573. (Archives du Cte H. de Carfort.)

1575. - Vente de la seigneurie de la Villepied, le 45 décembre 4575, par noble et puissant Messire Guillaume le Nevou, seigneur de Crenan et Lescouet, chevalier de l'ordre du Roy, à Messire Jan Maupetit, seigneur de la Ville Maupelit, la Guerrande etc.. (Extrait d'un acte de 1584 qui a été produit par les le Nepvou de Carfort.)

1577. - Contrat fait par " Messire Guillaume le Nepvou à noble homme « Gilles du Boisbouëxel sieur de Lamariée du 42 Janvier 4577. (Arrêt de noblesse " des Perrien.) - Aveu des terres et seigneuries de la Villepied et de Boisveloux tenues prochement du Roy, sous la cour de Gouëllo, par Messire Guillaume le Nepvou chevalier de l'ordre du Roy, sr de Crenan, etc., fait par Guillaume de la Noë, écuier, sr de la Ville-Cadet, son procureur général. (Archives de la Loire-Inf. B. 1014 f° 92 r°.) - Autre contrat de vente fait par le d. « Messire Guillaume le Nepvou à « Guillaume Bouilly escuier, sieur des Portes, du 10 avril 4577. » (Arrêt des Perrien.) - Autre contrat de vente fait par le d. ce Messire Guillaume le Nepvou sr ce de Crenan à Guillaume de Kéruzé écuier sieur des Salles » du 22 juin 4577. (Arrêt des Perrien.) - Contrat de vente lait par le d. " Messire Guillaume le Nepvou à noble « homme Yves de Lanloup seigneur du d. lieu » datte du 40 juillet 4577. (Arrêt des Perrien.) - " Haut et puissant Guillaume le Nepvou sr de Crenan fournit minu pour " le rachat de damoiselle Françoise le Nepvou le 3 juillet 4577. » (Archives des Côtes-du-Nord. - E. 491.)

De son mariage avec Jacques Dolo, sr des Aubiers, Françoise le Nepvou avait eu un fils unique, Jacques, mort sans alliance avant elle. La seigneurie de Bonabry fit retour, après le décès de Françoise, à Guillaume le Nepvou.

1578. - " Contrat de vente fait par le d. Messire Guillaume le Nepvousieur « de Crenan chevalier de l'ordre du Roy et son pensionnaire à noble homme " Yves de Lanloup seigneur du d. lieu datte du 46 avril 4578. » (Arrêt des Perrien.)

1580. - Nomination d'un procureur fiscal de la Cour de le Hart par « Nous " Guillaume le Nepvou seigneur de Crenan, Lescouet, Bonabry, la Villepied et " le Hart et chevalier de l'ordre du Roy. » (Bibl. nat. - Pièces orig. 2405. - Dossier 4709.)

1582. - " Contrat de vente faict par le d. Messire Guillaume le Nepvou " chevalier de l'ordre du Roy et dame Anne de Quoatrieux sa compagne, sieur " et dame de Crenan, à Messire Jacques du Pontbellanger chevalier seigneur « du dit lieu baron de Montbray du 6 novembre 4582. » (Arrêt des Perrien.)

1583. - Ecuyer Charles Urvoy, sr de St-Trimoël, rendit aveu, le 4er août 4583, d'un grand nombre de rentes féodales « qui lui étaient provenues par transport " qu'en avait fait Guillaume le Nevou sr de Crenan à Allain Urvoy, sr des Fermes, " mary de dlle Magdeleine le Nevou ses père et mère. » (Archives des Côtes-du-Nord. E. 491, Notice sur la seigneurie de Lanjamet.)

1583. - ee Nobles gens Guillaume Bouilly et Guillemette de Couepelle sa

ce. femme, sr et dame des Portes et de la Morandais, rendirent aveu des acquêts " faits de Messire Guillaume Nevou le lieu maison métairie et domaine noble de " Bonabry, 12 juillet 1583. » (Archives des Côtes-du-Nord, E., 491.)

1583. - " Acte de testament et dernière volonté de noble et puissant " Messire Guillaume le Nepvou seigneur de Crenan chevallier de l'ordre du Roy " par lequel il dit qu'il veult après son décez estre inhumé au lieu de ses " prédécesseurs en ses tombes et enfeux dans lequel il fait plusieurs dons à ses " domestiques et entre autres à son page nommé Beauregard, 14 septembre 1583. » (Arrêt de noblesse des Perrien.)

Il est vraisemblable que Guillaume Le Nepvou mourut peu après. Il avait épousé sa cousine Anne de Coëtrieux, fille de Pierre de Coëtrieux, chevalier, sei gneur de la Rivière et de Anne de Cleauroux, héritière de Kaeraufret, dont Anne, qui suit :

La maison de Coëtrieux, srs du dit lieu et de Kerguillé (Par. de Pêdernec) du Boisbilly, de la Rivière etc., portait écartelé aux 1 et 4 d'argent à 3 fasces de gueules aux 2 et 3 d'argent à l'arbre, de sinople acc. de 3 quintefeuilles de gueules alias d'azur à 3 trèfles d'or (Guy le Borgne). Devise : Trina unitas utrique veneranda !

Elle a produit 11 générations en 1668.

Pierre épousa, vers 1380, Annelte de Belle-Isle de la maison deTropont.

« Alix de la Rivière fille de Geoffroy et d'Isabeau de Tournemine épousa Roland de Coëtrieu dont :

Prigent de Coëtrieu qui ép. N... Gicquel du Rucar dont :

Roland de Coëtrieu, chevalier, sr de la Rivière, qui prit le nom et les armes de la Rivière et épousa Gillette du Grosquer dont :

Pierre de Coëtrieu, chevalier, seigneur de la Rivière, qui épousa Anne de Cleauroux, fille de Raoul, sr de Kaeraufret, dont : 1° Roland ; 2° Anne, qui épousa Guillaume le Nepvou, sr de. Crenan. » (Gén. la Rivière. - F. fr. 22349.)

Les de Cleauroux portaient ; d'argent à la bande d'azur accostée de 6 besanis de gueules en orle. (P. de Courcy.)

Raoul de Cleauroux, sénéchal de Lamballe, était seigneur de le Hart, où il avait succédé à Jean du Quellenec, fils de Charles. (Arch. des Côtes-du-Nord. E. 1725.) Cette terre échut, en partage, à Anne de Coëtrieux.

Vile DEGRÉ. - ANNE LE NEPVOU, dame de Crenan, fille unique et héritière de Messire Guillaume le Nepvou, épousa, d'abord, Messire Jacques du Pontbellanger, dont elle ne tarda pas à devenir veuve, et n'en eut aucune postérité.

1583. - " Rattification d'accord qui fait voir que le d. Messire Guillaume " le Nepvou estoit chambellan du Roy et que damoizelle Anne le Nepvou fille " du d. Guillaume épouza en premières noces Messire Jacques de Pontbellanger « chevalier sieur du d. lieu baron de Montbray, la d. rattification faite entre la

« d. dame de Pontbellanger et noble dame Jeanne dé Quoatrieux sa mère, dattée. « du 26 décembre (alias octobre) 4583. » (Arrêt de noblesse des Perrien.)

Les Pontbellanger, barons de Montbray, d'origine normande, portaient d'hermines à 4 cotices de gueules. Cette famille s'est fondue dans d'Amphernet vers le milieu du XVIe siècle.

1590. - En 4590, nous trouvons le " Rolle et rentier de la terre et seigneurie " de Crenan appartenant à noble et puissante Anne le Nepvou dame propriétaire " duquel lieu et de la Villepied la Couldraye... douairière de Pontbellanger. » (Archives du Cte H. de Carfort. Publié par le Cte de Tournemine. - Crenan page 302.)

Cet acte montre que Anne de Coëtrieux « dame douairière du dit lieu de « Crenan » vivait encore en 1590. On était, alors, aux temps troublés de la Ligue, et l'armée du Roi, commandée par Henri de Bourbon, prince de Dombes, avait mis le siège devant Lamballe. Il est probable qu'elle étendit ses opéra tions jusqu'à Crenan où se trouvaient deux veuves ayant besoin de protection.

Nous voyons, en 1594, Anne Le Nepvou épouser, en secondes noces, Marc Antoine de Rocquefort, sire de Baslenay, maréchal de camp dans l'armée du prince de Dombes.

1591. - " Contrat de mariage passé entre haut et puissant Messire Marc " Antoine de Rocquefort, chevalier, seigneur de Bastenay, premier capitaine des " chevau-légers de France, commandant à la cavalerie légère, maréchal de camp " et armées de Monseigneur le prince de Dombes et noble et puissante Anne " le Nepvou dame propriétaire de Crenan et du Drésit, douarière de Pontbellanger " veufve de deffunt noble et puissant Messire Jacques du Pontbellanger vivant " chevalier sr du d. lieu par lequel contrat de mariage le d. seigneur de Bastenay " donne à la d. Amie le Nepvou la somme de 20000 escus et en conséquence " duquel contract de mariage y a donation ; les dits actes dattes des 24 Juin 4591 " et 49 Février 4592. » (Arrêt de noblesse des Perrien. - Cte de Rosmorduc.)

De cette union naquit une fille unique, Renée, morte en bas âge.

Les Rocquefort, srs de Bastenay, portaient d'azur à 3 rochers d'or, 2 en chef et 1 en pointe.

En 4596, nous trouvons :

1596. - " Une évocation donnée par le feu roy Henry à son bien aymé " Marc-Anlhoine de Rocquefort sieur de Bastenay premier capitaine des chevau " légers et maréchal de camp de ses armées en Bretagne qui preuve que du ce mariage du d. sieur de Bastenay et de la d. dame Anne Le Nepvou ils eurent

ce pour fille défunte damoizelle Renée de Rocquefort, la d. évocation datté.e du ce 25 Janvier 4596. » (Arrêt de noblesse des Perrien.)

1596. - « Testament et dernière volonté faite par le d. Messire Marc-Anthoine " de Rocquefort par lequel entre autres choses il fait don au couvent de Bonne ce Nouvelle de la somme de mille escus pour une fondation et dix mille escus « pour un sien nepveu et mille escus pour son page ; lequel testament preuve ce qu'il avait de grands biens icelui datte du 8 Febvrier 4596. » (Arrêt de noblesse des Perrien.)

Et, enfin :

1596. - ce Inventaire fait après le debcès du dit Messire Marc-Anthoine " de Rocquefort chevallier seigneur de Bastenay des biens meubles or et argent ce à luy apartenant, datte du 40 Febvrier 4596. » (Arrêt de noblesse des Perrien.)

Cet acte nous prouve qu'Anne le Nepvou l'avait précédé dans la tombe et qu'avec elle s'était éteinte la branche ancienne, et illustre, des le Nepvou sei gneurs de Crenan.

Ses biens passèrent dans la famille de Perrien de la façon suivante :

Les héritières de Anne le Nepvou étaient Anne-Marie et Hélène Urvoy, filles de Plezou de Bouteville et de Charles Urvoy, sr des Fermes, mort avant 4588, ce dernier fils de Madeleine Le Nepvou (V. plus haut). Anne-Marie Urvoy, l'aînée, fut dame de Crenan.

Plezou de Bouteville épousa, en secondes noces, Charles de Perrien qui, de son premier mariage avec Louise de Belle-Isle, avait deux fils, Maurice et Pierre.

Maurice épousa, vers 4600, Anne-Marie Urvoy, dame de Crenan, et Pierre épousa Hélène Urvoy, sa soeur.

1600. - ce Requête de noble et puissant Charles de Perrien, curateur de " demoizelle Anne Urvoy, dame des Fermes, héritière par bénéfice d'inventaire " de défunte Renée de Rocquefort du 5 May 4600. » (Cte de Tournemine. - Cre nan, p. 194.)

Les de Perrien, srs du dit lieu et de la Ville-Chevalier (par. de Plouagal), de Tropont. de la Bouëxière, marquis de Crenan, vicomtes de Lesmais, comtes de Maraus, portent d'argent à 5 fusées de gueules en bande.

C'est une des plus anciennes et illustres familles du pays, dont l'arrêt de noblesse, du 9 janvier 1671, fait remonter la généalogie à Alain de Perrien, qui épousa Tiphaine du Chastel et fut père de Guillaume, vivant en 1454, mari

d'Isabeau de Couetgourden (F. fr. 8.316) « Noble et puissant Charles de

Perrien, sr chatelain de Perrien, la Bouëxière. Kercoutraly, Coëtdernault, etc., fils aîné de Jean et de Jeanne de Saint-Gouesnon, épousa : 1° 1565, Louise de Bellisle, portant pour armes de gueules au croissant montant d'argent acc. de 5 coquilles aussi d'argent 3 en chef et 2 en pointe, fille de Pierre, seigneur de Beilisle et de Tropont, et de Marguerite de Kerguezay ; 2° 1580, Plezou de Bouteville ...portant pour armes d'argent à 5 fusées de gueules mises en pal, fille de noble et puissant Pierre de Bouteville, sr de Couetcouraval, et veuve d'autre noble et puissant Charles Urvoy, sr des Fermes, lequel était fils de Magdeleine Le Nepvou qui devint héritière de Crenan et autres seigneuries par la mort de Guillaume, son lrère, et d'Amie Le Nepvou, sa nièce, fille du d. Guillaume et de Jeanne de Coatrieux, laquelle Anne Le Nepvou épousa : 1° noble et puissant Messire Jacques du Pontbellangé, chevalier baron de Moutbray; 2° 1591, Haut et puissant Messire Marc-Antoine de Rocquefort.... Le d. Rocquefort, sr de Bastenay, eut d'Anne Le Nepvou une fille nommée dlle Renée de Roquefort. Le père et la fille moururent en 1596, firent des dons considérables et laissèrent des biens immenses. Plezou de Bouteville eut d'abord la tutelle d'Anne et Hélène Urvoy, ses deux filles, et, après elle, Marc, fils de Charles de Perrien, son second mari, rendit ses comptes en 1614. Plezou de Bouteville vivait en 1593 et était morte en 1598

« Du premier mariage de Charles de Perrien avec Louise de Beilisle issurent (entre autres) :

« 1° Marc, chef de nom et d'armes, auteur de la branche aînée ;

« 2° Maurice, premier juveigneur, auteur de la branche des Perrien, mar quis de Crenan ;

« 3° Pierre, auteur de la branche des srs de Kercoutraly et autres lieux, branche actuelle.

« Maurice de Perrien épousa Anne Urvoy, dame de Crenan, dont Pierre, marquis de Creuan, gd échanson de France, qui épousa : 1° Marguerite de Bueil ; 2° Magdeleine de Bueil. Du premier lit est issu Pierre, marquis de Crenan, gd échanson de France, gouverneur de Casai, tué à Crénone en 1702, sans alliance. Du second lit sortit Jean qui, par contrat de mariage, dut prendre le nom et les armes de Bueil. Il mourut sans enfants mâles et sa descendance se fondit dans Lannion.

« Pierre de Perrien épousa Hélène Urvoy. Son arrière-petit-fils, Louis-Bona venture de Perrien-Crenan, prit le nom de Crenan, après la mort de Pierre de Perrien, marquis de Crenan, comme descendant de Hélène Urvoy, soeur de Anne Urvoy. » (Communiqué par le Vte de Perrien de Crenan.)

Il est à remarquer que Charles Urvoy, mort avant 1588, ne fut jamais seigneur de Crenan, et que c'est, seulement, en 1596 que sa fille aînée, Anne, hérita de cette terre et la porta, par alliance, à Maurice de Perrien.

La branche des Perrien, marquis de Crenan, s'est éteinte en 1702 et il ne semble pas que les descendants de Pierre de Perrien et Hélène Urvoy aient été les véritables ou, du moins, les seuls héritiers du nom de Crenan.

En fait, le titre de marquis de Crenan, que nous voyons prendre, dès 1646, par Pierre de Perrien, fils de Maurice (Arch. des Côtes-du-Nord, E., 1724), passa d'abord à son fils, Pierre de Perrien, tué en 1702 à Crénone.

La soeur de ce dernier, mort sans hoirs, Anne de Perrien, épousa Olivier de Bellingant, sr de Kerbabu, et hérita de la terre de Crenan.

Jeanne-Françoise de Bellingant, fille d'Olivier et d'Anne de Perrien, épousa Claude, comte de Lannion, dont : 1° François-Armel, marquis de Crenan, tué le 24 août 1704, sur le Triomphant, au combat de Malaga; 2° Marie-Sébastienne de Lannion qui épousa Louis-Alain de La Haye.

Leur fille, Françoise de La Haye, héritière de Crenan, épousa son cousin, Joseph-Marie de Bellingant, qui reprit le titre de marquis de Crenan sans pouvoir empêcher, toutefois, les le Nepvou de la Cour de s'intituler « chefs de « nom et d'armes de Crenan ».

Aux états tenus à Saint-Brieuc, le 12 décembre 1768, nous trouvons, à la fois, « Joseph-Marie Bellingant de Crenan » et » Jean-François Le Nepvou de « Crenan de la Cour ».

Aucune de ces deux dernières branches n'a laissé de représentants au XIXe siècle.

GÉNÉALOGIE DES SEIGNEURS DE CRENAN

Thomas LE NEPVOU, chevalier, 1331-1332.

3E PARTIE BRANCHE DES SEIGNEURS DE LA COUR

DE LA VILLEJOUA ET AUTRES LIEUX

Nous avons reconstitué,. dans les deux premières parties de cette étude, et d'après de nombreux documents, la généalogie des branches les plus anciennes de la maison le Nepvou, éteintes au moment de la Reformation de la Noblesse de Bretagne, en 4668.

Il nous reste à parler des branches de la Cour et de Kerfort, dont les généa logies respectives ont été établies, pour la première, par l'arrêt du 2 Janvier 4669, et, pour la seconde, par l'ordonnance de maintenue du 27 Janvier 4700 et l'arrêt du Parlement du 19 août 1782. (V. Pièces just. nos 13, 38 et 43.)

Nous commencerons par la branche de la Cour qui se prétendait issue, plus prochement, de celle de Crenan dont elle a repris le nom au xvme siècle, préten tion, d'ailleurs, injustifiée.

Les le Nepvou de la Cour ne purent, en effet, prouver, devant la Chambre de Réformation, leur attache à la branche de Kerfort dont tous les titres, ainsi que nous le verrons, étaient passés entre leurs mains à la suite d'une tutelle exercée par l'un d'entre eux.

Ils produisirent ces titres, avec les leurs, en soutenant la qualité de ce Chef de nom et d'armes des Nepvou » que la Cour ne confirma nullement dans l'arrêt du 2 Janvier 1669. Les titres indûment produits furent restitués, mais trop tard pour que la branche de Kerfort pût en faire état devant la Chambre de Réfor mation de 1668.

Nous devrions donc, logiquement, étudier maintenant la branche des seigneurs de Kerfort. Toutefois, la branche de la Cour ayant, à son tour, disparu en 1843, il nous a paru préférable d'en parler d'abord, afin de terminer par les représentants actuels de la maison le Nepvou.

Nous nous contenterons d'indiquer, ici, la tige commune des branches de Kerfort et de la Cour qui est un cadet de la maison de Crenan, Rolland le Nepvou, frère de Pierre, vivant en 4446.

Ce dernier, dont nous reparlerons (F. IVe Partie), semble avoir eu trois fils : 1° Pierre, seigneur de la Villetané, dont une fille mariée à Roland de Bre-

feillae (?) 2° Roland, seigneur de Kerfort. 3° Jacques, qui suit.

1er DEGRÉ. - JACQUES LE NEPVOU, écuyer ( 4484-4483.....)

L'arrêt du 2 Janvier 4669 fait descendre les le Nepvou de la Cour de « Jacques, " dont les dits deffendeurs tirent leur origine ».

ce Jacques le Nepuo garde de ses enfants XX 1 en brigandine salade arc trousse » est cité dans une montre des 4 et 5 septembre 4484 (V. Pièces just. n° 9 bis), pour la paroisse de Plédran.

Nous retrouvons « Jacques le Nepuo et son fils » dans une autre montre des 3, 4 et 5 May 4483, pour la paroisse d'Yffmiac.

Ces deux mentions sont incluses dans un extrait tiré de la Chambre des Comptes de Nantes « aux fins d'arrest d'icelle », du 12 novembre 1668, qui concerne également Roland Sr de Kerfort, Guyon et Roland 2d. (V. Pièces just. n° 9 bis.)

Cette pièce, bien que réclamée en 1668 par les le Nepvou de la Cour, n'est pas mentionnée dans l'arrêt du 2 Janvier 1669.

Elle fut produite par les le Nepvou de Kerfort, en 1700, devant MeBechameil de Nointel, avec les autres titres qui les concernaient, restitués par leurs cousins.

Il est à remarquer que la terre de la Villetané, ou Ville-Tanet, était située sur les confins de la paroisse de Pommeret, tout près de celle de Plédran où nous verrons les le Nepvou de la Cour et de Kerfort posséder, anciennement, plusieurs terres. (F. Croquis des environs de Saint-Brieuc au XVe siècle.)

La terre de la Cour, dont cette branche de la famille a pris le nom, était située dans la paroisse d'Yffiniac. Elle ne ssmble pas avoir été très importante et est citée, en 1535, comme « annoblie par le Prince ». (V. plus loin.) Les le Nepvou de la Cour habitaient, d'ailleurs; de préférence, la terre noble de la Villejoua, située dans la paroisse de Plédran à proximité de la Villetanet, dont elle semble avoir été un démembrement.

D'une alliance inconnue Jacques le Nepvou eut deux fils : 4° Alain, qui suit, auteur du rameau des seigneurs du Houx et de l'Isle ; 2° Jean, qui viendra après son frère.

Ile DEGRÉ. - ALAIN LE NEPVOU ( 4507 . ..)

L'acte le plus ancien que nous ayons trouvé dans les papiers du Comte le Nepvou

de la Cour, mort en 4813, à Jersey, sans postérité, est un accord passé, en 4507, devant la Cour d'Yffiniac entre ce Alain le Nepuo et Jean le Nepuo qui " sont frères germains et fils de - le Nepuo ». Le prénom de celui-ci est effacé. (V. Pièces justificatives n° 11.)

D'après cet acte, Alain, qui semble l'ainé, épousa Marie Mahé, fille de Roland Mahé et de Jehanne Girard.

Les Mahé, seigneurs du Cambout (paroisse de Plumieux). ont paru aux Réfor mations de 1423 à 1469. Ils portaient : une tête de léopard acc. de 3 merlettes.

Mahé donne, en 1261, à l'abbaye de St-Aubin, une redevance de froment en Pléhérel.

Pierre, fils Alain, secrétaire de la duchesse Anne et l'un des gens de compte en 1489 (P. de Courcy).

Alain le Nepvou et Marie Mahé laissèrent une postérité représentée, à la fin du XVIe siècle, par Alain le Nepvou, seigneur du Houx et de l'Isle, sans doute leur petit-fils, que nous trouvons cité, comme ce priseur noble », dans un certain nombre d'actes.

1580. - " Prisage des terres appelées le Fyé-ez-Daviz et le Bourg-Daniel à " la requête de François Budes, seigneur du Tertre-Jouan, par les priseurs nobles " Allen le Nepvou et Jacques le Chat. » (Inventaire des Archives des Côtes-du Nord. - E. 2802.)

1590. - Dans un partage noble donné par Jean Berthelot, sr de St-Ilan, en 4590, nous lisons :

" .... auquel prisaige aurait été procédé par nobles gens Allain le Nepvou " sieur du Houx, Jacques le Chat sieur de Kersaint, Jean Duboys sieur de " Linallec... » (V. Pièces justificatives n° 31.)

Un compte de tutelle de 4628 (V. Rranche de Kerfort) nous apprend que " Alain le Nepvou sr du Houx et de l'Isle fut le premier tuteur de Jacques " le Nepvou sr de Lestivy et, plus tard, de Kerfort. (V. Pièces just. n° 32.)

Alain le Nepvou, sr du Houx, épousa Marguerite le Chat, vraisemblablement fille de Jacques le Chat, seigneur de Kersaint, et de Marguerite Conen, dont issurent :

1611. - 1° ce Yves le Nepvou, seigneur du Houx », cité dans une sentence rendue, le 7 février 1611, par Jean du Boisgelin, écuyer, seigneur de Sept-Fon taines, autorisant le mariage d'Isabeau Turnegouet, mineure, avec François de la Lande. (Bibl. natle Carrés d'Hozier, 370. - Titres de la Lande. Voir Pièces justificatives n° 28.)

2° Marguerite, baptisée le 28 juin 1584 (Reg. paroissial de Pordie), qui épousa, le 16 Juillet 1599, Jean Gilles (Communiqué par M. Anne-Duportal).

Nous ignorons quelle fut la descendance de Yves le Nepvou, seigneur du Houx et de l'Isle.

Les le Chat, seigneurs de Kersaint, de l'Isle et de la Higonnaye (paroisse de Pordic), portaient : de sable au chat effrayé d'argent. Devise : « Mauvais chat, « mauvais rat. » Ils ont produit 6 générations en 1668.

Jehan prêta serment au Duc en 1437. Noble homme Jacques le Chat, sr de Kersaint, épousa Marie Conen dont :

Pierre le Chat, sr de Kersaint, qui épousa Margilie le Bigot, dont :

Alain le Chat, sr de Kersaint et du Clos-neuf, qui épousa Marguerite Berthou, dont :

Jacques le Chat, sr de Kersaint, qui épousa Margte Conen (Arrêt du 13 Juillet 1669), dont vraisemblablement :

1° Jean ; 2° Marguerite qui épousa Alain le Nepvou, sr du Houx.

Ile DEGRÉ. - JEAN LE NEPVOU, écuyer, sgr de la Cour ( 1507-1519 )

1507. - « Jehan Le Nepuo » est dit frère d'Alain dans l'acte de 4507 cité plus haut. (V. Pièces just. n° 11.)

A la Réformation de 4543 nous trouvons, dans la paroisse d'Yffiniac, ce Jehan " Le Nepuo noble et pour ce affranchit ses maisons et héritages au d. bourg. » (Man. de Saint-Brieuc.)

D'après l'extrait tiré de la Chambre des Comptes que nous reproduisons (V. Pièces just n° 9 bis), l'une de ces maisons avait appartenu, autrefois, à Olive Simon et, depuis, à Jehan Chéret, de Saint-Brieuc.

On peut en conclure que ces héritages, dans là paroisse d'Yffiniac, lui venaient de sa femme.

Jean le Nepvou épousa, en effet, Regnette Chéret et mourut avant le 44 Jan vier 4549 laissant trois enfants mineurs :

4° Pierre, qui suit, 2° François, 3° Gillette, qui épousa Mathurin Lebas.

1520. - C'est ce que nous apprend un acte du 16 Juin 4520 passé entre Robert Timbrient et Regnette Chéret sa femme, d'une part, " celui Robert en nom " et comme ayant la garde de Pierre Françoys et Gillette Le Nepuo enfants et " hérittiers de deffunct Jehan Le Nepuo aultrefois mary et espoux en premières " noces d'icelle Regnette ...par lettre de tutelle faite par la cour de Moncontour " du 44 Janvier 4549 » et Charles du Bouesbilly héritier principal et noble de Jacques du Bouesbilly, seigneur de la Villehervé et de Lestivi. Cet acte, relatif à quelques pièces de terre vendues, dès le 3 Juin 4545, par Jacques du Bouesbilly à " Jehan Le Nepuo », est passé " en la bourgade d'Yffiniac en la méson des dits ce Timbrient et sa femme ». (Archives du Cte H. le Nepvou de Carfort.)

La famille Chéret est éteinte et ne figure dans aucun armoriai.

Regnelte Chéret se maria 3 lois et épousa, en 3° noces, Jehan de la Houssaye que nous voyons cité, avec elle, dans le Contrat du droit d'enfeu des le Nepvou de la Cour à Yffiniac (V. Pièces, just. n° 12.)

Il est question, dans cet acte, de feu Jacquet Chéret dont la mère se nommait Olive Simon (1534).

1524. - Citons, encore, une autre vente, du 47 octobre 4524, de quelques " bregerons » de terre par Charles du Bouesbilly à " damoyselle Regnette Chéret pour elle et ses hers ». (Archives du Cte H. le Nepvou de Carfort.)

Notons enfin, sur le degré de Jean Le Nepvou, que nous voyons, en 4532, dans le Registre de la Chancellerie de Bretagne :

" Jean l'aisné, Jean le jeune et Guillaume les Nevouz contre Pierre du Gué. » (F. fr. 22318. Reg. de la chancellerie de Rret. p. 327.)

Il y a là, peut-être, un indice de parenté avec la branche de Crenan représentée, à cette date, par Jean le Nepvou et son fils Guillaume, bien qu'en 1532, Jean le Nepvou de la Cour fût mort depuis plusieurs années.

Ille DEGRÉ. - PIERRE LE NEPVOU, seigneur de la Villejoual (...4520-4556...)

1534. - Pierre le Nepuo paraît avec Jean de la Houssaye et Regnette Chéret " sa compaigne » dans un acte de 4534 qui concerne le droit d'enfeu des le Nepvou de la Cour. (V. pièces just. n° 12.)

1535. - Il était, sans doute, encore mineur à la Réformation de 4535 où nous trouvons seulement, dans la paroisse d'Yffiniac : ee La maison de Laquour « annoblie par le Prince à Jeanne le Nepuou, damoiselle ». (Mail, de St-Brieuc, page 376.)

1537. - En 4537, nous voyons Pierre le Nepvou acheter de Pierre Hazon sr de la Rocheblanche deux pièces de terre situées dans la paroisse d'Yffiniac " joignant de deux côtés à terre Guyon le Vicomte sr de la Villevolette... groyé " à Yffiniac en la meson Jehan la Houssaye et sa femme le 3 avril 1537 ». (Coll. H. de Carfort. - Titres du Cte le Nepvou de la Cour.)

1556. - Nous trouvons, en 4556, un hommage rendu au Vicomte de Plédran ce pour deux pièces de terre siltuées en la paroisse de Plédran au quartier de ce la Villejoual par noble homme Pierre le Nepuou sieur de la Villejoual ». (Même source.)

La même année, le 46 juillet 4556, ce Pierre le Nepuou écuyer, sieur de la « Villejoual » rend aveu, dans la paroisse d'Hillion, de trois pièces de terre qu'il tient de noble homme Jehan le Nepuo son père. (Arch. des Côtes-du-Nord. - E. 258.)

La Villejoual appartenait, en 4513, à Jean Budes, sr de la Tousche.

Enfin, « l'acte dans lequel Pierre le Nepvou a pris la qualité de noble et de " fils et héritier principal et noble de Jean le Nepvou » est cité, dans l'arrêt du 2 janvier 1669, comme le plus ancien titre de noblesse appartenant réellement à la branche de la Cour. (V. pièces just. n° 11.)

Pierre le Nepvou épousa Catherine le Mouënne dont :

1° Guy, qui suit ;

2° Françoise, qui épousa Jean Poulain, sr du Challonge ;

3° Jean, qui fut seigneur de la Villejoual et du Pallac ;

4° Antoine ;

5° Marie.

Les le Mouënne (ou le Moine) srs de S'-Eloy et de la Touche-Rouault, (par. de Ploeuc) ; de Quélennec (par. de Merléac) ; de Cléden, Caronnay etc., (par. du Haut-Corlay), portaient : de gueules à 3 croissants d'argent une fleur de lys d'or en abyme.

Ils ont produit 7 générations à la Réformation de 1669.

Cette famille s'est fondue dans le Métayer, d'après Potier de Courcy.

Olivier le Mouënne parut à la montre de 1467, pour la paroisse de Pordic.

Guillaume lé Moënne des Maisons était capitaine de la tour de Cesson en 1488. (L'abbé Ruffelet. - Annales briochines.)

Les Poulain, srs de la Ville-Salmon (par. de Coëtmieux), du Val, de Mauny, du Tertre, de Saint-Père, etc., etc., portent d'argent au houx arraché de sinople (qui est Turnegouet) au franc-canton de gueules chargé d'une croix engreslée d'argent. (Potier de Courcy.)

Cette ancienne maison a produit 10 générations à la réf. de 1669 où elle fut maintenue dans la qualité de chevalier.

Rolland, époux de Denise Hus, prêta serment au Duc en 1437. Jean, fils du précédent, marié à Perrine de Crehen, est l'auteur de toutes les branches de cette famille, qui a produit trois chevaliers de l'ordre, en 1620, 1634 et 1641.

1586. - Jean Le Nepvou, fils puiné de Pierre, épousa damoiselle Gillette Gouicquet dont issurent : Marie, Jacquemine, Rose, Françoise, d'après un acte de partage du 6 août 1586, donné par ee dIle Marie Le Nepuou, dame de la Vil " lejoual, fille aînée et héritière principale et noble de défunts nobles gens Jean " Le Nepuou et dlle Gillette Gouicquet sa femme sr et dame, en leur vivant, du " lieu de la Villejoual et du Pallac assistée de son mari et curateur Jean Huet " sr du Bouillon. » (Titres du Cte le Nepvou de la Cour. - Coll. H. de Carfort.)

Les Gouicquet, srs de la Plaineville (par. de St-Michel), de Vaupatry (par. de Plémy), de Bienassis (par. de Trédaniel), de la Coste (par. d'Andel), portaient d'argent à une croix nattée mi-parti de gueules et d'azur, cantonnée de 4 mâcles de gueules (Guy Le Borgne); aliàs : d'azur à la croix engreslée d'argent cantonnée de 4 roses de même. Olivier, vivant en 1444, épousa Olive Chierdel dont issut Rolland, capitaine de Moncontour, qui défendit Guingamp contre les Français en 1488.

1583. - " Jan le Nepvo, sr de la Villejoual, vivant mary de dlle Gillette Gouicquet » rendit aveu, le 12 juillet 1583, des terres nommées le Pré-Bougault et la Noë-Blanche. (Archives des Côtes-du-Nord. - E. 845.)

1586. - Marie le Nepvou, sa fille aînée, femme d'Ecuyer Jan Huet, rendit aveu, pour les mêmes terres, le 10 juin 1586. (Même source.)

1610. - A la date du 3 octobre 1610, dans la paroisse de Plémy, transaction par dlle Marie le Nepvou, femme de Jean Huet, sr du Bouillon. (Même source.)

1633. - Le 13 juillet 1633, nous trouvons le minu fourni pour le rachat de dIle Marie Le Nepvou, dame du Bouillon, mère de dlle Françoise Huet. (Même source.)

IVe DEGRÉ. - GUY LE NEPVOU, écuyer, seigneur de la Court. (....1576.)

1576. - Guy le Nepvou est dit fils aîné, héritier principal et noble de Pierre le Nepvou, dans un acte du 30 novembre 1576 passé entre " ...damoyselle " Avoye du Rouvray, tutrice et garde de ses enfants en elle procroyez par " deffunct Maistre Guy le Nepuou en son vivant sieur de la Court, demeurant en " ceste ville de Moncontour, d'une part, et damoyselle Françoise le Nepuou " femme et espouze de Jean Poullain ...demeurant en la paroisse de Plédran " en leur maison du Challonge... au sujet de la succession de deffunct Pierre " le Nepuou père des dits Maistre Guy et de la dite demanderesse et duquel estait " fils aîné et herittier principal et noble le dit deffunct Me Guy le Nepuou. » (Titres du Cte le Nepvou de la Cour. - Archives du Cte H. de Carfort.)

Du mariage de Guy Le Nepvou, écuyer, sr de la Court et de Avoye du Rouvray, sont issus :

1° Jean, qui suit.

2° Christophe, seigneur de la Villevalio, qui a formé le ramage de la Villedanne, dont il sera parlé après la descendance de Jean. (Arrêt du 2 janvier 1669. - Pièces just. n° 13.)

Une famille du Rouvray, srs du dit lieu et de la Pironnière, portait d'azur à 3 merlettes d'or.

Le nom ancien de cette famille est Morel (P. de Courcy). Il se peut, toutefois, que Avoye du Rouvray appartienne à la famille du Rouvre, ou Rouvre, srs du Boisboissel, qui portait d'argent au sautoir de gueules cantonné de 4 merlettes de sable.

Ve DEGRÉ. - JEAN LE NEPVOU, écuyer, seigneur de la Court et de la Villejouars. (....1599-1625....) 1599. - Les papiers du Cte le Nepvou de la Cour contiennent un contrat du 5 novembre 1599 passé entre " escuyer Jan Le Nepuou seigneur de la Court et et de la Villejouars, demeurant au dit lieu de la Villejouars, paroisse de Pledran, " d'une part et damoyselle Jacquemine Berthou d'autre, dame de la Geruyas et et de la Ripvière, à présent résidant en la paroisse de Hillion, au nom et comme " curatrice de damoyselle Catherine Visdelou femme et compaigne de escuyer " Mathurin de Bluay son fils.... Fait et groyé au lieu et maison de la Boche " martin en Hillion le cinquième jour de novembre après midy 1599. » (Archives du Cte H. de Carfort.)

Jean le Nepvou, seigneur de la Cour, fut, vers cette époque, tuteur et curateur de Jacques le Nepvou, sr de Lestivy, puis de Kerfort. (V. Branche de Kerfort.)

Il épousa Suzanne Gouicquet, dont issut Jacques qui suit. (Arrêt du 2 jan vier 1669.)

1625. - Il fut parrain, le 18 avril 4625, de Jean de la Porte, fils de Michel et de Marguerite Bourel. (Registre de Saint-Michel. Communiqué par M. Anne Duportal.)

VIe DEGRÉ. - JACQUES LE NEPVOU, écuyer, seigneur de la Court et de la Villejouars. (....4627-4636....)

1627. - Jacques Le Nepvou est dit fils et héritier principal et noble de défunt Jean le Nepvou, sr de la Cour, dans un acte du 14 août 4627 qui est une requête adressée aux juges de la Cour des Regaires de Saint-Brieuc par noble homme Jacques le Nepvou sieur de Lestivy. (Arrêts de noblesse des 27 janvier 1700 et 19 août 1782. - V. Br.de Kerfort.)

1630. - Il épousa, le 42 août 4630, Charlotte de la Villéon, fille aînée d' ce Ecuyer Pierre de la Viléon et damoiselle Anne Gautron, sa compaigne, et sieur et dame de la Ville-Meureuc. » (Titres du Cte le Nepvou de la Cour. Coll. du Cte H. de Carfort.)

Les la Villéon, sre du dit lieu (par. de Saint-Alban), du Boisfeillet, de la Villegourio, de la Villemain (par. de Planguenoual), des Marais, de la Ville pierre, de la Villemeureuc (par. d'Hillion), etc., portent d'argent au houx arraché de sinople (qui est Turnegouet) au franc-canton (aliàs au chef) de sable fretté d'or.

« Matlieus de Villaeonis » se croisa en 1248. (Coll. Courtois).

Rolland, marié à Jeanne de Lesquen, ratifia le traité de Guérande en 1381.

Cette famille, d'ancienne extraction, a été maintenue, en 1669, dans la qualité de chevalier.

Pierre de la Villéon, devenu veuf d'Anne Gautron, épousa, en secondes noces, Gillette le Noir dont issut Pierre de la Villéon chevalier sr de la Ville-Meureuc et de la Villepierre, qui épousa, comme nous le verrons plus loin, Suzanne le Nepvou.

Du mariage d'Ecuyer Jacques le Nepvou, sr de la Cour et de la Villejouars, et de dlle Charlotte de la Villéon, issut :

Alain, qui suit. (Arrêt du 2 janvier 1669.)

1636. - Nous possédons encore le contrat d'une rente perpétuelle de 7 quarts de froment et de 2 chapons due à " Messire Jacques le Nepuou sr de la " Cour demt en sa maison de la Villejoual » daté du 3 mars 1636. (Titres du Cte le Nepvou de la Cour.)

VIIe DEGRÉ. - ALAIN LE NEPVOU, écuyer, seigneur de la Cour et de la Villejoual. ( 1668-1680....)

1668. - ce Allain le Nepvou, escuyer, sieur de la Cour et cheff de nom et " d'armes des Nepvou, demeurant en sa maison de la Villejoual, paroisse de " Plédran » comparut, le 3 novembre 1668, devant la Chambre de Réformation de la noblesse de Bretagne " faisant pour luy et pour escuyer Guy le Nepvou " sr de la Villedanne. » (Titres du Cte le Nepvou, de la Cour.)

1669. - Nous avons déjà fait remarquer que ses titres comprenaient ceux des le Nepvou de Kerfort. Néanmoins, il fut maintenu, ainsi que son cousin, en qualité de noble issu d'extraction noble par arrêt du 2 janvier 1669. (Voir Pièces just. n° 13.)

1680. - Ecuyer Alain le Nepvou, sr de la Cour, de la paroisse de Plédran, épousa, le 5 mai 1680, dlle Marie Henry de la paroisse de Plourhan. (Commu niqué par M. Anne-Duportal.)

Cette famille, dont nous avons déjà parlé dans la lre partie, portait : d'argent et de gueules à 2 roses de l'un à l'autre.

Ville DEGRÉ. - YVES LE NEPVOU, écuyer, seigneur de la Villejoua. (....1694 1696....)

1696. - Yves le Nepvou, écuyer, sr de la Villejoua, fit enregistrer ses armes, qui sont de gueules à 6 billettes d'argent 3, 2, 1, ; au chef de même, dans l'armoriai général de 1696. (Bibl. natle.)

Nous avons tout lieu de supposer qu'il était fils d'Alain et de Marie Henry, bien que n'en ayant aucune preuve.

Il épousa, vers 1694, Claude de Lanloup, fille de Pierre, écuyer, sr de Porzun et de Jeanne le Coniac de la Ville-Auray, dite douairière de la Villejoua en 1725 et morte à Plédran, le 29 octobre 1740, à l'âge de 80 ans. (Registre paroissial de Plédran. - Communiqué par M. Mottin.)

Les de Lanloup, ramage de Coëtmen, srs de Lanloup, vicomtes de Pléhédel etc., portaient d'azur à 6 annelets d'argent.

Geslin de Lanloup fut un des écuyers du Combat des Trente, en 1351.

La dernière héritière de cette maison épousa, vers 1500, Geoffroi le Picart, sr de la Demiville. Leurs héritiers ont repris le nom et les armes de Lanloup et produit un chevalier de l'ordre en 1669. (Potier de Courcy.)

Du mariage d'Yves le Nepvou, sr de la Villejoua, et de Claude de Lanloup, sont issus :

1° Jean-François, qui suit.

2° Sainte-Claude, qui épousa, le 24 octobre 4 730, à Plédran, Ecuyer Claude Jean de la Guerrande seigneur de la Hingandais. (Reg. parroissial de Plédran.)

Jacques de la Guérande, sr de la Chesnais, fut maintenu par arrêt du 24 May 1690. Il portait : d'argent à un aigle éployé de sable à deux testes, tenant dans la serre droite une branche de laurier de sinople.

IXe DEGRÉ. - JEAN-FRANÇOIS LE NEPVOU DE LA COUR, sr de la Villlejoua, chef de nom et d'armes de Crenan (1696-1768).

Jean-François, fils de Yves le Nepvou et de Claude de Lanloup, naquit vers 4696 et mourut, à sa maissn du Collodic, le 4er octobre 4768, à l'âge de 72 ans. (Reg. paroissial de Plédran.)

1756. - ce Jean-François le Nepvou de la Villejoua » fut nommé sénéchal de St-Bricuc en 4756. (L'abbé Rujfélet. - Annales briochines.)

1758. - ce Aux Etats tenus à St-Brieuc, en 4758, le député de la ville était ce M. de Villemain Souvestre, maire, et il avait pour agrégés MM. le Nepvou ce de la Cour, Kérangal de la Hautière et le Minihy de la Combe. » (Ane. év. de Bretagne, T. 2, p. 196.)

1723. - Jean-François le Nepvou épousa, en 4723, à Moncontour, Charlotte Martin, fille de noble homme René Martin et de Julienne le Breton. (Registre paroissial de Moncontour.)

Un Martin, de Moncontour, a ses armes à l'armoriai général de 1696. Elles sont : d'azur au chevron d'argent acc. en pointe d'une brebis passante de même.

Le registre paroissial de Plédran nous apprend que de cette union naquirent

44 enfants, savoir :

4° Renée-Charles-Sainte, baptisée à Plédran le 42 juillet 4724, morte le

45 octobre 4744, sans alliance ;

2° Claude-Julien, baptisé à Plédran le 44 juin 4725, né de la veille, mort le 4 3 janvier 4726. 3° Françoise-Jeanne, baptisée à Plédran le 40 juin 4726, qui épousa, le 29 janvier 1759, Messire Yves-François Bosquien, seigneur de Quilien.

Les Bosquien srs de Quillien etc. portaient : d'or au lion de gueules, armé, lampassé et couronné de sable. (P. de Courcy.)

Acte de naissance, du 30 août 1761, de Louis-Charles de Bosquien, fils de Françoise-Jeanne le Nepvou et de Yves de Bosquien son mari, demeurant au château de Quillien, commune de la Ferrière. dans lequel Jean-François le Nepvou, chevalier, seigneur de la Cour et de la Villejoua, paraît comme parrain et oncle de l'enfant. (Reg. paroissial de Plédran.)

4° Anne-Julienne, baptisée à Plédran le 48 Mai 4727, sans alliance.

5° Fleurianne-Hyeronyme, baptisée à St-Julien de la Coste le 29 avril 4 728, née de la veille.

6° Gabriel-Claude, baptisé à St-Julien de la Coste le 42 avril 4729, né le 9, sans alliance.

7° Julienne-Claude, baptisée à Plédran le 8 Mars 1730, y décédée le 28 février 4 732.

8° Jean-François, qui suit.

9° Claude-Marie, baptisée le 26 janvier 4732, morte le 29.

40° Anne, baptisée à Plédran le 6 septembre 4733, y décédée, sans alliance, le 24 Mars 4785.

44° Joseph-Olivier, dit le chevalier de Crenan, qui suit.

42° Renée-Jeanne, baptisée à Plédran le 6 octobre 4735, née de la veille, morte le 20.

43° Olive-Renée, baptisée à Plédran le 40 novembre 4736, née le 8, qui épousa, le 9 octobre 4762, à St Julien de la Coste, Messire René-Hyacinthe de la Moussaye, chevalier, chef de nom et d'armes, fils de Messire François et de Rose le Pugneix.

Sous la Terreur, Olive le Nepvou veuve la Moussaye, incarcérée, avec ses deux filles, dans la maison des Capucins, demande au comité de surveillance de Saint Brieuc, le 42 Vendémiaire an III, l'autorisation de se rendre à sa maison de campagne de Plédran pour soigner l'une de ses filles, malade. (Archives des Côtes-du-Nord. Série L., trav. 196, ray. 1.)

Nous croyons superflu de parler longuement de l'illustre maison de la Mous saye, ramage de Penthièvre, qui porte d'or frettè d'azur de 6 pièces.

Olivier, sr de la Moussaye, fils de Guillaume de Penthièvre, vend le grand pré d'Uzel au Vicomte de Rohan en 1271.

« Radulphus Mouceia » est cité dans les chartes de la Collection Courtois, et « Radulpho de Moceis » dans un extrait de comptes rendu au due Jean le Roux en 1271. Geoffroy repoussa les anglais à Dol en 1339 et reçut, à cette occasion, la devise « Honneur à Moussaye ! » que ses descendants ont conservée. Ceux-ci ont formé trois branches, dont l'une s'est fondue dans la maison de Goyon par suite du mariage de Gillette, dame de la Moussaye, avec Guy Goyon sr de Launay-Gouyon et de Vaudoré, trisaïeul d'Amaury Goyon, sr de la Moussaye, en faveur duquel cette seigneurie fut érigée en marquisat en 1615.

Les deux autres branches sont celles de Carcouet et de la Chesnay qui, toutes les deux, ont produit 10 générations en 1669 et reçu le titre de mar quis en 1818 et 1819. (Bibl. nat. Pièces orig. 2075. - La Moussaye.)

44° Alexis-Jean-Charles-Olivier, né le 4 décembre 4737, à Plédran, et mort, vraisemblablement, en bas âge.

Jean-François le Nepvou de la Cour, seigneur de la Villejoua, semble avoir porté le nom de Crenan, repris également par ses deux fils. Nous ignorons sur quels titres il s'appuya pour obtenir l'autorisation de relever ce vieux nom de sa famille qui s'était transmis collatéralement, comme nous l'avons vu, à Joseph Marie de Bellingant, marquis de Crenan.

Xe DEGRÉ. - JEAN-FRANÇOIS LE NEPVOU, deuxième du nom, chevalier, seigneur de la Cour, la Villejoua, etc., chef de nom et d'armes de Crenan. (4731-4843.)

1731. - Jean-François le Nepvou de la Cour, deuxième du nom, fut baptisé à Plédran le 25 février 4734. (Reg. par. de Plédran.)

1754. - Il s'adonna, de bonne heure, à l'étude du droit, et nous trouvons, dans ses papiers, un brevet de bachelier donné, à Rennes, le 49 juin 4754 et un brevet de licencié en date du 43 août 4755.

1764. -Nous relevons, à la date du 34 mars 4764, le mariage ce de Messire " Jean-François le Nepvou, environ 33 ans, fils aîné, majeur, d'autre Jean " François le Nepvou, chef de nom et d'armes de Crenan, chevalier, seigneur de " la Villejouet, de la. Cour, etc., et de de Charlotte Martin, le dit époux, conseiller " du Roi et sénéchal de la juridiction de St-Brieuc, y domicilié ; et delle Louise " Claire Péan, environ 49 ans, fille mineure et seule puisnée de feus Messire " Louis Péan, chevalier sgr de Pontfilly et de de Angélique Daniel de la Roche, " domiciliée de fait dans cette paroisse et de droit de St-Malo et de Ploubalay ». En présence de Messire Louis Péan, sgr de Pontfilly, son frère. Elle signe : Claire Péan de Pontfilly. (Reg. paroissial de St-Martin de Lamballe. Commu niqué par le Vle L. Urvoy de Porizamparc.)

1768. - Le 42 décembre 4768, deux mois après la mort de son père, nous voyons siéger dans l'ordre de la noblesse, aux Etats tenus à St-Brieuc, ce Jean François le Nepvou dé Crenan de la Cour. »

Remarquons, à cette même session, " Joseph-Marie Bellingant de Crenan. »

1770. - Aux Etats tenus, à Rennes, le 27 septembre 4770, nous retrou vons, parmi la noblesse de St-Brieuc, " Jean-François le Nepvou de Crenan de la Cour. » (Potier de Courcy.)

1771. - Vente des métairies du Colombier et de la Pote-Suzanne, le 2 décembre 4774, par Mre Jean-François le Nepvou, mari de Claire-Louise Péan. (Archives des Côtes-du-Nord. - E. 845.)

1775. - Le 2 août 4775 " Maître Jean-François le Nepvou de la Villejoua » fut pourvu d'un office de conseiller originaire en la Cour au Parlement de Bre tagne. (Archives du Cte H. le Nepvou de Carfort.)

Il demeurait, alors, à Rennes en son hôtel, rue d'Estrées. Il avait épousé, comme nous l'avons vu, Claire-Louise Péan de Pomphily, fille de Louis Péan de Pomphilly, ou Pontfilly, chevalier de St-Louis, mort à St-Malo des suites de blessures reçues au combat de St-Gast, et de Angélique-Renée Daniel, fille de Etienne-René, sr du Tertre, et de Claire de Chappedelaine.

Etienne-René Daniel, né en 4687, était fils de Nicolas et de Jeanne Trouin, tante de Duguay-Trouin.

Les Péan de Pomphily sont originaires de la paroisse de Pleurtuit et portent d'or à 3 testes de maure en profil de sable. Ils ont produit 7 générations en 1669.

1779, - Le 26 janvier 4779, nous trouvons un acte de prise de possession du château et de la terre de la Molte-Olivet par ce Messire Jacques-Marie Ebal « lard, recteur de Pleslin, agissant pour Messire Jean-François le Nepvou, chef " de nom et d'armes de Crenan, chevalier, seigneur de la Cour, la Villejoua et " autres lieux, comte de le Nepvou, conseiller au Parlement de Bretagne et dame " Claire-Louise Péan, dame comtesse de le Nepvou. » - (Titres du Cte le Nepvou de la Cour. - Archives du Cte H. le Nepvou de Carfort.)

Le château de la Molte-Olivet appartenait à Messire Claude-Toussaint-Louis du Breil, chevalier, seigneur marquis de Pontbriand, et fut payé à ce dernier 446.696 livres 13 sols 4 deniers, somme importante pour l'époque. Nous conservons, dans nos archives, 16 baux passés au château de la Motte-Olivet par divers fermiers. (Même source.)

1786. - Jean-François le Nepvou de Crenan de la Cour fut reçu Président aux enquêtes le 12 avril 4786. (Communiqué par M. Mollin.) Il avait été, pendant onze ans, Sénéchal de St-Brieuc. (V. Le Parlement de Bretagne, par F. Saulnier.)

1813. - Il mourut, pendant l'émigration, à St-Hélier (Jersey), le 25 mai 4843, à l'âge de 82 ans, et y fut inhumé. Il ne laissait aucune postérité.

Ses papiers restèrent dans la famille Péan de Pomphilly et M. de Pomphily, capitaine de frégate, a bien voulu nous en remettre la plus grande partie en 4897.

La succession du comte le Nepvou de la Cour semble avoir donné lieu, sous la Restauration, à certaines contestations, à en juger par une ordonnance du roi Louis XVIII, du 24 juin 4818, ce vu la pétition présentée par le sieur Joseph " Bobillier, au nom de dame Marie-Louise Duval, son épouse, agissant comme " héritière bénéficiaire du comte le Nepvou de la Villejoua, tendant à la remise « à la dame son épouse d'une pièce de terre située en la commune de Moncon " tour, dépt des Côtes-du-Nord, et concédée à titre de découverte, et purement " gratuit, à l'hospice de la même commune, en exécution de la loi du 4 ventôse " an IX. » (Archives du Cte H. le Nepvou de Carfort.)

Cet acte confirme que les biens de Jean-François le Nepvou de la Cour avaient été vendus et disséminés, comme biens nationaux.

Xe DEGRÉ. - JOSEPH-OLIVIER LE NEPVOU, chevalier de Crenan.

Joseph-Olivier le Nepvou, frère cadet du précédent, fut baptisé le 6 septembre 4734, à Plédran. (Reg. par. de Plédran.)

Il prit le titre de chevalier de Crenan et reçut, en cette qualité, le 48 mars 4756, un brevet d'enseigne au régiment de Provence, devenu Monsieur-Infanterie.

Lieutenant le 24 juillet suivant, puis capitaine " commandant la compagnie, ce colonelle » le 30 décembre 1769, il fit campagne sur les côtes barbaresques et en Corse. Il avait, précédemment, pris part aux guerres d'Allemagne et il avait été blessé grièvement à la bataille de Fillingshausen.

Il fut nommé chevalier de St-Louis le 3 juin 4770.

Nous le retrouvons major au régiment des grenadiers royaux de la Touraine, le 8 avril 4779, et il fut licencié, avec les troupes provinciales, par la loi du 20 mars 4794. (Etat des services de Joseph-Olivier le Nepvou, chevalier de Crenan, délivré le 14 mai 1889 par le ministère de la guerre. - Coll. R. le Nepvou de Carfort.)

Nous perdons la trace du chevalier de Crenan pendant la Révolution et il est vraisemblable qu'il émigra et mourut, à l'étranger, sans alliance.

Avec son frère et lui s'éteignit la branche des le Nepvou de la Cour.

Les ramages issus de Christophe le Nepvou, second fils de Guy, dont il nous reste à exposer la filiation, avaient disparu depuis le commencement du XVIIIe siècle.

GENEALOGIE DES SEIGNEURS DE LA COUR

RAMAGES ISSUS DE CHRISTOPHE LE NEPVOU

SEIGNEUR DE LA VILLEVALIO

Ve DEGRÉ. - CHRISTOPHE LE NEPVOU, écuyer, sr de la Villevalio.

Christophe le Nepvou, second fils de Guy le Nepvou, sr de la Cour, et de damoiselle Avoye du Rouvray, épousa damoiselle Tacine (alias Cassine), Ber thelot de St-Ilan. (Arrêt de noblesse du 2 janvier 1669.)

Les Berthelot, srs de St-Ilan, dans la paroisse de Langueux, portaient à'azur à 3 testes de léopard d'or surmontées chacune d'une fleur de lys d'or.

Nous parlerons plus longuement de cette famille à l'occasion d'une autre alliance des Berthelot de St-Ilan avec la branche le Nepvou de Kerfort.

Du mariage de Christophe le Nepvou, seigneur de la Villevalio, et de Tacine Berthelot, sont issus 8 enfants, savoir :

4° François-Guy, qui suit.

2° Antoine, sr des Croslayes, qui suit.

3° Jean, qui épousa Jeanne Bizien, dame du Laindu (ou Lindu), dont il n'eut aucune postérité. La terre du Lindu passa aux le Nepvou par cette alliance.

Les Bizien, d'ancienne extraction, srs de Kerigomerch (par. d'Arzano) - de la Salle (par. de Plougasnou), etc., portaient êcartelé aux 1 et 4 d'argent à la fasce de sable acc. en chef d'une étoile de gueules et en pointe d'un croissant de même (qui est Bizien), aux 2 et 3 contre-écartelé, aux 1 et 4 de gueules plein, aux 2 et 3 de sable à la croix d'argent (qui est Lézard.)

Jean le Nepvou était, en 4662, seigneur du Lindu, de la Villefréhour et de la Ville-au-Pilon. (V. plus loin.) 4° Nicolas, sans alliance connue. 5° Marguerite, qui épousa Jean Huet, sr du Castello.

Les Huet, srs de Kerlan (par. de Servel), etc., portaient d'azur à l'aigle êployèe d'argent becquée et membrée de gueules.

60 Françoise, qui épousa Antoine du Fou, sr de la Moinerie.

1643. - ce Contrat de mariage, du 43 décembre 4643, du dit Antoine du " Fou, escuyer, sieur de la Moyennerie et de damoiselle Françoise le Nepvou, " fille iuveigneure de deffunt Chrislophele Nepvou, escuyer, et de damoiselle " Berthelot, sieur et dame de la Villevalio, qui justifie que le dit Antoine est " fils aîné d'écuyer François du Fou, sieur de Launay, et de damoiselle Jacquette " Daniel, sa compaigne, ses père et mère. » (Arrêt de noblesse des du Fou, du il mai 1669. - Cte de Rosmorduc, vol. L)

Les du Fou, srs de la Roche et de Locmaria (par. de Mur) - de la Moinerie (par. d'Allineuc) - de la Porte, etc., portaient d'azur à l'aigle éployêe d'or.

Ils ont produit 8 générations en 1669.

Devise : Dieu, l'honneur !

De l'alliance d'Antoine du Fou et Françoise Le Nepvou sont issus : 1° Lau rent, sr de Lanredon, père de Renée-Claude, mariée à N... du Parc de la Noë et de Pétronille-Françoise, veuve en 1747 de Jean-Baptiste de la Motte du Portail.

2° Marie, qui épousa Thomas le Provost, sr de la Touche.

3° Renée, mariée à N... Moro de Maugouéran.

4° Jacquette, baptisée à Allineuc en 1656. Parrain : Guy le Nepvou, sr de la Villedanne. (Corn, par M. R. du Guerny.)

7° Jeanne, qui épousa François le Veneur, sr du Bourg-au-Moine.

Les le Veneur, sre de Brangolo, des Fermes, etc., portaient d'argent au cerf passant de gueules ramé et ongle d'or. Ils ont produit 8 générations en 1668.

8° Perronelle, qui épousa Jacques Huon, seigneur du Plessix.

Les Huon, srs de Kerflech, de Kergadou, de Kerdavy, de Kerauffret (par. de Maël-Pestivien), - de Keragoul, du Plessix, etc., portaient d'argent à 3 chevrons de gueules, une fasce d'azur brochant.

Ils ont produit 8 générations en 1669.

Morice prêta serment au Duc, en 1437, parmi les nobles de l'évêché de Tréguier.

Olivier, son fils, vivant en 1481, épousa Jeanne de Coëtgourden. (Potier de Courcy).

VIe DEGRÉ. - FRANÇOIS-GUY LE NEPVOU, écuyer, sr de la Villevalio (....1637 4642....).

François-Guy le Nepvou, fils aîné, héritier principal et noble de Christophe le Nepvou, seigneur de la Villevalio, épousa Jeanne le Provost.

De cette alliance sont issus :

4° Antoine, baptisé à Allineuc le 44 octobre1637, f en bas âge.

2° Christophe, baptisé le 9 novembre 1638, f en bas âge.

3° Suzanne, qui épousa Messire Pierre de la Villéon, sr de la Villepierre et de la Ville-Meureuc, fils d'autre Pierre de la Villéon, de son second mariage avec Gillette le Noir. Ce dernier avait eu, de son premier mariage avec Anne Gautron, une fille, Charlotte, mariée, ainsi que nous l'avons vu, à Jacques le Nepvou, sr de la Cour et de la Villejoua.

1642. - Nous trouvons, en 1642, l'acte de ce vente des seigneuries, maisons, " chapelles et dépendances de la Ville-Frehour et de la Ville-au-Pilon, en St " Brandan, faite par Charles le Lart, sr du Ros, et Jaquette le Coniac, sa femme, " à Jeanne le Provost, veuve de Guy le Nepvou, sr de la Villevalio. » (Archives des Côtes-du-Nord. - B. 48.)

Les le Prevost (ou Provost), srs du Plessis-au-Provost (par. de Gaël), de la Touche (par. de Plestan), de la Garenne, etc., portent d'argent à 2 bandes de sable.

Ils ont produit 7 générations en 1668.

Pierre, époux, en 1404, d'Olive Bouan dont : 1° Jean, auteur des srs du Plessix.

2° Autre Jean, auteur des srs de la Touche (P. de Courcy.)

Du mariage de Suzanne le Nepvou, dame de la Villevalio, et de Pierre de la Villéon, est issu François de la Villéon, seigneur de la Villepierre, qui épousa Anne de la Fruglais dont : Jeanne, femme de Jean de Courson, à qui elle porta la seigneurie de la Villevalio.

1662. A la date du 8 juillet 1662, nous trouvons un contrat de vente passé entre ce dame Jeanne le Provost veuve feu Messire Guy le Nepvou, sieur et " dame de la Villevalio, la Villeaupilon, la Villefréhour et mesme Messire Pierre " de la Villéon et dame Suzanne le Nepvou sa compaigne sieur et dame de la " Villepierre, la Ville-Meureuc, icelle le Nepvou présomptive héritière seule de la

" d. le Provost et Messire Jean le Nepvou et dame Jeanne Bizien sa femme,

" demeurant au lieu noble de la Villevallio en St-Bedan, savoir : le lieu maison et et mesteyrie de la Villeaupillon ensemble la mesteyrie de la Villefréhou » où il est parlé, plus loin, ce du d. Jean le Nepvo seigneur du Laindu ».

Ensuite est l'obligation de ce dame Gillette le Noir femme et compaigne " d'autre Messire Pierre de la Villeléon son mari, seigneur et dame des d. lieux

" de la Villepierre et de la Ville-Meureuc ». (Bibl. natle. - Pièces orig.

2105. - Dossier 47909. - Mélanges le Nepvou.)

VIe DEGRÉ. - ANTOINE LE NEPVOU, écuyer, seigneur des Croslayes. (....4634 4638....)

Antoine le Nepvou, deuxième fils de Christophe et de damoiselle Tacine Berthelot de St-Ilan, épousa, d'après l'arrêt de noblesse du 2 janvier 4669, damoiselle Françoise Riou, dont issurent :

4° Guy, qui suit. 2° Antoine, baptisé à St-Brandan le 45 mai 4634, parrain : Ecuyer Jacques le Nepvou, sr de la Cour.

3° Jean, baptisé à St-Brandan le 45 mars 4638. (Communiqué par M. René du Guerny.)

Vile DEGRÉ. - GUY LE NEPVOU, écuyer, seigneur de la Villedanne. (4633-4705.)

1633. - Guy, fils aîné d'Antoine le Nepvou sr des Croslais et de Françoise Riou, fut baptisé, à St-Brandan, le 7 avril 4633. Parrain : Ecuyer Guy le Nepvou, sr du Ruffray, contrôleur et subgarde général de la forêt du comté de Quintin. (Reg. par. de Sl-Brandan. - Communiqué par M. R. du Guerny.)

La filiation de Guy le Nepvou, écuyer, seigneur de la Villedanne, est établie par l'arrêt du 2 janvier 1669 qui le maintient en qualité de noble issu d'extrac tion, noble en même temps que son cousin Alain le Nepvou, seigneur de la Cour.

1693. - En 4693, nous trouvons le et Grand et prix des maisons, terres, " rentes et généralement de tout ce qui dépend de la succession de deffunt écuyer " Christophe le Nepvou et dame Cassine Berthelot vivant sr et dame de la Ville " valiot, faict par nous Maître Jan Gendrot, sr du Closmartin, Toussaint le Bigot, " écuyer, sr de Kergario et Philippe le Chevy, sr de Pennaru, jurés priseùrs et " arpenteurs royaux convenus et donnés d'office dans la juridiction de Quintin " le 23 novembre 4694. Entre Messire François de la Villéon, chevalier, sr de la " Villepierre, héritier principal et noble des dits sr et dame de la Villevaliot ses " bisayeuls et écuyers Guy le Nepvou sr de la Villedanne, Laurent du Fou sr de « Lanredon et les héritiers ou cause-ayants de deffuncts écuyers François Hay « durant, sr du Fresne, les dits srs issus de cadets du dit Christophe le Nepvou, ce le dit prisage jugé dans la cour royale de St-Brieuc, confirmé par arrest du « Parlement de cette province le 48 avril 4092, après avoir annulé les précédents " faicts les 22 octobre 4644 et 24 décembre 4647, afin de parvenir au partage... ». (Archives du Vte L. Urvoy de Porizamparc.)

1705. - Nous trouvons, en 4705, le testament de Guy le Nepvou, sr de la Villedanne, âgé de 72 ans et 6 mois, le 24 septembre 4705. Il demeure à Ques tagol, en Allineuc, et nomme son fils Laindu et son fils Grollais exécuteurs testa mentaires. (Archives des Côtes-du-Nord. - Série E. - Travée 136. - Rayon 3, cart. 220. - Famille le Nepvou.)

Il eut, d'une alliance inconnue, deux fils :

4° Antoine, qui suit.

2° Jacques, seigneur des Grollais ou Croslayes.

Le registre paroissial de St-Michel nous indique, à la date du 44 avril 4733,

l'inhumation ee d'Ecuyer Jacques le Nepvou, sr du Groslis, garde-magasin de la ce ferme des boissons, mort à 69 ans. » (Communiqué par M. Mottin.)

VIIIe DEGRÉ- ANTOINE LE NEPVOU, écuyer, seigneur du Laindu. (...4696.) et Anthoine le Nepvou escuier sr de Laindu » fait enregistrer ses armes, qui sont de gueules à 6 billettes d'argent 3, 2, 1 au chef de même, dans l'armorial général de 1696. (Bibl. natle. - Armoriai général.)

Antoine le Nepvou, seigneur du Laindu, se maria deux fois. Il épousa, en premières noces, Anne de Kerlogodenne dont issut : Anne, née vers 4690, qui épousa, à Allineuc, le 28 avril 4746, Julien Maingard, sr de la Villemain, et mourut, à Allineuc, le 2 juillet 4747, sans postérité. (Communiqué par M. R. du Guerny.)

Les Maingard, srs de la Tournerie, deb. en 1670 à St-Malo, portent d'or à la fasce de gueules au chêne arraché de sinople fruité d'or brochant.

Julien Maingard, né à Dinan le 11 avril 1689, de Macé, sr des Piffaudais, et de Noëlle Guerin du Plessis, se remaria, le 29 mai 1727, avec Claude Yvonne Laygnel de la Baucheraye, veuve de François du Plessis et de René Amaury de Chateaubriand.

Il épousa, en secondes noces, Marie-Vincente le Clainche, ainsi que nous en sommes informés par l'extrait suivant du registre paroissial d'Allineuc :

1705. - " Renée-Jeanne le Nepvou fille légitime d'escuyer Anthoine le " Nepvou et de dame Marie Vincente le Clainche son épouse, sieur et dame du « Laindu, née le 30e jour de may dernier, baptisée le 34 e a receu le nom dans " la cérémonie ordinaire en l'église paroissiale d'Allineuc par le ministère de « moi soussigné curé a esté parrain Jean le Texier sieur de Terman et marraine " demoiselle Renée Claude du Fou, demoiselle de Lanredon, le 21e jour de juillet « 1705. Ainsi signé : Anthoine le Nepvou, Jean le Texier, Marie Vincente le « Clainche, Renée Claude du Fou, Catherine Collin, Perronelle Françoise du " Fou, Jacques Le Guyader curé d'AUineuc ». (Archives des Urvoy de Kerstainguy. - Communiqué par le Vte Urvoy de Portzamparc.)

1709. - Le 7 mai 4709 nous trouvons une " Assignation à Ecuyer Anthoine « le Nepvou sr du Laindu, fils aîné, héritier principal et noble de défunt écuyer " Guy le Nepvou sr de la Villedanne qui fils aîné héritier principal et noble était " d'écuyer Anthoine le Nepvou sr des Croslayes ». (Même source.)

1711. - Un acte du 24 octobre 4744 est relatif à un procès entre ce Messire " François de la Villéon, chevalier, seigneur de la Villepierre, fils aîné héritier " principal et noble sous bénéfice d'inventaire d'autre Messire François de la " Villéon, chevalier, sr de la Villepierre, héritier sous bénéfice d'inventaire " d'écuyer Jean le Nepvou sr du Lindu contre dame Anne Françoise Henriette " de Rongear, dame de Queranroch, sujette d'arrérage de douaire par elle vendue " comme héritière de Jeanne Bizien dame du Lindu et des acquêts de la commu " nauté de la dite Bizien avec le dit Jean le Nepvou, cohéritière avec écuyer « Anthoine le Nepvou sr du Lindu et écuyer Laurance du Fou, sr de Lanredon, " du dit Jan le Nepvou ». (Même source.)

Du mariage d'écuyer Antoine le Nepvou, sr du Laindu, et de Marie Vincente le Clainche sont issus quatre enfants, savoir :

4° Antoine-Marie, né en 4703, mort en bas âge.

2° Antoinette.

3° Renée-Jeanne, baptisée à Allineuc le 24 septembre 4705, religieuse ursuline.

4° Jeanne-Madeleine qui épousa François Damar, sr de la Villeneuve et de l'Abraham, dont, entre autres :

Anne Damar, dame du Lindu, qui épousa Augustin-Casimir Urvoy, dit le che valier de Kerstainguy, deuxième fils de Gilles-Jacques, seigneur de Kerstainguy et de Gillette-Anne-Françoise de la Chapelle, dame de Roshéas. (Communiqué par le Vte Louis Urvoy de Portzamparc.)

Les Damar, srs de l'Abraham, de la Ville-Agan, de la Noë, etc., portaient d'azur à la croix engreslée d'argent cantonnée de 4 roses de même.

François Damar était fils de François, sr de l'Abraham, et de Marguerite le Duc. (Corn, par M. R. du Guerny.)

GÉNÉALOGIE DES SEIGNEURS DE LA VILLEVALIO, DE LA VILLEDANNE ET DU LINDU

LE TERRITOIRE DES VILLAGES DE ST MICHEL AU XVe SIECLE

4E PARTIE

BRANCHE DES SEIGNEURS DE KERFORT

LA VILLENYZAN, SAINT-JOUAN ET AUTRES LIEUX

La branche des le Nepvou de Kerfort, ou Carfort, suivant l'orthographe actuelle, est la seule qui ait survécu à la Révolution et soit encore représentée.

Ses titres de noblesse sont fort anciens. Toutefois, pour les raisons que nous avons indiquées et sur lesquelles nous aurons à revenir, elle ne put les produire devant la Chambre de Réformation de 4668.

Après être rentrée en possession de ces titres, elle fut maintenue, en 4700, par M. Bechameil de Nointel et obtint, ensuite, un arrêt du Parlement, en due forme, daté du 49 août 4782. (V. Pièces justificatives, nos 38 et 43.)

La généalogie authentique, établie par ces arrêts, fait descendre les le Nepvou de Kerfort de Roland le Nepvou, qui comparut, à la montre générale de 44139, pour le territoire des ce villages » de St-Michel, et de Roland, second du nom, son petit-fils, cité, comme noble, aux Réformations de 4543 et de 1535.

Les le Nepvou de Kerfort possédaient plusieurs terres aux environs de St Brieuc ; celle de Kerfort, dont ils portent le nom, était située dans la paroisse de St-Michel.

Nous avons pu reconstituer, approximativement, le plan du territoire des « villages » de St-Michel au xve siècle et il est indispensable de jeter les yeux sur ce document pour suivre l'histoire de cette branche et de ses alliances.

Comme on peut s'en rendre compte, le vieux St-Brieuc, entouré de murs, était bâti sur une sorte de promontoire compris entre les profondes vallées du Gouët et du Gouëdic, ce qui lui avait fait donner le nom de ce St-Brieuc-des-Vaux. » La vieille église St-Michel en occupait le point culminant, vers l'Est, du côté de la mer.

Le territoire des " villages », ou banlieue de la ville, qui a formé la paroisse de St-Michel, était situé tout entier vers l'intérieur, à l'Ouest de ses remparts.

Il était borné, au Nord, par le Gouët, qui le séparait de la paroisse de Plérin, à l'Est par le Gouëdic et les hauteurs voisines de Cesson, et il confinait, au Sud, à la paroisse de Ploufragan.

Il constituait l'une des cinq paroisses du Turnegouët, ou ce terrouer entre Urne

et Gouët », soumis à la juridiction temporelle des ce Regaires » de l'évêque de

St-Brieuc et comprenant St-Michel, Cesson, Langueux, Trégueux et Ploufragan.

La seigneurie de Kerfort relevait, prochement, du seigneur évêque. Elle n'avait pas, sans doute, l'importance des anciennes ce chevaleries » de Crapado et de Crenan. Toutefois, les terres qui en dépendaient et qui englobèrent, de bonne heure, la seigneurie voisine de Bérien, ou Berrien, s'étendaient dans tout l'espace compris entre le Gouët et les routes de Lanvollon et de Guingamp. Elles dépassaient même, vers le Sud, la limite des ce villages » pour aller rejoindre, dans la paroisse de Ploufragan, les terres de la Croix-Cholin et de la Haquemo raye. (V. Pièces justificatives, n° 31.)

Les vieux manoirs de Kerfort et de Berrien, demeures seigneuriales très anciennes, occupaient une position stratégique de premier ordre, commandant les deux ponts du Gouët, par lesquels on pénétrait sur le territoire de l'évêque. Ils furent, vraisemblablement, assiégés et détruits sous la Ligue.

D'après le cahier de prisage des biens dépendant de la succession de Jacques le Nepvou, sr de Kerfort, du 20 mars 4674, les « maisons de Kerfort » étaient toutes situées, à cette date, à l'intérieur d'une cour entourée de murs.

Un porche monumental, de vingt pieds de long sur vingt-deux de large, y donnait accès.

Ce porche était surmonté d'un pavillon, avec fenêtre ce à carrée » donnant sur la cour, et d'un grenier, sous couverture d'ardoise, auquel on accédait par une " montée de massonage contre le dit pavillon et l'ancien bastiment du dit lieu, " à présent ruyné. »

Ce qui reste du vieux manoir de Kerfort.

Ces ruines du vieux manoir comprenaient une ce longière à deux pignons » et un colombier, en partie détruit, dans un jardin dit jardin du Colombier.

La maison principale se trouvait de l'autre côté de la cour et de nombreuses dépendances, écuries, étables, etc., s'adossaient aux murs, avec.de grandes et de petites ce huisseryes » de taille.

A l'angle du chemin Loria, qui menait à Berrien, et du chemin conduisant à St-Brieuc, se voyait encore " un petit boulvars et canonnière, voulté de pierre, ce avec son huisserye de taille sur la cour », dernier vestige de l'enceinte fortifiée.

Il reste, aujourd'hui, peu de chose de ces constructions. Une ferme s'est élevée au fond de la cour, utilisant les pierres de taille du vieux manoir. Une ancienne fenêtre à linteau en forme la porte et, d'un autre linteau de fenêtre, on a fait la pierre du foyer de la cuisine. Près du puits se voient quelques fûts de colonne.

Le nom ancien de cette seigneurie est Kerfo et il est à remarquer que l'une des tenues de la seigneurie de Crenan portait, également, le nom de Kerfo ou Carfo. (Cte de Tournemine. - Crenan. - Rentiers et aveux de Crenan.)

La terre de Kerfort, dans la paroisse de St-Michel, n'est pas mentionnée à la Réformation de 4426, où se trouve cité, parmi les nobles habitant la ville de St-Brieuc, Jean le Nepvou, frère puîné de Perrot le Nepvou, seigneur de Crenan. (V. 2e Partie.)

La maison habitée par les le Nepvou, à St-Brieuc, s'appelait, comme nous le verrons, le Fort.

Roland le Nepvou, vivant en 4469, premier degré de la généalogie authentique des le Nepvou de Kerfort, est dit « seigneur, en son temps, du dit lieu de Kerfort. » (V. Pièces just. n° 20.)

Il est vraisemblable que cette terre lui venait de Jean le Nepvou, mais non par succession directe. Les deux fils de celui-ci, Louis et Raoullet, ne semblent pas avoir eu de postérité. (V. 2e Partie.)

Le degré compris entre Jean et Roland est représenté, également, par Pierre, sr de la Villeginglin en 4444, et Roland, son frère, sr de la Villetané, terre située dans la paroisse de Pommeret, sur les confins de celle de Plédran. (V. 2e Partie.)

Ce dernier, qui mourut en 4458, n'est pas cité dans le Manuscrit des Réfor mations et l'on peut expliquer cette omission par le fait qu'il n'y eut pas de réfor mation, dans ces paroisses, avant 4441, et qu'à cette date, où nous voyons Pierre dans la paroisse de Cesson, Roland, peut-être, venait de s'établir dans celle de St-Michel, où la Réformation était terminée

C'est lui que nous regardons comme l'auteur commun des branches de Kerfort et de la Cour, et l'anneau, manquant jusqu'ici, qui permet de rattacher leurs généalogies à la souche féodale des seigneurs de Crapado et de Crenan.

6. - ROLAND LE NEPVOU, écuyer, seigneur de la Villetané (...4446-4458...)

1416. - Nous trouvons, pour la première fois, le nom de Roland le Nepuou dans le compte de Léon Mansel, receveur de Moncontour, pour une recette de XIIId effectuée, en novembre 4446, dans la paroisse de Plessala. (Archives des Côtes-du-Nord. - E. 624.)

Après cette date, et jusqu'en 4434, le nom de Roland le Nepvou reparaît, à plusieurs reprises, dans cette paroisse et dans celle de Pommeret, avec ceux d'Olivier, Perrin, Pierre, Guillaume et Raoullet le Nepvou. (d°. - E. 845.)

1450. - A la date du 5 octobre 4450, nous voyons le minu fourni par Rolland le Nepuou « des terres, rentes et héritaiges de feu Pierre le Nepuou, et décédé environ la Pentecôte dernière et duquel le dit Rolland est frère germain ce et héritier principal », situées au lieu de la Villetané dans la paroisse de Pommeret. (d°. - E. 749.)

Il s'agit incontestablement, ici, de Pierre le Nepvou, sr de la Villeginglin (2e Partie), et il est à remarquer qu'à cette date, Pierre et Roland étaient les seuls survivants de leur génération.

1458. - Roland le Nepvou mourut en 4458. C'est ce que nous apprend le document suivant :

Minu fourni à la seigneurie de Moncontour le 27 janvier 4458 par ce Pierre le " Nepuou fils et héritier de Rolland le Nepuou décédé environ la feste de Noël " darraine ».

Le minu comprend un " hostel, maison et herbregement » donnant sur le chemin du bourg de Pommeret au gué Bernard et joignant, d'un côté, aux champs de la Roche, d'autre à terre Jehan Carmelo, d'autre à terre Pierre Couespere et sa femme « sur les quels héritages il est deu à la seigneurie 5 s. à " Jehan abbé 7 d. 5 e. à Michelle Farvel, à Jehanne Farvel 3 bouessaux de fro " ment ».

On a écrit en marge du titre : ce Cette maison est la Villetané suivant un autre " minu de 4450 de Rolland le Nepvou cotté 749 ».

En janvier 4458, ce hommage par le même pour les choses cy dessus ». (Archives des Côtes-du-Nord. - E. 749.)

Ce document nous donne une indication précise sur le rattachement des le Nepvou de Kerfort à la branche de Crenan.

Nous avons vu, en effet, Thebauld le Nepvou fournir, à la même date, un minu dans la paroisse de Pommeret, comme tuteur de Péan le Nepvou petit fils d'Henry le Nepvou, seigneur de Crenan. (F. 2° Partie.)

Nous constatons, maintenant, que Roland le Nepvou, mort en 1458, et Pierre Couespere, héritier d'Isabelle, soeur d'Henry, possédaient, dans cette paroisse, des terres qui se touchaient, et qui avaient fait, par suite, l'objet d'un partage entre frères.

Il n'est donc pas douteux que Pierre et Roland soient des puînés de la mai son de Crenan, et tout porte à croire, ainsi que nous l'avons déjà signalé, qu'ils étaient les frères de Henry le Nepvou, seigneur de Crenan. (F. 2e Partie.)

Remarquons, en outre, que d'après le minu fourni, en décembre 1468, par Pierre Couespere, la terre d'Isabelle le Nepvou, soeur d'Henry, touchait à celles de Jehan et de Roland le Nepvou. (F. 2° Partie.)

Ce dernier, vivant en 1468, est l'auteur de la branche des le Nepvou de Kerfort, et ce document nous prouve qu'il tenait la terre dont il s'agit d'autre Roland, son père, mort en 1458.

D'autre part, Jacques le Nepvou, auteur de la branche de la Cour, est cité, avec Roland, dans les montres de 1480 et 1481 (F. Pièces just. n° 9 bis), et la terre de la Villejoua, possédée par cette branche, touchait à celle de la Villetané.

Nous sommes donc autorisés à écrire que, d'une alliance inconnue, Roland le Nepvou, sr de la Villetané, frère puîné d'Henry, seigneur de Crenan, eut 3 fils, savoir :

1° Pierre, sr de la Villetané.

2° Roland, sr de Kerfort et de la Ville-Nysan.

3° Jacques, sr de la Cour et de la Villejoua, dont nous avons, déjà, donné la descendance. (F. 3e Partie.)

7. - PIERRE LE NEPVOU, seigneur de la Villetané (...4458-4479...)

1458. - Nous avons vu Pierre le Nepuou, fils de Rolland le Nepuou, fournir le minu de la Villetané, le 27 janvier 4458.

1476. - Pierre et Jacques le Nepuou sont cités dans un compte de 4476 à 1479, pour la paroisse de St-Glen. (Archives des Côtes-du-Nord. - E. 476.)

1479. - Le 7 avril 1479, nous trouvons un minu de Pierre le Nepuou dans la paroisse de Maroué. (Même source.)

Celui-ci semble n'avoir laissé qu'une fille, qui aurait épousé Roland de Bré feillac ?

Cette famille, qui possédait la seigneurie du même nom, dans la paroisse de Pommeret, portait d'argent au lyon de gueules, armé lampassé et couronné d'or, comme Forestier.

En 1513, nous lisons que Jean de Bréfeillac et Guyonne de Langourla, sa compagne; « ont ajousté à la métairie de la Villetané quelques pièces de terre ». (Manuscrit de St-Brieuc. - Communiqué par M. Raison du Cleusion.)

7. - 1er DEGRÉ. - ROLAND LE NEPVOU, écuyer, seigneur de Kerfort (...4469 1480...)

Roland le Nepvou, seigneur de Kerfort, que nous appellerons premier du nom pour rester en concordance avec les arrêts de noblesse, est le premier degré de la généalogie authentique établie par ces arrêts.

C'est lui qui paraît, à la montre générale de 4469, pour les ce villages » de St-Michel.

1469. - " Roland le Nepuo XX 1 en brigandine salade espée arc et trousse " et monté à II chevaux ». (Manuscrit de la Bibl. de St-Brieuc, p. 515.)

La mention concernant Roland le Nepvou est reproduite dans un extrait tiré de la Chambre des comptes de Nantes, sous la date des 5 et 6 juin 1480, et avec d'autres extraits de montre de 1481 et 1483. (F. Pièces just. n° 9 bis.)

Un acte du 29 juin 1534 (V. Pièces just. n° 20), qui a été produit à l'appui de la filiation des trois premiers degrés de la généalogie authentique des le Nepvou de Kerfort, nous apprend que la fortune de Roland, premier du nom, comprenait ce pleuseurs héritages, maisons et rentes au montement de deux cents ce livres de rente et dedans ». Ce revenu correspond mieux que celui de XX 1 à l'obligation d'être monté à deux chevaux, c'est-à-dire d'être accompagné d'un coutilleur.

On peut eu conclure que les chiffres indiqués dans la montre de 1469 ne représentent pas, comme le croient certains généalogistes, le revenu total des seigneurs qui s'y trouvent mentionnés. Il est fort probable qu'ils n'en consti tuent qu'une fraction conventionnelle, peut-être le dixième.

Roland le Nepvou est dit, dans l'acte du 29 janvier 1534, " seigneur en son temps du dit lieu de Kerfors ».

Il possédait, également, d'autres seigneuries, entre autres la terre de la Villenyzan, dans la paroisse de Plédran, dont il avait hérité de son père, et l'on peut admettre que celle de Kerfort provenait de la succession de Louis le Nepvou, prêtre, qui la lui avait laissée par testament. (F. plus loin.)

L'ancienne famille de Kerfors, qui portait d'argent au grêlier d'azur, lié et enguiché de même, tirait son nom de la seigneurie de Kerfors, située dans la paroisse d'Ergué-Gaberic, évêché de Cornouailles.

Bien que cette famille ait contracté plusieurs alliances, aux.environs de St-Brieuc, nous n'avons rien trouvé qui la rattache au vieux manoir de Kerfors, ou Kerfo, de la paroisse St-Michel.

L'acte du 29 juin 1534 nous apprend que Roland le Nepvou mourut " sexsante ans darains », soit, vers 4474 (?) et qu'il avait épousé Isabeau Groymel, dont sont issus :

4° Guyon, qui suit.

2° Catherine, qui épousa Pierre Groymel, vraisemblablement son cousin. (V. Pièces just. n° 20.)

La famille Groymel, ou Groësmel, est éteinte et ne figure dans aucun armo riai. Elle a paru, toutefois, aux Réformations du XVe siècle.

A la montre générale de 1469, nous trouvons, dans la paroisse du Foeil : « Alain Groymel XL1 archer en brigandine salade espée arc et trousse ». (Manuscrit de St-Brieuc. p. 516.)

A Pordic : et Éstienne Groimel par Olivier Groumel en brigandine salade « espée arc et trousse ». (d° p. 510.)

A la Réformàtion de 1513, dans la paroisse du Foeil : « Péan Groymel sei « gneur de la Villebosoher ». (Même document, p. 336.)

Péan Groymel, seigneur de Kerlan, épousa Marguerite du Disquay, laquelle fut partagée en 1505 et fut mère de Alain Groymel sr de la Villebosoher. (Bibl. natle Cab. d'Hozier 173. - Groymel.)

Jeanne du Disquay, soeur aînée de Marguerite, fille de Henry, sr du Disquay et de Marguerite du Quelenec, avait épousé, en 1487, Jean du Bois-Berthelot, troisième du nom, fils de Jean et petit-fils de Jean, premier du nom, et d'Aliette de Pontcailec (Bibl. nat. Nouv. d'Hozier, 50. - Gén. du Bois-Berthelot.)

Du mariage de Péan Groymel et Marguerite du Disquay issurent :

1° Bertran Groymel, sr de Kerlan, mort sans hoirs.

2° Marguerite, qui fournit minu pour son frère en 1530.

3° Guillemette, femme d'ecuyer Jehan du Fresne, sr et dame de la Ville Bosoher en 1535.

4° Rolande. (Bibl. natle. - F. fr. 22331. - Archives de Penthièvre.)

IIe DEGRÉ. - GUYON LE NEPVOU, écuyer, seigneur de Kerfort et de la Ville nysan (...4506...)

Guyon le Nepvou est dit fils aîné, héritier principal et noble de Roland le Nepvou, seigneur de Kerfort, et d'Isabeau Groymel dans l'acte de partage du 29 juin 4534. (V. Pièces just. n° 20.)

1506. - Nous trouvons, en outre, un acte du 28 juin 4506 par lequel " Guyon le Nepvou, écuyer, seigneur de Kerfort, héritier principal et noble de " défunt dom Louis le Nepvou prêtre s'oblige à payer au général de la paroisse " de St-Michel de St-Brieuc les rentes fondées par le testament du dit Louis le " Nepvou pour le droit d'un anniversaire et d'un escabeau dans l'église de la " dite paroisse ; le dit acte signé Guillaume le Bigot passe et Biset passe ». (Arrêt de noblesse du 19 août 1782.)

Cet acte est également mentionné dans l'arrêt de maintenue du 27 janvier 1700, de la façon suivante :

" Acte du 28 juin 1506 par lequel Guyon le Nepvou écuyer, sieur de Carfors, ce s'oblige en qualité d'héritier principal et noble de dom Louis le Nepvou de ce continuer à la fabrice de St-Michel une fondation faite par le d. dom Louis ». (V. Pièces just. n° 38.)

A noter la qualité d'héritier principal et noble de Louis le Nepvou prise, dans cet acte, par Guyon le Nepvou et qui confirme l'hypothèse que Roland, père de celui-ci, était l'aîné de Jacques le Nepvou, seigneur de la Cour.

Aucun acte ne nous parle de l'alliance conclue par Guyon le Nepvou, sans doute parce qu'il eut un fils unique, ce qui ne donna pas lieu au partage de sa succession.

Certains indices nous permettent, toutefois, de supposer qu'il épousa N... Thomas, de la maison des seigneurs de la Caulnelais et de la Reignerais, qui portent d'or, à la bande engreslée d'azur, famille d'ancienne extraction cheva leresque qui a produit 8 générations, en 1668, en établissant sa généalogie jusqu'à Jean, vivant en 1427, qui épousa Perrine de la Goublaye.

A la montre de l'arrière-ban de 1523, Roland le Nepvou, fils de Guyon, com paraît " par Raoulet Thomas, archier bien en ordre » (F. plus loin), ce qui indique une parenté certaine.

Les aveux de Kerfort nous montrent que les terres de cette seigneurie tou chaient à celles de Roland, Jean et Mathurin Thomas.

Jean Thomas fut le parrain de Noël le Nepvou en 1624. (V. plus loin.)

IIIe DEGRÉ. - ROLAND LE NEPVOU, écuyer, deuxième du nom, seigneur de Kerfort et de la Villenyzan (...1513-4545...)

Roland le Nepvou, seigneur de Kerfort, est dit fils aîné, héritier principal et noble, et unique, de Guyon le Nepvou dans l'acte du 29 juin 1534. (V. Pièces just. n° 20.)

1513. - A la Réformation de 1513, dans la paroisse de Plédran, nous lisons :

" La maison de la Villenyzan appartient à Rolland le Nepuou noble ancien " nement. » (Manuscrit de St-Brieuc, p. 227.)

Dans l'une des copies des Réformations de la Bibliothèque nationale on trouve :

" La maison de la Villenysan à Rolland le Nepvou dans laquelle Isabeau " Groymel demeure pour raisons de son douaire. » (Bibl. natle. F. fr. 22321.)

La même mention se trouve dans le manuscrit 8312, mais avec la date, erronée, de 1459.

1523. - La montre de l'arrière-ban tenue à Lanvollon, le 10 juillet 1523, nous indique :

ce Rolland le Nepuo sieur de Kerfor archier, pour luy a comparu bien en ce ordre Raoulet Thomas, » (V. Pièces just. n° 9, ter.)

1535. - A la Réformation de 1535, dans la paroisse de St-Michel de St-Brieuc, nous trouvons :

" La maison et métairie de Kerfo que tient Rolland le Nepuou fils Guyon le " Nepuou nobles gens, les ont veu vivre noblement et n'ont eu congnoissance de " leurs prédécesseurs. » (Manuscrit de St-Brieuc, p. 457. - Pièces just. n°s 9 et 9 bis.)

Quelques généalogistes ont cru pouvoir inférer, de ce texte, que Guyon le Nepvou était le premier seigneur de Kerfort. Pour montrer que cette inter prétation est erronée, il suffit de rappeler le but poursuivi par l'enquête de 1535.

Alors que la Réformation de 1513 était faite afin de dénombrer, seulement, les maisons et personnes nobles, les enquêteurs de 1535 se proposaient d'y joindre les fiefs nobles acquis et possédés par des roturiers, et il leur était recommandé, dans ce cas, de s'informer, auprès des paroissiens, de « l'état et taxation » de leurs prédécesseurs. (F. Pièces just. n° 9 bis.)

La mention dont il s'agit équivaut donc à l'affirmation, par les paroissiens, que la terre noble de Kerfort était entre les mains de nobles qu'ils y avaient toujours vu vivre noblement.

1538. - Le 5 octobre 1538 ce Rolland le Nepuou filz aisné héritier principal " et noble de Guyon le Nepuou » rendit aveu à la seigneurie de Moncontour " d'une meson et herbregement d'heritaige appelée la Ville Nysan o ses déports " yssues et appartenances » et de quatre pièces de terre provenues de la succes sion de Guyon le Nepvou son père. (Archives des Côtes-du-Nord. - E. 705.)

1541. - Nous trouvons, à la date du 4 janvier 1541, un ee Relief d'appel " pour Rolland le Nepvou sr de Kerfors et Jaquette Turnegouet sa femme contre " Antoine Turnegouet. » (Bibl. nat. F. fr. 22318. - Reg. de la chancellerie de Rretagne, p. 929.)

1545. - ce Rolland le Nepuou, seigneur de Kerfor », est encore cité, le 12 août 1545, dans l'acte de curatelle de Tanguy Turnegouet. (V. Pièces just. n° 26.)

Roland le Nepvou, seigneur de Kerfort et de la Villenysan, épousa Jacquette Turnegouet, fille de Christophe Turnegouet, seigneur de la Grange, et de Jacquette de Quelen. De cette alliance sont issus :

4° Yves, qui suit.

2° Catherine, sans alliance.

3° Françoise, qui épousa Jean Haugoumar, écuyer.

Par le mariage de Roland le Nepvou et de Jacquette Turnegouet, la famille le Nepvou s'alliait, indirectement, pour la troisième fois, à la maison de Quelen.

Nous avons vu, en effet, que Guillaume de Quelen épousa Margilie de la Lande, fille d'Isabelle le Nepvou.

Son fils, Hervé de Quelen, sr de St-Bihy, épousa Aliette Goures, fille d'Aliette le Nepvou et petite-fille de Jean le Nepvou.

Jacquette de Quelen était fille de Raoulet de Quelen, sr de St-Bihy, fils du précédent. Elle descendait de Jean le Nepvou et sa fille se trouvait être la cousine de son mari.

Nous donnons, à l'Appendice, la généalogie de la branche aînée de la mai son de Quelen qui s'est alliée aux sires de Quintin issus de Geoffroy Boterel puiné de la maison de Penthièvre, et celle de la branche de Quelen St-Bihy à laquelle s'est alliée la branche des le Nepvou de Kerfort.

On croit que les armes primitives des sires de Quelen (qui veut dire houx en breton) furent des feuilles de houx de simple sans nombre sur un champ d'argent.

Une branche, anciennement détachée, de cette famille, celle des seigneurs du Broutay, à laquelle appartenait le duc de la Vauguyon, a conservé, comme armoiries, d'argent à 3 feuilles de houx de sinople.

Toutefois, les autres branches ont porté, de temps immémorial, un burelé d'argent et de gtieules de 10 pièces.

Jacquette de Quelen était fille de Raoulet et de Anne Quatrebarbes qui appartenait à l'une des plus anciennes-famille de l'Anjou.

La maison de Quatrebarbes, qui existe encore, porte de sable à la bande d'ar gent cotoyée de 2 cotices de même. D'après la tradition, Bernard de Montmorillon reçut le surnom de Quatrebarbes, vers 1087, pour avoir tué le même jour, en combat singulier, quatre émirs sarrazins. (Potier de Courcy.)

La vieille famille de Turnegouet portait d'argent au houx arraché de sinople de 5 branches. Il nous a paru intéressant de reconstituer la généalogie de cette famille, alliée aux maisons les plus anciennes et les plus marquantes de Saint Brieuc et fondue, en 1611, dans la Lande de Calan. (V. Pièces just. n° 21. - Notes sur la famille Turnegouet.)

Les Haugoumar, srs de Lermo (paroisse de Morieux), de la Fosse, du Bois Julienne, de la Ville-Helio, des Portes, de Quefferon (paroisse de Maroué) portent de gueules au chevron d'argent acc. de 3 losanges de même. (Arm. 1696.) (P. de Courcy.)

Du mariage de Jean Haugoumar et de Françoise le Nepvou sont issus :

1° Jean, qui épousa Hélène Urvoy, fille d'Olivier Urvoy, sr de Closmadeuc, et de Perrine le Court, et en eut deux filles dont Marguerite Haugoumar femme de Jean Baudré, sr de la Touche.

2° Yves.

3° Catherine, qui épousa Guillaume du Quellenec et en eut une fille, Julienne.

Ces alliances sont prouvées par un acte de partage du 5 décembre 1586. (F. Pièces just. n° 30.)

Jacquette de Quelen est dite, en 1540, dame de la Grange, de St-Jouan et de la Ville-Raoul. (T. Pièces just. n° 25.) La terre de la Ville-Raoul lui avait été donnée, en partage, par son frère, René de Quelen, srde St-Bihy. La terre noble de St-Jouan, d'abord annexée à celle de la Grange, constitua le " partage » de Jacquette Turnegouet, qui vivait encore en 1564. (V. Pièces just. n° 21.) Yves le Nepvou, son fils, en hérita après sa mort.

IVe DEGRÉ. - YVES LE NEPVOU, écuyer, seigneur de Kerfort et de St-Jouan (...1545-1577...)

1545. - Dans l'acte de curatelle de Tanguy Turnegouet, du 5 août 1545, nous trouvons cité, en même temps que Roland le Nepvou, seigneur de Kerfort, " Yves le Nepuou cousin dedans le quart degré du dit Tanguy. » (V. Pièces just. n° 26.)

1548. - L'acte de tutelle d'Isabeau Turnegouët, dame de la Pommeraye,

commence par ces mots : et Par noble homme Maistre Yves le Nepuou sr

« Monsieur le ceste court. » (V. Pièces just. n° 27.)

Malgré les mots effacés, on peut déduire de cet acte, en le comparant au précédent, qu'Yves le Nepvou, seigneur de Kerfort, était procureur de la Cour séculière de St-Brieuc, charge où il avait succédé à Maistre François Budes, sei gneur de la Plesse.

1572. - Sur le degré d'Yves le Nepvou, seigneur de Kerfort, est rapporté un acte du 29 janvier 1572 par lequel, ce suivant la condamnation obtenue en la " Cour des Regaires de St-Brieuc de la part de noble homme Yves le Nepvou, " écuyer, sr de Kerfors, Pasquière Jamect et Louis Barbier son mari et Marie " Jamect, soeur germaine, doivent et sont tenus bailler assiette au dit le Nepvou. » (Arrêt de noblesse du 19 août 1782.)

« Défunt escuyer Yves le Nepuou, en son vivant sr de Kerfort fils de Rolland " le Nepuou et de Jacquette Turnegouet » est cité dans l'acte du 9 décembre 1586 dont il a été question plus haut. (V. Pièces just. n°'30.)

Il épousa Marguerite le Gluydic, fille de Christophe le Gluydic, seigneur du Fort-Morel, ou Fourmorel, dans la paroisse de Ploufragan, et de Françoise du Bosq.

La famille le Gluydic était, comme celles de Turnegouet, de la Noë, et d'autres, l'une de ces vieilles maisons de St-Brieuc qui, malgré leur noblesse, ne craignirent pas de s'adonner au trafic et furent, sans doute, les plus anciens armateurs de la ville et les premiers artisans de sa prospérité.

Elle portait d'argent à 3 clés de gueules en pal.

« Yvon le Gluydic, écuyer », figure dans une montre de Jehan Tournemine du 21 juin 1418.

" Rolland Gleuide » est cité parmi les nobles de la paroisse d'Hénansal le 14 janvier 1427. (Man. de St-Brieuc, p. 180.)

On trouve, en 1526, un aveu de Raoul le Gluydic sr de la Villelousse. (Bibl. natte F. fr. 22331. - Arch. de Penthièvre.)

En 1535, Raoul le Gluydic est cité, comme noble, dans la paroisse d'Yffiniac. (Man. de St-Brieuc, p. 376.) A St-Michel de St-Rrieuc, nous voyons que « les « hoirs de Raoul le Gluydic et Jehanne Bedel sa femme, en leur vivant demeu « rant à S'-Brieuc et faisant faict de marchandises et bourse commune, tien « nent une pièce de terre appelée le Pré-Tyson prou et devant le Couvent des « Cordeliers. » (Manuscrit de St-Brieuc, p. 455.)

Les Bedel, srs du Puy et de la Plaineville, portaient d'or à un seau d'eau de gueules.

Christophe le Gluydic, fils de Raoul et de Jehanne Bedel, épousa Françoise du Bosq, fille et héritière de Guillaume du Bosq, et nous voyons, en 1535, dans la paroisse de Ploufragan, que « la maison et metayrie du Fourmorel appar " tient aux enfants de la dite Françoise. » (d° p. 460.)

La maison du Fourmorel appartenait, en 1444, à Pierre de Ploufragan.

La famille le Gluydic s'est éteinte, vraisemblablement, avant la Réformation de 1668, où elle n'a pas paru. Elle a laissé, toutefois, quelques autres traces de ses alliances. Citons, notamment, Marie Le Gluydec, veuve, en 1509, de Thebaud Kerfors. (Rég. de la Chancellerie, p. 1105.)

" Guillaume et Marie le Gluydic » font un accord avec Guillaume de Rosmar le 8 novembre 1470. (Nouv. d'H. 291. - Rosmar.)

Les du Bosq, seigneurs de la Villemeno et du Précaron (paroisse de Trédaniel), de Quemby, (par. de Bréhand), de St-Tudy (par. de Plessala), etc., portaient d'argent au loup passant de sable, armé et lampassé de gueules. Ils ont produit 8 générations en 1669.

« Oliverius de Bosco » est cité, en 1249, dans les chartes de Limisso. Jean du Bosq fut évoque de Dol en 1312 et Henri du Bosq élu, en 1340, au même siège.

Robert, vivant en 1467, épousa Jeanne Boulanger.

Du mariage d'Yves le Nepvou, seigneur de Kerfort, de St-Jouan et du For morel, avec Marguerite le Gluydic sont issus :

1° Jacques, qui suit, fils aîné, mort sans alliance avant 4580.

2° Antoine, qui suit, et fut seigneur de Kerfort.

3° Roland, qui fut seigneur de St-Jouan et dont nous parlerons après son frère.

4° Clémence.

5° Catherine, qui épousa Olivier Boqueho (...4643-4620...)

6° Françoise.

Yves le Nepvou survécut, de quelques années, à Marguerite le Gluydic et épousa, en secondes noces, damoiselle Marguerite le Danio. Il vivait encore à la date du 20 juillet 4577. (V. Pièces just. n° 30.)

Ve DEGRÉ. - JACQUES LE NEPVOU, seigneur du Formorel.

Nous savons peu de chose du fils aîné d'Yves le Nepvou et de Marguerite le Gluydic qui semble avoir reçu en partage, du vivant de son père, la terre du Formorel.

1580. - Il disparut, tué, sans doute, avant le 47 décembre 1580. Nous trouvons en effet, à cette, date, un ee Défaut levé en la. cour du Regaire de " St-Brieuc par nobles gens Anthoine et Rolland le Nepuou et consorts... à l'èn " contre de noble homme Jacques le Nepuou sieur du Formorel deffandeur et ce défaillant dans une instance à fin de partage de la succession de delle Marguerite ce le Gluydic, mère commune des d. parties. »

On voit, par cette pièce, que nobles gens Allain le Nepuou, Jacques le Chat, Jean Duboys et Olivier le Paige, Thomas Guillou et Eustache Coullouy, priseurs et arpenteurs royaux, sont désignés pour procéder au prisage des héritages et immeubles de la d. succession. (Titres des le Nepvou de Carfort. - Coll. Ch. de Carfort. - Pièce citée dans les arrêts du 27 janvier 1700 et 19 août 1782.)

Ve DEGRÉ. - ANTOINE LE NEPVOU, écuyer, seigneur de Kerfort et de SWouan (...1580-1628...)

1584. - Le 7 février 1584 est fait le ce rapport et prisage des maisons terres " rentes et héritaiges ou acquêts appartenant à présent à nobles gens Anthoine " le Nepuou sieur, de Carfort, Maistre Rolland le Nepuou sieur de St-Jouan, " Clémence, Catherine et Françoise le Nepuou, frères et soeurs, enffants de " deffunte damoyselle Marguerite le Gluydic, leur mère, en elle procroiez par " deffunt escuier Yves le Nepuou sieur de Carfort leur père mesme des succes " sions de defiunts Guillaume et Guillemette le Gluidic. » (Arch. des Côtes-du Nord. - Famille le Nepvou trav. 136, ray. 3, cart. 220.)

Cet acte, rédigé par Allain le Nepvou et Jean Dubois, priseurs nobles, con tient l'énumération d'un grand nombre de terres situées aux environs de St-Brieuc et « en premier, au lieu noble de Formorel dans la paroisse de « Ploufragan. »

A la suite de cette estimation, Antoine le Nepvou, devenu l'aîné par la mort de Jacques, partagea noblement son frère puîné, Rolland le Nepvou.

1585. - L'acte de partage est du 14 janvier 1585. (V. Pièces just. n° 29.) Par cet acte, Antoine le Nepvou, seigneur de Kerfort, baille à Roland le

Nepvou, son frère, ce le. lieu, maison noble et métairie de St-Jouan, avec colom " bier, issues, déports, appartenances, etc. », ainsi que la maison noble du Fort, située à St-Brieuc, dans la rue Joualan, à charge de les tenir comme juveigneur d'aîné et d'acquitter dix justes de froment de rente dues aux sr et dame du Cruguil et deux justes et demie à la chapellenie de St-Gilles.

Il est à remarquer que les sr et dame du Cruguil, dont il est ici question, sont Claude de Lannion et Renée de Quelen, héritière de la branche aînée de cette maison, petite-fille de Marie de Berrien. (F. Pièces just. n° 14.)

Roland le Nepvou ne jouit pas longtemps des héritages qui lui étaient concédés. Il mourut avant le 6 juin 4587, laissant un fils en bas âge.

A cette date, nous trouvons, en effet, l'aveu rendu à Messire Nicolas Langellier, évêque de St-Brieuc, par escuyer « Antoine le Nepuou sieur de Kerfort et de ce St-Jouan. » (V. Pièces just. n° 31.)

On voit, par cet acte, que damoiselle Marguerite le Danio jouit, à titre de douaire, de la maison noble de St-Jouan pour avoir été ce convoluée en mariage ce avec feu escuyer Yves le Nepuou. »

Remarquons, également, que l'aveu comprend une maison sise au village de Berrien avec jardins, courtils et terres en dépendant, et que, dès cette époque, les terres voisines de Kerfort et de Berrien se trouvent réunies dans les mains d'Antoine le Nepvou.

1597. - " Anthoine le Neuou sieur de Kerfor » paraît encore au nombre des parents délibérants, dans l'acte de tutelle de son neveu, Jacques le Nepvou, des 40 et 44 octobre 4597. (V. plus loin.)

Mais, dès ce moment, il paraît atteint d'une maladie incurable qui le fait interdire.

Nous voyons, en effet, le 44 juillet 1597, un acte judiciel passé devant la juri diction royale de St-Brieuc « afin d'instituer un nouveau curateur à noble ce homme Antoine le Nepvou seigneur de Kerfort. » (Arrêt du 19 août 1782.)

Il vécut ainsi jusqu'en 4628 ayant, successivement, pour curateurs François Turnegouët, seigneur de la Ville-Raoul, son cousin germain, Pierre Turnegouet, sr de la Villelouse, et Jacques le Nepvou, seigneur de Lestivy, son neveu, qui lui succéda.

Il avait épousé Aliénor Douallan, de la maison du Kerpont, dont il ne laissa aucune postérité. (V. Pièces just. n° 36.)

Les Douallan, seigneurs du Kerpont, ou Carpont, sont une vieille famille noble de St-Brieuc qui, toutefois, ne figure dans aucun armoriai.

« Jehan Doualen » paraît, comme écuyer, dans une montre de B. du Guesclin du 1er décembre 1370. (Dom Morice Pr. T. 1. col. 1644.)

« Alain Douallan » est cité, en 1427, parmi les nobles de la paroisse de Planguenoual. (Manuscrit de St-Brieuc, p. 48.)

A la montre générale de 1469, nous trouvons à St-Brieuc « Jehan Douallan « LX1 par Jehan de Bonfils en brigandine salade épée arc et trousse, » (Même document, p. 514.)

« François Douallan, sieur de Kerpont » est cité, sans autre indication, dans la montre de l'arrière-ban tenue à Lanvollon le 10 juillet 1523. (V. Pièces just. n° 9 ter.)

En 1535, daus la paroisse de Ploufragan, « la maison et metayrie de Kar « pont appartient à François Douallan noble sieur. » (Man. de St-Brieuc, p. 459.)

Rolland Douallan, seigneur du Karpont, est cité, en 1545, comme « parent « dedans le quart degré » de Tanguy Turnegouët (F. Pièces just. n° 26) et nous le voyons, en 1566, prendre part à une procédure entre le Chapitre de St-Brieuc et Alain Turnegouet sr de la Grange.

Guillaume Douallan épousa Isabeau Turnegouet, soeur de Pierre, dont : Yvonne et Louise femme de François Damar, seigneur de la Noë. (F. Pièces just. n° 37.)

Jeanne Douallan épousa Pierre Boterel, seigneur de la Villegeoffroy.

Ve DEGRÉ. - ROLAND LE NEPVOU, écuyer, troisième du nom, seigneur de St-Jouan (...4580-4587...)

1580. - Roland le Nepvou, troisième fils de Yves le Nepvou et de Marguerite le Gluydic, paraît, avec son frère Antoine, dans l'acte de 4580 cité plus haut.

Il reçut en partage, de celui-ci, comme nous l'avons vu, la terre de St-Jouan provenant de sa grand'mère, Jacquette Turnegouet, et située dans la paroisse de St-Michel, entre les Rues et la Morandaye. " Non loin de là était le lieu et mai ce son noble de St-Jouan avec metairie, colombier, chapelle, terres et rentes. » (Anciens évêchés de Bret., T. 2, p. 256.)

1586. - Le 9 décembre 4586, nous trouvons une transaction entre Rolland le Nepuou, sieur de St-Jouan, Yves Haugoumar, Guillaume du Quelleneuc, veuf de Catherine Haugoumar, et Jean Baudré, sr de la Touche, époux de Marguerite Haugoumar, au sujet du partage des successions de Françoise le Nepvou et de Jacquette Turnegouet. (V. Pièces just. n° 30. - Coll. Ch. de Carfort.)

Il épousa Françoise Berthelot, fille aînée de François Berthelot, écuyer, seigneur de St-Ilan et de la Villebuor, et de delle Alix le Noir, dont il eut un fils unique : Jacques, qui suit.

1587. - Il mourut en 4587, peu de temps après son mariage, ainsi que nous l'apprend un " acte d'appropriement fait en la cour des Regaires de " St-Brieuc, le 45 juillet 4587, sur les remontrances de Me Alain Berthelot, avocat " et procureur de delle Françoise Berthelot, veuve noble de Messire Rolland le " Nepvou, seigneur de St-Jouan et de Jacques le Nepvou, fils mineur du dit " défunt. » (Arrêt de noblesse du 19 août 1782.)

Il est intéressant de constater qu'au moment où la branche de Kerfort se trouvait ainsi représentée par un enfant en bas âge, celle de Crenan venait de s'éteindre avec Guillaume le Nepvou, chevalier de St-Michel et chambellan du roi Charles IX. (F. 2° Partie.)

Les Berthelot, srs de St-Ilan, de Lestivy et du Gage (paroisse de Langueux), de la Touche-es-Plat et de la Villession (paroisse de Hénon), de Caudan, de Bienluyvient et du Grand-Clos (par. d'Yffiniac), de Braugolo et de la Villebuor (paroisse de Plémy), de la Houssaye (par. de Plédran), des Vergers et du Chesnay (par. de Ploeuc), etc., etc., portaient d'azur à 3 testes de léopard d'or surmontées chacune d'une fleur de lys d'or. Ils ont produit 9 générations en 1669. Guillaume, marié vers 1423 à Jeanne Pellouësel, a formé la branche des Vergers et du Chesnay, qui existe encore, et la branche de la Touche-es-Plat s'est fondue, en 1631, dans le Mintier.

La branche aînée, celle des srs de St-Ilan et de la Villebuor, à laquelle appartenait Françoise Berthelot, occupa, pendant trois siècles, un rang élevé . parmi la noblesse de St-Brieuc, ainsi qu'en témoignent ses alliances avec les maisons de Tréal, de Quebriac, de Langourla, Dolo, etc. Elle disparut en 1728, par suite du mariage de Louise Berthelot, héritière de St-llan, avec Claude de Beaucours, comte de Beaulieu et seigneur de Bothoa.

« Henricus dictus Bertlwloth » vendit, en 1271, au vicomte de Rohan, pour vingt livres de monnaie courante, toutes ses propriétés dans la paroisse de St-Eloi. (Dom Morice, Pr. T. I, col. 1025.)

Geoffroy, écuyer, paraît, en 1375, dans une montre d'Olivier de Clisson. (Même source, T. II, col. 101.)

Nous donnons, à l'appendice, la généalogie de Françoise Berthelot de St-IIan. (V. Pièces just. n° 29.)

VIe DEGRÉ. - JACQUES LE NEPVOU, écuyer, seigneur de St-Jouan, de Lestivy, puis de Kerfort. (...4587-4663.)

Jacques le Nepvou, fils unique de Roland le Nepvou, troisième du nom, seigneur de St-Jouan, et de Françoise Berthelot de St-Ilan, était âgé de quelques mois à peine à la mort de son père. Il fut, d'abord, sous la tutelle de sa mère et celle d'Alain le Nepvou, sieur du Houx, Antoine le Nepvou son oncle paternel étant, vraisemblablement, dès cette époque, hors d'état de l'exercer.

1597. - Françoise Berthelot mourut en 4597, ainsi que nous l'apprend un acte de tutelle des 40 et 14 octobre 4597 pour l'institution d'un tuteur de Jacques le Nepuou sieur de St-Jouan " fils de feux noble homme Rolland le " Nepuou et Françoyse Berthelot sa femme vivants sieur et dame de St-Jouan. » (V. Pièees just. n° 32.)

On trouve, dans cet acte, au nombre des parents délibérants, escuyer Robert Moro sieur de la Villebougault, damoiselle Alix le Noir son aïeule maternelle, Claude Berthelot dame de la Chapelle, damoyselle Jeanne Visdelou dame de la Fontenelle, noble homme Anthoine le Nepvou sieur de Kerfor, etc..

Jean Berthelot, seigneur de St-Ilan, fut, de l'avis de tous, institué tuteur du mineur dont il était l'oncle maternel, et, dès le 44 novembre suivant, nous le voyons requérir un procès-verbal de l'état des maisons de St-Jouan et du Fort données en partage à Jacques le Nepvou. ce Par cet acte on apprend que noble " homme Alain le Nepvou sieur du Houx avait été le premier tuteur du mineur. » (Arrêts du 27 janvier 1700 et du 19 août 1782.)

Jean Berthelot, seigneur de St-Ilan, avait été, d'abord, seigneur de Lestivy, ou Létivy, dans la paroisse de Langueux, terre qu'il avait reçue en partage comme puîné.

Son frère aîné, autre Jean Berthelot, partagea noblement ses cadets à la date du 24 avril 1589, à l'exception de Françoise Berthelot, sa soeur aînée, déjà veuve de Roland le Nepvou, sr de St-Jouan.

Jean Berthelot, l'aîné, mourut presque aussitôt après, ainsi qu'un autre de ses frères, Guillaume, ce qui nécessita un nouveau partage, et Jean Berthelot, sr de Lestivy, devenu seigneur de St-Ilan, partagea noblement sa soeur Françoise à la date du 44 août 4590. (V. Pièces just. n° 24.)

Il lui abandonna la terre de Lestivy pour son droit " heritel » aux dites suc cessions et à celles de leur père commun, et « pour le regard du droit mobilier " a esté entreulx accordé que la d. Françoise conserverait ce qu'elle a reçu " lorsqu'elle fut en son mesnaige avec deffunct Rolland le Nepuou escuier sr de " St-Jouan. »

Jacques le Nepvou hérita, à la mort de sa mère, de la terre de Lestivy dont il porta le nom jusqu'à ce qu'il eût succédé à son oncle Antoine le Nepvou, seigneur de Kerfort.

Jean Berthelot, seigneur de St-Ilan, épousa, en 4602, Jeanne le Veneur, et abandonna, à cette date, la tutelle de son neveu qui fut confiée à Jean le Nepvou, sr de la Cour (V. 3e Partie. - Ve Degré.) parent fort éloigné du mineur.

Il n'est pas douteux que les intérêts de ce dernier eurent grandement à souffrir de ces changements.

Jacques le Nepvou était allié, par sa mère et son aïeule, à la première noblesse du pays, et issu, par sa bisaïeule, de l'illustre maison de Quelen. Héritier de plusieurs seigneuries importantes, il semblait appelé, après la dis parition de la branche de Crenan, à soutenir, avec éclat, le rang auquel s'était élevée sa maison. Il nous faut constater, au contraire, après lui, une diminu tion certaine de noblesse, de richesse et de notoriété dans les alliances con tractées par la branche le Nepvou de Kerfort.

Malgré le temps écoulé, il est facile de retrouver la cause de cette quasi déchéance de la postérité de Jacques le Nepvou dans la mauvaise administration de ses biens et dans les spoliations dont il fut victime au cours de sa longue minorité, en particulier, la main-mise, par son dernier tuteur, sur tous ses papiers et ses titres.

1627 - C'est seulement à l'âge de 40 ans que nous voyons Jacques le Nepvou se décider à adresser une requête, en date du 44 août 4627, aux juges de la cour des Regaires de St-Brieuc, pour demander compte à Jacques le Nepvou de la Cour, fils de Jean, de l'administration de celui-ci en qualité de son tuteur. (V. Pièces just. n° 35.)

Il est à noter que, dans cette requête, Jacques le Nepvou insiste pour que l'héritier de son tuteur soit condamné à te le ressaisir de toutes ses lettres « grans et enseignements. » Ces titres ne furent pas rendus, et nous verrons, en 1668, la branche de la Cour les produire en se présentant seule devant la Chambre de réformation de la noblesse et y soutenir la qualité de « chef de nom et d'armes des le Nepvou » au détriment de la branche de Kerfort.

1628. - Nous donnons à l'appendice (V. Pièces just. n° 36.) quelques extraits du compte de tutelle rendu, le 26 février 4628, par Jacques le Nepvou, seigneur de la Cour, au nom de son père. Il va de 4602 à 4606 et ne concerne que les biens paternels, c'est-à-dire les maisons nobles de St-Jouan et du Fort, avec de nombreuses reprises du tuteur. On y voit que ces immeubles furent saisis et adjugés, en 4606, à noble homme Claude Quemereuc, sr de la Ville-au-Léon, pour la somme de 4.800 livres.

1629. - Jacques le Nepvou hérita, l'année suivante, de son oncle Antoine le Nepvou, seigneur de Kerfort, interdit de biens depuis plusieurs années et dont il avait été institué le curateur après François Turnegouet, sr de la Ville-Raoul. (V. Pièces just. n° 36.) Nous trouvons, en effet, à la date du 9 juillet 4629, un « arrêt de la Cour rendu entre Jacques, écuyer, sieur de Lestivy, héritier par " bénéfice d'inventaire de défunt Anthoine le Nepvou qui fils et héritier était par " bénéfice d'inventaire de défunt Yves le Nepvou vivant sieur de Carfort appelant " d'une part et Yves du Boisgelin écuyer tuteur des enfants de feus Gilles du " Boisgelin et delle Renee le Coniac vivant sieur et dame de la Ville-Marquer « intimé d'autre part. » (Arrêt du 19 août 1782.)

Jacques le Nepvou, seigneur de Lestivy, St-Jouan, puis de Kerfort, se maria deux fois et eut une nombreuse postérité.

Il épousa, en premières noces, vers 4648, delle Jeanne Geffrain (ou Jaffrain), de la paroisse de Langueux, fille de Noël Jaffrain, qui fut l'un des compagnons du fameux Guy Eder, sr de la Fontenelle (Ane. év. de Bret., T. II, p. 302), dont sont issus :

4° Marguerite, baptisée à St-Michel le 8 janvier 4649. Parrain : Ecuyer Alain Berthelot, sr de St-llan. Elle épousa 4° Yves le Nostre, dont elle était femme en 4640 et 1652 ; 2°, le 26 février 4658, Bernard Renouard, de la paroisse de Plou fragan, dont elle eut une fille, Marguerite Renouard. Elle mourut avant 4674. (Reg. par. de St-Michel. - Communiqué par M. Anne-Duporlal.).

2° Noël, fils aîné, qui suit.

3° Guillaume, qui viendra après son frère.

4° Jeanne, ee Janne, fille de noble homme Jacques le Nepvou et Janne Jeffrains " sa femme a esté par moy subsigné curé de St-Michel de St-Brieuc baplizé le " 24me jour de février de l'an 4630. Fut compère Pierre le Nostre, commère " Marguerite Balaveine. Présens Barbe Pillart, Janne Gourguen et plusieurs " autres. » (Reg. des baptêmes de Sl-Michel de 1628 à 1636 fol. 49-50. - Com, par M. Ch. de la Roncière.)

Elle épousa, le 45 juin 4673, Jean Chaté, de la paroisse de Langueux. (Comm. par M. Anne-Duportal.)

On trouve plusieurs fois le nom de Chaté, ou Chatte, dans les archives des Côtes-du-Nord. Citons, entre autres, une prestation de serment d'Yves Lenduger, Mathurin Gaubert, François Hamon, Jean Quémar, experts con venus pour procéder au partage de la successiou de Mathurin Chatte et Aliette Rouxel. (Arch. des Côtes-du-Nord, B. 983.)

1635. - 5° Olivier, baptisé à St-Michel le 2 mai 4635. ce Ollivier filz de noble " homme Jacques le Nevou sr de Létivi et delle Jeanne Jaffrain baptizé le 2 mai " 4635. » (Même source. - Même registre fol. 223v. - Communiqué par M. Ch. de la Roncière.)

Il épousa, le 27 juin 4644, Toussainte Perrot, en présence de Guillaume le Nepvou (M. Anne-Duportal), veuve en 4674.

Nous ne connaissons pas les armes de la famille Geffrain, qui semble éteiute et ne figure dans aucun armoriai.

Jehan Geffrain est cité dans le compte de Jehan Mauléon, trésorier de l'Es pargne, du 23 juillet 1419, parmi les gens d'armes de l'armée de Richard de Bretagne, en compagnie de Geflroy du Houle, Eon de la Rivière, Guillaume Lescouet et autres. (D. Morice, Pr. T. II, col. 1105.)

Perrine Geffrain épousa, vers 1650, Henry de Courson, sr de Keralio. (Généa logie de Courson.)

1632. - Nous trouvons, ensuite, ce une copie d'acte notarié du 42 septembre " 4632 (V. Pièces just. n° 37), portant cession subrogation et transfert de noble « homme Jacques le Nepvou, curateur été de feu noble Antoine le Nepvou interdit " de biens et devenu son héritier principal et noble par bénéfice d'inventaire, et " que le dit noble Antoine le Nepvou, vivant sieur de Carfort, était fils et héri " tier par bénéfice d'inventaire de feu autre noble Yves le Nepvou à la suite " duquel acte est la copie de ratification et approbation d'icelui du même jour " 12 septembre 1632 et la quittance en due forme du contenu en cet acte signé " Havart notaire royal dattée du 11 novembre suivant. Ces deux dernières pièces " réfèrent que Jacques le Nepvou sieur de Létivy et damoiselle Jeanne Geffrains " son épouse demeurent au lieu et manoir noble de Carfor en la paroisse de " St-Michel de la ville de St-Brieuc. » (Arrêt de noblesse du 19 août.1782.)

1635. - Citons encore une " copie d'arrêt du 26 juin 4635 avec l'exploit " de notification au pied duement garanti rendu entre Jacques le Nepvou sieur " de Lestivy appelant d'une sentence de Morlaix et Maurice Abgral. » (Même source), ainsi que d'autres pièces, de 4644 et 4644, pour lesquelles nous ren voyons à l'arrêt dont il s'agit.

Jacques le Nepvou, seigneur de Lestivy et de Kerfort, devenu veuf de Jeanne Geffrain, épousa, en secondes noces, le 2 juillet 4643, Françoise de la Porte, vraisemblablement fille de Michel et de Marguerite Bourel.

1643. - " Le deuxième juillet mil six cent quarante et trois, après avoir " faict les trois bannis du futur mariage d'entre noble homme Jacques le Nepvou " sr de Carfort et Françoise de la Porte, tous deux de cette paroisse, la bénédic " tion nuptiale leur a esté administré par moy qui soubzsigne curé dans l'église " de St-Michel où estaient présents Maistre Guillaume Grostête sr du Clos-Crehen, " Jaques le Nepvou, Michel de la Porte et autres. - Jan Bouiart. » (Greffe du Tribunal civil de St-Brieuc. - Par. de Sl-Michel reg. de 1639 à 1644 fol. 20.)

1644. - Le 2 mars 4644, nous trouvons trace d'un appel formé par " Escouyer Jacq. le Nepuou sr de Kerfort, contre Me Louis Bodrin sr de l'Isle. » (Coll. Ch. le Nepvou de Carfort.)

Louis Bodrin, « sieur de Lisle », était procureur syndic de St-Brieuc en 1641. Il fut député aux états de Nantes en 1643. (René Kerviler. - Bio-bibliographie bretonne T. 4, p. 102.)

Françoise de la Porte, fille ou soeur de Michel, appartenait, croyons-nous (sous réserves), à une branche de la maison de la Porte de Vezins, établie aux environs de St-Brieuc, dont il est assez facile de suivre la trace. Cette maison portait de gueules au croissant d'hermines.

Hardy, ou Hardouin, de la Porte, baron de Vezins, en Anjou, vers 1400, épousa Marguerite de la Jaille, fille de Yvon de la Jaille, sr de Pordic, et de Jeanne de Guignen, et réunit, ainsi, les trois grands fiefs de Pordic, la Jaille et Vezins. Il avait épousé, en premières noces, le 11 mars 1392, Catherine Malor, dame des Clouets, veuve d'Olivier de la Chapelle, sr de Molac, dont il eut deux fils : 1° Jean qui épousa Marie de Rieux et en eut Beatrioe femme de Gilles Tournemine, sr de la Hunaudaye, sans postérité ; 2° Hardy, deuxième du nom, qui épousa Marguerite de la Rochèfoucaud-Bayers et fut père de François de la Porte, sr de Vezins après Beatrix, qui épousa Jeanne de la Noue, dont Jean, qui suit. Il comparut à la montre générale de 1469 dans la paroisse de Pordic et nous trouvons, à la même date, dans le territoire de Turnegouët : « Jehan de « la Porte CL 1 en brigandine, salade, espée et voulge. » (Man. de Saint-Brieuc, p. 514.)

Ce dernier épousa, le 20 novembre 1476, Françoise de Coësmes dont il eut 2 filles : 1° Marthe qui hérita d'un frère aîné, François, baron de Vezins et sire de Pordic, f sans alliance, et épousa Jean le Porc sr de Larchaz. Elle était veuve en 1562 et son fils, Jacques le Porc, qui épousa Louise de Maillé, reprit le nom de la Porte de Vezins qu'il transmit à ses descendants, parmi lesquels on compte un évêque de St-Brieuc.

2° Isabelle, qui épousa, en 1522, Roland Gauvain.

Plusieurs branches cadettes de cette maison continuèrent aux environs de St-Brieuc, bien qu'aucune d'elles ne se soit présentée à la Réformation de 1668. Citons, en premier lieu, celle issue de Jacques de la Porte, second fils de Hardy, deuxième du nom, qui épousa Antoinette de la Forest et fut père de Antoine de la Porte, seigneur de la Ramburgère, qui épousa, le 10 août 1529, Catherine Gauvain, soeur de Roland. Leur fils, François de la Porte, épousa Catherine de Baud, dont issut Antoine, deuxième du nom, qui épousa, le 16 juin 1594, Louise Lardoneau. (Bibl. nat. - Cab. dHEozier 276.)

A la Réformation de 1513, nous trouvons, dans la paroisse de Plaintel « La « maison et manoir de la Villerio à Jean Guillouy et Guillemette de la Porte sa « femme fille de feu Guillaume de la Porte. »

Guillaume de la Porte est cité, en 1553, dans le testament de Jehan du Quelenec, vicomte du Fou, qui le qualifie de son « surgarde » et veut qu'on lui paye 200 escus d'or qu'il lui doit. (Bibl. nat. - Dossiers bleus 75. - Beaumanoir.)

Michel de la Porte épousa Marguerite Bourel dont issut :

Jean de la Porte baptisé le 18 avril 1625, parrain, Jean le Nepvou sr de la Cour. (M. Anne-Duportal.)

En 1651, la seigneurie de l'Espine-Gwen, dans la paroisse de Ploufragan, appartient à Pierre de la Porte et Marguerite de Langourla.

1663. - Jacques le Nepvou, seigneur de Lestivy et de Carfort, mourut le 1er mars 1663. De son second mariage, avec Françoise de la Porte, sont issus :

1° Pierre, qui suit.

2° Yves, qui suit, dont la postérité viendra après celle issue du premier lit. (V. 5e Partie.)

3° Jean.

4° Marie, qui épousa, le 12 juillet 1672, François Perrot, dont Jeanne-Agathe Perrot, qui épousa François le Glastin. Elle mourut le 1er avril 1673.

L'acte de tutelle et curatelle de ces quatre enfants est daté du 13 mars 1663.

(Arrêt du 49 août 4782.) On y voit, au nombre des parents, nobles gens Jacques (alias Noël) le Nepvou, Guillaume et Olivier le Nepvou, frères des mineurs.

VIIe DEGRÉ. -NOËL (alias Jacques) LE NEPVOU, seigneur de Carfort (1624 1692...).

1624. - « Nouël filz de noble Jacques le Nepvou et de Janne Jaffrain sa « femme a esté par moy qui soubzsigne baptizé. Le parain Jean Thomas la « marraine Catherine Jaffrain. Présents Noël Estesse le sixieme jour de janvier « mil six centz vingt et quatre. S. Perrot. » (Reg. des baptêmes de Saint-Michel de 4624 à 4628, fol. 86. - Communiqué par M. Ch. de la Roncière.)

René-Jean Thomas, sr de la Reignerais, épousa Perronelle-Ursule le Noir, dame du Craffault (par. de Plédran), dont issut Jean-Mathurin, baptisé à St-Michel le 26 juin 1675. (Bibl. nat. - Cherin 195. - Thomas.)

1668. - Nous donnons, à l'appendice (V. Pièces just. n° 9 ter), une copie in extenso de la montre de l'arrière-ban de 1523, à Lanvollon, délivrée à « escuier Jacques le Nepuou, sr de Quarfor » le 6 octobre 1668.

Cette mention nous indique que ce ne fut nullement par négligence que Noël le Nepvou (alias Jacques) s'abstint de produire ses titres devant la Chambre de Réformation de la noblesse, en 1668, mais qu'il ne parvint pas à les réunir, ces titres ayant été conservés et produits par la branche de la Conr. C'est ce que démontrèrent les le Nepvou de Carfort, dans leur induction du 27 juin 1775 (V. Pièces just. n° 42), en faisant remarquer que la branche de la Cour « ne prouva l'antiquité de sa noblesse qu'en prenant son attache à celle « des demandeurs dont tous les titres avaient passé en la disposition de Jean « par l'effet de la tutelle dont on vient de parler et qui furent produits par

« son petit-fils Allain. Ce fait se vérifie sur les pièces qui toutes portent

« en marge la chiffrature de Simon procureur du dit Allain. »

Bien que ces titres aient été, plus tard, restitués et qu'ils aient permis à François le Nepvou, sr de Kerfort, d'obtenir, en 1700, un arrêt de maintenue de M. Nointel, on peut affirmer que cette iniquité causa, à la branche des le Nepvou de Kerfort, un préjudice considérable et fut, en grande partie, la cause de la déchéance de certains de ses ramages que nous aurons à déplorer.

1670. - « Escer Jacq. Carfo le Nepuou sieur de St-Jouan » est ainsi men tionné dans un reçu du 19 avril 1670, donné, par devant notaires, à Pierre Claudel, de la paroisse Saint-Michel. (Collection Ch. de Carfort.)

1671. - Nous retrouvons Noël le Nepvou dans le partage noble, fait le 20 mars 1671, des biens de « deffunct noble homme Jacques le Nepvou sieur de « Carfors mary en premières noces de deffuncte Jeanne Geffrain entre Françoise « de la Porte, veuve en secondes noces du dit sieur de Carfors, curatrice des « enfants mineurs de leur mariage et Noël, Guillaume et Ollivier enfants du pre « mier mariage. » (Arrêt du 30 mars 4702. - V. Pièces justificatives n°39.)

Cet acte ne concerne que les terres dépendant de Kerfort et de Berrien, dont le prisage était fait en vue de la constitution du douaire de Françoise de la Porte et du partage réclamé par les nombreux puînés de Noël le Nepvou.

Il n'est plus question des terres du Formorel, de Lestivy et de Saint-Jouan. La première avait été donnée, comme nous l'avons vu, à Jacques le Nepvou, fils aîné d'Yves et de Marguerite le Gluydic, défaillant en 1580. Elle figure dans le prisage de 1584. (V. plus haut.)

Il semble que la terre de Saint-Jouan ne fut jamais à Noël le Nepvou, bien qu'il en ait porté le nom, cette terre ayant cessé, depuis 1606, d'appartenir aux le Nepvou par suite de la saisie dont nous avons parlé. Au début du XVIIe siècle, nous la voyons aux mains de la famille le Maistre. Elle fut vendue, en 1662, par Me Nicolas le Maistre, sr du dit lieu, chanoine, à son confrère Me Toussaint Auffray, sr de Rsbien. (Ane. évêchés de Bretagne, T. 2, p. 256.) Notons, toute fois, qu'il paraît avoir existé deux maisons nobles de ce nom, le grand et le petit Saint-Jouan.

La terre de Lestivy dut faire l'objet d'un « retrait lignager » car nous la retrouvons, en 1646, aux mains des Berthelot de Saint-Ilan.

Il est vraisemblable, au surplus, que les difficultés éprouvées par lacques le Nepvou pour rentrer en possession des héritages qui lui revenaient, eurent pour résultat l'aliénation de nombreuses terres. Nous trouvons la trace de ventes laites par son père à Morice Chamail, à écuyer Jan Berthelot, sr de St-Ilan, Michel le Branchu et Alain Bedel (Acte du 14 janvier 1585) et, dans le partage de 1671, il est question de ventes, du 22 septembre 1619, au sieur du Guelambert Auffray, du 19 décembre 1628, à Maistre Jacques le Bigot, et du 30 mars 1633 à Ecuyer Pierre Goueon sr de la Bastardaye.

Quoi qu'il en soit, le domaine de Kerfort était, jusque-là, demeuré intact et, dans le prisage de 1671, nous retrouvons le nom de presque toutes les terres mentionnées dans l'aveu rendu, en 1597, par Antoine le Nepvou, au seigneur évêque de Saint-Brieuc.

Sur ces terres il était dû 200 1. de rente et quatorze justes et un bouëssau froment de rente à Messire François de Guersans comme mary époux de dame Jeanne de Tanouarn et héritier de deffunt noble homme Messire Louis Bodrin sr de l'Isle, et 50 1. de rente à Marie de Lavarye.

Déduction faite de ces charges, le « parsur » des biens à partager était estimé valoir 690 livres 17 soulz 10 deniers tournois de rente.

Le tout fut divisé, d'abord, en trois loties pour parvenir à la constitution du douaire de Françoise de la Porte et à la « recompense » due aux entants du premier lit pour les propres aliénés de Jeanne Geffrain, leur mère.

Noël le Nepvou, comme fils aine, choisit l'une de ces loties, et la dernière, représentant le tiers des biens revenant aux puisnés, fit l'objet d'un second partage.

Noël conserva la maison principale et une grande partie des terres de Kerfort, comprenant, entre autres, le Clos-neuf, laissant à son frère Guillaume, déjà marié, le pavillon construit au-dessus du portail ainsi que « l'herbrege ment » et les ruines du vieux manoir. L'hébergement et les ruines de Berrien se trouvèrent dans la part d'Yves le Nepvou.

Noël (alias Jacques) le Nepvou semble n'avoir contracté aucune alliance.

Il continua, vraisemblablement, après 1671, d'habiter Kerfort, où il vivait encore à la date du 3 may 1692. [V. plus loin.)

Son frère Guillaume mourut avant lui.

Les arrêts de noblesse de la branche de Kerfort ne concernent que la descen dance de celui-ci, que nous étudierons en premier lieu, et celle d'Yves le Nepvou, sr de Berrien, qui viendra ensuite. (V. 5e Partie. - Branche des seigneurs de Carfort et de Berrien.)

Nous nous efforcerons, toutefois, de retrouver la filiation des rameaux issus des autres puînés, dont quelques-uns paraissent avoir renoncé à soutenir la qualité de noble.

VIIe DEGRÉ - GUILLAUME LE NEPVOU, écuyer, seigneur de Carfort (1627-1692).

1627. - L'extrait de baptême de « Guillaume, fils de nobles gens Jacques « le Nepvou et Jeanne Geffrains, sieur et dame de Lestivy » est daté du 23 mars 1627, et signé J. Micault, curé de Saint-Michel. (Arrêt du 27 janvier 4700.)

Cet extrait fut l'objet d'une contestation, en 1699, devant Me Bechameil de Nointel, parce qu'il n'était pas légalisé, que le mot Nepvou y était écrit, pri mitivement, Nevou, sans le p, et, enfin, que la qualification « roturière » de nobles gens s'y trouvait employée.

Dans le « contredit » présenté, le 13 juin 1699, par François le Nepvou, eii réponse à ces objections, on voit que le dit sr Micault, curé de Saint-Michel, rapporta un nouvel extrait, dûment légalisé par l'évêque de Saint-Brieuc, et reconnut qu'il s'était trompé dans la première copie, pour n'avoir pas lu lettre par lettre l'acte de baptême original où le nom se trouvait écrit le Nepvou, par un p. Nous savons, d'ailleurs, que Nevou et Nepvou ont toujours été, indif féremment, pris l'un pour l'autre, Nevou étant l'orthographe la plus ancienne.

Pour le troisième point, le document dont il s'agit ajoute « qu'au temps de « la naissance du dit Guillaume, qui arriva le 23 mars 1627, la plupart des « gentilshommes de la province de Bretaigne prenaient la qualité de noble « homme et que ce fut sur la fin de cette année 1627 que les gentilshommes « de la province, jaloux de leur noblesse, commencèrent à prendre la qualité « d'escuyer voulant se distinguer, en quelque façon, des honnêtes bourgeois « et habitants des villes qui, dès le commencement de ce siècle, s'ingérèrent « de prendre la qualité de noble homme ».

En fait, on peut voir, jusque-là, l'expression de noble homme appliquée aux plus grands seigneurs, et cette expression, comme celle d'honorable homme, ne devint véritablement « roturière » que beaucoup plus tard, à la fin du XVIIe siècle.

Guillaume le Nepvou épousa, le 27 juin 1664, Marguerite Perrot, baptisée le 20 avril 1640, et morte le 29 février 1684 (Reg. par. de Saint-Michel), fille de Jacques Perrot, seigneur de la Plaineville, et de Françoise le Nostre.

Il est à noter que les terres appartenant aux familles Perrot et le Nostre touchaient à celles de la seigneurie de Carfort. Nous verrons, désormais, les le Nepvou contracter, dans cette région, de nombreuses alliances avec leurs voisins immédiats, dans le but sans doute de reconstituer ou d'agrandir leur héritage territorial.

De celte union sont issus six enfants, savoir :

1° François, qui suit.

2° René, baptisé le 29 octobre 1669, qui vivait encore et fut maintenu, dans sa noblesse, par le jugement du 30 mars 1702 (V. Pièces just. n° 39), mais sur lequel nous ne possédons aucun autre renseignement.

3° Jean, baptisé le 1er février 1672, qui fut l'auteur du ramage de la Roche. (V. plus loin.)

4° Jacques, baptisé le 9 octobre 1674, qui fut l'auteur du ramage de la Ville neuve. (V. plus loin.)

5° Marie, baptisée le 29 novembre 1677, qui épousa, le 11 octobre 1704, dans la chapelle de N.-D. de Beaulieu, Louis le Maigre, sr de Kertanguy, en présence de François, Jacques et Maurice le Nepvou, sieurs de Carfort, et de Marie le Maigre. (Registre paroissial de Saint-Michel.) Elle mourut le 17 février 1764, à l'âge de 88 ans. (Communiqué par M. Anne-Duporlai.)

6° Maurice, baptisé le 30 mars 1681, f le 17 mai 1711, sans alliance. (Reg. par. de Saint-Michel.)

7° Etiennetle, qui épousa, le 3 septembre 1700, dans la chapelle de N.-D. de la Fontaine, Mathurin Thomas, et mourut le 27 août 1746, à 64 ans. (d°.)

Guillaume le Nepvou, seigneur de Carfort, mourut le 4 janvier 1692. (d°.)

Il existe, en Bretagne, plusieurs familles nobles du nom de Perrot.

« Guillaume Perrot » figure dans la montre d'Olivier le Moyne du 1er janvier 1378. (Dom Morice, Pr. T. II, col. 188.)

Ecuyer Guillaume Perrot, sr de Pennanech, épousa Françoise de Trogoff, dont François, baptisé à Plougaznou le 7 septembre 1628. (Vte L. Vrvoy de Portzamparc. - Gén. de Trogoff.)

Les Perrot, srs de Traonevez, portaient de gueules au chevron d'argent acc. de 3 coquilles de même.

Nous ne connaissons pas les armes des Perrot de la Plaineville.

Les le Maigre, srs de Kertanguy, de Coëtmeur et de Merlan (ressort de Mor taise), portaient d'azur à 3 trèfles d'or 2, 1, ce dernier soutenu d'une étoile de même.

Louis le Maigre, sr de Kertanguy, fit enregistrer ses armes en 1696. (Armoriai gl. Bretagne, vol. 1, p. 835.)

Nous avons déjà donné les armes de la famille Thomas.

VIIIe DEGRÉ. - FRANÇOIS LE NEPVOU, écuyer, seigneur de Carfort (1665 1742).

1665. - Nous trouvons, à la date du 19 décembre 1665, le « baptême de «François fils de honorable homme Guillaume le Nepvou et de Marguerite « Perrot sa femme. Parrain François Sevestre, marraine Françoise Perrot. Pré " sents : Pierre Sevestre, Jan le Mettaix, Jeanne Eudenger, Françoise de la Porte « et plusieurs autres. » (Reg. de Saint-Michel de 4659 à 4669, fol. 224vo. - « Communiqué par M. Charles de la Roncière.)

Remarquons l'expression, douteuse, de « honorable homme » employée dans cet extrait, en notant qu'à la date de 1665, Guillaume le Nepvou était encore un cadet, sans apanage, habitant chez son frère aîné Noël le Nepvou, seigneur de Carfort. Il ne fut partagé qu'en 1671 et n'hérita jamais de celui-ci, qui lui survécut.

D'autres indices nous permettent, d'ailleurs, de conjecturer qu'il se souciait peu de soutenir la qualité de noble et d'écuyer.

1692. - Par acte du 2 avril 1692, « noble homme François le Nepvou fut « institué tuteur de René, Jean, Jacques, Morice et Marie le Nepvou, ses frères « et soeurs germains, enfans mineurs de noble homme Guillaume le Nepvou « sieur de Carfort et de feue damoiselle Marguerite Perrot. » (Arrêt du 49 août 4782.)

Nous le voyons, le 3 may suivant, déclarer les biens qu'il possède au lieu de Carfort « en conséquence de la déclaration de Sa Majesté et des ordres sur icelle " donnés par le mal d'Estrées. » (Archives de Ch. le Nepvou de Carfort.)

Dans cette déclaration, qu'il fait tant pour lui que comme tuteur de ses frères et soeurs, et pour Noël le Nepvou, François n'avoue posséder qu'une por tion de la maison noble de Carfort et des héritages autrefois partagés entre Guillaume et les autres puînés.

Nous devons lui savoir gré d'avoir, avec peu de ressources, soutenu la qua lité de noble et d'écuyer, et fait, devant Me Bechameil de Nointel, une produc-

tion remarquable par le nombre et l'ancienneté des titres qui lui avaient été, enfin, restitués.

Il convient d'ajouter qu'il agit, alors, en qualité d'héritier présomptif de Noël le Nepvou, seigneur de Carfort, sou oncle, qui, depuis la Réformation de 1668, s'était employé, sans doute, à recouvrer ces titres.

En 1692, ce dernier n'est âgé que de 68 ans et possède, comme fils aîné, la plus grande partie des.terres dépendant de la seigneurie de Kerfort, ainsi que la maison principale du dit lieu, mais il est sans alliance, peut-être infirme, et laisse à son neveu le rôle de chef de famille.

1695. - A la date du 1er février 1695, nous trouvons un acte par lequel Brieuc Levannois « connaît et confesse devoir, par chacun an, jour et fête de « St-Michel en septembre à noble homme François le Nepvou demeurant en sa « maison noble de Carfort, scavoir le nombre de cinq bouëssaux froment rente « censive ancienne et foncière. » (Arrêt du 49 août 4782.)

1696. - François le Nepvou prend la qualité d'écuyer dans l'extrait baptis taire de Jean, son fils aîné, du 18 janvier 1696. (V. plus loin.)

1698. - Par un exploit d'assignation, en date du 11 juin 1698, il est invité à représenter les titres en vertu desquels il prend la « qualité d'écuyer » devant Me Bechameil de Nointel, commissaire départi par Sa Majesté « pour la recherche « des usurpateurs des titres et qualité de noblesse » en Bretagne.

1700. - Il est maintenu, par arrêt du 27 janvier 1700, en qualité de " noble et d'écuyer d'extraction. » (V. Pièces just. n° 38.)

François le Nepvou, seigneur de Carfort, épousa Barbe le Mée, dont sont issus :

1° Jean, qui suit.

2° François, dont la postérité viendra après celle de son frère.

3° Françoise, baptisée le 3 septembre 1697, qui épousa, le 26 février 1721, assistée de son frère « Ecuyer François le Nepvou » et de Barbe le Mée, écuyer François-Louis Quetier, sr de la Ville-David', dans la paroisse de Trémuson, dont elle était veuve en 1743.

4° Julien, baptisé le 2 janvier 1701, f en 1745 sans alliance.

5° Anne, baptisée le 7 décembre 1704, parrain : Ecuyer Jean le Nepvou, marraine : delle Marie le Nepvou, f avant 1743.

6° Marguerite, née en 1706, qui épousa 1° Nicolas-Louis Belhomme ; 2° Mau rice le Barbier, et mourut, veuve, le 26 juillet 1772, à 66 ans. (Comm. par M. Anne-Duportal.)

François le Nepvou, seigneur de Carfort, mourut, à l'âge de 77 ans, le 31 décembre 1742. (M. Anne-Duportal.)

Les le Mée, seigneurs de la Roche-Elin (par. de Hillion), de Kervéno (par. de Plumeliau) portaient d'argent au sautoir de gueules acc. de 3 croisettes de même. (P. de Courcy.)

Olivier le Mée est cité dans la montre de Jean de Peuhoët, amiral de Bretagne, le 27 juin 1420. (Boni Morice, Pr. T. II, col. 1016.)

Eonnet le Mée paraît dans la montre de Jehan de Tournemine, sr de la Hunaudaye, le ler août 1421. (d° col. 1087.)

Jouhan le Mée, écuyer, prête serment, en 1437, parmi les nobles du Gouëllo. (d° col. 1308.)

Guillaume le Mée est compris, en 1423 et 1446, parmi les nobles de la paroisse d'Yffiniac.

Les Quetier, ou Quettier, srs de Follideuc et de la Ville-Guillaume (paroisse de Saint-Igneuc), de la Ville-David, de la Rochette, de la Vigne, du Bois, de Saint-Eloy, etc., ont produit 7 générations en 1668.

Ils portaient de sable au cerf passant d'argent acc. de 3 molettes d'or, alias d'argent au cerf acc. de 3 molettes le tout de sable.

Olivier Quetier, écuyer, est cité dans la montre de Messire Robert de Guitté, chevalier, du 26 septembre 1370, reçue à Paris. (Dom Morice, Pr. T. Il, col. 592.)

Henry, vivant en 1423, père de Jean, marié à Olive Moysan. (P. de Courcy.)

Cette dernière, qui fut partagée le 15 novembre 1441, était la soeur d'Isabeau Moysan, première femme d'Eon de la Rivière, chevalier, sr de Kaernonnain. (V. 1re Partie.)

Olive Quetier épousa Jacques Turnegoët, sr de la Pommeraye. et testa en 1490. (V. Pièces just. nos 21 et 22.)

IXe DEGRÉ. - JEAN LE NEPVOU, écuyer, sieur de Carfort, avocat au Parlement (1696-1743.,.).

1696. - Jean le Nepvou, fils aîné, héritier principal et noble de François le Nepvou, naquit le 17 janvier 1696.

« Jean, né du jour précédent, fils d'écuyer François le Nepvou, et de Barbe le « Mée, sa femme, a été baptisé le 18 janvier 1696. » (Reg. par. Saint-Michel.)

1722. - Il épousa, le 28 janvier 1722, dans l'église Notre-Dame de Guin gamp, demoiselle Marie-Anne Festou, dame de Kerseuillen, fille de noble homme Yves Festou, sieur de Villeblanche, en présence d'écuyer François le Nepvou sieur de Carfort, son père, Messire Charles-François le Roux, sieur du Faouët, noble homme Hyacinthe Feillart, sieur de Bussonnière, et plusieurs autres. (Reg. par. de N.-D. de Guingamp pour 4722, page 7, fol. rect. - Archives de Chris tophe le Nepvou de Carfort.)

Il est probable que Messire Charles-François le Roux, sr du Faouët, était le grand-père de la mariée. Il signe : du Faouët Coatendo, ce qui nous indique qu'il s'agit des le Roux, srs de Coetaudo, dans la paroisse de Plouagat, qui ont produit 9 générations en 1669 et portaient de gueules à 2 molettes d'or en chef et un croissant de même en pointe. 1743. - A la date du 8 may 1743, nous voyons effectuer le partage noble de la succession de François le Nepvou, seigneur de Carfort, entre " Ecuyer « Jean le Nepvou, seigneur à présent du dit lieu de Carfort, fils aîné, héritier « principal et noble, écuyer François le Nepvou, premier puisné, Barbe le Mée, « dame de Carfors, tutrice d'écuyer Jullien le Nepvou, second puisné, dame « Françoise le Nepvou veuve d'écuyer François-Louis Quetier, sieur de la Ville " David et demoiselle Marguerite le Nepvou, épouse autorisée de Nicolas-Louis « Belhomme son mary. » (Archives de Christophe le Nepvou de Carfort.)

On voit, dans cet acte, que « de tout temps immemorial les dits sieurs de « Carfors comme issus d'ancienne extraction noble se sont comportés noble « ment au fait de leur partage et que tous les immeubles délaissés par le dit « feu sieur de Carfors sont constamment nobles des anciennes dépendances « de la terre de Carfors. »

Il semble que toutes les hypothèques qui grevaient la propriété aient dis paru, car nous ne trouvons plus mention que d'une rente de 4 bouëssaux fro ment à M. de Caslan.

On voit aussi que toutes les parties demeurent au dit lieu de Carfort, à l'exception de Jean le Nepvou, fils aîné, qui demeure en la ville de Guingamp et de la dame Quetier qui habite à Bérien.

En fait, Jean le Nepvou, sieur de Carfort, parait s'être fixé à Guingamp.

D'après certaines indications, il avait été reçu avocat au Parlement.

Nous ignorons la date de son décès.

Du mariage de Jean le Nepvou, sieur de Carfort, et Marie-Anne Festou, est issu :

Julien-Yves-Marie, qui suit.

Xe DEGRÉ. - JULIEN-YVES-MARIE LE NEPVOU, sieur de Carfort, garde du corps (1730-1782...).

1730. - « Julien-Yves-Marie, fils légitime et naturel d'Ecuyer Jean le Nepvou « sieur de Carfort et de dame Marie-Anne Festou son épouse, né le 19 juillet « 1730, a été baptisé le jour suivant par le ministère du soussignant prêtre, l'un « des recteurs de Guingamp... » Parrain: noble homme Yves-Julien Cormier, sieur des Longrais, avocat au Parlement, marraine : demoiselle Geneviève le Meur, dame de Clobourg. Cet acte est signé : Geneviève le Meur, Cormier, Jeanne le Nepvou, le Meur, Festou, Yves Hamon, le Nepvou de Carfort, Etienne Lizieux, prêtre, P. Bobouy recteur, certifié et légalisé. (Reg. de N.-D. de Guingamp. - Archives de Ch. le Nepvou de Carfort. )

Nous savons peu de chose de Julien-Yves-Marie le Nepvou de Carfort qui, dans sa jeunesse, servit, à Paris, dans les gardes du corps du roi Louis XV.

1754. - En 1754, nous le voyons siéger aux Etats de Bretagne, dans l'ordre de la noblesse. (P. de Courcy, p. 204.)

1769. - Malgré ce précédent, et celui de son parent, Jacques le Nepvou de Berrien, qui avait également siégé, en 1730, dans l'ordre de la noblesse (V. plus loin), les Etats tenus à Saint-Brieuc, en 1769, firent une difficulté pour l'admettre ainsi que ses cousins.

Bien qu'il ait présenté ses titres en originaux, et que ceux-ci aient élé trouvés « suffisans et très bons », il ne fut admis que provisoirement, à charge de se pourvoir au Parlement pour en obtenir un arrêt contradictoirement avec la partie publique. (V. Pièces just. n° 44.)

Les jugements de maintenue de M. de Nointel ne paraissaient plus, alors, avoir l'autorité nécessaire.

1770. - Cette difficulté motiva la requête adressée au Parlement, le 22 août 1770, par « Ecuyer Julien-Yves-Marie le Nepvou, sieur de Carfort, ancien garde « du Roy et chef de nom et d'armes, François le Nepvou, son oncle, chevalier « de Carfort, Jacques le Nepvou, sieur de Berrien et Charles le Nepvou, sieur du « Colombier, son fils. »

1775. - Cette requête, à laquelle vinrent se joindre plusieurs représentants des autres branches de la famille le Nepvou de Carfort, fut suivie de l'induction du 27 juin 1775, par laquelle, après avoir réuni, de nouveau, tous leurs titres, les le Nepvou de Carfort soutinrent la qualité d'écuyers et de nobles issus d'an cienne extraction, et dont il nous paraît intéressant de donner un extrait à l'ap pendice. (V. Pièces just. n° 42.)

La procédure aboutit à l'arrêt de noblesse du 19 août 1782 (V. Pièces just. n° 43) dans lequel la qualité de chef de nom et d'armes est, expressément, attri buée à Julien-Yves-Marie le Nepvou de Carfort.

On s'étonnera moins du temps écoulé entre l'induction du 27 juin 1775 et l'arrêt qui en fût la conséquence, si l'on réfléchit que le représentant de la branche de la Cour, Messire Jean-François le Nepvou, fut précisément, en 1775, reçu Président aux enquêtes. (V. 3° partie.)

Bien que l'induction des le Nepvou de Carfort n'ait fait allusion qu'en termes très modérés au détournement des titres dont ils avaient été autrefois victimes, il est vraisemblable que le nouveau Président, qui s'intitulait « chef de nom et d'armes de Crenan », ne s'employa nullement à en faire admettre les conclusions.

Il fallut, sans doute, laisser dans le vague la question de primogéniture et sembler admettre que Julien-Yves-Marie était, seulement, chef de nom et d'armes « de Carfort. »

En réalité, il était le chef de nom et d'armes de la maison le Nepvou, car, si l'on veut bien se reporter aux débuts de notre étude, on verra que, pendant tout le XVe siècle, il n'exista que deux branches de cette maison, celle de Crenan et celle de Kerfort, cette dernière possédant, dans la paroisse Saint-Michel, un domaine considérable à une époque où il n'était pas encore question des le Nepvou de la Cour.

Après l'arrêt du 19 août 1782, nous perdons la trace de Julien-Yves-Marie.le Nepvou de Carfort qui, vraisemblablement, émigra et mourut, pendant la Révo lution, sans alliance.

RAMAGE ISSU DE FRANÇOIS LE NEPVOU CHEVALIER DE CARFORT

IXe DEGRÉ. - FRANÇOIS LE NEPVOU, écuyer, chevalier de Carfort (1698-1776).

1698. - « François, né d'hier, fils légitime d'Ecuyer François le Nepvou et damoiselle Barbe le Mée, sa femme, a été baptisé par le curé soussignant ce jour 13 décembre 1698. A été parrain Jean Feuregard et marraine Jeanne Lenduger. Signé : Jeanne Lenduger, J. Micault, curé. » (Archives de Ch. le Nepvou de Carfort.)

1729. - Il épousa, à Ploufragan, le 1er février 1729, Jeanne Renouard, en présence « d'Ecuyer Jean le Nepvou sieur de Carfors frère aîné du dit sieur le « Nepvou et Yves le Nepvou sieur de la Villeneuve, Olivier Renouard père de la " d. Jeanne, Pierre Collet et autres. » (Même source.)

1776. - Le registre paroissial de Saint-Michel nous indique que « Messire " François le Nepvou chevalier de Carfort » mourut, à 77 ans environ, le 17 mai 1776, à St-Brieuc, et y fut inhumé le lendemain. Nous y relevons, également, que Jeanne Renouard, sa veuve, mourut, à 72 ans, le 15 octobre 1780. (Comm. par M. Mottin. )

Du mariage de François le Nepvou, chevalier de Carfort, et de Jeanne Renouard sont issus :

1° François-Olivier, qui suit.

2° Françoise, baptisée le 1er août 1734, qui épousa, le 20 février 1759, avec dispense de consanguinité du 3e au 4e degré, Jean le Roux. (Communiqué par M. Anne-Duportal.)

3° Jean, qui viendra après son frère.

4° Mathurin, dont nous parlerons ensuite.

5° Barbe, née en 1741, qui épousa, à 18 ans, le 1er février 1759, avec double dispense, Mathurin le Glastin.

6° Marguerite-Marie, baptisée le 24 avril 1748, qui épousa, le 24 octobre 1769, Jean-Jacques Blevin. (M. Anne-Duportal.)

7° Yvonne, qui épousa, le 30 juillet 1771, Pierre Marc.

Une famille Renouard, ou Regnouard, originaire de Gascogne, et qui porte d'argent à une quintefeuille de gueules, possédait l'ancienne seigneurie de Cou vran, dans la paroisse de Plérin. Tout porte à croire que les Renouard de Ploufragan, que nous avons déjà vus s'allier aux le Nepvou, étaient de cette famille, qui a produit les comtes de Villeyer (par. d'Ossé) en 1681.

César Renouard, chevalier, sr de Drouges, fut maintenu par arrêt du 21 mars 1669.

Nous avons déjà parlé des le Roux, srs de Coetando.

La famille Le Glastin possédait des terres qui touchaient à la seigneurie de Carfort.

Xe DEGRÉ. - FRANÇOIS-OLIVIER LE NEPVOU DE CARFORT, écuyer (1730-1782...)

François-Olivier, fils d'Ecuyer François le Nepvou, sieur de Carfort et de dame Jeanne Renouard, fut baptisé à Saint-Michel le 9 juin 1839. (Arrêt du 49 août 4782.)

Il épousa, le 28 Juillet 1757, delle Anne André, dont sont issus :

1° Jean-François, baptisé à Saint-Michel le 11 octobre 1758.

2° François-Guillaume, baptisé le 16 octobre 1760, à Saint-Michel.

3° Pierre-Louis-François, baptisé, à la Méaugon, le 19 avril 1763.

4° Mathurin-Claude-Jean, baptisé, à la Méaugon, le 5 juillet 1767.

François-Olivier et ses quatre fils interviennent, comme demandeurs, dans l'arrêt du 19 août 1782. (V. Pièces just. n° 43.)

Les André, srs de Crevy, de Champeaux, du Tertre, de la Guichardais (par. de Tréal) portaient d'argent au chevron de sable acc. de 3 trèfles de même. Devise : Sans venin.

Jean, conseiller du Duc en 1448, épousa Françoise de Montauban.

Xe DEGRÉ. - JEAN LE NEPVOU DE CARFORT (1736-1776). Jean, deuxième fils de François, chevalier de Carfort, fut baptisé à Saint-Michel le 7 juin 1736. (Arrêt du 49 août 4782.) Il épousa, à Plédran, le 11 février 1768, delle Anne-Françoise Couëssurel, delle des Prés, fille de.feu noble Messire François Couëssurel, seigneur du Fresche, et de Françoise Belivet, âgée de 20 ans. (Reg. par. de Plédran. - Com. par M. Mottin.)

Il mourut, à Plédran, le 20 octobre 1776. (Même source.)

De son mariage avec delle Anne Couëssurel, il laissait un fils unique François Jean, baptisé à Plédran le 26 décembre 1771.

Jean le Nepvou paraît comme demandeur, avec son fils, dans l'arrêt du 19 août 1782.

Les Couëssurel sont une ancienne famille de Plédran qui portait d'argent à la colombe de sable posée sur un croissant de gueules et tenant en son bec un rameau d'olivier de sinople, aliàs d'argent au coq de sable empiétant sur un vol de même. (René Kerviler. - Bio-bibliographie bretonne, T. 10, p. 470.)

François Couëssurel, seigneur du Fresche, était fils de Toussaint René, sei gneur du Fresche, + en 1708, et de Anne Auffray.

Cette famille à formé plusieurs branches, dont les Couëssurel de la Ville nizan, qui portent le nom de l'ancienne seigneurie possédée, au XVIe siècle, par les le Nepvou.

Marie Couëssurel de la Villenizan épousa, en 1802, Louis-Mathieu Prud'homme, fils de Louis-Jean Prud'homme, maire de Saint-Brieuc et député des Côtes-du Nord aux Anciens, en l'an XI, et grand-père de l'imprimeur actuel.

Xe DEGRÉ. - MATHURIN LE NEPVOU DE CARFORT, écuyer (1738-1782...).

Mathurin, troisième fils de François le Nepvou, chevalier de Carfort, fut baptisé à Saint-Michel le 26 mai 1738.

Il épousa, à Plérin, le 9 janvier 1770, « demoiselle Françoise le Nepvou fille « d'écuyer Guillaume le Nepvou et de dame Marguerite Silvestre, du village de la Ville-au-Roux » (V. plus loin), avec dispense du 3e au 4e degré de consan guinité. (Archives de Ch. le Nepvou de Carfort.)

De cette union sortit :

Guillaume-Louis, baptisé à Saint-Michel le 15 avril 1773, qui intervient, avec son père, dans l'arrêt du 19 août 1782.

Aucun des descendants de François le Nepvou, chevalier de Carfort, ne semble avoir survécu à la Révolution ; du moins, nous n'en connaissons aucune trace. RAMAGE ISSU DE JEAN LE NEPVOU, ÉCUYER, SEIGNEUR DE LA ROCHE

VIIIe DEGRÉ. - JEAN LE NEPVOU, écuyer, seigneur de la Roche (1672-1739).

1672. Jean le Nepvou, troisième fils de Guillaume le Nepvou, seigneur de Carfort, et de Marguerite Perrot, fut baptisé à Saint-Michel, le 1er février 1672. (Arrêt du 49 août 4782.)

Il reçut, en partage, la terre de la Roche, voisine de celle de Kerfort, dans la paroisse de Saint-Michel.

1702. - Il fut compris, avec ses frères, dans le jugement du 30 mars 1702 (V. Pièces just. n° 39) par lequel Me Béchameil de Nointel déclare l'ordonnance par lui rendue, le 27 janvier 1700, en faveur de François le Nepvou, seigneur de Carfort, commune à plusieurs autres le Nepvou.

Ce jugement fut notifié, le 29 avril suivant, à noble homme Jacques Ruffet, sr de la Lande, maire de Saint-Brieuc, le sommant de rayer les noms des dits le Nepvou, « entre autres de Jan le Nepvou qui demeure chez Jean Perrot, « son oncle, aux Plainesville » du rôle de la capitation dont ils sont exempts à défaut de biens.

Cette mention nous indique qu'à cette date Jean le Nepvou n'avait encore reçu aucun apanage.

1708. - Le 14 février 1708, nous trouvons le mariage « d'Ecuier Jean le « Nevou, sr de la Roche, de la paroisse de St-Michel de St-Brieuc, et de Thérèse « Fouré, de la paroisse de Languieux », en présence d'écuyers François et Mau rice le Nevou, et signé : Jean Perrot, Ollivier Geffrain, Jan le Nevou, Jacques Geffrain, Maurice le Nevou, Pierre Helloco, recteur. (Reg, par. de Langueux. - Coll. Ch. le Nepvou de Carfort.)

1739. - Il mourut le 30 janvier 1739, à l'âge de 67 ans (Reg. par. de Saint-Michel), et par acte du 18 février suivant, dame Thérèse Fouré fut instituée tutrice de ses enfants mineurs, Jean-Louis, Mathurin, Yvonne et Thérèse. Dans cet acte on trouve, au nombre des parents, écuyers Olivier et Guillaume, frères des mineurs, Ecuyer François le Nepvou et son fils, oncle et cousin germain des mineurs. (Arrêt du 49 août 4782.)

Du mariage de Jean le Nepvou, écuyer, sr de la Roche, sont issus : 1° Olivier, baptisé le 30 novembre 1709, qui figure, en 1743, au mariage de son frère. (V. plus loin.)

2° Guillaume, qui suit.

3° Jean-Louis, + le 17 août 1745.

4° Mathurin-Jacques, dont nous parlerons après Guillaume.

5° Yvonne, baptisée le 7 mars 1723, parrain : Yves le Nepvou, marraine : Marguerite le Nepvou, qui épousa, le 30 juillet 1748, Louis Poitevin. (Com. par M. Anne-Duportal.)

6° Thérèse.

Une famille Fouré, srs de la Ville-Bessac (évêché de Nantes), portait d'azur au lion d'argent au chef d'hermines (arm. 1696), mais nous ignorons si l'on peut y rattacher Thérèse Fouré.

IXe DEGRÉ. - GUILLAUME LE NEPVOU, écuyer, sr de la Roche (1711-1782...).

1711. - Guillaume le Nepvou, deuxième du nom, fils « d'Ecuyer Jean le « Nepvou et de dame Thérèse Fouré, son épouse, sieur et dame de la Roche » fut baptisé, à Saint-Michel, le 12 avril 1711. (Arrêt du 49 août 4782.)

1743. - Il épousa, le 15 janvier 1743, à Plérin, demoiselle Marguerite Sylvestre, fille de defunt François et de Jacquemine le Mée « aux fins de dispense « de leur parenté du deux au tiers degré » en présence de Jacquemine le Mée, Louis-Nicolas Belhomme, écuyer Olivier le Nepvou, François Silvestre, Jean Hamon, et autres. (Arch. de Ch. le Nepvou de Carfort.)

1768. - « Guillaume le Nepvou de la Roche » siégea, dans l'ordre de la noblesse, aux assises des Etats généraux de Bretagne de 1768. (Potier de Courcy.)

1782. - Il intervient, comme demandeur, avec son fils, dans l'arrêt du 19 août 1782. (V. Pièces just. n° 43.)

Du mariage de Guillaume le Nepvou, sr de la Roche, et de Marguerite Sylvestre, sont issus :

1° Guillaume-Jean, baptisé à Plérin, le 5 juin 1760 « fils d'écuyer Guillaume « le Nepvou, sieur de la Roche, et de dame Marguerite Silvestre, son épouse, « sieur et dame de la Ville-au-Roux. » (Arrêt du 49 août 4782.)

2° Jacquette-Thérèse, baptisée le 8 janvier 1745.

3° Marguerite-Yvonne, baptisée le 27 novembre 1747.

4° Anne, qui épousa, le 15 octobre 1769, Louis-Nicolas Belhomme. (Com. par M. Anne-Duportal.)

Les Sylvestre, ramage de Coetmeur, Srs de Kerdidreux et de Guicnévez (par. de Plounévez), etc., portaient d'argent à l'orle de 6 croisettes recroisettées d'azur, à l'écu en abyme de gueules, qui est Coëtmeur, chargé d'un croissant d'argent, Jean Sylvestre était trésorier de Bretagne en 1460.

IXe DEGRÉ. - MATHURIN-JACQUES LE NEPVOU DE LA ROCHE, écuyer (1720 1782...).

1720. - Mathurin-Jacques « fils légitime d'Ecuyer Jean le Nepvou, seigneur « de la Roche et de dame Thérèse Fouré », fut baptisé à Saint-Michel, le 28 novembre 1720. (Arrêt du 49 août 4782.)

Il épousa Michelle-Marie-Gabrielle Traouez, fille de Messire Jean-Baptiste Traouez et de Michelle Perrot, dont :

Marie-Anne, baptisée à Saint-Michel, le 21 avril 1754, qui épousa, le 3 mai 1774, noble François-Yves-Marie-Xavier le Saulnier de la Hautière.

« Marie-Anne le Nepvou, dame de la Hautière », paraît à Tressignaux, le 23 avril 1776, dans un baptême de cloches, comme représentant les parrain et marraine, qui sont le duc d'Aiguillon et la comtesse de Quelen. (Archives du Cte H. le Nepvou de Carfort.)

Les le Saulnier Srs de Vaubello, etc., portaient d'azur à 3 poissons d or posés en fasce l'un sur l'autre.

En 1774, la ferme des seigneuries de Plélo, Tressignaux et Loursière, de la baronnie de Pordic, des fiefs de la Villepied, du Boisveloup et de Boeuves fut concédée par le duc d'Aiguillon aux sieur et dame de la Hautière pour la somme annuelle de 55.200 livres. (Archives des Côtes-du-Nord. - B. 870.)

Il semble que les le Nepvou de la Roche soient encore représentés, de nos jours, dans la paroisse de Plérin, entre autres par :

Guillaume le Nepvou, né le 4 juin 1851, qui se dit fils d'autre Guillaume et issu des le Nepvou de la Roche. Il a trois enfants savoir :

1° François-Jean-Marie-Guillaume, né le 13 mars 1886.

2° Louise-Marie-Matuurine, née le 27 juillet 1889.

3° Marie-Françoise-Jeanne, née le 16 juillet 1890.

Guillaume habite au village de la Ville-Crehen et a un frère, Jean, qui habite le village de la Ville-au-Roux.

Il est vraisemblable qu'ils sont, en effet, issus des le Nepvou de la Roche, mais leur état-civil n'en fait pas mention, et nos recherches, pour établir leur attache à cette branche, sont demeurées sans résultat. RAMAGE ISSU DE JACQUES LE NEPVOU, ÉCUYER, Sr DE LA VILLENEUVE

VIIIe DEGRÉ. - JACQUES LE NEPVOU, écuyer, Sr de la Villeneuve (1674 1711...)

1674. - Jacques le Nepvou, quatrième fils de Guillaume le Nepvou, seigneur de Carfort et de Marguerite Perrot, fut baptisé, à Saint-Michel, le 9 octobre 1674.

1702. - Il fut maintenu dans sa noblesse, avec ses frères, par le jugement du 30 mars 1702 (V. Pièces just. n° 39.) et semble avoir pris le nom d'une terre voisine de la Roche et de Carfort.

Sa descendance n'ayant pas été mentionnée dans l'arrêt du 19 août 1782, nous était inconnue avant que nous ayons pu consulter les archives, si com plètes, de M. Anne-Duportal, à Saint-Brieuc. Tous les renseignements qui suivent, extraits des registres paroissiaux de Saint-Michel, y ont été puisés.

Jacques le Nepvou, Sr de la Villeneuve, épousa Yvonne Malenfant dont sont issus :

1° Barbe, baptisée le 10 juillet 1697. Parrain : Ecuyer François le Nepvou, seigneur de Carfort. Elle épousa, le 27 octobre 1725, Jacques Charpentier.

2° Yvonne, baptisée le 16 mars 1699, qui épousa Mathurin Bourel.

3° Guillaume, qui suit.

4° Yves, baptisé le 13 octobre 1704, présent en 1729 au mariage de François le Nepvou, chevalier de Carfort, et de Jeanne Renouard. Il épousa, le 1er février 1731, Marie-Anne Belhomme, dont une fille, Marie-Anne, baptisée le 29 mai 1732, mariée, le 20 juillet 1757, à Guillaume Gaubert.

5° Marguerite, baptisée le 21 août 1709, qui épousa, le 20 mai 1735, Olivier André.

6° Jacques, baptisé le 1er mars 1711, Sr de la Villeneuve, qui mourut le 28 novembre 1779.

Les Malenfant, Srs de la Grationnaye et de la Provotaye (par. de Malensac), ont paru aux réformalions de 1727 à 1513.

Les Charpentier, Srs de la Moulinière, de la Chesnaye (par. de Ploërmel), ont été maintenus en 1669 et portaient de sable à 2 espées d'argent en sautoir la pointe en bas. Les Gaubert, Srs de Cerisay, portaient d'azur à 2 mâcles d'argent en chef et 1 coq. de même en pointe, écartelé d'argent à 6 billettes d'azur 2.1 et 1.2, et 1 crois sant de même en pointe (arm. 1696.)

IXe DEGRÉ. - GUILLAUME LE NEPVOU, écuyer, Sr de la Ville-Chapet (1702 1731...).

Guillaume le Nepvou, fils de Jacques, Sr de la Villeneuve, et de Yvonne Malen fant, fut baptisé le 13 janvier 1702. Parrain : Ecuyer Morice le Nepvou, marraine : delle Etiennette le Nepvou.

Il épousa Louise Gracon, dont sont issus :

1° Barbe, baptisée le 3 avril 1724. Parrain : Ecuyer François le Nepvou, sei gneur de Carfort.

2° Jacques, baptisé le 25 janvier 1726. Parrain : Ecuyer François le Nepvou, seigneur de Carfort.

3° Guillaume, + le 26 février 1730, à 7 mois.

4° Yves, baptisé le 23 mai 1731, qui épousa, le 28 avril 1776, Perrine-Louise Caudan. Il est dit sieur de la Ville-Chapet en 1780. (V. plus loin.)

5° Guillaume, baptisé le 21 octobre 1733, vivant en 1780.

6° Catherine, qui épousa 1°, le 15 décembre 1759, Jean Vauvert, 2°, le 2 décembre 1769, Jean le Glastin, de Ploufragan.

Nous ne connaissons aucun représentant actuel de cette branche, qui semble avoir disparu avant la Révolution. 5E PARTIE

BRANCHE DES SEIGNEURS DE CARFORT ET DE BERRIEN

(BRANCHE ACTUELLE)

La branche issue du second mariage de Jacques le Nepvou, écuyer, seigneur de Carfort, Saint-Jouan et Lestivy, dernier rameau sorti de l'antique souche féodale des le Nepvou, est la seule qui survive, actuellement, du moins comme famille noble et marquante.

Les arrêts de noblesse ne concernent, d'ailleurs, ainsi que nous l'avons dit, que la descendance de Yves le Nepvou, sieur de Berrien, second fils de Françoise de la Porte.

Le frère aîné de celui-ci, Pierre le Nepvou, reçut, dans le partage de 1671, des terres dépendant de la seigneurie de Carfort, et ne porta pas d'autre nom que celui de sieur de Carfort, mais il quitta Saint-Brieuc et ne semble pas s'être soucié de soutenir la qualité de noble. Il n'est pas compris dans le juge ment de maintenue de M. de Nointel, du 30 mars 1702, où il n'est mentionné qu'incidemment.

Nous ne connaissons sa descendance que par les extraits du registre paroissial de Saint-Michel que nous a, si obligeamment, communiqués M. Anne-Duportal.

VIIe DEGRÉ. - PIERRE LE NEPVOU, écuyer, sieur de Carfort (1644-1717).

1644. - Pierre le Nepvou, fils aîné du second mariage de Jacques (V. VIe degré), fut baptisé, à Saint-Michel, le 22 mars 1644.

1671. - Il est cité dans l'acte de partage de la succession de son père, du 20 mars 1671, où, néanmoins, son frère cadet, Yves, joua un rôle prépondérant, comme nous le verrons.

1677. - « Pierre le Nepuou, frère germain du dit Yves », parait dans l'acte de tutelle du 10 mars 1677. (Arrêt du 30 mars 4702.) 1717. - Il avait des terres dans la paroisse de Plouagat, où nous trouvons, en 1717, « mort de noble Pierre le Nepvou, sieur de Karfort. Présent noble « François le Nepvou, son fils. » (Reg. par. de Plouagat pour 4747, fol. 28. - Communiqué par M. l'abbé Pavy, curé-doyen de Plouagat.)

D'après les renseignements communiqués par M. l'abbé Pavy, il habitait, à Plouagat, un château, maintenant en ruines, situé près de celui de la Ville Chevalier qui appartenait, comme on le sait, à la famille de Quelen.

Il épousa Jeanne Rouxel, dont sont issus :

1° Toussainte, baptisée, à Saint-Michel, le 20 janvier 1667. Parrain : Yves le Nepvou, son oncle.

2° Yvonne, baptisée le 7 juin 1668.

3° Rollande, baptisée le 31 août 1681, + le 21 décembre 1683.

4° François, qui suit.

Il existe, dans les Côtes-du-Nord, plusieurs familles Rouxel portant des armoiries différentes. La généalogie complète de cette ancienne maison n'a jamais été faite.

On trouve, à Lamballe, dans un acte de 1222, le sceau de « Willus Rouxel », de gueules billeté d'argent. (Bibl. natle, F., fr. 22.322, p. 221.)

Les Rouxel de Lescoët, qui ont produit 7 générations en 1668, portaient d'azur à 3 roussettes ou chiens de mer d'argent.

Jeanne Rouxel devait appartenir à la branche des Srs de la Ville-Hamonet, la Ville-Boutier, Villeféron, maintenus par arrêt du 9 mai 1669, et qui por tent : Parti au 1er d'argent au croissant montant acc. de 3 roses, 2. 1 le tout de gueules, au 2 d'arg. à 3 fasces de gueules acc. de 11 étoiles de même 4.4.2.1. (P. de Courcy.)

VIIIe DEGRÉ. - FRANÇOIS LE NEPVOU, écuyer (1685-1717...).

1685. - François, fils de Pierre le Nepvou, écuyer, et de Jeanne Rouxel, fut baptisé, à Saint-Michel, le 2 novembre 1685. Parrain : Ecuyer François le Nepvou, Sr de Carfort.

Il épousa Anne-Thérèse Jaffrain (ou Geffrain), dont sont issus :

1° Françoise-Marie Barbe, baptisée le 11 novembre 1712.

2° Jean, baptisé le 16 janvier 1714. Parrain : Ecuyer Jacques le Nepvou, Sr de Berrien.

3° Louis-Jacques, baptisé le 14 novembre 1717. (Rég. par. de Saint-Michel. - Communiqué par M. Anne-Duportal.)

Nous sommes obligés d'interrompre ici, faute de renseignements, la filiation du ramage issu de Pierre le Nepvou. Certains actes séparés nous permettent, seulement, de supposer qu'il continua, jusqu'à la Révolution, d'être en relations avec les autres branches de la famille. Citons, en particulier, l'acte de tutelle du 25 novembre 1780, où nous voyons écuyers Pierre et Pierre-Paul le Nepvou, sieurs de Carfort, que l'on peut regarder comme descendants de Pierre le Nepvou. (V. plus loin.- Actes divers concernant des personnages non rattachés de la branche le Nepvou de Carfort.)

RAMAGE ISSU D'YVES LE NEPVOU, ÉCUYER, SEIGNEUR DE BERRIEN

VIIe DEGRÉ, YVES LE NEPVOU, écuyer, Seigneur de Berrien (1647-1677).

1647. - Yves le Nepvou, second fils de « noble homme Jacques le Nepvou « et de Françoise de la Porte, sa femme », fut baptisé, à Saint-Michel, le 14 décembre 1647. (Arrêt du 49 août 4782.)

1671. - L'acte de partage du 20 mars 1671, dont nous avons déjà parlé, nous montre Yves le Nepvou jouant un rôle important, au nom de Françoise de la Porte, sa mère, dans le règlement de la succession de Jacques le Nepvou, Sr de Carfort. Cet acte est passé « sous le signe du dit Yves le Nepuou », et celui de Pierre Guiomar « à requeste du d. Noël le Nepuou », ce qui nous indi que qu'il avait reçu plus d'instruction que ses frères du premier lit.

Il eut, pour sa part, comme nous l'avons vu, l'une des deux loties faites des terres de Berrien, comprenant « les vieilles maisons estant en l'herbregement « de Bérien. » Ces terres étaient chargées d'une rente due au chapitre de Saint Brieuc.

Il ne paraît pas douteux que la terre de Berrien vint aux le Nepvou à la suite d'une alliance. Elle est comprise dans l'aveu de 1597 rendu par Antoine le Nepvou, Sr de Kerfort. (V. Pièces just. n° 31.)

Les de Bérien, suivant l'orthographe ancienne, seigneurs de Kerranou (paroisse de Plestin) - du Roscoët (par. de Garlan) - de Kersimon etc., ont paru aux Réformations, de 1423 à 1459, dans la paroisse de Ploufragan, et portaient d'argent à 3 jumelles de gueules, au franc-canton d'or chargé d'un lion de sable. (P. de Courcy.)

Potier de Courcy ne semble pas connaître la maison noble de Bérien, située près de Kerfort, que tout désigne, cependant, comme ayant reçu son nom de cette famille.

« Gieffroi de Bérian » paraît, comme écuyer, dans une montre de Jean de Beaumanoir du 10 octobre 1351. (Dom Morice, Pr. T. I., col. 1472.)

« Geffroy de Bérien » est compris parmi les nobles de la paroisse de Plou fragan en 1426 (Man. de Saint-Brieuc, p. 43) et, à la Réformation de 1441, dans la même paroisse, on trouve citée « la maison Geffroy de Bérien. »

Le vieux manoir de Bérien était à la limite du territoire des villages de Saint-Michel, et les terres qui en dépendaient s'étendaient, vraisemblablement, pour la plus grande partie, dans la paroisse de Ploufragan.

La maison de Bérien, qui s'est éteinte de bonne heure, est peu connue. Elle s'est alliée, toutefois, à la maison de Quelen et, à propos de cette alliance, nous trouvons les renseignements suivants : « Messire Guezenec de « Bérien, sieur de Kerazno et du Razrouet, épousa Catherine de Keranmanach, « dame de Razroët, et en eut deux fils et une fille savoir : 1° Yvon, qui suit ; « 2° Henry de Bérien (que nous voyons comparaître à la montre de 1469 pour « la paroisse de Ploufragan), à qui fut baillée la maison noble de Keruegan, « paroisse de Plouzeur (?), en Gouello, par acte du 26 juillet 1480 ; 3° Jeanne « de Bérien.

« - Yvon de Bérien, fils aîné, épousa Jeanne de Lezongar, fille aisnée de « nobles gens Roland de Lezongar et Marie de Kerangar, Sr et dame de Pra « tanraz, lesquels gisent au couvent de Quemper-Corentin avec leurs prédé « cesseurs. Leur contrat de mariage est du 24 septembre 1443 et ils eurent « 3 enfants, Henry, Roland et Jean de Bérien.

« - Henry de Bérien, l'aisné, épousa Louise du Juch, 3e fille de noble et « puissant Messire Hervé du Juch, sieur du dit lieu et de Louise du Mur, fille « de nobles homs Messire Jean du Mur, chevalier, et de Perronelle de Boute « ville, de la maison du Faouët. Leur contrat de mariage est du 26 septembre « 1470 et, de cette union, sont issues deux filles, savoir :

« 1° Marie de Bérien, l'ainée, qui épousa Me Olivier de Quelen, sieur du « Vieux-Chastel.

« 2° Louise de Bérien, femme de noble escuyer Guillaume de Botloy ». (Bibl. nationale, Cab. d'Hozier, 282. - Ancienne généalogie de Quelen.)

Le vieux manuscrit auquel nous empruntons ces citations rapporte, ainsi, la fin de la branche aînée de cette famille qui se rattache, sans doute, comme le croient certains auteurs, à une autre seigneurie de Berrien (paroisse de ce nom), dans l'évêché de Cornouailles, plus tard possédée par les Bahuno.

Toutefois, une autre branche, probablement celle issue de Henry de Bérien, Sr de Kervegan, vivant en 1469, avait conservé, dans la paroisse de Ploufragan (ou de Saint-Michel), le vieux manoir patrimonial. Il est à noter qu'en 1523, à la montre de l'arrière ban des nobles du Turnegouet, nous trouvons encore « Hervé de Berrien, le jeune, archier bien en ordre ». (V. Pièces just., n° 9ter.) C'est cette branche qui, vraisemblablement, se fondit dans la maison le Nepvou.

1677. - Yves le Nepvou, qui releva le nom de cette ancienne famille, mourut, à 30 ans, le 20 février 1677. (Reg. par. de Saint-Michel de 4677 à 4678, folio 48vo.) Il avait épousé Marguerite Paviot, ou Pavio, qui, devenue veuve, se remaria, le 21 janvier 1679, avec Guillaume Marc, et fut inhumée, le 21 novembre 1710, âgée de 70 ans, dans l'Eglise Saint-Michel. (Communiqué par M. Anne Duportal.)

Du mariage d'Yves le Nepvou, Sr de Bérien, et de Marguerite Paviot sortit un fils unique :

Jacques, qui suit.

La famille Paviot, ou Pavio, est peu connue. Toutefois, nous trouvons « Loys Paviot, écuyer et IX aultres » dans un compte de Hamon Raguier, trésorier des guerres, du 9 mai 1414. (Dom Morice, Pr. T. II col. 905.)

« Loys de Pavyot » est homme d'armes, dans la compagnie de Messire Pierre de Rohan, le 1er janvier 1481. (id. T. III col. 411.)

VIIIe DEGRÉ. - JACQUES LE NEPVOU, écuyer, seigneur de Berrien (1673-1731).

1673. - Jacques le Nepvou, fils d'Yves et de Marguerite Paviot, que nous appellerons deuxième du nom, bien que le prénom de Jacques soit employé dans d'autres branches, fut baptisé, à Saint-Michel, le 1er septembre 1673 par « Missire « Jacques Micault, prêtre de cette paroisse. » Il eut pour parrain Pierre le Nostre et pour marraine Suzanne Paviot. (Reg. par. de Saint-Michel. V. Pièces just., n° 40.)

1677. - Nous trouvons, à la date du 10 mars 1677, l'acte de tutelle de " Jacques le Nepuou, fils d'Yves et de Marguerite Paviot. » (Arrêt du 30 mars 4702.)

Nous n'avons pas retrouvé cet acte. Il semble que Jacques le Nepvou eut pour tutrice sa mère et qu'il vécut, dans son enfance, chez son beau-père, Guillaume Marc. Toutefois, à sa majorité, il était chez lui, sans doute à Berrien, comme nous l'apprend l'exploit de signification de l'arrêt du 30 mars 1702, sommant le maire de Saint-Brieuc « .. .comme aussi de rayer le nom « du vallet de Guillaume Marc estant à présent domestique demeurant chez « le dit Jacques le Nepuou fils d'Yves. »

1702. - « Jacques le Nepuou fils d'Yves » fut, expressément, maintenu par jugement de M. Bechameil de Nointel du 30 mars 1702, en qualité de « noble « et d'escuyer. » (V. Pièces justificatives, n° 39.)

1730. - « Jacques le Nepvou, seigneur de Berrien » siégea, dans l'ordre de la noblesse, aux assises des états généraux de Bretagne qui furent tenues, en 1730, dans la ville de St-Brieuc, ainsi que le constate un certificat délivré à Rennes, le 19 octobre 1770, par M. de la Bintinaye, greffier en chef au Parle ment de Bretagne. (Archives du Comte H. le Nepvou de Carfort.)

1731. - Il mourut, à Saint-Brieuc, le 11 février 1731. (Reg. par. de Saint Michel.)

Il avait épousé, à Saint-Michel, le 19 octobre 1704, Catherine Gauven (ou Gauvain), née le 13 janvier 1677, fille de Louis Gauven et de Jacquette Ruellan, en présence de Louis Gauven, d'écuyer François le Neuou, de Louis le Maigre et de Jeanne Gauven. (Reg. paroissial de Saint-Michel.)

De cette union sont issus. :

1° Marie, baptisée le 6 mars 1706, marraine : Louise Gauven, qui épousa, le 30 janvier 1739, Charles le Mottay.

2e Toussaint, baptisé le 1er novembre 1707, parrain : Louis Gauven, + le 6 décembre suivant.

3° Jacques, qui suit.

4e Louise-Rose-Barbe, baptisée le 13 novembre 1712. Marraine : dame Barbe le Mée, dame de Carfort. Elle mourut le 18 mars 1747. (Reg. par. de Saint Michel. - Communiqué par M. Anne-Duportal.)

Le nom de Gauven, que d'Hozier corrige et écrit Gauvain dans le jugement du 3 novembre 1786 (V. Pièces just. n° 44), est celui d'une très ancienne famille qui portait d'or à la fasce de gueules chargée d'une fleur de lys d'argent, et qui possédait les seigneuries de la Roche-Moysan (par. d'Arzano), de Kerasquer et de Kerineuf (par. de Plounéour), etc.. (P. de Courcy.)

On trouve « Bainaudus Gauvain », moine de Saint Martin de Lamballe, dès l'an 1119. (D. Morice, Pr. T. I, col. 541.)

Cette famille fut déclarée noble d'extraction par arrêt du 19 juin 1670, mais nous ne savons si les Gauvain de Saint-Brieuc peuvent s'y rattacher.

Dans l'armorial de 1696, on trouve que André Gauvain, escuier, porte d'argent à un chevron d'azur acc. de 3 glands de sinople 2 en chef et 1 en pointe le tout surmonté d'un lambel de 3 pendants de gueules. (Arm. général. - Bretagne, Vol. I, p. 775.)

Les Ruellan, Srs du Clos-neuf (par. d'Andel). de la Ville-Berno (par. de Saint Michel), de Saint-Renan, des Salles et du Créhu (par. de Plestan), portent d'argent au lion de sable orné d'or. (Arm. 1696.)

Bien qu'ils aient été déboutés, en 1669, ils sont, à coup sûr, l'une des plus vieilles familles de Saint-Brieuc dont on retrouve le nom, à chaque pas, dans les archives de Penthièvre.

Notons qu'un Gilles de Ruellan, portant les mêmes armoiries, Sr du Rocher Portail, fut anobli en 1607 et épousa Françoise de Miollays dont :

Gilles, Sr de Tiersant, conseiller au Parlement.

Gillette, qui épousa, le 9 octobre 1605, René, marquis de Coëtlogon.

Vincente, femme de Jacques Barin, Sr de la Galissonnière.

Guyonne, femme de François Cossé, duc de Brissac. (Bibl. nationale. Doss. bleus 591. - Ruellan.)

Une famille du Mottay, Srs de la Primaudière, dans la paroisse de Bédée, évêché de Saint-Malo, portait d'argent à deux fasces d'azur (arm. de l'ars.) (P. de Courcy). IXe DEGRÉ. - JACQUES LE NEPVOU, chevalier, seigneur de Carfort et de Berrien (1709-1785).

1709. - Jacques le Nepvou, troisième du nom, « fils légitime d'Ecuyer « Jacques le Nepvou et de Catherine Gauvain », fut baptisé, à Saint-Michel, le 6 février 1709. Il eut pour parrain Noël Gauvain et pour marraine Jeanne Gauvain. (V. Pièces just. n° 40.)

1735. - « Jacques le Nepvou de Carfort, seigneur de Berrien » épousa, le 12 février 1735, à Plérin, Catherine Bourgault, âgée d'environ 17 ans, fille de Messire Jacques Bourgault et de Cecile Domguy. La bénédiction nuptiale leur fut donnée par « Mre Guillaume-Joseph-Toussaint Picart, prêtre, par Monseigneur à « ce commis. » (Reg. paroissial de Plérin.)

Il est à noter que, dans cet acte, Jacques le Nepvou de Carfort, Sr de Ber rien, est dit fils d'autre écuyer Jacques le Nepvou de Carfort.

Catherine Bourgault y est dite « de condition commune » bien qu'apparte nant à une fort ancienne et honorable famille de la bourgeoisie. D'après les articles de mariage, du 10 février 1735, elle reçut en dot mille livres comptant et cinq cents livres de rente. Ces articles sont signés : « Jacques le Neuou sieur « de Bérien ». (Arch. de Ch. le Nepvou de Carfort.)

Nous avons vu qu'après la mort de François le Nepvou, seigneur de Carfort, l'ancien manoir de ce nom était échu à Jean, son fils aîné, qui habitait la ville de Guingamp. Ce dernier le vendit, alors, à son cousin, Jacques le Nepvou de Berrien, car nous le voyons, désormais, en la possession de cette branche. Tou tefois, Jacques le Nepvou ne l'habita pas. Il séjournait, de préférence, en la maison noble du Colombier, paroisse Saint-Michel, située près de la vieille église de ce nom et du jardin actuellement connu sous le nom des « Promenades ».

1768. - Nous trouvons « Jacques le Nepvou de Berrien » aux Etats tenus à Saint-Brieuc le 12 décembre 1768 et, à Rennes, le 12 septembre 1770. (Potier de Courcy, Nobiliaire de Bretagne, T. 3, p. 507.)

1769. - Nous savons, toutefois, qu'à cette session, il fit l'objet, comme son cousin, d'une délibération en date du 15 février 1769 (V. Pièces just. n° 44), invitant les le Nepvou à se pourvoir en Parlement pour en obtenir un arrêt en due forme, bien que leurs titres aient été trouvés « suffisans et très bons » et qu'ils aient été admis à siéger, provisoirement, dans l'ordre de la noblesse.

1782. - Nous voyons, ensuite, Jacques le Nepvou de Berrien se joindre, comme demandeur, à Julien-Yves-Marie le Nepvou de Carfort, son cousin, dans la requête du 22 août 1770, qui fut suivie de l'arrêt de noblesse du 19 août 1782, par lequel il fut maintenu en qualité de noble d'extraction. (V. Pièces just. n° 43.) 1785. - A la date du 4 février 1785, le Registre paroissial de Saint-Michel nous indique l'inhumation de « Messire Jacques le Nepvou, chevalier, seigneur « de Carfort et de Berrien, mort la veille, à l'âge de 76 ans, au manoir du « Colombier. » (Reg. par. de Saint-Michel. - Communiqué par M. Mottin.)

De son mariage avec Catherine Bourgault sont issus :

1° Catherine, baptisée le 30 avril 1736.

2° Jacques, baptisé le 23 juillet 1738, parrain : Ecuyer Jean le Nepvou Sr de la Roche, + le 9 décembre à 4 mois.

3° Jacques-Joseph-Marie, baptisé le 23 novembre 1739, marraine : dlle Marie Paqueneau, dame de la Motte-Bourgaut, + le 6 mars 1758. (Communiqué par M. Anne-Duportal.)

4° Cécile, baptisée le 25 mars 1741, + le 4 mars 1742.

5° Charles-Jean, qui suit.

6° Godefroy, dont il sera question après son frère.

7° Françoise, qui épousa, à Saint-Brieuc, le 19 septembre 1769, Pierre-Félix Clair Bourel de la Roncière.

Les Bourel, bien que n'ayant pas paru à la Réformation de 1668, font remonter leur origine jusqu'au début du XVe siècle où nous voyons « Geffroy « Burel » en 1419, dans la suite ducale, et, en 1429 « Mondon Bourel escuier et « XIX aultres ».

Mathelin Bourel est cité, à la Réformation de 1426, parmi les nobles habi tant « ez Villages ». (Man. de Saint-Brieuc, p. 40.)

Ils ont formé plusieurs branches dont les Bourel de Kerderrien et les Bourel de la Roncière qui portent d'argent à 5 fusées de sable en bande.

Marie-Pierre Bourel de la Roncière, fils de Françoise le Nepvou de Carfort, fut incarcéré à Saint-Brieuc sous la Terreur.

Xe DEGRÉ. - CHARLES-JEAN LE NEPVOU, chevalier, seigneur de Carfort et du Colombier, capitaine au régiment de Bretagne-Infanterie. (1742-1799.)

1742. - « Charles-Jean, fils légitime d'Ecuyer Jacques le Nepvou, seigneur de Berrien, et de dame Catherine Bourgault » fut baptisé, à Saint-Michel, le 27 avril 1742. (Arrêt du 49 août 4782.)

1762. - Le 2 avril 1762 il fut pourvu, à l'âge de 20 ans, du brevet de lieutenant dans la compagnie de Duchenay-Poulain, du bataillon de Dinan de la milice de Bretagne, commandé par le capitaine Villeneuve-Geslin. Le brevet, signé Louis, est contresigné : le duc de Choiseul. (Original sur parchemin. Ar chives du Cte H. le Nepvou de Carfort.)

Il épousa, en premières noces, à Quintin, le 19 février 1775, dlle Anne-Céleste Fleury, fille de noble homme Jean-Baptiste-Marie Fleury et de feue dame Agathe Goutier de Croissin, et morte, à 30 ans, le 30 décembre 1775, dont issut :

Adelaïde-Céleste-Jeanne, baptisée le 11 décembre 1775, et morte en bas âge.

Il épousa, en secondes noces, le 16 septembre 1776, Anne-Claude le Nor mand de la Hunelaye, fille de feu Servan Siméon le Normand, sieur de la Hune laye, lieutenant de Roy à Saint-Brieuc, et de Marie-Anne-Renée de Beugny. (V. Pièces just. n° 36.) Leur contrat de mariage est ainsi conçu :

1776. - « L'an 1776, le 14 de septembre avant Midy, devant nous, « notaires royaux et des Regaires de St-Brieuc furent présents Messire Charles « Jean le Nepvou sieur de Carfort, capitaine aide-major au régiment provincial « de Rennes, fils majeur d'autre Messire Jacques le Nepvou de Carfort et de « feue dame Catherine Bourgault son épouse, demeurant en son manoir du « Colombier, paroisse de Saint-Michel de cette ville de Saint-Brieuc d'une part « et demoiselle Anne-Claude le Normant de la Hunelaye, fille majeure de feu « Servant Siméon le Normant, sieur de la Hunelaye, vivant lieutenant pour le « Roy en cette ditte ville et de dame Marie-Anne-Renée de Beugny, dame de la « Hunelaye, sa veuve et donataire cy présente, demeurant en sa maison de la " Grenouillère prédite paroisse de St-Michel d'autre part... Ainsi signé : « le Nepvou de Carfort, Anne-Claude le Normant de la Hunelaye, Marie-Anne « Renée de Beugny, Bagot D. M., Servanne le Normant de Belloriant, Marie-Anne « le Normant, Penvern le Normant, le Normant Bagot, le Pouliguen notaire « royal rapporteur et Guimart notaire royal second. Controllé par Querangal qui " a déclaré avoir reçu 163 livres. » (Archives du Cte H. le Nepvou de Carfort.)

Les Fleury des Vaux (ressort de Dinan), maintenus par arrêts des 11 février et 6 May 1669, portaient d'azur à 3 mâcles d'or, au croissant d'argent en abyme.

Honoré Fleury, né à Quintin en 1754, fut député des Côtes-du-Nord à la Convention.

La famille le Normand, ou Normant, est très ancienne.

Maceus Normanni se croisa en 1248. (Coll. Courtois.)

A la Réformation de 1513, dans la paroisse de Plédran, nous trouvons : Pierre le Normand seigneur et possesseur du Collodic. (Man. de Saint-Brieuc, p. 227.)

La montre générale de 1469 avait inscrit, dans la même paroisse, les noms d'Alain Normand de Craffault, Jean Normand de Madroy.

Pierre le Normand et Jeanne Hermouët, sa mère, y sont également cités dans la paroisse de Ploebazlannec.

Les le Normand de la Hunelaye, seigneurs de la Hunelaye, de Bellevue, de Limoron, des Portes, de Saint-Aubin, etc., portaient d'argent à 3 chevrons de sable accompagnés de 3 molettes de même. Ils ont produit un député de Saint Brieuc aux Etats de Rennes en 1590. Servan Siméon le Normant, Sr de la Hunelaye, lieutenant de Roy à Saint Brieuc en 1750, avait pour frères Blaise-Olivier le Normant, Sr des Portes, et Etienne-Jean le Normant, Sr de Limoron, et pour soeur Marie-Anne le Normant, supérieure de l'Union chrétienne de Tours.

Il épousa, en 1741, Marie-Anne-Renée de Beugny, fille de Jean-Charles de Beugny (d'Arras), décédé à Saint-Brieuc le 8 juillet 1749 et de Anne le Boucher, morte en février 1755. Cette dernière était née, à Valognes, de Nicolas le Bou cher et Michelle Bétourné lesquels vinrent s'établir à Saint-Brieuc en 1700.

Marie-Anne-Renée de Beugny, née le 24 mars 1715, avait pour soeur Jeanne Yvonne de Beugny, née en septembre 1724, mariée à Augustin Brindejonc de Bermingham et veuve en 1774.

La famille de Beugny d'Hagerue, en Artois, porte d'argent à l'aigle de sable éployée au pairle d'or brochant sur le tout.

Du mariage de Servan-Siméon le Normant de la Hunelaye et de Marie-Anne Renée de Beugny sont issus :

1° Jean-René, seigneur de la Hunelaye.

2° Maurice-Charles, Sr de Saint-Aubin.

3° Françoise-Anne, née le 20 juillet 1746, qui épousa, le 25 octobre 1768, Jean-Louis Bagot, maire de Saint-Brieuc.

4° Anne-Claude, née le 23 juillet 1745, qui épousa Charles-Jean le Nepvou de Carfort.

5° Marie-Anne qui épousa, le 7 mai 1780, Pierre-Paul le Boucher de la Pile tière, conseiller du Roy, trésorier-receveur de la ville et communauté de. Rennes, fils majeur de feu noble homme Jean-François le Boucher et de feue dame Perrine Anfrey, son épouse, demeurant, à Rennes, rue de Belair.

6° Servanne-Renée le Normant, sans alliance.

Les Bagot, Srs des Salles (par. de Trégueux), de la Roche-Blanche, de la Ville-Menaut, de Prevallon, de la Vallée-Bagot, etc., ont paru à la Réforma tion de 1569 pour la paroisse de Trégueux. Ils portaient d'azur à la bague ou annelet d'or. (Arm. 1696.)

Ils ont produit plusieurs syndics et maires de Saint-Brieuc savoir : en 1579, Jean Bagot, en 1595, Lorens Bagot, en 1610, Mathurin Bagot, Sr de Prévallon, syndics, Jean-Louis Bagot, célèbre médecin et maire de 1773 à 1776, député des Côtes-du-Nord à l'Assemblée législative.

Anne-Claude le Normand de la Hunelaye mourut, à 39 ans, le 17 août 1784, laissant, de son mariage avec Charles-Jean le Nepvou de Carfort :

1° Charles-Jacques, baptisé, à Saint-Michel, le 28 juin 1777, qui suit.

2° Jean-Louis, baptisé, à Saint-Michel, le 16 octobre 1778, qui suit.

3° Marie-Anne-Jeanne, soeur jumelle du précédent, + en bas âge.

4° Servanne-Clémentine, baptisée, à Saint-Michel, le 27 octobre 1779. Elle eut pour parrain Jean-Baptiste-Anne Damar, Sr de Labraham, et pour marraine Ser vanne-Renée le Normand de la Hunelaye, sa tante. Elle épousa Charles Brindejonc de Tréglodé. (Archives du Cte H. le Nepvou de Carfort.) Les Brindejonc, Srs de Tréglodé (par. de Landujan), issus de la maison de Bermingham et originaires d'Irlande, portaient d'argent à une souche de jonc arrachée de sinople acc. de 3 canettes de sable (arm. 1696) aliàs de gueules à 3 quintefeuilles d'or au chef d'argent chargé de 3 brins de jonc infléchis de sinople.

Jean Brindejonc s'établit, vers 1550, en Bretagne où il épousa N... Urvoy.

Claude-Hyacinthe-Jean-Marie Brindejonc de Bermingham, receveur du Roy à Guéméné, originaire de Saint-Brieuc, épousa, en 1788, Marie-Catherine Vincente de Berthou.

Sous la restauration, les Brindejonc portèrent les titres de comtes et vicomtes de Bermingham.

5° Victoire-Amélie, baptisée, à Saint-Michel, le 24 janvier 1782, qui épousa, le 21 Nivôse an XII, Joseph-René Gicquel.

Les Gicquel, Srs de la Lande (par. d'Hénansal), du Fresche, de Beausemaine, des Châteaux, de la Ville-Berno, de Prerio (par. de Ploufragan), etc., por taient d'argent à la fasce de gueules acc. de 3 quintefeuilles de même.

Cette famille, d'ancienne extraction, a produit 7 générations à la Réforma tion de 1670.

Jean, vivant en 1469, épousa Jeanne Juhel dame de la Lande. (P. de Courcy.)

6° César-Augustin, baptisé, à Saint-Michel, le 30 avril 1783, capitaine et chevalier de la Légion d'honneur, sous la Restauration. Il épousa Hortense Audouard dont : Charles, mort jeune et sans alliance, et Césarie-Augustine, qui épousa, le 30 octobre 1831, Raphaël-Marie Trotel du Chatelet, dont postérité.

Celle-ci mourut au château de Cario (par. de Maroué), le 3 novembre 1897, à l'âge de 89 ans.

Elle fut, par le jeu des successions, la dernière propriétaire du vieux manoir de Kerfort, qui n'était plus qu'une ferme depuis longtemps.

7° Pierre-Jacques Simon, né le 5 août 1784, mort en bas âge.

Charles-Jean le Nepvou de Carfort quitta Saint-Brieuc pendant la Révolution, avec son fils aîné, Charles-Jacques.

Il se rendit à Lorient, vraisemblablement avec l'intention de s'y embarquer, mais il s'y fixa et y mourut, en 1799, à l'âge de 57 ans.

Xe DEGRÉ. - GODEFROY LE NEPVOU, chevalier de Carfort, seigneur de la Grèvelais (1743-1788....)

1743. - Godefroy le Nepvou, frère cadet de Charles-Jean, fut baptisé à Saint-Michel le 17 septembre 1743. (Communiqué par M. Anne-Duportal.)

1757. - Il épousa, le 20 juillet 1757, Catherine-Emmanuelle de Goyon, fille de Jean-Baptiste de Goyon, seigneur de la Lande et de Kerilan (paroisse de Plémy) et de Julienne Proffict. L'ancienne et illustre maison de Goyon, ou Gouyon, Srs de Matignon, de Beaucorps, de Vaurouault, comtes de Torigny, princes de Mortagne, ducs de Valentinois, comtes de Quintin, marquis de la Moussaye, etc., est trop connue pour qu'il soit nécessaire d'en parler longuement ici.

Elle porte d'argent au lion de gueules armé, couronné et lampassé d'or.

On trouvera, dans le père Anselme, la généalogie de Catherine-Emmanuelle de Goyon, qui appartenait à la branche de Vaurouault-Beaucorps; (Les grands officiers de la couronne. - Vol. 9, p. 308.)

De cette alliance sont issus :

1° Catherine-Emmanuelle, baptisée, à Saint-Michel, le 15 novembre 1772 ;

2° Jean-François, qui suit ;

3° Céleste-Marie, baptisée le 30 décembre 1775, décédée le 9 novembre 1781 ;

4° Joseph-Marie, baptisé le 21 septembre 1778.

1788. - Nous trouvons, encore, à la date du 21 juillet 1788, un acte par lequel « Messire Godefroy le Nepvou, chevalier de Carfort, mari d'Emmanuelle « de Goyon, vend à Messire Charles-Jean le Nepvou, son frère, seigneur de « Carfort, capitaine au régiment de Bretagne, demeurant en son hôtel, rue « Saint-Benoît, paroisse de Saint-Michel, savoir une parcelle de terre, etc. » (Archives du Comte H. le Nepvou de Carfort.)

XIe DEGRÉ. - JEAN-FRANÇOIS LE NEPVOU DE CARFORT, dit le Chef, major général de la division des Côtes-du-Nord, chevalier de Saint-Louis (1774-1847).

1774. - Jean-François, fils de Godefroy le Nepvou et de Catherine-Emma nuelle de Goyon, fut baptisé, à Saint-Michel, le 4 février 1774.

1784. - Admis à l'Ecole des cadets gentilshommes de Kergus, à Rennes, en 1784, il en sortit, comme sous-lieutenant, le 17 mars 1790.

1791. - Un certificat du 12 février 1791, délivré par l'abbé le Forestier, supérieur, atteste que « Messire Jean-François le Nepvou de Carfort a été reçu " élève dans le dit hôtel et y a fait ses études et exercices avec succès et « exactitude. » (Archives du Comte H. le Nepvou de Carfort.)

Rentré dans sa famille, qui habitait la paroisse de Plémy, il se trouva mêlé aux troubles occasionnés par l'installation, dans cette paroisse, du prêtre asser menté Boscher. Il se mit à la tête des paysans et cerna l'église, où eut lieu un engagement assez vif, le 9 novembre 1790. C'était la première fois que l'on résistait, en armes, aux ordres de l'Assemblée constituante.

Jean-François le Nepvou de Carfort, âgé de 16 ans, y reçut sa première blessure et, depuis, ne cessa plus de prendre la part la plus active aux guerres de la chouannerie en Bretagne. Il fut lieutenant-colonel, en 1792, dans l'armée du comte de Puisaye, colonel chef de légion, en février 1795, et brigadier général de la division des Côtes-du Nord, en 1799.

Il assista aux affaires du château de Coëtlogon, de la Ville-Mario et de Quiberon et concourut à la prise de Saint-Brieuc, par les chouans, en 1799.

Au moment de la conspiration de Georges Cadoudal, en 1804, il fut arrêté et incarcéré, sans jugement, au château de Lourdes, puis au château d'If, à Mar seille, où il demeura prisonnier d'Etat jusqu'à la Restauration.

Libéré en 1814, il reçut la croix de Saint-Louis, le 23 février 1816, et fut confirmé dans le grade de colonel d'état-major.

Il mourut, sans alliance, à Moncontour, le 21 janvier 1847.

XIe DEGRÉ. - CHARLES-JACQUES LE NEPVOU DE CARFORT (1777-1862).

1777. - « Charles-Jacques, fils légitime de Charles-Jean le Nepvou Carfort « et dame Claude le Normand, son épouse, parrain Jacques le Nepvou Berrien, « ayeul paternel, et marraine Marie-Anne-Renée Beugny Hulnaye le Normand, « ayeule maternelle », fut baptisé à Saint-Michel le 28 juin 1777. (Reg. de baptême de la ci-devant paroisse de Saint-Michel. - Archives du Comte H. le Nepvou de Carfort.)

Sous la Terreur, il fut emmené, comme nous l'avons vu, par son père, à Lorient où il se fixa plus tard.

1798. - Nous le voyons, toutefois, revenir à Saint-Brieuc, en 1798, pour recueillir la succession de sa grand'mère, Madame de la Hunelaye. L'acte de partage est arrêté, à Saint-Brieuc, le 22 thermidor an VII. (Même source.)

Il mourut à Lorient, le 4 mai 1862, à l'âge de 85 ans.

Il avait épousé Marie-Françoise-Jeanne-Josèphe Daniel de Kerinou, fille de Pierre Daniel de Kerinou, maire de Lannion, député suppléant de la séné chaussée de Morlaix aux Etats généraux, en 1789, et de Marie-Anne Duportal.

De cette alliance sont issus :

1° Charles-Pierre-Marie, né à Saint-Brieuc le 24 décembre 1803, + à Lannion, où il s'était fixé, le 17 avril 1870.

Il épousa à Lannion, le 4 janvier 1834, Brigitte Grimault de la Noë, née le 12 avril 1806, fille de Yves-Marie et de Julie-Hyacinthe Baudouin de Maison blanche, dont il eut cinq enfants, savoir :

Adolphe, + à Paris, le 1er novembre 1865, à l'âge de 23 ans, sans alliance.

Jules, qui épousa N... Penn, + à Paris, sans postérité, en 1888.

Julie, née à Lorient, le 10 octobre 1835, qui épousa, à Lannion, le 13 octobre 1858, Paul Pollard, dont postérité. Caroline, née à Lorient, le 3 mars 1839, + à Lannion, le 15 juin 1877, qui épousa Amédée Thomas, dont postérité.

Louisa, née.à Belle-Isle-en-Terre, le 2 mars 1840, + à Lannion, le 12 mars 1912, qui épousa, le 20 août 1869, à Lannion, Albert Pollard, capitaine d'in fanterie de marine, sans postérité.

2e Louis-Alphonse, né à Saint-Brieuc, le 25 octobre 1806, + à Châteaubriant, le 12 mai 1867, qui épousa, le 26 août 1846, à Châteaubriant, Esther-Marie Ernoul de la Provoté, fille de Pierre-Louis et de Marie-Aimée de Ballais, née à Châteaubriant, le 21 mars 1821, + en cette ville, le 10 avril 1900.

De cette union sont issus :

Louise-Marie, née à Nort (Loire-Inférieure), le 4 juillet 1847, + à Château briant, le 25 février 1879, qui épousa, le 28 janvier 1868, à Châteaubriant, Georges-René Lézé, dont postérité.

Georges-Marie, né à Nort, le 5 décembre 1848, + à Châteaubriant, le 22 août 1910, sans alliance.

Emile-Marie, né à Nort, le 9 mai 1850, + à Châteaubriant, le 5 mars 1908, sans alliance.

Estelle-Marie, née à Châtelaudren, le 29 juillet 1852, + à Châteaubriant, le 18 avril 1859. (Communiqué par M. Ernoul de la Provoté.)

3° Alphonse, né le 28 avril 1809, + en septembre 1885, qui épousa, le 20 juin 1843, Louise-Marie de Couëssin de Kerhaude, née le 23 octobre 1818, + le 1er juin 4890, dont :

Noëmie, née le 10 février 1847, mariée, le 26 avril 1870, à Ludovic Jacobsen, dont postérité.

4° Christophe, qui suit.

5° Anne-Françoise-Joséphine, née en 1804, + à Saint-Brieuc, le 7 mai 1893, qui épousa, à Lorient, en juillet 1832, Ulysse Rouault de la Hautière, dont postérité.

6° Marie-Françoise, née à Saint-Brieuc, le 18 janvier 1811, + à Paris, le 12 avril 1882, qui épousa, à Saint-Brieuc, le 31 mai 1837, Joseph-Toussaint Charles de Villiers de l'Isle-Adam, dont issut : Jean-Marie Mathias Philippe Auguste, célèbre homme de lettres, né à Saint-Brieuc, le 7 novembre 1838.

Les témoins qui signent à l'acte de naissance, sont : Jean-Louis le Nepvou de Carfort et Joseph-Marie de la Lande de Calan.

Mathias de Villiers de l'Isle-Adam mourut, à Paris, le 18 août 1889.

Les Daniel de Kerinou, du Mesle (ressort de Dinan), portent d'azur à 3 estoiles d'or (arm. 1696.) Les de Couessin de Kerhaude, de Bresséon, etc., ont produit 9 générations en 1668 et portent d'azur à 2 bandes d'argent.

La famille Ernoul de la Provoté a, comme armoiries, d'or au cerf au naturel, à la bordure cannelée de sinople chargée de 20 annelets d'arg.

On connaît les armes de l'illustre maison de Villiers de l'Isle-Adam d'or au chef d'azur chargé d'un dextrochère vêtu d'un fanon d'hermines. Devises : Va oultre ! et : La main à l'oeuvre !

La généalogie authentique du poète remonte à Abel de Villiers, écuyer, Sr de Galliée et de Suigne-aux-Bois, qui épousa Anne d'Auxerre.

XIIe DEGRÉ. - CHRISTOPHE LE NEPVOU DE CARFORT (1813-1882).

Christophe, le quatrième des fils de Charles-Jacques et de Marie Daniel de Kerinou, est le seul d'entre eux dont la postérité soit encore représentée.

1813. - Il naquit, à Brest, le 14 mai 1813 et se fixa à Lorient où il mourut le 9 novembre 1882.

1844. - Il épousa, le 18 janvier 1844, Jeanne-Marie-Rosalie Audren de la Boissière, née à Morlaix le 7 février 1823, fille de Olivier-Théodore et de Marie Françoise Lozach, et décédée en 1906, dont sont issus :

1° Christophe-Marie-Charles-Eugène, qui suit.

2° Méry, née le 28 avril 1863, mariée, en 1895, à René-Samuel Maujouan du Gasset dont : Renée, née en 1897.

Les Audren de la Boissière portaient d'azur au sautoir d'or cantonné de 4 estoiles de même.

XIIIe DEGRÉ. - CHRISTOPHE LE NEPVOU DE CARFORT, 2e du nom (1846-1906).

1846. - Christophe-Marie-Charles-Eugène le Nepvou de Carfort naquit à Lorient, le 23 octobre 1846, et y mourut le 21 juillet 1906.

1872. - Il épousa, le 5 février 1872, Rachel-Marie-Valerie le Floch, fille de Joseph-Sébastien et de Eugénie-Marie-Denise Audren de la Boissière, sa cousine germaine, dont sont issus :

1° Rachel, née le 26 octobre 1873, mariée, le 16 février 1897, à Auguste Jacobsen, officier d'artillerie, son cousin-germain, et morte le 14 août 1904.

2° Christophe, né le 4 mai 1876, + le 3 juin 1908.

3° Jean, né le 17 août 1878, + en octobre 1908.

4° Emmanuel, né le 22 janvier 1880.

5° Jeanne, née le 21 avril 1881, qui a épousé Auguste Jacobsen, son beau frère.

6° Henri, né le 6 octobre 1890. Les le Floch, du ressort de Morlaix, portent d'azur au cerf passant d'or et ont été maintenus par arrêt du 21 août 1670.

Ils étaient notaires royaux, de père en fils, au siècle suivant.

Sylvestre-Antoine le Floch, notaire royal à Plouescat, fils de Guillaume, épousa dlle Thibault de Villeneuve de Plaisance dont issut Joseph-Sébastien le Floch.

RAMAGE ISSU DE JEAN-LOUIS LE NEPVOU DE CARFORT

XIe DEGRÉ. - JEAN-LOUIS LE NEPVOU DE CARFORT (1778-1848.)

1778. - Jean-Louis, deuxième fils de Charles-Jean le Nepvou, chevalier, seigneur de Carfort et du Colombier, naquit, à Saint-Brieuc, le 15 octobre 1778 et fut baptisé, le lendemain, dans l'église Saint-Michel. (V. Pièces just. n° 36.) Il eut pour parrain Jean-Louis Bagot, maire de Saint-Brieuc.

1786. - En 1786, à l'âge de huit ans, il fut admis à l'école royale et militaire de Tiron, sur preuves de noblesse établies par d'Hozier. (V. Pièces just. n° 44.)

Cette école ayant été licenciée en 1793, sous la Terreur, il rentra à Saint Brieuc, d'où son père et son frère aîné avaient disparu, et fut recueilli par sa grand'mère Madame de la Hunelaye.

1808. - Jean-Louis le Nepvou de Carfort épousa, en premières noces, à Saint-Brieuc, le 27 janvier 1808, Françoise-Marie-Julie le Mée de la Salle, fille de Mathieu le Mée de la Salle et de Marie-Thérèse Lymon de la Belleissue, née le 8 août 1781 et morte le 10 novembre 1818.

De celte alliance sont issus :

1° Françoise-Marie, née le 4 novembre 1808, décédée, à Saint-Brieuc, le 2 août 1899, qui épousa, le 5 octobre 1829, Théodose-Aimé Sébert, fils de Louis-Toussaint Sébert et de Jeanne Rongeard, dont postérité.

2° Servanne-Joséphine, née le 16 février 1810, décédée, à Saint-Brieuc, le 25 février 1876, qui épousa, le 26 décembre 1836, son cousin germain Charles François-Victor-Marie Brindejonc, fils de Charles et de Servanne-Clémentine le Nepvou de Carfort.

3° Théodose-Louis-Joseph, né le 30 décembre 1811, + le 9 octobre 1812. 4° Louise-Marie-Cécile, née le 25 février 1813, qui épousa, le 11 août 1845, Eugène Harouard, dont postérité.

5° Jean-Louis-Victor, né le 26 décembre 1814, marié, le 2 octobre 1850, à Constance Brindejonc, sa cousine germaine, fille de Charles et de Servanne Clémentine le Nepvou de Carfort, et décédé le 13 mars 1865, sans postérité.

6° Augustin-Mathieu, né le 5 novembre 1818, mort le 25 janvier 1819.

1820. - Jean-Louis le Nepvou de Carfort épousa, en secondes noces, le 15 mai 1820, à Saint-Brieuc, Madeleine-Marie-Françoise de Quérangal des Essarts, fille de Aimé-Gabriel et de Marie-Angélique-Pélagie le Mée de la Salle, cousine germaine de sa première femme. Elle était née le 4 juillet 1782 et mourut, à Saint-Brieuc, le 12 octobre 1862, à l'âge de 80 ans.

De cette alliance sont issus :

1° Cécile-Marie-Françoise, née le 17 mars 1821, décédée le 12 mars 1840, sans alliance.

2° Henry-Marie-Joseph, qui suit.

1848. - Jean-Louis le Nepvou de Carfort mourut, à Saint-Brieuc, le 15 mai 1848.

Les le Mée de la Salle, des Fontaines et de la Ville-Cadio, portaient d'azur au chevron d'or acc. en chef de 2 étoiles et en pointe d'une ancre, le tout de même.

Les armoiries des Sébert sont d'or à trois croix ancrées de sable.

Théodose-Aimé Sébert et Françoise-Marie le Nepvou de Carfort ont laissé plusieurs enfants, entre autres : - Théodose, qui épousa Maria Duthu, dont postérité. - Paul, qui épousa Dolly de Gyémare, dont postérité. - Jules, qui épousa Anna Le Gac de Lansalut, dont postérité. - Françoise, femme de Ernest Hedou de la Héraudière, dont postérité. - Louise, mariée à Joseph Marjot des Clos, dont postérité.

La famille de Querangal, ou Kerangal, porte d'argent à l'aigle de sable au vol abaissé, la tête contournée, perché sur une branche d'olivier de sinople fruitée de gueules. (Bibl. nationale. Nouveau d'Hozier 277.)

On trouve Hervé de Kerangal, archer en brigandine, dans une montre de 1478. (P. de Courcy.)

Cette famille, fort ancienne et considérable, a contracté de nombreuses alliances parmi la noblesse de Bretagne.

Elle a produit, entre autres, Maurice-Julien de Kerangal de Kerascoët, contre-amiral, né le 13 décembre 1758 à Lorient, + à Paris, en 1840, et dont la fille épousa Augustin Thierry, l'historien. - Guillaume de Kerangal, né vers 1615, à Plougars, épousa, en 1645, Jeanne Cornil, dont : - Maurice de Kerangal, né vers 1648, à Plougars, + à Châtelaudren, le 15 novembre 1688, qui épousa Louise Mahé de la Ville-Héry, et en eut 9 enfants, dont : - Maurice de Kerangal, puis Querangal, Sr de la Villehéry, né à Châtelau dren, le 26 mars 1681, + le 12 janvier 1778, qui épousa, le 1er avril 1704, Jacquette Nepveux, de Sedan, dont il eut 13 enfants, entre autres : - Pierre-Joseph de Querangal, Sr de la Hautière, né à Châtelaudren, le 7 février 1711, sénéchal des Regaires et commissaire des Etats de Bretagne, + à Saint-Brieuc, le 26 avril 1788. Il épousa : 1° à Quintin, le 7 février 1735, Marie-Anne le Mesle des Salles; 2° à Lamballe, le 26 avril 1742, Jeanne Julienne Revel de Lestang. Il eut 5 enfants du 1er lit et 10 du second. Parmi ceux du premier lit, nous trouvons : - Aimé-Gabriel de Querangal des Essarts, né le 18 août 1740, à Saint-Brieuc, + le 2 mai 1810, qui épousa, le 18 juillet 1769, Marie-Anne-Pélagie le Mée de la Salle, née le 5 septembre 1767, + le 1er avril 1807 dont, entre autres : Marie-Madeleine-Françoise, qui épousa Jean-Louis le Nepvou de Carfort. (Communiqué par M. R. du Guerny.)

XIIe DEGRÉ. - HENRY-MARIE-JOSEPH, comte LE NEPVOU DE CARFORT (1824 1880).

1824. - Henry-Marie-Joseph, fils unique du second mariage de Jean-Louis le Nepvou de Carfort et Madeleine de Querangal, naquit à Saint-Brieuc, le 6 janvier 1824 et fut, dans cette ville, le dernier représentant d'une suite nom breuse qui, depuis 400 ans, n'avait pas cessé de figurer sur les registres parois siaux de la vieille église Saint-Michel.

1844. - Il quitta sa ville natale, aussitôt ses études terminées, pour se fixer à Rennes où il avait été reçu licencié en droit le 19 août 1844.

1850. - Il y épousa, le 9 août 1850, Constance-Anne le Boucher de la Villegaudin, fille unique d'Emilien et de Marie-Constance Blain de Saint-Aubin, née à Rennes le 17 février 1832, + à Paris, le 12 avril 1876.

1853. - Par décret impérial du 6 mai 1853 il fut nommé adjoint au maire de Rennes qui était, alors, M. de Moncuit.

1855. - Vers 1855, il vint s'établir à Paris où nous le voyons relever, dans plusieurs actes, le titre de comte, déjà porté par la branche de la Cour, éteinte en 1813.

1880. - Il y est mort le ler avril 1880 laissant, de son mariage avec Cons tance-Anne le Boucher de la Villegaudin, trois enfants savoir :

1° Henry-Emile, qui suit.

2° René-Charles, né à Rennes le 6 janvier 1853, reçu à l'Ecole navale le 1er octobre 1869, enseigne de vaisseau en 1875, lieutenant de vaisseau en 1881, capitaine de frégate en 1895 et capitaine de vaisseau en 1904.

Il a commandé, dans ce dernier grade, les cuirassés Henri IV et Marceau, et a été admis à la retraite le 6 janvier 1913. Officier de la Légion d'honneur et de l'Instruction publique, Commandeur de la Couronne d'Italie et de Saint-Stanislas de Russie, etc., etc.

Il a épousé, au chateau de Malvillars, le 18 juillet 1888, Marie-Sophie-Germaine de Pindray, fille de Marie-Charles-Jean-Paul, comte de Pindray, et d'Eugénie Parent.

De cette alliance sont issus : - Simone-Marie-Gabrielle, née à Paris le 20 février 1890. - Olivier-Marie-Elie, né à Paris le 9 mars 1892. - Yves-Marie-Raymond, né à Paris le 27 avril 1895.

3° Gabrielle-Marie-Cécile-Victoire, née à Rennes le 20 mars 1856, + à Rennes le 25 août 1881, mariée à Arthur, vicomte des Grées du Lôu, dont une fille unique, Gabrielle, née à Rennes le 25 octobre 1880.

Nous avons déjà parlé de la famille le Boucher, originaire de Normandie, qui, en Bretagne, a formé les branches du Crosco, de la Pilletière et de la Villegaudin.

Cette famille porte d'argent au rencontre de boeuf d'azur les cornes de gueules et la bordure componnée d'or et d'azur.

Pierre le Boucher, fils de Nicolas et de Michelle Betourné, vivait en 1700 et épousa Jacquette Merpault dont :

1° Jean-François le Boucher de la Piletière qui épousa Perrine Anfrey.

2° Félix-Constant le Boucher du Coudray.

3° Nicolas le Boucher de la Villegaudin.

Ce dernier épousa, en 1751, Perrine-Marie Simonet, dont :

Nicolas, qui épousa 1° Emilie Laurore, dont Emilien, 2° N... Main de la Bou geardière. Du second lit issut, entre autres, Eugénie le Boucher de la Ville gaudin mariée à Etienne Blain de St-Aubin. Cette dernière famille est de Rennes.

Joachim-Anne Blain de St-Aubin, avocat du Roi au Présidial de Rennes, épousa Thomasse Besnard, dont :

Joseph-René-Jacques, greffier en chef criminel au Parlement de Bretagne (Potier de Courcy, 3, p. 347), né à Rennes le 29 avril 1725, + à Rennes le 8 novembre 1766 laissant, de Jacquemine-Constance Cailleau :

Jean-Félix, + à Rennes le 8 janvier 1836, qui épousa Jacquette-Marie-Perrine St-Mars dont :

1° Félix, né en 1796, capitaine de cavalerie, garde du corps de Charles X, chevalier de la Légion d'honneur.

2° Etienne, dont nous avons déjà parlé.

3° Charles, qui épousa Emmanuelle-Sophie Delamarre.

4° Marie-Constance, femme de Emilien le Boucher de la Villegaudin.

5° Marie, femme de Joseph Rouault de Livoudray.

Les Rouault, Srs de Livoudray (par. de Guer), de la Houssaye, etc., ont pro duit 6 générations en 1669 et portent d'argent au croissant de sable acc. de 3 mâcles de même. La famille de Pindray, d'ancienne extraction, est originaire du Poitou et porte d'argent au sautoir de gueules, le blason supporté par deux sauvages.

La généalogie de cette maison, qui remonte à l'an 1330, nous entraînerait trop loin de la Bretagne.

Les des Grées du Lôu, qui ont produit 11 générations en 1669, portent d'azur à la fasce d'hermines acc. de 3 estoiles d'argent.

Marin figure dans une montre reçue par du Guesclin, au siège de Brest, en 1373. (P. de Courcy.)

XIIIe DEGRÉ. - HENRY-EMILE, comte LE NEPVOU DE CARFORT (1851...).

1851. - Henry-Emile, fils aîné de Henry-Marie-Joseph, comte le Nepvou de Carfort, et de Constance-Anne le Boucher de la Villegaudin, est né, à Rennes, le 5 novembre 1851.

1868. - Il a été reçu à l'Ecole navale le 1er octobre 1868 ; enseigne de vaisseau en 1873, lieutenant de vaisseau en 1880, capitaine de frégate en 1891, attaché naval à l'ambassade de France à Rome de 1891 à 1894, capitaine de vaisseau en 1899, a quitté le service actif en 1903 et habite le château de La Forest, en Loctudy (Finistère).

Officier de la Légion d'honneur, Grand officier de la Couronne d'Italie, etc., etc.

1891. - Il a épousé à Paris, le 29 avril 1891, Catherine-Elisabeth-Claire Amélie-Thérèse Teinturier, fille de Napoléon Teinturier, intendant général, com mandeur de la Légion d'honneur, et de Claire Béguyer de Chancourtois, dont :

1° Solange-Elisabeth-Marie-Henriette, née à Paris le 24 novembre 1892 ;

2° Henriette-Catherine-Marie-Victoire-Agnès, née à Rome le 23 février 1894;

3° Geneviève-Marie-Marthe-Gabrielle, née à Paris le 29 décembre 1896, décédée à Paris le 2 mai 1898 ;

4° Marie-Geneviève-Renée-Antonine, née à Paris le 10 mars 1899.

GENEALOGIE DES SEIGNEURS DE CARFORT ET DE BERRIEN

ACTES DIVERS

Concernant des personnages, non rattachés, de la branche le Nepvou de Carfort.

1713. - Extrait des registres de baptêmes mariages et sépultures de la paroisse de Plélo, de l'an 1713, où est ce qui suit :

« Noble Pierre-Yves le Nepvou, fils légitime de noble Joseph le Nepvou et « d'Anne Priman, sa compagne, né le 27e de may 1713, a été baptisé sur les « fonts de Plélo, par moy soussignant recteur. Parrain Pierre-Yves Gaultier, « marraine Jeanne Priman, qui ne signent. Ainsi signé à l'original Louis Jouanin, « recteur. »

Délivré le 25 may 1737, par le recteur de Plélo, dont la signature est léga lisée par l'évêque de Saint-Brieuc.

Nous n'avons pas pu retrouver la filiation de Joseph le Nepvou, qui n'est pas mentionné dans les arrêts de noblesse. Sa descendance parait être restée en relations avec les autres branches de la famille jusqu'à la Révolution et elle est encore représentée de nos jours. (V. plus loin.)

1739. - « Extrait du catalogue des épousailles. Noble Me Jacques-Joseph « Touzé, Sr de Lourme, ancien procureur aux sièges royal des regaires et de « l'officialité, etc., et noble demoiselle Jeanne le Nevoux de Carfort, tous deux « majeurs et libres et tous deux de cette paroisse, après la première et dernière « publication des promesses de mariage, etc., ont reçu la bénédiction nuptiale à « la messe de leur nopce ce jour 18e juin 1739... Ont signé n. h. Jouve Corlay, « Jacques-Joseph-Marie Amette, le Sr le Nevoux, Jan Moher (signé au registre « seulement), Pierre Marée, Jan Beaumont, Jacques Moysan, Trébouta, recteur. » (Reg. par. de Saint-Michel. - Communiqué par M. Marcel.)

Jeanne le Nepvou signa l'acte de baptême de Julien-Yves-Marie le Nepvou de Carfort en 1730. (V. IVe partie.) Elle mourut le 30 septembre 1770, âgée d'environ 64 ans. (Communiqué par M. Anne-Duportal.)

Les Touzé Srs de Kerven, de la Lande, de Guernic, de Locmaria, de Pro priendo (par. de Ploeuc), portent de gueules à la fasce d'or; au chef d'azur chargé de 3 fleurs de lys d'or (arm. 1696).

1743. - Congé militaire accordé « au nommé Pierre le Neveux, dit Carfort,

« soldat de la compagnie de Boisgelin, au régiment de Beauvoisis, natif de « Châtelaudren, en la province de Basse-Bretagne, juridiction de Saint-Brieuc, « âgé de 34 ans... »

«... A Philippeville le 23e jour du mois de novembre 1743, » (Papiers de Louis le Nepvou de Carfort.)

1772. - Autorisation de mariage d'écuyer Jacques le Nepvou, fils mineur de Pierre et de dame Marguerite Cosson, avec Anne Mahé, de la paroisse de Botoa, fille de Mathurin et de Catherine Minguy. On y voit, parmi les parents délibérants Pierre Lenepvou, Pierre-Paul Lenepvou, Joseph Gaultier, fils de dame Yvonne Lenepvou, Louis et François Lenepvou. (Même source.)

1774. - Mariage de Jacques le Nepvou de Carfort, fils de PierreYves et de Marguerite Cosson, le 19 janvier 1774, avec Catherine Philippe. (Registre paroissial de Saint-Nicolas-du-Pélem. - Communiqué par Désiré le Nepvou de Carfort).

1780. - Du 25 novembre 1780, acte de tutelle « d'écuyer Pierre le Nepuou, « âgé d'environ 16 ans, écuyer Jean-Marie le Nepuou, âgé d'environ 11 ans, et « demoiselle Anne-Françoise le Nepuou, âgée d'environ 14 ans », enfants de défunt écuyer Pierre le Nepuou et de dame Marie-Anne-Jégou... par suite du décès « d'écuyer Pierre-Paul le Nepuou, sieur de Carfort, qui tuteur était des « enffans mineurs de deffunt écuyer Pierre le Nepuou, son frère. »

On y voit, au nombre des parents délibérants, écuyer Jacques le Nepuou, sieur de Berrien, parent au quart degré des mineurs, écuyer Mathurin le Nepuou, sieur de Carfort, parent au même degré, écuyer Charles le Nepuou, sieur du dit nom, capitaine au régiment de Bretagne, écuyers Yves et Guillaume le Nepuou, sieurs de la Ville-Chapet, les trois derniers parents au 5e degré des mineurs, et, du côté maternel, écuyer Mathieu Jégou, sieur du dit nom, Ecuyer François Jégou, écuyer Pierre Jégou, sieur de Goasbian, écuyer Jean Jégou, sieur de Kerleharry, etc. (Archives des Côtes-du-Nord. - B. 252.)

Il ne paraît pas douteux que Pierre et Pierre-Paul le Nepvou, dont il est ici question, ainsi que dans l'acte de 1772, soient issus de Pierre le Nepvou sieur de Carfort. (V. 5e partie.) Mais aucun des trois enfants de Pierre et Marie Anne Jégou ne semble avoir survécu à la Révolution.

Les Jégou, Srs de Kerverry et du Merdy (par. de Plésidy), de Rumarquer (par. de Plouisy), de Goaz-hamon (par. de Senven-Lehart), etc., ont produit 8 générations en 1668 et portaient d'argent au croissant de gueules acc. de 3 coquilles de même.

Julien, auteur de la branche de Kerverry, vivant en 1447, épousa Margue rite Péan. - Alain, auteur de la branche du Merdy, vivant en 1481, épousa Jeanne de Cléauroux. (P. de Courcy.) 1786. - « Ecuyer Jean-Marie le Nepvoux, fils légitime d'Ecuyer Jacques et « de dame Catherine Philippe, sieur et dame de Kerfort, né à Saint-Nicolas, en « cette paroisse, le 22 août 1786, a été baptisé le même jour. Parrain : Yves « le Roux. Signé : Yves le Roux, Jacques le Nepvous et M. le Guerneuf, curé ». (Reg. par. de Saint-Nicolas-du-Pélem. - Papiers de Louis le Nepvou de Carfort.)

Jean-Marie le Nepvou se maria trois fois et paraît avoir eu, comme fils aîné, Jean-François, cité dans l'acte suivant :

1810. - Certificat de bonne vie et moeurs délivré par le Maire de Lorient, le 14 septembre 1849, à Jean-François le Nevpou de Carfort, né à Saint-Nicolas du-Pélem, canton de Bothoa, arrondissement de Guingamp, le 16 mars 1810. (Papiers de Louis le Nepvou de Carfort.)

Jean-François le Nepvou épousa Louise Pouliguen dont issut : Louis-Fran çois, né en 1851 qui, de Amélie Maurice, eut pour enfants :

1° Louise, née en 1837, + en 1911.

2° Marie-Augustine, née en 1889.

3° Gaston, né le 29 juin 1892, à Lorient, actuellement quartier-maître mé canicien.

1828. - Nous trouvons, ensuite, le mariage de Jean-Marie le Nepvou et de Marie-Anne Poëzevara, en 1828, à Plounévez-Quintin. (Communiqué par Désiré le Nepvou de Carfort.)

De cette union sortirent plusieurs enfants, dont : Alain, qui laissa deux fils, savoir :

1° Désiré, né le 31 juillet 1871, à Kerhir, en Plounévez-Quintin, cultivateur, demeurant en son manoir du Couart, par Rostrenen, qui, de sou mariage avec Marie-Joseph le Roux a 4 enfants : Yves, né le 4 juillet 1896, Emile-Henri, né le 29 mars 1901, Suzanne, née le 25 mars 1905, Marie-Odette, née le 28 novembre 1906.

2° Yves, né le 22 mars 1874, qui demeure à Kerhir, en Plounévez-Quintin et, de son mariage avec Françoise le Roux, a 4 enfants : Jean-François, né le 19 janvier 1905 ; Germaine, née le 13 octobre 1906 ; Yvonne, née le 12 novem bre 1909; Henriette, née le 16 octobre 1912.

Ce ramage est connu du comte H. le Noir de Tournemine qui en fait la descendance de la branche aînée, « honorablement adonnée, depuis la Révo « lution, à la culture et à l'élevage dans le terroir des Côtes-du-Nord. » (Cte H. le Noir de Tournemine. - Crenan, p. 178.)

Il ne nous a pas été possible, comme on l'a vu, de rattacher cette suite à l'une ou l'autre des branches le Nepvou de Carfort dont les généalogies sont établies par l'arrêt du 19 août 1782. APPENDICE

N° 1

Extrait du cartulaire de l'abbaye de Landevenec.

Fol. 148. XXIV

DE ECCLESIA SANCTUS.

In nomine Dei summi et amore regis superni qui de Virgine dignatus nasci pro redemptione generis humani. Quidam vir indolis clericus moribus ornatus stemate regalium ortus nomine Hepuuou filius Riuelen atque Ruantrec qui cuncta despiciens terrena modis omnibus cupiens adipisci coelestia tradidit de sua propria haereditate sancto Uuingoaloeo ecclesiam Sanctus specialiter sibi a cunctis parentibus atque fratribus inclitis. Et idcirco Hepuuou confiteor hodie coram Deo primitus et coram altare sancti Uuingualoei atque coram domino abbate Benedicto et coram istis monachis qui in circuitu meo sunt quod ego comparaui ipsam ecclesiam Sanctus a fratribus meis de auro atque argento et caballis optimis ; nec non et aliam terram meam propriam hereditatem dedi eis ut esset mihi specialiter in oeternam hereditatem a cunctis fratribus meis. Coram multis testibus Cornubiensibus nobilissimis : Uurmaelon cornes Cornubiae ; Huaruuethen episcopo Sancti Chourentini ; Benedicto abbate Sancti Uuigualoei ; Uruoet abbate Sancti Tugduali atque aliis plurimus fidelibus. Et idcirco ego Hepuuou do et concedo praedictam (fol. 149) aeccelesiam hodie Sancto Uuingualaeo in dicumbitione atque in seterna hereditate pro anima mea atque pro animabus parentum meorum siue viuorum atque defunctorum ut ex rebus transitoriis purgatis squaloribus facinorum vera dispensatione supernae pietatis regna mercarer gaudiflua soliditate perpetuatis Sancti Uuingualoei precibus assiduis. Et si aliquis temerarius fuerit qui hanc scripturam frangere temptauerit sciat se alienum fore a liminibus sanctae Dei aecclesiae et partem ejus cum Dathan et Abiron quos terra deglutiuit, nec non et cum Juda et Pilato qui Dominum crucifixerunt. Terra sancta cymeterarii non recipiat eum et filii (fol. 149vo) ejus orfani sint et uxor vidua. Hoc peractum est in castello Monsteriolo in die dominico in claustro Sancti Uuingualoei coram multis testibus ; Haelchodus cornes ejusque filius Huleuuinus testes; Benedic abbas testis; Ridetuuet praepositus testis;

Martinus Decanus testis; Caraduc monachus testis; Clemens monachus testis ; Uethenoc monachus testis ; Heuchomarch monachus testis ; Retchar monachus testis ; Daniel monachus testis ; Catuuaran monachus testis ; Iohann monachus testis ; Loesquoret monachus testis ; Domin monachus testis ; Dereic laicus testis; Hethmeren laicus testis ; Haelechet laicus et alii multi idonei qui viderunt et audierunt sicut scriptum est. Et qui bene conseruarit (fol. 150) a Deo coeli benedictus sit. Et quicumque frangere vel minuere voluerit aut prohibere anathema sit in die judicii coram Deo et angelis ejus. Amen.

Anno DCCCC to LIIII (954) Incarnationis Domini nostri Ihesu Chrisi Epactae XXV indictiones III concurrentes VII, terminus pascalis 1111° Idus aprilis ; in Va feria predie Idus Augusti ; luna ipsius diei VIIa annus embolismus. (A. de la Borderie. - Cartulaire de l'abbaye de Landevenec, p. 154. Publié par la Société d'archéologie du Finistère.)

NOTE

Cette charte a été reproduite par D. Morice (Pr. T. I, col. 337) avec quelques variantes, sous le titre « Donation par Hepwou fils de Rivelen » et, dans une autre copie du XVIe siècle (Bibl. nat., mss. lat. 9746) on lit, après le mot Amen : « Tempore quo viuebat Sanctus « Guengualoeeus CCCCLIIII (454) Incarnationis Domini, etc.. »

Le cartulaire de Landevenec contient quelques autres chartes de donation du même genre, entre autres par Dilès, comte de Cornouailles, et la princesse Alarun, mais ces dernières sont beaucoup plus courtes.

L'importance et la solennité des formules employées dans le n° XXIV, son titre et le nombre des témoins cités semblent indiquer qu'il s'agit ici de la fondation même de l'église des Saints, donnée au monastère de Saint Gwenolé par Hepwou fils de Rivelen.

N° 2

Généalogie des sires de Quintin issus des premiers comtes de

Penthièvre.

I. - Eudon, ou Eudes, deuxième fils de Geoffroy I, comte de Rennes et duc de Bretagne, et d'Havoise, fille de Richard 1, duc de Normandie, naquit en 999.

A la mort de son père, survenue en l'an 1008, il demeura co-propriétaire du Duché de Bretagne avec Alain III, son frère aîné, tant que vécut la Duchesse Havoise, leur mère. Lorsque mourut cette princesse, en 1034, les deux frères se partagèrent également, suivant l'usage de cette époque, l'héritage paternel. Eudon reçut, sous le nom de Pen thièvre, les diocèses de Saint-Brieuc et de Tréguier, ainsi qu'une partie de ceux de Dol et d'Aleth (Saint-Malo). Alain eut le surplus de ces derniers, avec les diocèses de Rennes et de Vannes, et se réserva la propriété des grandes villes.

Ce partage donna lieu à de longues guerres.

En 1040, à la mort d'Alain, Eudon s'empara du gouvernement et de la personne de son neveu, Conan, âgé de quelques mois, qui fut, toutefois, délivré et proclamé Duc en 1047.

Eudon, comte de Penthièvre, mourut en 1079, à l'âge de 80 ans, et fut enterré dans l'église cathédrale de Saint-Brieuc. Il avait épousé Onwen, ou Agnès, fille d'Alain Caignard, comte de Cornouailles, et de Judith, comtesse de Nantes, dont il eut plusieurs enfants, savoir :

1° Geoffroi Boterel Ier, fils aîné, qui fut regardé comme son successeur, bien qu'ayant partagé son héritage, par égales portions, avec ses autres frères, et qui fut tué à Dol, le 24 août 1093, sans alliance.

Ce prince est cité en 1084, avec ses frères, dans la charte de fondation du prieuré de Saint-Martin de Lamballe, auquel il donna des terres comprenant « la métairie du comte Geoffroi, de Saint-Aaron. » (D. Morice Pr. T. I. col. 468.)

2° Brient, qui fut le fondateur de Chateau-Brient et la tige des seigneurs de ce nom.

3° Alain le Noir, qui fut comte de Richemont, domaine que lui céda Guillaume le Conquéraut, en Angleterre, pour prix de ses services.

4° Alain le Roux, qui fut, après lui, comte de Richemont.

5° Etienne, qui suit.

6° Derrien, fondateur de la Roche-Derrien.

Il eut, également, d'une concubine, deux fils et une fille mariée à Guisand de Pluveno.

II. - Etienne, comte de Lamballe, cinquième fils du comte Eudon, hérita du comté de Penthièvre à la mort de son frère aîné. Il recueillit, également, la succession de ses frères Alain le Noir et Alain le Roux, et épousa Havoise, héritière du comté de Guingamp, dont il eut :

1° Geoffroi Boterel II, qui se révolta contre son père et fut comte de Penthièvre et de Lamballe dès 1125. Il mourut en 1148, laissant un fils, Rivallon, qui fut comte de Pen thièvre et eut deux fils : (a) Etienne II qui mourut en 1164; (b) Geoffroi Boterel III, comte de Penthièvre, sans postérité, et une fille, Edie, qui épousa Olivier Tournemine.

2° Alain le Noir, comte de Richemont, qui épousa Berthe, fille de Conan III, duc de Bretagne, et mourut le 30 mars 1146, laissant un fils, Conan, qui fut Duc de Bretagne.

3° Henri, comte de Tréguier et de Guingamp, qui suit.

4° Olive, qui épousa : 1° Henri de Fougères ; 2° Guillaume de Saint-Jean, en Normandie.

5° Agnorie, femme d'Olivier de Dinan.

III. - Henri, comte de Tréguier et de Guingamp, épousa, le 19 septembre 1151, Mahaut, ou Mathilde, de Vendôme, fille de Jean I, comte de Vendôme, et de Richilde de Laverdin, et mourut en 1190 laissant :

1° Henri, mort jeune avant son père.

2° Alain, comte de Tréguier, qui suit.

3° Etienne de Tréguier.

4° Conan de Tréguier, Sr de la Roche-Derrien, qui donna à l'abbaye de Beauport un droit de foire annuel en 1202. Il eut un fils, Alain, vivant en 1237 et une fille naturelle nommée Plesou, femme d'Olivier de Clisson et mère de Jeanne de Clisson, dame de la Roche-Derrien, qui épousa Bertrand Goyon, Sr de Matignon.

5° Geslin, tige des vicomtes de Coëtmen.

IV. - Alain, comte de Tréguier, Goëllo, Guingamp et Avaugour, naquit en 1154. Il nomme, dans un acte où il se qualifie comte de Goëllo, son père Henri, sa mère Mahaud, sa femme Petronille, et ses deux frères Etienne et Conan. (D. Lobineau T. II col. 327.)

Il assista, en 1183, à l'assemblée réunie à Rennes, par le Duc Geoffroi II, pour élaborer le. règlement connu sous le nom d'Assise du comte Geoffroi, destiné à prévenir le retour des troubles en attribuant à l'aîné la totalité de l'héritage paternel. Cette loi rigoureuse fut mitigée, en 1301, par le duc Jean II, qui accorda aux cadets le tiers des terres nobles de la succession.

En 1205, Geoffroy Boterel III, comte de Penthièvre, se voyant sans postérité, fit don des terres de Penthièvre, Lamballe, Quintin et Moncontour, à son plus proche parent, Alain, comte de Tréguier. Cette donation eut lieu en présence de Philippe-Auguste, roi de France, et du consentement de son neveu, Geoffroi Tournemine, fils de sa soeur Edie de Penthièvre et de Olivier Tournemine, sénéchal de Penthièvre, qui avait eu la Hunaudaye en partage.

Alain, devenu comte de Penthièvre, mourut le 29 décembre 1212, laissant deux fils de sa 3e femme, Alix ou-Eladis, suivant quelques auteurs, ou, plus vraisemblablement, suivant dom Lobineau, de Pétronille de Beaumont, savoir :

1° Henry, 2e du nom, comte de Penthièvre, né le 16 juin 1205, qui fut « accordé », en 1209, avec Alix, fille aînée et héritière de Guy de Thouars, duc de Bretagne, et de Constance. Mais Philippe-Auguste, pour abaisser la maison de Penthièvre, fit rompre ce traité en 1212 et donna la jeune princesse à Pierre de Dreux, qui fut duc de Bretagne. L'héritage de Henry de Penthièvre fut démembré et Olivier Tournemine, seigneur de la Hunaudaye, en reçut une part.

Dépouillé, puis vaincu, par le duc de Bretagne, Henry dut se contenter de la seigneurie d'Avaugour, dont il prit le nom. Nous avons donné le sceau de Henry d'Avaugour, en 1229. Il porte un écu de gueules au chef d'argent et, sur le contre-scel, on lit : Sub scuto meo secretum meum. (D. Morice, Pr. T. I, n° VII.)

Il épousa Marguerite de Mayenne dont il eut deux fils, Alain et Juhaël d'Avaugour, et prit l'habit des Cordeliers en 1278, au couvent de cet ordre qu'il avait fondé à Dinan. Il y mourut en 1281.

2° Geoffroy, qui suit.

V. - Geoffroy, deuxième fils d'Alain, comte de Penthièvre, et de Pétronille de Beaumont, naquit en 1207 et reçut en partage, en 1227, la seigneurie de Quintin dont il prit le nom.

Il fut surnommé Boterel, comme ses ancêtres, et se croisa en 1248 (?). Suivant la légende, il rapporta de Terre Sainte un morceau de la ceinture de la Vierge, conservé dans l'église Notre-Dame de Quintin.

Il mourut, également, sous l'habit des Cordeliers, le 4 septembre 1274. L'histoire de sa maison, au XIIIe siècle, est peu connue. Nous ignorons le nom de sa femme et nous savons, seulement, qu'il laissa plusieurs enfants, savoir :

1° Jean, suivant A. de la Borderie, qui suit.

2° Eon Boterel qui fut, dit-on, la tige des Srs de la Ville-Geoffroy.

3° Catherine, qui épousa Yvon ou Eon, 2e du nom, sire de Quelen. (V. gén. de la maison de Quelen, n° 14.)

VI. - Jean Boterel I, sire de Quintin. mourut en 1293, au couvent des Cordeliers de Dinan, laissant :

Geoffroi, qui lui succéda.

VII. - Geoffroy Boterel II, sire de Quintin, épousa une dame nommée Aliénor, dont il eut: 1° Guillaume.

2° Jean, qui suit.

3° Plesou qui épousa, en 1335, Guillaume du Vieux-Chastel, chevalier, dont elle eut

Aliette du Vieux-Chastel, femme de Yvon ou Eon de Quelen, 3e du nom. (V. Pièces just. n° 14.)

Geoffroy, sire de Quintin, et son fils Guillaume furent tués à la bataille de la Roche Derrien, en 1347, et Jean, son autre fils, y eut le nez coupé.

VIII. - Jean Boterel II, sire de Quintin, se maria deux fois, mais le nom de sa première femme est resté dans l'oubli. Il épousa en secondes noces Philippine de Dinan, fille de Guillaume de Dinan, vicomte de la Bellière, et soeur de Jeanne de Dinan, femme de Robert Raguenel.

Il transigea, en 1349, avec Eon le Nepvou, chevalier, son sénéchal. (V. 1re partie.) Il fut tué, en 1352, à la bataille de Mauron, laissant :

1° Geoffroy, qui suit.

2° Clémence, qui épousa Jean Sr du Juch.

3° Philippine, sans alliance, dont la succession fut recueillie par Guillaume Raguenel, fils de Jeanne de Dinan.

IX. - Geoffroy, 3e du nom, sire de Quintin, fut un chaud partisan de Charles de Blois et fut tué, à la bataille d'Auray, en 1364. Il avait épousé Tiphaine du Bois-glé, dont il eut :

1° Jean, 3e du nom, sire de Quintin, qui épousa, en 1372, Marguerite de Rohan, fille de Jean, vicomte de Rohan, et de Jeanne de Léon, dont il n'eut aucune postérité. Il suivit la bannière du connétable du Guesclin et ratifia le traité de Guérande à la Roche-Derrien, en 1381, avec Perrot le Nepvou, seigneur de Crenan : il mourut vers 1384.

2° Geoffroi, qui suit.

3° Plesou, qui épousa Geoffroy du Perrier, chevalier, seigneur dudit lieu et du Plessis Balisson, fils de Juhaël du Perrier et d'Havoise de Quelen, dont issut Jean du Perrier, qui fut comte de Quintin.

X. - Geoffroy Boterel, 4e du nom, sire de Quintin, épousa : 1° Beatrix de Thouars, fille de Renaud, Sr de Pouzauges, et de Catherine de Lohéac ; 2° Jeanne d'Avaugour fille de Guillaume d'Avaugour, Sr de Kergrois, et de Jeanne de Lesnerac ; 3° Jeanne d'Assé, suivant quelques auteurs.

Il mourut, néanmoins, sans postérité.

XI. - Jehan du Perrier, fils de Geoffroy et de Plesou de Quintin, hérita, après sa mort, de la seigneurie de Quintin. Ce seigneur portait d'azur à 10 billettes d'or 4, 3, 2 et 1. Il avait un frère puiné, Geoffroy, et deux soeurs, Marie, femme de Roland de Dinan, baron de Chasteaubrient, et Jeanne, qui épousa Jean de Penhoët et en eut une fille nommée Beatrix.

Jean du Perrier, Sr du dit lieu et du Plessis-Balisson, puis comte de Quintin, épousa : 1° Olive de Rougé, fille de Messire Gralhot, sire de Rougé et de Derval, et de Marguerite de Beautnanoir, dont issut Geoffroy, qui suit ; 2° Constance Gaudin, dame de Martigné Ferchaud, à laquelle il donna, par contrat de 1423, la terre et seigneurie du Plessis Balisson, et dont il eut Jean du Perrier, seigneur du Plessis-Balisson, qui épousa Jeanne de Quelen, fille unique de Yvon de Quelen, Sr du dit lieu et du Vieux-Chastel, et de sa première femme Jeanne de Kereimerch, en 1445. De ce mariage naquit Jeanne du Perrier, femme de Messire Pierre de Villeblanche, Sr de Broon et de Maumusson.

« Jehan de Quintin et du Perrier, lequel estoit comte de Quintin » reconnut, en 1436, à, Henry le Nepvou, seigneur de Crenan, le droit de haute justice à quatre posts.

XII. - Geoffroy du Perrier succéda à son père, en 1437, comme comte de Quintin, et mourut en 1444.

Il avait épousé Isabeau de la Motte, dont issut :

Tristan, qui suit, et lui succéda du vivant de son grand-père, Jehan du Perrier, qui avait renoncé à ses droits et ne mourut qu'en 1461.

XIII. - Tristan du Perrier, sire de Quintin, épousa Isabeau de Montauban, fille de Guillaume de Montauban et de Bonne Visconti. Le duc Pierre II érigea, en sa faveur, en baronnie l'ancienne « bannière » de Quintin, et il mourut le 24 décembre 1482, laissant une fille :

Jeanne du Perrier, qui épousa : 1° Jean de Laval, baron de la Roche-Bernard ; 2° Pierre de Rohan, baron de Pont-Château, comte de Quintin.

N° 3 Notes sur la famille Dolo.

« Dès le XIIe siècle, on voit le territoire de la vicomté de Plaintel sous la domination « d'une famille Dolo, ou Dollou, qui a joué en Penthièvre un rôle considérable et qui « prétendait être un rameau détaché des anciens seigneurs de Dol ; et, de fait, elle jouissait « de privilèges qui semblent annoncer une origine ancienne non moins qu'illustre..» (Anciens évêchés de Bretagne. T. 2, p. 122.)

La généalogie de ces premiers seigneurs de Dol, ramage de Dinan, s'établit ainsi :

I. - Haimon, vicomte de Dinan, epousa Roïanteline de Dol. Ils vivaient sur la fin du Xe siècle et le commencement du XIe et eurent cinq fils, savoir :

1° Haimon, vicomte de Dinan et de Dol.

2° Junkenée, archevêque de Dol.

3° Goscelin, tige des sires de Dinan.

4° Rivallon, qui suit.

5° Salomon, bâtard, tige des seigneurs du Guesclin.

II. - Rivallon Ier, dit Chèvre-Chenue, reçut le château et la seigneurie de Combour de son frère, le puissant archevêque de Dol, de qui semble provenir le surnom de Dol ou Dolensis, que nous voyons prendre par ses neveux. Il épousa Aremburge, fille du Sr du Puiset, en Beauce, dont il eut quatre fils et deux filles, savoir :

1° Guillaume, abbé de Saint-Florent.

2° Jean, qui suit.

3° Geldouin, ou Saint-Geldouin, élu archevêque de Dol en 1076.

4° Geoffroi, ou Gervais, croisé en 1096, armé chevalier en 1111 à Antiocho.

5° Havoise.

Cela est prouvé par une charte de 1065 « ... Meam quoque conjugem nomine Arem « burgem atque liberos Guillelmum Johannem Gilduinum, Gaufredum, Aduisam. » (Dom Morice, Pr. T. I., col. 429.)

D'après Augustin de Paz, il faut y ajouter :

6° Berthe, qui épousa Geoffroy, comte de Rennes.

III. - Jean 1er de Dol épousa Basilia. Il fut seigneur de Combour et archevêque de Dol en 1082. Il eut deux fils :

1° Rivallon II, Sr de Combour, de 1090 à 1110 environ. 2° Geldouin, qui suit :

IV. - Geldouin, seigneur de Combour, de 1110 à 1137, épousa Noga ou Inoguen, tante du comte Etienne, dont :

V. - Jean II de Dol, cité, entre autres, dans une charte de 1145 : " Johannes Dominus « Dolensis filius Geldouini cum Noga mater mea et concedente Comite Stephano nepote « nostro. » (Dom Morice, Pr. T. I.,col. 596.)

Il épousa N... dont :

1° Yseult, qui suit.

2° Denise, qui épousa Guillaume de Coëtquen.

VI. - Yseult de Dol épousa, en 1174, Hasculphe de Soligné, dont sont issus : 1° Jean qui suit.

2° Raoul.

3° Geoffroi.

4° Silvia, qui épousa Thomas de Québriac.

VII. - Jean, IIIe du nom, reprit le nom de Dol et est cité dans une charte de 1210. « Ego Johannes de Dolo filius H. de Soligneo. (Dom Morice, Pr. T. I., col. 769.)

Ogée, dans son Dictionnaire de Bretagne, s'exprime ainsi : « Plainte] est une ancienne « chevalerie qui appartenait à Jean de Dol, l'un des chevaliers bretons qui se trouvaient à « la bataille de Bouvines en 1214. Il eut un fils nommé. Nicolas qui était seigneur de la « Ville-Menguy et de Plaintel. » (Ogée-Plaintel.)

Cette assertion a été contestée et est, probablement, inexacte, du moins comme s'ap pliquant à « Johannes de Dolo », fils d'Hasculphe de Soligné. Elle peut concerner un Dolo.

Le titre de vicomte de Plaintel, pris par cette famille au XIIIe siècle, ne permet pas de douter qu'elle soit de haut parage, mais son détachement de la souche des seigneurs de Dol doit être plus ancien, et nous inclinerions à la croire issue de Geoffroi, 4e fils de Rivallon et d'Aremburge, qui se serait établi, dans le territoire de Plaintel, au retour de la Terre-Sainte, dès le début du XIIe siècle.

On trouve, en effet, dans les notes manuscrites de dom Morice une suite ainsi conçue : « Gaufridus de Dolo (ou de Dinan), Oliverius, qui vivait au commencement du XIIe siècle, « Gaufridus mort en 1168, Alanus, 1136, 1141, 1157, Rollandus, 1181 + 1187, Alanus, « combat contre le Duc Richard en 1197. » (Bibl. nationale. F. fr. 22.350. Mém. gén. de dom Morice. Notes.)

Il est probable que les Dolo s'établirent, d'abord, dans la paroisse de Dolo, qui semble tirer son nom de cette famille, bien que certains généalogistes admettent le contraire. Leur fief, dans cette paroisse, relevait, soit de la maison de Dinan, soit de celle de Beaumanoir.

Les vicomtes de Plaintel portaient de gueules à 10 billettes d'argent 4, 3, 2,1, ou de gueules billeté d'argent, blason qui semble dérivé de celui de la maison de Beaumanoir d'azur à 10 billettes d'argent 4, 3, 2, 1, alias à 11 billettes 4, 3, 4 (A. du Paz). Ces armes sont, en quelque sorte, parlantes, pour cette maison, puisque les billettes symbolisaient les pierres nobles dont étaient construits les manoirs. Les Beaumanoir sont originaires de la Vicomté de Dinan.

« Johannes de Pulcro Maneiro » est cité, dans une charte de l'an 879, où il promet d'en voyer à l'Ost du Duc 120 hommes d'armes. (Dom Morice Pr. T. I, col. 55.) Le vicomte de Rohan en fournissait 300 et l'on voit, ainsi, que la maison de Beaumanoir était l'une des plus anciennes et des plus puissantes du pays.

La vicomté de Plaintel était, également, fort ancienne. Les vicomtes de Plaintel étaient, sans doute, les seigneurs du pays avant Geoffroy Boterel, ce qui explique la grande faveur du blason semé de billettes dans la région de Quintin, où nous le voyons repris par les du Perrier, sires de Quintin, les de Robien, et d'autres familles, alliées aux Dolo.

Au milieu du XIIIe siècle, nous trouvons un grand nombre de chevaliers, du nom de Dolo, dans les actes de Bretagne.

« Eudo Dollou miles, Beneventa uxor ejus et Eudo primogenitus filius » paraissent dans une charte de 1248. (Anc. év. de Bretagne T. 3, p. 244.)

Nous retrouvons « Eudes Dolou » dans une chartes de 1253 de l'abbaye de N.-D. de Beauport (même source T. 4, p. 140) et dans un accord, de 1254, au sujet de la terre du Rosaire en Plérin (d° T. 4, p. 141).

Une autre charte de 1263 a trait à une aumône faite à l'abbaye de Boquen, en Sévignac, par « Johannes Dollou... ex dono Doïete matris sua. » (Anciens évêchés de Bretagne T. 3, p. 253.)

Notons que Roland, l'un des fils de Geoffroy de Dinan « possédait un fief dont Sévignac « faisait partie ; que ce Rolland avait sans doute pris parti contre les Dreux parce que sa « terre avait été saisie par Pierre Mauclerc. » (Même source T. 5, p. 354.)

La paroisse de Dolo, dont le territoire est arrosé par.la rivière l'Arguenon, dépendait de là chatellenie de Jugon, donnée à la maison de Dinan par le comte Eudon de Penthièvre, et était voisine de l'abbaye de Boquen, fondée par Olivier de Dinan,

Nous retrouvons l'écu billeté dans le sceau d'Alain de Beaufort, comte de Dinan, en 1222.

Ces indices ne permettent pas de douter que les Dolo soient issus, d'une façon ou d'une autre, des anciens sires de Dol et de Dinan.

« Tout semble indiquer, dans ces juveigneurs de Dol, les premiers vicomtes de Plaintel... « La plupart des nobles du voisinage rendaient aveu, pour certaines terres, au vicomte de " Plaintel. Les plus grands seigneurs, tels que les marquis de Coëtquen, de Crenan, le « commandeur du Quessoy, le sire de Quintin lui-même, figuraient parmi ses tenanciers. « La supériorité n'en restait pas moins acquise au seigneur de Quintin. Comme reconnais « sance de cette supériorité, le vicomte de Plaintel devait offrir au sire de Quintin, à la « foire principale, une bourse de cuir blanc avec un denier dedans.

« Au bourg de Plaintel, le vicomte avait auditoire et patibulaires. Peut-être y avait-il un « château de même nom, mais, depuis longtemps, les vicomtes habitaient la Ville-Menguy... « Parmi les juveigneries sorties de la vicomté, nommons Crenan qui s'étendait dans le « Foeil, Plaine-Haute et Saint-Brandan ; elle fut érigée en marquisat au milieu du XVIIe « siècle. Deux autres, Crapado et la Coste, furent réunies par les du Gouray ; elles s'éten « daient dans Plaintel et sa trève Saint-Julien, Plaine-Haute, la Harmoye... » (Anciens évêchés de Bretagne T. 2, p. 122.)

En 1253, « Rolland Dolo » chevalier, vend, avec l'assentiment de Guillaume, son fils aîné, à Thomas de Chemillé, chevalier, tous les droits qu'il possède dans la paroisse d'Uzel pour 160 livres de monnaie courante. (Dom Morice Pr. T. I, col. 955.)

Nous avons cité, plus haut, Jean Dolo, fils de Guillaume et mari de Doïete. En 1264, « Geoffroi Dolo ", chevalier, est-cité, avec Raoul de Beaubois, comme exécuteur testamentaire, dans le testament de Geoffroi Tournemine. Il avait épousé Sibille Tourne mine, soeur de Geoffroi, fille de Olivier, Sr de la Hunaudaye et de N... de Chasteaubrient, petite-fille de Edie de Penthièvre, à laquelle Geoffroi Tournemine fait un legs de XX livres. (Anc. év. de Bret. T. 3, p. 142.)

Au XIVe siècle, l'une des branches de cette famille est devenue, directement ou par alliance, celle des le Nepvou, seigneurs de Crapado et de Crenan. Nous retrouvons, toute fois, un grand nombre de Dolo dans les actes de Bretagne et les documents privés.

« Noble escuier Eonnet Dollou », fils d'Eon Dollou, épousa, l'an 1332, Aliette de Pledran, fille de Henry de Pledran, troisième du nom, et d'Alix du Mottay. (V. gén. de Pledran. - Pièces just. n° 5.)

« Monsieur Guillaume Dolou », chevalier, figure, avec Geoffroy Dolou, dans une montre de Jean de Beaumanoir du 20 août 1351. (Dom Morice Pr. T. 1, col. 1472.)

Dans un ancien armoriai, trouvé en la cathédrale de Bayeux, nous voyons, parmi les chevaliers bacheliers de Bretagne « M. Guill. Dolo » qui porte de gueules à 10 billettes d'ar gent. 4, 3, 2, 1. (Bibl. nat. F. fr. 22361.) Ces armoiries sont à rapprocher du sceau d'Alain de Beaufort, Sr de Dinan, et du sceau d'Yvonnet le Nepvou, en 1420. (V. le Nepvou, IIe partie.)

Il est intéressant de constater que Monsieur Geoffroi le Nepvou, seigneur de Crapado, et Monsieur Guillaume Dolo seigneur de la Villemenguy, tous les deux chevaliers « bache liers », se partagent, à cette époque, l'ancienne « bannière » de Plaintel.

Nous trouvons encore Alain Dolo, écuyer, dans la montre de Jean, sire de Beaumanoir, du 1er février 1369 (Dom Morice. Pr. T. I., col. 1637), puis Jehan Dolo, écuyer, dans celle de Henry de Plédran, du 10 avril 1371. (Même source, col. 1649), en compagnie de Messire Geoffroy le Nepvou.

Rolland Dolo, écuyer, ratifie le traité de Guérande à Saint-Brieuc, le 29 avril 1381. (V. Alain le Nepvou.)

Au siècle suivant, nous trouvons :

« Loys Dolo, écuier et XIII aultres », dans le compte de Hémon Raguier, trésorier des guerres, du 31 mars 1413. (Dom Morice. Pr. T. II, col. 907.)

Il est vraisemblable que Louis Dolo prit part à la bataille d'Azincourt avec Messire Sylvestre le Nepvou, chevalier.

En 1415, nous trouvons deux quittances de gages de Pierre Dolo, écuyer, et de « IX aultres escuiers de sa compagnie » sous le gouvernement de Messire Tanguy du Chastel, prévot

de Paris (Bibl. nationale. Pièces originales 1009), ou il se trouvait avec Jean Goures, Guillaume du Rufflay et Jean le Nepvou, dont nous avons parlé. Le sceau qui figure au bas de ces documents porte un écusson, que nous reproduisons ci-contre, à 8 billettes, 2, 3, 2, 1, sur champ d'hermines et chargé d'un lambel qui cache deux des billettes de la première rangée du blason des Dolo. Cet écusson, penché, est surmonté d'un casque et supporté par deux coqs (ou aigles). Légende PIERRE... DOLO...

Le champ d'hermines nous indique, sans doute, que ce personnage était issu de Sibille Tournemine et Edie de Penthièvre.

« Eon Dolo », écuyer, est cité, en 1418, dans le compte de Salemon Periou, parmi les gens d'armes désignés pour accompagner le Due de Bretagne, Jean V, en France. (Dom Lobineau, T. II, col. 926.) Il y figure, comme nous l'avons vu, avec Thébaud le Sénéchal, Alain de Plusquellec, Pierre, Olivier et Eonnet le Nepvou, Pierre et Olivier Berthelot, etc. (V. IIe Partie. Olivier le Nepvou.)

Nous retrouvons Eon Dolo, à la Réformation de 1427, parmi les nobles de la paroisse de Plourhan. (Bibl. nationale. F. fr. 22.321.)

Alix Dolo épousa Alain de la Villeneuve, dont issut Jeanne de la Villeneuve, femme de Messire Jean le Parisy, chevalier, vivant en 1427. (Bibl. nationale. F. fr. 22.349. Mém. gén. de D. Morice.)

Olive Dolo épousa, le 22 décembre 1442, Normand Budes, seigneur du Tertre-Joüan. (Bibl. nationale. F. fr. 22.347.)

A la montre générale de 1469, dans l'évêché de Saint-Brieuc, nous trouvons pour la paroisse de Plaintel :

« Guillaume Dolo, seigneur de la Villemainguy, excusé pour ce que le sire de Quintin « a relatté qu'il estoit de sa maison Arthur Dollo par Rolland Dollo, homme d'armes en « archer à brigandine, salade, un page - Françoys Dolo pour Pierre Saoulet, tuteur de sa « fille, en brigandine, salade et voulge. » (Manuscrit de Saint-Brieuc, p. 518.)

L'équipage d'homme d'armes comprenait un coutilleur et un page, soit trois chevaux, et correspondait à un revenu de 140 1.

Guillaume Dolo, seigneur de la Villemainguy et vicomte de Plaintel, fut le dernier représentant de la branche aînée. Il avait épousé Volance le Voyer dont Jeanne, fille unique, mariée, en 1450, à Roland Gautron, chevalier, qui reprit les armes de Dolo et le titre de vicomte de Plaintel.

En 1569, Jacques Gautron, Sr de la Villemainguy et vicomte de Plaintel, épousa Claudine de Robien, dernière héritière de cette maison. Leur fils reprit le nom de Robien, auquel le Duc tenait, et conserva les armes de Dolo, en changeant, toutefois, de gueules en azur. A nos yeux, les armes d'azur à 10 billettes d'or, des du Perrier, dont le blason primitif portait un « poirier s, proviennent d'un changement semblable, indiquant une ancienne alliance avec la maison de Dolo.

En 1453, le château de la Coste appartenait à une autre branche de cette famille, dont le chef était « Jean Dollou », mari d'Isabelle le Picard, père de « Yvon Dollou », qui épousa Jeanne de la Bouëxière. Cette branche, l'une des dernières, s'éteignit dans la personne de Jeanne Dolo, qui épousa, en 1513, Louis du Gouray. (Anc. év. de Bretagne, T. I, p. 294.) La « Côte-Crapado », seigneurie appartenant à cette maison, réunit une partie des terres de Crapado au domaine de la Coste qui, en 1513, appartenait encore à Pierre Dolo, A la même date, le manuscrit des Réformations cite Guillaume Dolo, bâtard avoué de feu Guillaume Dolo, et Jean Dolo, seigneur du Fresne, batard avoué d'Alain Dolo.

« Loys Dolo » se trouvait, en 1513, en qualité de second, à bord de la Cordelière, dans le célèbre combat soutenu « par le capitaine Portzmoguer, contre la carraque d'Angleterre « nommée la Régente. » La Réformation de 1535 nous montre, dans la paroisse de Hillion : « La maison noble des Aubiers à noble François Dolo » et, dans la paroisse de Saint Michel de Saint-Brieuc :

" La maison de Saint-Layre à delle Isabeau Dolo, fille de noble Jean Dolo, femme de Louis Hedo, non noble. « La maison noble de Saint-Layre à noble Jacques Dolo, fils François. « La maison de la Ville-Juhel à Françoise Dolo delle, femme d'Olivier Poulain. » (Manus crit de Saint-Brieuc, p. 451.) Jacques Dolo, seigneur des Aubiers, épousa Françoise le Nepvou, dame de Bonabry, et mourut en 1559, laissant un fils, Jacques, qui mourut jeune et sans alliance.

Guillemette Dolo, soeur de Jacques, épousa Jean Berthelot, Sr de Saint-Ilan, dont est issue Françoise, femme de Roland le Nepvou, Sr de Saint-Joüan.

Comme on le voit, les branches principales de la maison de Dolo se sont éteintes au XVIe siècle. L'une d'entre elles a survécu, toutefois, jusqu'à la Réformation de 1668, où nous voyons comparaître Pierre Dolo, seigneur de Kermorvan, fils de Jacques et de Anne de la Rivière, qui fut maintenu dans la qualité de noble d'extraction, bien que n'ayant pu prouver que trois générations.

Cette infériorité, commune à beaucoup de branches cadettes, démontrait seulement qu'ils n'avaient pas de titres à produire, et ce serait une erreur d'y voir l'indice d'une noblesse moins haute. Les branches aînées ou, à leur défaut, les familles ayant hérité de leur fortune, gardaient ces titres avec un soin jaloux.

Au siècle suivant, les Dolo ont disparu, du moins comme famille noble et marquante. Ils n'en étaient pas moins de haut parage et issus vraisemblablement de la maison, quasi princière, des anciens sires de Dol et de Dinan.

Presque toute la noblesse d'ancienne extraction se rattachait ainsi, en Bretagne, d'une façon plus ou moins directe, aux premiers suzerains du pays.

N° 4 Chartes des Croisades.

Uniuersis presentes litteras inspectais notum sit quod nos Gaufridus de Kersaliou Herueus Siokan Maceus Vicecomitis et Rollandus Nepotis armigeri ad communem custum transfretationis associati de prudencia Heruei marinarii Nannetensis plene confidentes dicto Herueo plenam et omnimodam protestatem damus tractandi ordinandi et conueniendi pro nobis et nostro nomine cum quibuscumque nauium dominis seu parcionariis super precio passagii nostri ad Damyetam promittentes nos ratum habituros et completuros quicquid per dictum procuratorem nostrum circa hoc actum fuerit et conuentum. Datum apud Nymocium sub sigillo mei Gaufridi supradicti anno Domini millesimo ducentesimo quadragesimo nono mense Aprilis. »

Sceau en cire verte et sur queue de parchemin. Il porte un fascé de 6 pièces ou bien deux fasces et un lion brochant. Légende... LUM GAU... Contre-scel une grande quinte feuille. Légende... SECRET., M.... (Coll. Courtois. Orig. sur parchemin. Lacabane. Chartes des Croisades. Bibl. nationale mss. lat. n° 1665.) N° 5

Contrat de vente par Olivier Moëssan à Eon fils Olivier

le Nevou clerc.

1311. - A touz ceux qui orunt et verrunt cestes presentes lettres Guegan de Crenan escuyer segnor feal en partie des chosses qui s'enseuent et Oliuier Peloessel escuyer seneschal de Pleentel fee saluz en de. Sachent touz que par dauant nos personaument establiz Oliuier le dit Moessan de la paroesse de Pleentel e Anyce sa fame e Jehen lor fanz esné o l'autorité du dit Oliuier quant à ce astor donée par dauant nos vendirent e requenurent par dauant nos eux auoer vendu e ballé e octréié en nom de vente perpe tuelle à Eon fanz Oliuier le dit Neuou clerc a luy e à ses hers à jamès afin héritage tenir e auoer c'est asscavoir tel eschange de terres e lor appartenances comme Oliuier fanz au dit Ol. leneuou fresre du dit Eon auoit ballé autrefoez au dit Oliuier Moessan en la ville hurupel e es villes de magoaran e lor appartenances sisses sos nostre segnorie a tant comme à chacun en apparteint por seze livres e les ventes des dites chosses e du prés de la dite vente se tindrent les dits Oliuier Moessan e sa fame e lor fanz o l'autorité dessus dite du dit Eon par dauant nos por bien paez, bans sur ce fez regnablement ventes paées o totes autres chosses droetement e bien fètes qui à vente e à achat appartenent segond la costume de la terre jurèrent par devant nos les dits maryez et Jehen o l'au torité dessus dite que jamès es dites chosses enfin vendues riens de ci en auant ne demandevunt ne ne ferunt querre ne demander par resson de doare ne par aucune autre resson e cause e que contre la teneur de cestes lettres ne vindrunt. Ce fut doné temoyn le scel de nos Oliuier Peloessel por nos e es prières de nos Guegan por yceluy. A mere fermeté ensemble o le scel Guillme du Hinou es prières des dits maryez e Jehen o l'auto rité dessus dite sauf nostre droet e nostre sesine e de tote autre segnorie féalle le jor de vendredi après l'Acension en l'an de grâce mil tres cenz e unze. (Archives des Côtes-du Nord. - Transcription faite avec l'obligeant concours de M. Desage, archiviste des Côtes du-Nord.)

N°5

1311. - Contrat de Vente par Olivier Moessan à Eon fils Olivier le Nevou clerc.

(Fac-simile d'après une photographie de M. Hamonic.)

(Archives des Côtes-du-Nord. Titres de famille. Série E. Famille le Nepvou. Travée 136, rayon 3, carton 220. Original sur parchemin.)

N° 6

Extrait d'un retrait de barre de la juridiction de Quintin.

1317. - Extrait d'un retrait de barre par devant Ollivier Peloessel, écuyer, sénéchal féodé de la vicomte de Plaintel.

« A tous ceux qui orunt et verrunt cestes présentes lettres Ollivier Pelloessel escuyer « seneschal de Pleentel fée saluz in deu etc.. »

Il s'agit dans cet acte que Ollivier fuiz Ollivier le Nevou clerc aurait fait bannir en vente et les terres et les héritages Guillaume Cadoret du Goulet et de Pierre son fuiz esné pour quinze livres de monnaie courante esquelles le dit Guillaume et son fuiz étaient tenus au dit clerc de certaine cause si comme es lettres du dit clerc scellées du scel de la cour au segnor de Quintin...

« Sachent tous que nos nôtre cort retreans de la court Susenne au d. seigneu quant « à... avenances en notre juridiction etc. C'est asscavoir doux justes de forment St Bre « gnisses de chef tau rentes chacun an sur les féages de la ville du Hinou et de Ferblehau « o lor apartenances et doux sols de chef tau rente daquerelle etc., et sus le dit avenance « ment doux soudées de rentes chacun an que lon doit es vicomtes de Pleentel sur les dits « féages etc..

« Ce fut donné et fut témoin notre scel mis à cestes lettres o jugement ensemble o les « sceaux Guillaume du Hinou et Ollivier du Hinou por luy et por Ollivier du Hinou de

« Querfahau avenantes les dites choses à mere fermeté avoer sauf le doi seigneurie

« féale le jor de vendredy après jubilate en l'an de grâce mil très cent et diz et sept. » (Bibl. nationale. Dossiers bleus 569. Robien p. 31. Copie ancienne.)

N° 7 Généalogie de la maison de Pledran (Extrait). - Henry de Pledran, IIIe du nom, Sr de Pledran, de la Ville-Heliou et de la Ville-Madiou, de Saint-Melaine de Lanjouan, fils de Henry II, fut marié du viuant de son père Henry avec Alix du Mottay, soeur de Guillaume, Sr du Mottay, par contrat de mariage du Lundi

après la Nativité N. D. Vierge l'an 1295, en présence de noble et puissant Guillaume du Chastellier, vicomte de Pomerith, cheualier, dont :

Guillaume de Pledran, duquel il sera parlé cy-après.

Alain de Pledran, mentionné en acte de 1330.

Aliette de Pledran, mariée avec noble escuier Eonnet Dollou, fils d'Eon Dollou, l'an 1332.

Plesou de Pledran, mariée l'an 1337 avec noble escuier Pierre de Cran, duquel eut Janne de Cran, femme d'Oliuier du Besso.

Janne de Pledran et Amice de Pledran à laquelle son frère Guillaume bailla son partage en 1333. - Messire Guillaume de Pledran, cheualier, Sr de Pledran de la Ville-Heliou et de la Ville-Madiou, fils aisné de Henry IIIe du nom et d'Alix du Mottay, fut né l'an 1296, succéda à son père, décédé en l'an 1326, et fut tué au siège de la Roche-Derrien, le 20 juin 1347.

Il auait eu pour femme et légitime espouze Mahaut du Chastellier, fille de Raoul du Chastellier et de Mahaut de Plouer, dont : Henry, qui suit.

Guillaume de Pledran prit les armes et mourut avant son aisné. Jean de Pledran, dont il sera parlé. Oliuier, Perrot, Geoffroi et Mahaud de Pledran. - Messire Henry de Pledran, cheualier, IVe du nom, Sr des dits lieux, fils aisné de Guillaume de Pledran et de Mahaud du Chastellier, suiuit aussi le parti du dit Charles de Blois et fut député avec les seigneurs Jean de Beaumanoir, Martin de Frohiers, Yvon Charruel, le cheualier de Penhouet, Geoffroy de Dinan, Pierre du Bois-Boissel, Bertrand de Saint-Pern et Bertrand du Guesclin, pour aller en Angleterre vers le roy Edouard pour traiter de la déliurance de Charles de Blois.

S'embarquèrent au port de Blanouet (Plancouet), l'an 1350. Estant de retour d'Angle terre une querelle particulière (s'éleva) entre les dits cheualiers quoi qu'ils fussent du même parti, Pierre du Bois-Boissel et Henry de Pledran lequel, pour se préualoir de son ennemy, se saisit de l'église cathédrale, tour, manoir épiscopal et forteresse de Saint Brieuc, aïant avec luy Guillaume, Jan, Oliuier, Perrot et Geffroy de Pledran ses frères, Oliuier et Marc les Jonquiz, Guillaume de Broon, Alain le Seneschal, Alain de la Hossais, Alain de Plouin, Geffroy le Neuou, Guillaume du Buchon, Thomas de Pledran, Guillemet de Hillion, Estienne (?) de la Noue

(Dom Morice. Mém. généalogiques. Bibl. nationale. F. fr. 22.350.)

Fragments inédits de du Paz.

RAOUL DE LA FLÈCHE était évêque de Saint-Brieuc en 1337. Sous son épiscopat et celui de son successeur, la ville de Saint-Brieuc eut beaucoup à souffrir à l'occasion des guerres survenues, entre les maisons de Blois et de Montfort, pour la succession au Duché de Bretagne. « A ces funestes divisions se joignit la querelle particulière qui s'éleva alors « entre deux puissants chevaliers qui, quoique du même parti, eurent ensemble les « altercations les plus vives. C'étaient Pierre du Boisbouëssel et Henri de Pledran. »

Ce dernier, aidé de ses amis « se saisit de l'église cathédrale, tour, manoir épiscopal et « forteresse de Saint-Brieuc ; mit des impositions sur les vassaux de l'évêque et du chapitre,

« usurpa leur juridiction ; jouit de leurs revenus; prit et fit prisonniers les chanoines ; " pilla leurs biens ; détruisit et démolit leurs maisons et leur fist beaucoup d'autres mau « vais traitements. Raoul de la Flèche eut recours aux armes que lui fournissait son « ministère ; il lança des excommunications contre Pledran et ses adhérents. »

Mais il ne vit point la fin de ces troubles et mourut le 17 mars 1351, selon du Paz. Il eut pour successeur :

GUY DE MONTFORT, de l'illustre maison des comtes de Montfort, en l'évesché de Saint Malo. Ce prélat crut que les voies de la douceur seraient plus propices à rétablir la paix et à faire cesser les hostilités qui désolaient sa ville épiscopale. C'est pourquoi il leva l'excom munication lancée par son prédécesseur coutre Henri de Pledran et l'établit même et institua capitaine de la dite tour manoir et forteresse de Saint-Brieuc par lettres de l'an 1353 « Die Mercurii post festum beatae Luciae virginis. » Les troubles ne finirent point pour cela. Les partisans de Pierre du Boisbouëssel trouvèrent le moyen de surprendre la tour et de s'en rendre maîtres. Henri de Pledran voulut la reprendre. Il y eut un combat très vif entre les deux partis pendant lequel le feu prit à la tour et à l'Eglise « de manière « qu'elle fust incontinent arse et bruslée ainsi fût la tour et le manoir episcopal ensemble « les biens meubles tant de l'evesque, les chanoines, capitaine et ses adhérents que des « citoyens qui les y avaient portés comme on fait en temps de guerre. »

Henri de Pledran et les siens repoussèrent leurs ennemis et demeurèrent maîtres de la place, du moins de ce qui était échappé aux flammes. « L'évêque et les chanoines, fort « fâchés de ce qui venait de se passer », voulurent ôter à Henri de Pledran le comman dement qu'il venait de recevoir mais, comme cela n'était pas facile à faire, ils eurent recours à Charles de Blois et lui envoyèrent des députés pour cela. « Ce prince accommoda « cette affaire comme il se voit par ces lettres patentes du 7 décembre 1354, par lesquelles « il est dit que le dit Pledran remettra entre les mains du dit Monsour Charles de Blois « l'esglise et la tour d'icelle et le manoir épiscopal pour estre rendu à l'evesque et aux « chanoines de Saint-Brieuc, à condition cependant qu'ils ne pourraient en confier la " garde au dit Monsour Pierre dix Boisbouessel, tandis que dureraient les discussions et « différends qui estaient entre luy et Henry de Pledran. »

(Fragments inédits de du Paz. Revue historique de l'Ouest. Publié par A. de la Villerabel. V. A travers le vieux Saint-Brieuc, p. 6 .)

Anciennes Réformations et Montres.

H» 9 EXTRAITS DU MANUSCRIT DE LA BIBLIOTHÈQUE DE SAINT-BRIEUC

Réformations de 1426 à 1428.

Premier liure

des Refformations de l'euesché de St-Brieuc

cotté XIJXLIIJ

faicte aux années IIIIJXXIIJ et XXLIIIJ.

p. 40. SAINT-BRIEUC

Le terrouer d'entre Urn et Gouët.

Information et rapport des paroissiens du d. terrouer par les d. Troussier et Saoulet suiuant leur commission du 10e du 1426.

LA VILLE DE ST-BRIEUC Les nobles demts ez villages.

Eustache du Rouure.

Jean le Breton, Sr de la Villehelliou

son aïeulle sa mère. Allain le Breton. Geffroy le Vayer. Jean filz Guillet Perrin.

Eonnet Chesnin.

Jehan le Bigot nob.

Mathelin Bourel.

la dégrepie Olliuier le Cler.

de Pellan.

Métayries anciennes et nobles.

Le bouesbouessel.

Le barillot appt à Loys le Nepuou.

La Ville Ernault appt à Jacquet de

Tregarantec. S' ellary appt à Jean de Hillion. Celle Guille du boisbouëssel. La métrie à Jean du Prérond.

Le Clox appt à Me Jean Belem. La Ville Juhel à Alix de Pledran. Celle Eonnet Chesnin. La haquemoraye à Alain le Breton. La mare à Louys du Rufflay.

p. 41. Autres nobles demt en la Ville.

Olliuier de Ploufragan

la mère de sa femme. Jehan le Neuou. Louys le Neuou. Isabel Goures et ses fils. Eon Lamorgant et Louys Quetier

son gendre. Jehan Chesnin.

Il poyra. Guille Bellaiue marchand. Pierre le Gal sa mère.

Jehan Saoullet. Pierre Piquar. Bertrand le Breton. Collet Baudry. Jehan de Bouuere. Allain Languelle, sa mère. Jehan Bouan.

Annoblis.

p. 43. PLUFFRAGAN. - 1426.

Nobles. Geffroy de Berrien.

Aulcuns aultres qui se disent nobles et qui sont contrariés eu partie des paroissiens. Guillo Tournegouët son filz ils s'arment et sont puissants de corps et de biens.........

p. 44. LANGUIEUC. - Janvier 1426.

Nobles.

Jean le Bourdet de la Hunaudaye, Sr de St-Illan.

TRÉGUIEUC Enqueste faicte au mois de May 1426.

Metayries.

Celle Raoulet le Nepuou.

Celle Charles le Mintier.

La Villegoury appt au Sr de Boisbouëssel.

p. 45. CESSON

Enqueste faicte par les susdits du mois de januier 1426.

Nobles.

Raoulet le Nepuou. Guille Peron Jean son filz. Jehanne de la Marre.

Allain Berthelot.

Jean le Prouost sa mère.

Guillet le Prouost.

Metayries.

Celle Jeanne de la Marre. La Villedoré appt à Guil. Budes.

Cy-dessus est le minu de cinq paroisses du terrouer d'entre Urn et Gouet signé J. Troussier, J. Saoulet, Lamorgant et Loys le Nepuou.

p. 34. TRÉGOMER

J. Troussier et Saoullet. - Avril 1428.

Metayries.

La Métairie de la dame de Crapado.

p. 30. PLAINE-HAUTE

Le minu de la paroisse faict pas Louys le Neuo alloué de Lamballe Jean Saoullet sénal de Saint-Brieuc d'eux signé à la fin datté du 3° mars 1427.

Nobles Olliuier le Voyer. Guille de la Roche.

Ceux qui se disent nobles Pierre et Jean Cades son filz. Louys Nouel s'appelant de Crenan. Guillo....

Metayries

La metayrie Loys le Voyer. Celle Guil, de la Roche. Celle Jean de Crenan. Celle Pierre de Bogar.

La metayrie Margte de la Boullaye.

Celle d'Olliuier du Rufflay.

La Ville Cades appt à Olliuier le Voyer.

p. 118. PLOUGONOUAN

Enqueste. - 1427. Nobles

Guillet Nepuo.

p. 118. SAINT-ALBAN.

Information sur la Réformation du minu de la paroisse de Saint-Alban sous la cotte 1390 faite par Messire Jean Troussier et Raoullet le Nepuou en l'an 1430.

Nobles

Rolland de la Vigne. Thebauld de la Houssaye. Jean Quetier. Hamon Quetier.

Rolland de la Houssaye.

p. 158. ... datté du 14 juillet 1427 non signé.

TRÉGOMMEUR Nobles

Jean du Bouaisboissel.

Henry Taillart.

Olliuier Gélin.

Margilie le Nepuou dame de Crapadou.

Geffroy Gélin.

Guille du Bouaisboissel.

Rolland Gouriou.

datté du ditto et sy non signé.

Réformations de 1440 à 1449.

p. 65. PLAINE-HAULTE

Enqueste faicte le xij januier 1449 par Mre Guillaume le Mintier seneschal de Moncontour.

Nobles

Bellefontaine à Louys de Crenan.

Le Clos au Rosty à Pierre de Crenan.

p 79. CESSON

Enqueste faicte par Jean Troussier et Loys le Neuo par commission du IJ may. - Enqueste de juillet 1440 d'eux signée à la fin.

Nobles

Raoulet le Neuo. Pierre le Neuo.

Eon Tournegouët se dit noble et ne contri bue point.

p. 107. LE HAULT ET BAS CESSON.

Enqueste des feux de la d. paroisse faicte par Pierre de Couaisnon et Louys le Nepuou

comres du Duc par con du 18e d'aoust daraing la d. enqueste du 23 januier 1441 d'eux signée

à la fin.

Nobles

La Villebougault : Allain Berthelot. Jean Chesnin. La Ville Bernot : Jean le Prouost noble. La Ville Ginguelin : Pierre le Neuou noble. Allaiu Lauguelle noble.

La Villedoré :

nobles. Guill. Budes, Jean Chesnin. Raoulet le Neuou. Jean Piron. La Ville Raoul : Eon Tournegouët se disant subject d'armes

noble.

p. 109. LE FAIL

Enqueste faicte le 15 januier 1449 parMe Guille le Mintier séneschal de Moncontour et Nicolas le Conte auditeur des comptes commissaires du 8e mars 1448 d'eux signée à la fin.

Nobles

L'hébergement de Crenan appt à Pierre le Nepuou noble. L'hébergement de la Couldraye appt à Syluestre le Nepuou.

Réformation de 1513.

PLEDRAN

p. 226. - Jean Budes Sr de la Tousche possède la Tousche. Item la métayrie du Hirel. Item la Villejoal. - Pierre le Mintier filz de François et Jeanne le Seneschal sa femme possède la Villeglé à cause d'elle.

Item le Chalonge.

p. 227. - Eon Berthelot Sr de Caudan tient la maison et metayrie de la Houssaye. - La maison de la Villenizan appt à Rolland le Nepuou noble anciennement. - Pierre le Normand Sr et possesseur du Collodic.

p. 228. - La maison et metayrie de la Villemain appt à Jacques le Mintier et sa femme à cause d'elle.

p. 229. - Rolland le Mintier Sr et possesseur de la Villeglesgen.

SAINT-DONAN p. 271. - Le Vaumartin appt à noble Jean Grumel.

PLENTEL

p. 328. - Pareille déclaration des maisons manoirs et metayries nobles et le nom des hommes nobles d'icelles du 1 janvier 1513. - Crapado ou demeure et tient en douaire dame Jeanne le Bouteiller dame du dit lieu et du Plessis-Baluczon puy tient une maison du bourg de Plaintel que Mons Eon Sr fit faire (partant nobles) puix LX ans en la terre de Crapado et n'y ont veu contribuer.

PLAINE-HAUTE. - 15 janvier 1513.

p. 265. - La maison et metayrie du Clos Rosty à Jehan le Nepuou. - La Belle-Fontaine à Jehan de Crenan.

VFFINIAC p. . - Jean le Nepuo noble et pour ce affranchit ses maisons et héritages au d. bourg.

LE FAIL

p. . - Jean le Nepuo sieur de Crenan. Autre Jean de Crenan sieur de la Couldraye;

Réformations de 1535.

PLEDRAN p. 371. -Du 4 mars 1535... - La maison et metayrie de la Villenizan appt à Rolland le Nepuou qu'ils disent estre noble personne.

FINIAC

p. 376. - La maison de Laquour annoblie par le Prince pour deuz feuz de rabat que détient et possède Jehanne le Nepuou damoiselle demte au bourg de Finiac y tenant par tutoualle de........... . maison et - Raoul le Gluydic qu'on disoit estre gentilhomme et demeuroist à Saint-Brieuc y aduant et poyant marchandises et négotiations publiques et tiennent au d. Gluydic.

MAROUÉ

p. 402. - La maison et metayrie de Lescouet appt à Jehan le Nepuou Sr de Crenan et sa femme qui sont nobles gens.

ANDEL

p. 411. - La maison et metayrie de Lourmel et Lescouet que tiennent et possèdent le Sr et dame de Crenan à cause d'elle nobles personnes et maison. - Jehanne de la Villemarie.

SAINT-TURIO DE QUINTIN

p. 440. - La maison manoir et metairie noble de Crenan appt à Jehan le Nepuou noble sieur.

SAINT-MICHEL DE SAINT-BRIEUC

p. 451. - La maison du Boisboissel appt à Rolland du Rouure Sr du Rouure et du Bois boissel noble personne et maison. - La maison et metayrie de St-Layre que tient Isabeau Dollo femme de Louys Hedo non noble, quelle Isabeau est damoyselle luy appt la d. maison à douaire par la succession de son père nommé Jehan Dollo qui estoit gentilhomme. - La maison et metayrie de la Villejuhel appt à Françoise Dollo damoyselle femme d'Oliuier Poullain et appt à douaire de la d. Françoyse par succession de ses père et mère lequel Olliuier est filz de Salmon Poullain.

p. 452. - La maison et metayrie de la Grange Saint-Jouhan que tient Xtofle Tournegouët luy aduient par succession de son père ne sachant s'il se dist noble ou non anciens disant qu'il est filz de Jacques Tournegouët et Olliue Quetier sa femme quel Jacques se meslait des debuoirs d'impost et billots et tenait bourse commune et marchandises comme ils ont notoirement oüy dire. - La maison et metayrie de la Grange-Bannerye laquelle possède Maistre Antoine Tour negouët filz du d. Xtofle filz du d. Jacques et de la d. Olayue Quetier.

p. 455. - Aultre disent que les hoirs de Raoul le Gluydic et Jehenne Bedel sa femme en leur viuant demt à Saint-Brieuc et faisant faict de marchandises et bourse commune tiennent une pièce de terre ou pré appelée le pré du Pré-Tyson prou et deuant le couuent des Cordeliers de Saint-Brieuc quel pré fust autrefois de Maistre Pierre le Bosc et sa mère nommée du Houllan (?) Fournoy nobles gens et auxquelz succéda Margte le Bosc leur fille qui en fist don aux Cordeliers de Saint-Brieuc qui dempuis le chan gèrent à d'aultres et metayers avecq les d. le Gluydic et sa femme.

p. 457. - La maison et metayrie de Saint-Layre que tient Jacques Dollo filz Françoys per sonne et maison nobles. - La maison et metayrie de la Haquemoraye que tient Maistre Jacques Tournegouët filz Maistre Françoys Tournegouët quels Françoys et Jacques ils ont veu vivre noblement ne ont eu cognoissance du père du d. François ne rien seu de son estat et taxation. - La maison et metayrie de Kerfo que tient Rolland le Nepuou filz Guyon le Nepuou nobles gens, les ont veu vivre noblement et n'ont eu cognoissance de leurs prédéces-

seurs. - La maison et metayrie de Plaineville Gouicquet appt à Allain Gouyquet qui n'est pas d'extraction noble bien disant que Françoise le Mintier sa mère estoit damoyselle. - Autre maison et metayrie appelée la Plaineville Geoffroy que tient Allain Visdelou et Marte Botherel sa femme à cause d'elle quelle maison lui appartient comme fille et héritière de sa mère nommée Douallan du Fournouy fille d'Allain Douallan qui nestoit de extraction noble.

PLUFRAGAN

p. 459. - La maison et metayrie de Kerpont appt à Françoys Douallan noble sieur. - La maison et metayrie de la Pommeraye que tient et possède Jehan Tournegouët filz de feu petit-Jehan Tournegouët et Aliette le Mintier sa femme en leur viuant demt à

Saint-Brieuc et y tenant . maison hostellière et bourse commune, quelle maison

lut sa nobles gens. - Item la maison et metayrie de la Soraye que le d. petit-Jehan Tournegouët acquist d'auecq les Douotz qui estoient nobles gens. - Aultre tient la maison et metayrie du Tronchay Dollo maison noble par le d. petit Jehan Tournegouët et qui fust de Jehan Dollo noble homme. - Mesme tient Jehan Tournegouët la maison et metayrie du Tronchay Budes qui fust

autrefois de Guillô Budes ayeul de la femme du d. Tournegouët quel Budes estoit

noble personne.

p. 460. - La metayrie de Couassurel appt au Sr de la Villebougaud nommé le Bigot du Fournouy.

p. 460. - La maison et metayrie noble dou Gallou de Beaumanoir et une maison et metayrie appelée la Villemouësan que tient et possède Symon ne sauent s'il est noble ou non. - Aultre tient le d. Symon... maison et metayrie du Fourmorel. - Autre maison et metayrie du Fourmorel que tient Françoyse du Bosq fille et héritière de Guillo du Bosq appartient aux enfans de la d. Françoyse du mariage d'entre elle et Xtofle le Gluydic demt en la ville de St-Brieuc et y tenant maison et bourse commune.

p. 452. SAINT-MICHEL DE SAINT-BRIEUC. 1535.

... La maison et metayrie noble du Pré-Tyzon litigieuse par l'auditoire du chancelier et... comparu entre Jean le Voyer fourrier du Roy et un nommé de la Hazaye. Quelle maison est en sequestre pour lequel régir est commis Maistre Jehan le Nepuou alloué de Lamballe.

p. 437. CESSON. 1535.

La maison et metayrie noble de la Villeginguellin la Ville Raoul appt à la d. Moricette de Penmarch. - La maison et metairie noble de la Villedoré Beaumanoir appt à Moricette de Penmarch femme de Robert Eder sieur de Beaumanoir nobles gens.

Monstre générale de 1469.

p. 514. LE TERROUER DE TOURNEGOET

... Jacquet Tournegouet cl en brig. salade espées dague et aux armes (?). - Jehan Douallan lxl par Jehan de Bonfilz en brig. salade espée arc et trousse. - Françoys Tournegouet XX 1 en brig. salade espée arc et trousse. - Jehan le Mintier XX1 par Guill. de la Lande en brig. salade espée arc et trousse. - Jehan de la Porte cl1 brig. salade espees et voulge.

p. 515. LES VILLAGES DE SAINT-MICHEL DE SAINT-BRIEUC - Rolland le Nepuo XX 1 en brig. salade espée arc et trousse et monté à 11 chevaux.

p. 516. QUINTIN ET LE FAIL - Allain de Robien - Péan le Nepuo - Guillo le Nepuo son filz

en brig. espées arcs et trousses et montés à 11 chevaux.

Guillet Quémar XIJXX1 pour le filz du d. Péan le Nepuo en brigandine salade espée et in jonction de voulge. - Allain Groymel Xl1 archer en brigandine salade espée arc et trousse.

... Siluestre le Nepuo lx1 par Maistre Jehan le Nepuo en brig. salade espées arc trousse

et injonction d'avoir son page. Jehan de Crenan xx 1 en brig. salade dague espée voulge.

p. 517. SAINT-BEDAN

Dom Seuestre le bastard par Tristan le Nepuo en brig. salade espée arc et trousse.

p. 518. PLEINTEL - Guille Dollo Sr de la Villemainguy IJx1 excusé pour ce que le sire de Quintin a relatté qu'il estoit de sa maison. - Arthur Dollo IJxl par Rolland Dollo homme d'armes en archer à brigandine salade un page. - Françoys Dolo pour Pierre Saoulet tuteur de sa fille en brig. salade et voulge.

p. 529. FINYAC - Guillo Berthelot xxl par Jehan Gaudin en brig. salade espée gorgerette arc et trousse. - Jehan le Nepuo XIJl, id.

N° 9 Bis.

EXTRAITS TIRÉS DE LA CHAMBRE DES COMPTES DE NANTES

(Le début manque.)

... Et au follio xvij recto duquel rolle est escript soubz le terrouer de Tournegouet ce qui ensuit

LES VILLAGES DE SAINT-BRIEUC DE SAINT-MICHEL

Rolland leneuo xxl. et en marge est escript

Plus nous a encore esté représenté un autre rolle de monstre du d. euesché de Sainct Brieuc signé à la fin Françoys, Tristan du Perrier, au premier follt duquel est pareillement escript l'intitulé qui ensuit.

Cestuy est le Raport et la monstre des nobles anobliz et subgitz aux armes de l'euesché de St-Brieuc.. par hault et puisst le sire d'Auaugour et de Clisson et le comte de Quintin les quart et cinq'»» jours de septembre l'an mil IIIICIIIIXX ugn.

hic Carfo

4e et 5e septre 1481

Et au follio XXXVIJ verso duquel rolle est escript soubs la paroisse de Pledran ce qui ensuit. Jacques lenepuo garde de ses enfs. xxl bgand, salade arc trousse.

Comme aussy nous a esté représenté un autre rolle de monstre du d. euesché signé à la fin Guion de la Mote, Geffroy Ruffier, J. de Launay et P. Lemetaier. Au premier foeillet duquel est escript ce qui ensuit.

Monstre générale des nobles anoblitz et autres subgictz aux armes et tenant fiez nobles de l'euesché de St-Brieuc tenue par noble et puissant Guion de la Mote sgr de Lorfeil et du Vaucler et noble escuier Geffroy Ruffier capitaine de Redon les tiers quart et cinqme jours de May lan mille quatre cent quatre vingt et trois.

Et a follio IIIXXXV verso du d. rolle est escript soubz la parroisse de Finiac ce qui ensuit.

Jacques Lenepuo es comparu en brigandine sallade espée arc trousse.

Et plus bas au d. follio est escript ce qui suit.

Le filz Jacques Lenepuo est comparu cy deuant (?)

Encore nous a esté représenté un Liure de Reformation du d. Euesché de Sainct-Brieuc cotté sur la couverture XIIe XlVI. Au premier feillet du cahier xlv du d. liure est escript dans l'intitulé de la paroisse d'Yfiniac ce qui ensuit.

En obéissant au Mandement de Estienne Jallier recepueur général des impostz et fouaiges en l'euesché de Sainct-Brieuc enuoyé aux parouessiens contributiffs a fouaige de la parouesse d'Yffiniac en vertus de deux mandements l'un d'iceulx ainsy quil mept par son d. mandement expédié a Blayes le seizme jour de septembre derrain et l'aultre à Angers le derrain jour du d. mois de rapporter un liure et cahier pour les parouessiens de la d. parouesse collationer par fabricquers et aultres bons personnaiges qui par les d. paroues siens contributifs auront esté chouesis et jurez au prone de la grant messe du d.

Finiac en présence et du consentement des d. parouessiens pour les retirer de la d.

parouesse sur le livre mis. .al de léglisse du d. lieu par leurs sermentz au faict du rapport des noms des nobles personnaiges de la d. parouesse francs et exempts de fouaige et aussy des maniours domaines mytayries et mesons nobles de la d. parouesse et de ceulx à qui ils appartindrent au temps passé et à qui ils appartiennent à présent et des y demou rants et pareillement de ceulx qui puix soixante ans se sont voulu exempter et franchir de poyer le fouaige pour juste cause etc.

Au cinquième follio verso du cahier de la d. parroisse d'Yffiniac est escript l'article qui ensuit.

A Jehan Lenepuo apartient une meson sur la rue du d. lieu d'Yffiniac laquelle fut aul trefaiz Olive Symon et que dempuix a posédé Jehan Cheret de Sainct-Brieuc et y est souuentes faiz de uaide uin (?) pour mynu et detaille oultre tient vintz ungn journal terre qui fut a ugn nomme Pierre Piron et vinctz jours a ugn hoê fauches de pre. Item enuiron troyes journels qui est une terre de Rostreguen. Item ugn aplatzement de meson quelle est allée en decadance qui fut Oliuier Cadoret, Item une aultre meson que tient de Salmon Hidoux ensemble o le jardin qui fut Guillaume Berthelot et ne paye rien pour cause qu'est noble personne de ses ligne et ramaige, et est ce que déposent par leurs sermentz.

3e 4e et 5 May 1483

Le dict cahier datté à la fin du dismanche premier jour de Januier l'an mill cinq centz traize. Signé Gillebert passe de Quintin.

Dauantage nous a encore esté raporté ugn liure et raport d'informations du d. euesché de Sainct-Brieuc couuert de parchemin datté au deuxe follio recto en la ville de Moncontour le segond jour de Mars l'an mil cinq centz trente cinq signé à la fin N. Degerquy. Au premier feillet duquel est escript de l'intitulé d'iceluy ce qui ensuit.

Les informations faictes par nous Pierre le Forestier Sr de Kerahuys alloué de la court de Ploermel et Allain Mandart maistre et auditeur en la chambre des comptes du Roy nostre sire père légitime administrateur et usufruictuaire des biens de Monseigneur le Dauphin duc et seigneur proprietaire du pays et duché de Bretaigne sur le faict des fiez maisons terres heritages et choses heritelles nobles acquis tenus et posédés par gens non nobles ne extraictz de noble generacion et ne ayant pouoir de les tenir et posseder contre la consti tuon et ordonnance du feu Duc Pierre de bonne memoire que Dieu absolue aux eueschés de Sainct-Brieuc, Treguer, Léon et Cornouaille, etca.

Et plus bas du d. Intitulé est encore escript ce qui suit :

Quelles informations nous auons faictes par interrogations et examen par serment de nous princt des fabricquers, tresoriers, auxieur asserreurs et egailleurs de fouages en chaincune parouesse faictz tant par ajournement es fins de nommer et declairer les mai sons, terres et heritaiges nobles estant es d. parouesses qu'aux teneurs diceulx et dequel estat et taxacion sont les d. teneurs et ont esté leurs prédécesseurs comme sera cy ampres en chascune paroisse déclaré.

Et au foll. CIJXXXIIII verso duquel liure et raport escript soubz la paroisse de Sainct-Michel ce quy ensuit.

La maison et metaerie de Kerfo que tient Rolland le Nepuou filz Guyon le Nepuou nobles gens les ont veu vivre noblement et nont eu congnoissance de leurs prédécesseurs.

Collationné par nous conser du Roy, Secre auditeur sur autan à nous aparues et

rendues au de seigneurie. - Jourdin.

(Original sur papier. - Coll. Ch. le Nepvou de Carfort.)

N° 9 ter. Montre de l'arrière-ban en 1523.

Ensuit la nomination des nobles ennoblis et subiects aux armes du terroir et juridiction d'entre Urne et Gouët pour les monstres generalles des nobles ennoblis et gens subiects aux armes de l'euesché du dict Sainct-Brieuc tenneue tant en la ville de Paimpol en gouello que à Lanuollon par nobles hommes Guillaume de la Motte seigneur de Vaucler commissaire commis et baillé à la d. fin de haut et puissant seigneur Monseigneur le comté de Laual Gouverneur et lieutenant-general du Roy et Duc nostre souuerain seigneur en ce païs et duché de Bretaigne esquelle monstrée ont estez et se sont compareutz les présents cy après nommez, quels présents es mains de Monseigneur le commissaire ont juré par leur serment tenir garnison ou elle leur a esté assignée et n'en partir ne desemparer sans

2 Mars 1535.

hic Kerfo.

10 et 11 juillet 1523

le congé et licence de noble et puissant seigneur le sieur de la Feillée de leur capitaine, ou de sous-lieutenant commis, servir le Roy bien et deubment au saruice ainsi qu'ils sont tenus de faire à part ou de par Mon d. sieur le capitaine ou son d. lieutenant leur sera commandé es peinne pertinante. Faict et agité les dixiesme et unziesme du mois de juillet successivement et respectivement l'an mil cinq cent vingt trois. - Rolland du Rouure seigneur du Boisboissel pour luy est comparu pour homme d'armes bien appointé autre Rolland du Rouure le jeune son fils. - Maistre Jacques Turnegouet. - Christophe Turnegouet sieur de la Grange faisant deux archiers pour luy sont com parus François Taillart et Jehan Lotz archiers bien en ordre. - Salomon Poulain sieur du Tertre. - Thomas le Ribault sieur du Vaubriand archier comparu bien en ordre. - Les hoirs de feu Robert de la Tousche pour eux est comparu Benoist Perin bien en poinct. - Maistre Jacques Budes sieur du Tertre-Jouan et Pierre Lochet procureur pour eux a esté monstré et a paru une lettre d'excuse octroiée de Monseigr de Laual lieutenant-general susdit de laquelle la teneur s'ensuit.

Le comte de Laual lieutenant-general du Roy en Bretaigne nous avons excusé et excu sons par la présente de la comparution et debuoir du ban et arrière-ban et des monstres generales de ce d. pays Maistre Jacques Budes et Pierre Lochet lieutenant et greffier de la cour et juridiction de Sainct-Brieuc pour ce que nous le retenons et faisons demourer au d. Sainct-Brieuc pour les employer au seruice du Roy tant à faire amener des viures ou leur ordonnerons que pour faire faire les publications ou autres choses que leur adresse rons pour les affaires de ce d. païs. Pourquoy mandons aux commissaires de la Monstre capitaine du ban et officiers de justice pour le roy en l'euesché du d. Sainct-Brieuc que de leur part ils les tiennent pour bien excusé sans difficulté. Donné à Dinan le douziesme jour de Mars l'an mil cinq cent vingt et deux ainsi signé Guy et pour les causes y contenues et sur declarées ont esté les d. Budes et Lochet eutz pour excusez. - Jehan Audren sieur de Quier a comparu pour luy Estienne Deslandre pour archier bien en poinct et a esté choisi et esleu pour aller tenir sa garnison à Brest comparu. - Thomas Baudouart en l'acquit de Margueritte d'Arcelles sa femme dame du Vergier pour archier bien en ordre. - Jacques du Boisboixel archier comparu a pied a quoy a esté reueu a cause de sa paouureté dont a esté informé. - Jehan Berthelot sieur de St-Ilan archier comparu pour luy bien en ordre Jacques Berthelot son frère. - Christophle le Bigot sieur de la Ville Bougaut comparu à deux archiers et luy a esté faict inionction de comparoir bien en ordre pour homme d'armes aux prochaines Monstres, a quoy le d. le Bigot a dict ne pouuoir fournir pour ce que dempuis le déceds de son feu père son heritage est diminué pour auoir baillé le droit aduenu à ses cohers. - Jehan Gelin tuteur des enfans mineurs de feu Jehan le Preuost sieur en son temps de la Ville-Bernard archier comparu et pour ce que s'est monstré en l'endroit de la Monstre de la juridiction de Gouellou en priué nom et qu'il a esté informé du bien du dict Gelin et des d. mineurs n'estre suffisant pour porter que de faire assemblement en archier a cette cause et en cet endroit a esté excusé. - Herué le Mintier Sr de la Ville Moruan pour luy a esté aparu une lettre d'excuse de

Monseigr de Laual de la quelle le teneur s'ensuit. Le comte de Laual lieutenant-general du Roy en Bretaigne nous auons excusé et excusons par les présentes de la comparution et debuoir de ban et arrière-ban de ce païs et des Monstres generales d'iceluy Herué le Min tier sieur de la Ville Moruan pour tant que nous aurions employé son fils qui auoit accous tumé d'y seruir pour luy ailleurs au seruice du Roy pour le faict de la guerre, pourquoy. mandons aux commissaires de la Monstre capitaines du ban et officiers de justice pour le Roy, que de leur part ils le tiennent pour bien excusé sans difficulté et les présentes leurs en vaudront garend. Donné à Quintin le vingtiesme jour d'auril l'an mil cinq cent vingt trois. Ainsi signé Guy du commandement de Monseigneur Dauille en vertu de la quelle lettre et pour les causes y contenues a esté le d. le Mintier eu pour excusé. - A l'appel des heirs de feu Guill. le Bigot a esté aparu une lettre d'excuse de Monsei gneur de Laual pour Maistre Morice le Bigot fils et heritier principal du d. deffunct de la quelle lettre la teneur s'ensuilt. Le Comte de Laual lieutenant-general du Roy en Bre tagne avons excusé et excusons par lès présentes de la comparution et debuoir de ban et arrière-ban et des monstres generales de ce païs Me Morice le Bigot l'un des juges de la cour et juridiction de Sainct-Brieuc pour ce que l'auons retenu et faisons demeurer au d. Sainct-Brieuc pour l'employer au seruice du Roy tant à faire amener des viures ou luy ordonnerons que pour faire les publications et autres choses que luy adresserons pour les affaires de ce d. pais pour quoy mandons aux commissaires de la Monstre du ban-et officiers de justice pour le Roy en l'euesché du d. Sainct-Brieuc que de leur part ils le tiennent pour bien excusé sans difficulté. Donné à Quintin le huictiesme jour de May l'an mil cinq cent vingt et trois ainsi signé Guy du commandement de Mon d. sieur Dauille en vertu de

laquelle lettre d'excuse et pour les causes y contenues a esté le d. Maistre Morice dit excusé. - Mathurin Gendrot Rozaie archier pour luy a esté pareillement aparu une lettre d'excuse de Mon d. seigneur de Laual dont la teneur ensuilt. Le comte de Laual lieutenant general du Roy en Bretaigne nous auons excusé et excusons par les présentes de la com parution et debuoir du ban et arrière-ban et des monstres de ce d. pais Mathurin Gendrot pour ce que nous l'auons ailleurs emploié au seruice du Roy pour quoy Mandons aux com missaires de la Monstre capitaine du ban et officiers de justice pour le Roy que de leur part ils le tiennent pour bien excusé sans difficulté et les d. présentes leurs en vaudront garend. Donné à Dinan le quatorziesme jour de Mars l'an mil cinq cent vingt et deux. Ainsi signé Guy Dauille en vertu de laquelle lettre a esté le dict Gendrot eu pareillement pour excusé. - Pierre Hauchanyre archier pour luy comparu Jehan Gourhaut bien apointé. - Herué de Berrien le jeune archier bien en ordre comparu. - Rolland Elleuart sieur de la Villemain excusé pour ce qu'il est de garnison de Sainct Malo. - François Dolo Sainct-Oleray archier comparu bien en poinct. - Henry du Rufflaict Morandaye defaillant et a esté esleu et choisi pour aller tenir garnison à Brest. - Vollance de Mussulec dame de Lespineguen excusé tant à raison de sa vieillesse que aussi pour ce qu'elle ne tient la d. pièce que par douaire. - Eustache Vallee archier comparu à pied et y reueu à raison de sa paouureté. - Rolland le Népuo sieur de Kerfor archier pour luy a comparu bien en ordre Raoulet Thomas. - Nicolas Boterel sieur de Douuenant excusé pour ce qu'il est tonmegueuc et de la bande du sieur de Rieux. - Yves Budes excusé pour ce qu'il est de la Morte paye de Sainct-Malou. - Maistre Jehan Tournegouet Sr de la Pommeraye pour luy a comparu Jehan le Preuost archier bien en poinct. - Lancelot le Breton sieur de la Villecadoret pour luy a comparu Jacques le Breton archier bien en poinct. - Tristan Budes sieur de Chantepie archier pour luy a comparu bien en ordre Rolland Budes. - Estienne Symon Villemoysan archier bien en poinct comparu. - François Budes Ville-Plessix archier comparu bien en poinct. - Guillaume Boterel Sainct-Gwen archier comparu à pied a quoy a esté reueu a raison de sa paouureté. - François Douallen sieur de Kerpont. - Nouel Rouxel nobles deffaillantz. - Cristine le Mintier. - Allain Courtel annobli a comparu à pied. - Collas le Faiure - Jacque Jugon - Pierre Courtel

ennoblis deffaillants.

Faict et agité ainsi que dessus le dixiesme du d. mois de Juillet l'an préd. mil cinq cent vingt trois. Autres parties des d. Monstres tenues les d. jour et an. - Jehan Auffray Villaubry - Jehan Davi Lignerie - Allain Gouiquet Pleineville - Pierre Bedel Précorbu - Jacque Bouuere sieur du Clos

archiers comparus bien en ordre. - François le Rachot (?) Sr de Lehon (?) archier pour luy a comparu Jehan d'Assonville bien en poinct. - Me Raoult le Mintier sieur de la Potelaye pour luy a comparu Jehan le Herier (?) archier bien en poinct. - Pierre Hazon tant en son nom que tuteur des enfans Vincent Chesny a comparu pour luy archier bien en poinct et pour les d. enfans du d. Vincent Chesny a faict comparoir Guillaume le Texier bien en poinct. - Rolland Chesny Villedoré archier a comparu pour luy bien en ordre. - Berthelemy Chauff pour luy a comparu Yuon Harscouet archier bien en poinct. - Allain le Forestier sieur de la Hazaye archier comparu bien en poinct. - Marie Saoulet dame de Bieaudehaie pour elle a comparu Morice le Forestier son fils archier bien en ordre. - François Robert archier reueu à pied a raison de sa paouureté. - Les enfans de Guillaume Bogar pour eux a comparu Jehan Rebours curateur de Thomas et Marie les Bogars qui présente en leur acquit Mathurin Geril archier bien en ordre qui y a esté reueu. - En l'acquit de Guillaume le Mintier Villeringant est comparu Rolland le Mintier son fils archier bien en poinct. - Estienne le Breton - Jehan Courtel

ennoblis comparus à pied. - Par devant Mon d. sieur le commre les d. Monstres tenantes en la d. ville de Lan uollon s'est transporté et a comparu Christophle le Gluidic lequel pour et au nom de Raoult le Gluidic son père a monstré et aparu une lettre d'excuse de Mon d. Sr de Laual general et gouuerneur perdit dont la teneur s'ensuit.

Le comte de Laual lieutenant-general du Roy en Bretaigne nous auons excusé et excu sons par les présentes de la comparution et debuoir de ban et arrière-ban et des Monstres de ce pais Raoult le Gluidic pour ce que nous l'auons ailleurs employé au seruice du Roy pourquoy Mandons aux commissaires de la Monstre capitaines du ban et officiers de justice pour le Roy en l'euesché de Sainct-Brieuc que de leur part ils le tiennent pour bien excusé sans difficulté et les d. présentes leurs en vaudront garend. Donné à Dinan le quatorziesme jour de Mars l'an mil cinq cent deux ainsi signé Guy du commandement de Mon d. sieur Dauille et la d. comparution faicte le d. Christople a suplié mon d. sieur le commissaire avoir Raoul pour excusé en suiuant la d. lettre, et en vertu d'icelle a quoy mon d. sieur le commissaire a dict et respondu au dict Christophle au d. nom qu'il eust à aller par deuant mon d. sieur de Laual lieutenant-general susd. recommancer la d. lettre d'excuse ou autre ment en estre faict et disposé au bon plaisir de Mon d. sieur. - Maistre Rolland André pour luy a comparu Jehan Sauary archier bien en poinct. Ainsi signé Guillaume de la Motte et plus bas dorriere.

Collationné par deuant nous Conseiller du Roy et son sénéchal de la jurion Royalle de St-Brieuc Cesson et du ressort de Gouello en presence de Monsieur le Procureur du Roy a l'orriginal aparru par damoiselle Guillemette de Raisnes veufue de noble hôme Jan-Baptiste le Cler Sr de la Nostaron et luy rendu et le présent delliuré à escuier Jacques le Nepuou Sr de Quarfor a luy valoir et seruir corne appartiendra soubz nostre signe, du v° du Roy, de la ditte de Rennes et de Me Pierre le Meignan nostre adjoint ce sixiesme octobre mil six cent soixante huit.

Guillemette de Rainnes.

Bonaventure Philipod.

Yves Robert. p. le Meignen

greffe.

(Titres des le Nepvou de Carfort. - Coll. Ch. de Carfort.)

N° 10

Information et acte judiciel de la noblesse et gouvernement des Srs et maisons des de Lescouet Srs de la Moguelays.

1539. - Aujourd'huy devant noble homme Jehan le Nepvou Sr de Crenan et de Bonabry Monsieur l'alloué de la cour de Lamballe s'est comparu en personne escuyer Gilles de

Lescouet fils puîné de nobles gens Jacques de Lescouet et damoiselle Catherine de la Moussaye Sr et dame de la Moguelaye de la Guerrande et de la Berre... Et même le dit Jacques de Lescouet fut fils ainé heritier principal et noble de feu Rolland de Lescouet et damoiselle Perrine Cottes. La dite Perrine fille de feu Messire Jehan Cottes et dame Mar guerite le Seneschal de la maison de Carcado en la Vicomté de Rohan Sr et dame du Plesseix-Cottes et même auroit ouy dire... le dit Messire Jehan Cottes estre fils ainé heri tier principal et noble de Messire Estienne Cottes et dame Jehanne Visdelou, et même le dit feu Rolland de Lescouet ayeul du dit Gilles estre fils puisné de feu Jehan de Lescouet et damoiselle Jeanne de la Villemarie Sr et dame de Lescouet de la Villemarie et du dit lieu de la Moguelaye et du dit Jehan de Lescouet bisayeul du dit Gilles fils de feu Denis de Lescouet et damoiselle Marie le Vayer fille de la maison de la Cornillère en la paroisse de Quefforan et le dit Denis de Lescouet trisayeul du dit Gilles auroit esté fils ainé de Jehan de Lescouet et Françoise Madeuc fille de la maison de Guémadeuc. Et même la dicte Catherine de la Moussaye mère du dit Gilles fille de feu Messire Amaury de la Moussaye et dame Françoise de Plesgen héritiére de...

Par l'information mentionnée ci-dessus il est justifié que ce Rolland de Lescouet estoit fils de Jean de Lescouet seigneur du dit lieu et de la Moguelaye et de damoiselle Jeanne de la Villemarie et que dlle Perrine Cottes sa femme estoit petite-fille de Messire Estienne Cottes seigneur du Plesseix-Cottes et de damoiselle Jeanne Visdelou et fille de Messire Jean Cottes aussi seigneur du Plesseix et de damoiselle Marguerite le Seneschal de la maison de Kercado auquel Rolland de Lescouet Anne Duchesse de Bretagne comtesse de Richemont d'Estampes et de Vertus fit don des terres de feue Perrine Cottes sa femme et ce en rému nération de partie des bons grands et louables services qu'il lui aurait fait en qualité de son escuyer par lettres (patentes) passées à Rennes le VIIIe novembre l'an 1490. »

(Bibl. natle Cabinet d'Hozier, vol. 210, doss. 5445. - Lescouet.)

N° 11

Accord passé devant la Cour d'Yffiniac entre Alain le Nepvou et Jehan le Nepvou son frère.

1507. - Comme ainsin s'est que daparauant ces heures Alain le Nepuo et Marie Mahé sa femme communément et ensemblement sans diuision eussent été tenuz et obligez à Jehanne Girard veuffue de feu Rolland Mahé de la somme de dix sept liures monnoye à cause de pur et féal prest dont s'estaient tenus comptans et en auaient quicté la dite Jehanne. Et icelle somme de monnoye auaient promis de payer à celle Jehanne à terme passé de quoy faire auaient esté en deffault et que sur débat meu par la court d'Yffiniac entre Jehan le Nepuo d'une part et la dite Jehanne d'autre par instance de débat en plege ment qui eust promesse exécution sur les biens des dits mariez sauoir celle Jehanne des dites dix sept liures monnoye ou le dit Jehan de la maison du dit Alain estant en la ville d'Yffiniac et une pièce de terre joignant d'une part à terre du dit Jehan et d'autre au chemin par où l'on va d'Yffiniac es Crouezin d'aultre à terre Claude Regnault une borne entre deulx et par transact et appointé faict entre ceulx Jehan le Nepuo et Jehanne Girard par la manière du dit appoinct et en iceluy faisant celle Jehanne auait transporté au dit Jehan le Nepuo la dite somme

... Et ainsin que aujourd'huy par Nostre court d'Yffiniac ont esté présents deuant nous et personnellement establis le dict Alain le Nepuo d'une part et le dit Jehan le Nepuo d'aultre. Quelles parties et chacune pour obuier au plet et procès et pour nourrir et entre tenir amour et dillection entre les dicts nommez qui sont frères germains ce jour et

dès le 23e jour de Mars de l'an 1499 celui Alain... de... le Nepuo son père et en présence et du consentement de Marie Mahé sa femme

(Titres du Cte le Nepvou de la Cour. - Archives du Cte le Nepvou de Carfort. - Original sur parchemin.)

N° 12

Contract du droy de nostre enfeu qui est en l'église d'Yfiniac.

1534. - Ce jour de Dimanche au prousne de la grand messe parrochiale d'Yfi niac les parouessiens de la d. parouesse y congrégez et assemblez et entre aultres

Messire Bertran Guerin dom Geffroy Agan dom Jehan Arhel dom Olliuier Douallen filz Guille dom Olliuier Douallen filz Jehan dom Lucas abbé dom Jehan Mahé dom Charles Jaczon et nobles gens Guyon le Vicomte Sr de la Villeuolette et du Rumains Guille le Vicomte son filz Maistre Jehan Rouaust Sr de la Croueix et de la Ville Heruey Hamon Berthelot Sr de Caudan Françoys Berthelot son filz Robert Berthelot Allain Visdelou Sr de la Fontaine Menars Françoys Dollou Sr des Cars Jacques Berthelot Jehan Guerin Foulleuille. Et Pierre

Douallen Simon Camart Guille Guille Berthelot Jehan Abbraham Jehan Camart filz

Jacques Loys Guérin Jacques Pierre Goures Guyon Arhel Jacques Gaultier Jehan

Gaultier son filz Françoys Mahé Loys Camart Perret Jaczon Olliuier Guegan Allain

Rolland Aymon Jehan le Faucheurs Olliuier le Faucheurs Olliuier Redon Eonnet Redon

le sieur Rolland Mahé Jehan Mahé Pierre Perrot Rolland Robert Jacques Douallen Pierre Camart et chacun parouessiens d'icelle parouesse et plus les aultres parouessiens d'icelle en grand nombre congrégez et assemblez en manière de corps pollitique et iceluy parlant deuant les parouessiens et chacun a esté remonstré de la part des dits Jehan Camart et Loys Guerin thesoriers et admistanteurs des biens de la d. fabrice du d. lieu d'Yfiniac que en enssuyuant le voulloir et testament des d. parouessiens ils auront bauny et faict banyr et proclamez par serment mettre à foye que ceux qui auront voulu prendre et auoyr une place d'enffeu et droict de sepulture situé et estant en la d. eglise prochement une place d'enffeu appartenant à Françoys Guerin Sr de Mallaunay et du Coudroit quelle autre fois fut et appartint à feu damoyselle Olliue Symon qui mère estoit de feu Jacquet Cheret et dempuis abanny d'icelle Olliue à feu Salmon Hidoux joignant d'un costé au d. enffeu du

d. Guerin d'aultre à la pierre deuers le jardrin du presbitere contre le long

bout enjoignant le d. enffeu du d. sieur de Mallaunay et que le d, enffeu et droict de sepulture auroit esté mis par Jehan de la Houssaye et Regnette Cheret sa compaigne et

Pierre le Nepuo au prix de deux justes froment rente mesure ........ d'Yfiniac et annuelle et

perpetuelle rente poyable chacun an au jour et feste de Sainct-Michel Mont garganne et que

aujourd'huy à la presante grandmesse a esté dict par le susd et assignation en doibt

estre faicte le d. Jehan de la Houssaye Regnette Cheret sa femme et compaigne

espouze Pierre le Nepuo et chacun ont dict voullu et. envers les fabricqueurs de la d.

parouesse du d. lieu et place d'enffeu au d. prix de deux quarts froment rente d'iceluy

enffeu jouisre entièrement Et en tous endroicts que plaira au d. de la Houssaye

sa d. compaigne Pierre le Nepuo et chacun armes armoiries tant en bosse que aultre ment etc., 10 May 1534.

(Titres du Cte le Nepvou de la Cour. - Archives du Cte H. le Nepvou de Carfort. - Original sur parchemin.)

N° 13

Arrêt de noblesse du 2 janvier 1669.

Extrait des Registres de la Chambre establie par le Roy pour la refformation de la noblesse de la province de Bretagne par lettres patentes de sa Majesté du mois de janvier mil six cent soixante huit veriffiez en Parlement le trentiesme juin ensuivant.

Entre le procureur general du Roy demandeur d'une part et Allain le Nepvou escuyer sieur de la Cour faisant tant pour luy que pour Guy le Nepvou escuier sieur de la Ville danne deffandeurs d'autre part. Veu par la dite Chambre l'acte de comparution faicte au greffe d'icelle par le dit Allain le Nepvou pour luy et le dict Guy le Nepvou deffandeurs le troizième jour du mois de Novembre aussy dernier au dit an mil six cent soixante huit signée le Clavier greffier contenant leur déclaration de sous tenir la qualitté d'escuyer par eux et leurs prédécesseurs prise et qu'ils portent pour armes de gueulle à six billettes d'ar gent, trois, deux, une, au chef d'argent.

Induction du dit Allain le Nepvou pour luy et le dit Guy sous le seing d'icelui Allain et de Maistre Nouail Simon leur procureur fournye et signiffiée au Procureur général du Roy par Cordonnier huissier le vingt et uniesme du dict mois de Novembre dernier par laquelle ils soutiennent estre nobles issus d'ancienne extraction noble et comme tels debvoir estre eux et leur postérité née et à nestre en loyal et légitime mariage maintenus dans la qualitté d'escuyer et dans tous les droicts privilèges et préminances atribués aux anciens et véri tables nobles de cette province et qu'à cet effet leur nom soit employé au roolle et catho logue d'iceux de la séneschaussée de Rennes.

Pour établir la justice de quelles conclusions, articule à fait de genealogie que le dict Allain est fils unique de Jacques le Nepvou de son mariage avecq damoiselle Charlotte de la Villéon ses père et mère, que le dit Jacques estoit fils de Jean le Nepvou et de damoi selle Suzanne Gouyquet et que le dict Jean estoit fils de Guy le Nepvou et de damoiselle Avoye du Rouvray desquels estoit aussi issu Christophe le Nepvou frère puisné du dit Jan lequel Christophe épousa damoiselle Tacine Berthelot lesquels eurent de leur mariage plu sieurs enfants scavoir : Guy le Nepvou dont est issue une fille Anthoine le Nepvou escuyer sieur des Croslayes duquel Anthoine et de damoiselle Françoise Riou est sorti le dit Guy le Nepvou sieur de la Villedanne.

Lequel Guy père du dit Jean estoit fils de Pierre le Nepvou et de damoiselle Catherine le Moënne ses père et mère que le dit Pierre estoit fils de Jean le Nepvou lequel estoit issu de Jacques le Nepvou dont les dits deffandeurs tirent leur origine.

Tous les quels ont de tout temps immémorial pris les qualittés de nobles et d'escuyers et se sont comportés et gouvernés noblement tant en leurs personnes que biens et porté les armes par les dits deffandeurs déclarées qui sont de gueules à six billettes d'argent trois, deux, une, au cheff aussy d'argent. Desquels le Nepvou le dit Alain est cheff de nom et armes. Les actes et pièces des dits deffandeurs mentionnés en la dite induction. Contredit du procureur general du Roy fourny et signiffié au dit Simon procureur des dits deffan deurs par Besso huissier le vingt et neufiesme jour du mois de novembre dernier. Response aprex des dits deffandeurs par requeste qu'ils ont présentée à la dicte Chambre sous le seing du dit Allain le Nepvou et du dit Symon leur procureur tendant en ce que la Chambre en ce veu l'extrait de l'aage du seiziesme mars mil six cent quarante et trois, l'acte de tutelle du quatorzième aout mil six cent cinquante et trois, l'extrait de l'arrière ban de l'évêché de St-Brieuc du premier Mars mil cinq cent soixante et neuff. Le procès-verbal de Monsieur de la Bourdonnaye conseiller et commissaire et la requeste portant sa commis-

sion du premier et cinquième Décembre mil six cent soixante huit, et l'acte dans lequel Pierre le Nepvou a pris la qualitté de noble et de fils et herittier principal et noble de Jean le Nepvou. Les dits actes et la dite enqueste attachées et en conséquence adjuger aux dits deffandeurs leurs fins et conclusions prinses en leur induction, les dits actes attachés à la dite requeste et tout ce que par les dites partyes a esté mis et produit vers la dite chambre considéré.

La Chambre faisant droit sur l'instance a déclaré et déclare les dits Allain et Guy le Nepvou nobles issus d'extraction noble et comme tels leur a permis et à leurs dessen dants en mariage légitime d'avoir armes et escussons timbrés apartenant à leur qualité et à jouir de tous droits franchises privilèges et préminences atribués aux nobles de ceste province et ordonne que leur nom sera employé au roolle et cathologue d'iceux des res sorts de la sénéchaussée de Rennes.

Faict eu la dite Chambre à Rennes le deuxième jour de janvier mil six cent soixante et neuf. Signé : J. le Clavier.

(Copie extraite des archives du Vte Louis Urvoy de Portzamparc). N° 14

Généalogie de la maison de Quelen.

ECUSSON

Burelé d'argent et de gueules de 10 pièces.

SUPORTS

Deux anges avec les cottes d'armes et les bannières de Quelen, l'écu orné de deux branches de houx. Devise : En peb ems Quelen (En tout temps Quelen).

Quelen est un nom illustre parmi la haute noblesse de Bretagne. Le chateau de Quelen est situé dans l'évêché de Quimper, paroisse de Duaut qui, du nom de ses seigneurs, s'ap pelle Duaut-Quelen, sous le proche fief du Roy à Carhaix, avec haute, moyenne et basse justice, fourches et patibulaires à 4 posts, foires et marchés, etc. Les seigneurs de Quelen sont supérieurs et fondateurs de Duault-Quelen, de Locarn, Saint-Servais, de la trève de Quelen, etc. Ils sont aussi fondateurs des Augustins de Carhaix. Au milieu de cette église, on y voit un enfeu magnifique où est élevé en bronze un suberbe tombeau, sur lequel repose la figure d'un seigneur de Quelen, aussi en bronze, armé de toutes pièces, ses écus chargés d'un burelé en bannière et suportés par deux anges. Les principaux fiefs de la seigneurie de Quelen sont aujourd'hui démembrez et alienez de même que la forêt de Duault-Quelen. Entre un grand nombre de beaux droits qu'a cette noble seigneurie j'en remarquerai un qui m'a paru singulier. Le sieur de Keriou sergent voyer et féodé de Carhaix doit, chaque année, un jour entre Noël et le Carême, regaler le sire de Quelen et 24 chevaliers de sa suite dans une salle de la ville de Carhaix, faire beau feu sans fumée qui puisse faire nuisance à chevaliers ; le tout sous les ordres du sire de Quelen. Lui donner à laver, le servir à 4 services et les tables levées lui donner le bassin et la serviette et le conduire avec torches de cire allumées.

L'ancienne coutume et la tradition font descendre les sires de Quelen des anciens comtes de Pohaer issus des premiers souverains de Bretagne. Quelen est une ancienne bannière confirmée par Louis XII, roy de France, après son mariage avec Anne, duchesse de Bre tagne. Quelques généalogistes commencent cette maison par Comore, sire de Quelen, père d'Yvon et à qui ils donnent pour femme Aliette de Léon. Je n'en ai pas vu les preuves, aussi je commencerai par Yvon, sire de Quelen, qui est le premier qui me soit connu.

I. Yvon, sire de Quelen, vivait en l'an 1132 avec Jeanne du Perrier, sa femme, fille d'Allain, sire du Perrier. Enfans d'Yvon de Quelen et de Jeanne du Perrier : 1° Olivier, aisné, qui suit. 2° Yvon.

3° Constance, mariée à Jean du Parc, seigneur de la Roche-Jagu.

II. - Olivier, sire de Quelen, chevalier, épousa Jeanne de Penhouet, fille aînée de Guil laume, sire de Penhouet, et de Julienne de Montrelais, petite fille de Hamon, sire de Penhouet, comme il se voit par un titre de 1100 passé par Hervé, sire de Penhouet, qui rapporte ces filiations en remontant.

Enfans de Olivier de Quelen et Jeanne de Penhouet :

1° Eon, qui suit.

2° François, tué à la bataille de la Massoure.

3° Christophe, tué à la Massoure, en 1250.

4° Jean, tué à la même bataille.

III. - Eon, sire de Quelen, chevalier, fit deux voyages d'outre-mer contre les Infidèles, le premier avec Pierre, dit Mauclerc, duc de Bretagne. Il avait avec lui ses trois frères qui lurent tués à la Massoure. Le second avec Jean, comte de Richemont, fils aîné de Jean premier, duc de Bretagne, et fut suivi de ses quatre fils dont trois moururent au siège de Tunis en 1270. Il mourut au château de Quintin en 1278.

Il épousa Catherine de Quintin fille de Geoffroy, sire de Quintin, surnommé Boterel, frère de Henry, comte de Penthièvre et baron d'Avaugour, et tous deux fils d'Alain, comte de Penthièvre et de Goëllo.

Enfans d'Eon de Quelen et de Catherine de Quintin :

1° Conan, sire de Quelen, qui suit.

2° Marc,

3° Tristan,

4° Yvon, morts à Tunis.

IV. - Conan, premier du nom, sire de Quelen, chevalier, épousa Annette de Kergorlay, fille de Pierre, sire de Kergorlay, qui vivait en 1269, et soeur de Hervé, sire de Kergorlay.

Enfans de Conan de Quelen et Annette de Kergorlay :

1° Conan II qui suit.

2° Jeanne.

3° Annette, qui épousa Yvon, sire du Quelenec.

V. - Conan II, sire de Quelen, fut marié à Françoise de Rostrenen, fille de Pierre, sire de Rostrenen, et d'Esve du Pont.

Enfans de Conan II de Quelen et de Françoise de Rostrenen :

1° Conan III qui suit.

2° Jeanne, mariée à Jean, sire de Ploeuc.

3° Eleonor de Quelen.

VI. - Conan III, sire de Quelen, chevalier, épousa Jeanne de Coëtmen, fille de Guy, vicomte de Coetmen, qui mourut en 1330.

Enfans de Conan III de Quelen et de Jeanne de Coëtmen : 1° Eon, qui suit.

2° Jean de Quelen, seigneur de Loguevel, qui fit branche. 3° Guillaume, qui ratifia le traité de Guérande en 1381. VII. - Eon, sire de Quelen et du Vieux-Chastel, seigneur de Troran, de Plounevez, du Cosquer, de Lane, etc., épousa Aliette du Vieux-Chastel, fille et héritière de Guillaume, sire du Vieux-Chastel et de Plesou de Quintin fille de Geoffroy, comte de Quintin.

Enfans de Eon de Quelen et d'Aliette du Vieux-Chastel :

1° Conan IV, qui suit.

2° Guillaume, qui épousa l'héritière de Saint-Bihy et qui a fait branche.

3e Eon.

4° Jean, qui épousa l'héritière du Dresnay et qui a fait branche.

5e Jeanne, mariée à Jean de Bouteville, Sr du Faouët et, en secondes noces, en 1385, à Jean de Rosmadec.

6° Plesou, mariée à Olivier de Kermartin, dont il vint autre Olivier qui de Constance Péan eut Jeanne de Kermartin femme de Thebaud Berard, chevalier. Plesou de Quelen épousa, en secondes noces, Rolland de Kerimel, Sr de Coëthisan.

7° Marie, femme de Jean, Sr de Lesperves.

VIII. - Conan IV, sire de Quelen, épousa Typhaine du Quelenec, fille de Jean, sire du Quelenec, et de Typhaine, vicomtesse du Faou, acte de 1467.

Enfants de Conan IV de Quelen et de Typhaine du Quelenec :

1° Yvon, qui suit.

2° Aliette, mariée à Tanguy, Sr de Kermavan.

3° Marguerite, mariée à Pierre du Pontquellec, Sr des Isles, d'où vint Ollivier de Pont quellec fils aîné qui, de Jeanne dame de la Hermoie et de Crapado sa femme eût Aliette de Pontquellec, mariée à Jean de la Rivière, Sr de la Chauvelière, et Catherine de Pont quellec, femme d'Yvon Jourdain, Sr du Pellen.

IX. - Yvon, sire de Quelen et du Vieux-Chastel, chevalier, épousa : 1° Jeanne de Qui merch, fille d'Yvon, sire de Quimerch, et de Jeanne de Tivarlan ; 2° Jeanne du Châtel, fille d'Olivier, sire du Châtel, et de Jeanne de Ploeuc et soeur du fameux Tanguy du Châtel, grand écuyer de France, et de Guillaume du Châtel. Il mourut en 1485 et Jeanne du Châtel en 1488.

Du premier lit sortit :

Jeanne, mariée, le 10 février 1444, à Jean du Perrier, chevalier, sire de Martigné et du Plessis-Balisson, fils de Jean, sire du Perrier et comte de Quintin, et de Constance Gaudin, sa seconde femme.

Du second lit, vinrent :

1° Olivier, qui suit.

2° Jean, partagé noblement en 1508.

3° Hélène, mariée, le 6 juin 1468, à Sylvestre de Perrien.

4° Anne, mariée, le 21 décembre 1474, à Jean, Sr du Chef du Bois, dont Perronnelle, femme de Pierre, Sr de Boiséon.

5° Jeanne, femme de Henry du Châtel, Sr de Mesle.

6° Catherine, femme d'Yvon de Boiséon.

X. - Olivier, sire de Quelen et du Vieux-Chastel, chevalier renommé, épousa Marie de Berrien, héritière de sa maison, fille de Henry de Berrien, Sr de Keranno, et de Louise du Juch.

Enfants d'Olivier de Quelen et de Marie de Berrien :

1° Jean, qui suit.

2° Olivier, chevalier.

3° Marie, qui épousa : 1° Jean de Rocherf ; 2°, en 1524, Gilles le Rouge, Sr de Kerberiou.

4° Jeanne, femme de Jean de Kerguesay, Sr de Kergomar.

XI. - Jean, sire de Quelen et du Vieux-Chastel, épousa Jeanne de Troguindy, dont : 1° François, qui suit.

2° René, seigneur de Troran, qui épousa Marie du Bot, dont : 1° Pierre de Quelen, sans hoirs ; 2° Marie de Quelen, femme de Hiérôme, Sr de St-Aradon, sans postérité; 3° Renée de Quelen, mariée à Claude de Lannion, Sr du Cruguil.

3° Marie, qui épousa : 1° Vincent, sire de Ploeuc; 2° Guillaume de Kerimel, Sr de Coët nisan.

XII. - François, sire de Quelen, épousa Anne du Quelenec, fille de Hervé, Sr du Stang, et de Marguerite de Keriec, et mourut en 1558, laissant :

1° Louise, qui suit.

2° Gillette, sans alliance.

XIII. - Louise de Quelen, héritière de Quelen, baronne du Vieux-Chastel, etc., fut mariée par contrat du 21 août 1553 à Pierre, Sr du Boiseon, fils de Claude, Sr du Boiseon, et de Marie de Kerimel, dame de Coëtnisan et de Kerouséré.

Elle mourut en 1573, sans postérité. (Bibl. natle, Dossiers bleus, 550. - Quelen.)

N° 15 Généalogie d'Aliette du Vieuxchastel.

D'azur au château d'or sommé de 3 tourillons de même.

« - Messire Guillaume du Vieux-Chastel est le premier qui se trouue, par mes recher ches curieuses, auoir esté sieur du Vieux-Chastel. Il espouza une dame appelée Marguerite de laquelle il eût un fils ainé et principal héritier nommé : - Geoffroy du Vieux-Chastel, aussi sieur du dit lieu, qui prit en mariage une nommée Hazeuize, lesquels Guillaume et Geoffroy sont inhumés, et leurs femmes aussy, au couuent des Cordeliers de Kemper-Corentin où ils firent beaucoup de bien et y fondèrent et dotè rent un obyt ou anniversaire qui se célèbre le dernier jour de May comme j'ai appris d'un liure de choeur de l'église du dit couuent, manuscrit sur parchemin où il est écrit : Ullima mensis Mayi sit offlcium domini Guillelmi de Vetero Castro et dominae Margaritae uxoris ejus et Hazeuizos uxoris domini Gauffredi filii ejus, Ce Geoffroy fut père d'aultre - Guillaume du Vieux-Chastel, sieur du dit lieu qui espouza Françoise de Léon fille de ceste illustre et antienne maison des comtes de Leon laquelle Françoise eut pour son droict aduenant la terre et seigneurie de Lesquelen en Léon laquelle a esté tenue et possédée par les sieurs du Vieuxchastel et de Quelen à hommage ramager des comtes de Leon jusques à ce qu'elle fut baillée en partage à une fille de Quelen nommée Aliette mariée avec un sieur de Kermoruan nommé Tanguy-comme nous verrons cy-après.

Du mariage de Guillaume et de Françoise de Léon issut aultre - Geffroy, sieur du Vieux-Chastel, qui prit en mariage Anne de Briziac fille de Messire Thebaud de Briziac seigneur de Quistinic et de Lesquelen et d'une fille de la maison du Plessis d'Ergué laquelle maison a esté depuis en celle de Ploeuc laquelle Anne ou Annette de Briziac décéda le 8e jour d'octobre l'an 1353 et fut inhumée en l'église St-François de Kemper-Corentin, en l'habit de l'ordre, comme il est écrit au nécrologe d'icelle église en ces termes. VIII idus octobris anno Domini MCCCLIII obyit Aneta de Briziac quondam domina de Veteri castro sepulta in habitu fratrum. De ce mariage y eust filz et fille si plus y en eust scauoir

Guillaume et Beatrix du Vieux-Chastel.

Beatrix fut mariée avec Messire Guillaume du Liziart cheualier et en eust deux filles l'ainée Marguerite de Liziart qui mourut sans enfants et Constance de Liziart qui succéda à sa soeur aisnée et fut mariée avec escuyer Geoffroy de la Boulaye qui en eust une fille mariée evec escuyer Guillaume de Perrien - Guillaume du Vieux-Chastel 3e du nom, sieur du dit lieu et de Lesquelen, fils de Geoffroy second et Annette de Briziac, prit en mariage dame Plesou de Quintin, son père encore viuant, fille de Monsieur Geffroy comte de Quintin et de dame Agenor sa femme. Le contrat de mariage est daté du samedi après la Pentecoste l'an 1335. Par lequel les dits sieur et dame de Quintin promettent de bailler et asseoir ez dits Guillaume et Plezou sa femme le nombre de quatre vingt liures de rente

La dite dame Plezou de Quintin ne fut que de onze ans en son ménage avec le dit Guil laume du Vieux-Chastel et mourut le 5e jour de juillet de l'an 1347 et fut son corps inhumé en l'église conuentuelle des frères mineurs à Quimper-Corentin au tombeau des seigneurs du Vieux-Chastel comme il est écrit en leur nécrologe en ces termes : V nonas Julii anno Domini MCCCXLVII obyit domina Plesantia de Quintino domina de Veteri Castro quae mul tum dilexit ordinem. Elle laissa à son dit mari qui lui survesquut fils et fille scauoir : la dite Aliette et - Geoffroy du Vieux-Chastel... suiuit les armes dans la guerre d'entre Charles de Blois

et Jean de Bretagne comte de Montfort l'Amaury......... et fut tué au siège de Bécherel .........

Je note, d'ailleurs, qu'un Geoffroy du Vieux-Chastel mourut à Dinan en septembre 1371 et fut son corps transporté de là au Couuent des Cordeliers de Kemper-Corentin et que les ossements de son feu père y furent aussy portés avec le corps du dit Geoffroy son filz... Ainsi les dits tesmoins ont pris l'un pour l'autre Geoffroy au lieu de Guillaume qui fut tué au siège de Becherel l'an 1363 environ, 16 ans après Plesou de Quintin. Geoffroy, leur fils, serait décédé à Dinan en 1371, à l'âge de 34 ans, ayant égard au mariage de ses père et mère qui est de l'an 1335. - Aliette du Vieux-Chastel succéda à son dit frère Geoffroy et estait, comme dit est, mariée avec le susmentionné Yuon, 3e du nom, sieur de Quelen de Ploeneuez-Quintin et de Troran, duquel mariage issurent 2 fils et 2 filles scauoir : Conan de Quelen, Guillaume de Quelen, etc., »

(Bibl. natle, Cab. d'Hozier, 282. - Extrait d'une ancienne généalogie manuscrite de la maison de Quelen.)

N° 16 Branche de Quelen St-Bihy.

VIII. - Guillaume de Quelen, fils puiné d'Eon de Quelen et d'Aliette du Vieux-Chastel épousa, par contrat du 3 May 1404, dlle Margilie de la Lande fille et héritière de Geoffroy de la Lande, seigneur de St-Bihy, de la Lande Launay Ballin et de Kerlohon, chambellan de Charles de Blois, lors duc de Bretagne, et d'Ysabelle le Nepuou soeur de Mergelie le Nepuou heritière de Crapado.

Geffroy de la Lande était fils d'Olivier de la Lande, chevalier, et d'Alix de la Jaille et petit-fils de Geffroy de la Lande, chevalier, seigneur de Creheren et de Plouagat, amiral de Bretagne au temps d'Arthur I et de Jean III, ducs de Bretagne, et de Bonne d'Avaugour fille Guillaume d'Avaugour, baron et sire d'Ambrières, Sr du Parc d'Avaugour-au-Moine.

Olivier plaida longtemps contre son frère Guillemot de la Lande qui prétendait estre l'ainé étant issu d'une même couche. Enfin, par un accommodement, Guillemot eût les seigneuries de Creheren et de Plouagat et Olivier les terres cy-dessus nommées, en partage de la maison d'Ambrières.

Guillemot eut une fille nommée Margot, ou Marguerite, de la Lande femme de Pierre Eder, écuyer, Sr de la Haye et de Beaumanoir, d'où vinrent deux enfants scavoir : Guillaume Eder père de Jean Eder mis en procès comme héritier principal de Pierre et de Margot de la Lande son aïeul et aïeule. L'autre fut Perrine Eder femme, en 1es noces, de Silvestre Sr de la Feillée et de Langarsan, en 1438, et en 2es noces de Jean Sr de St-Paul dont elle eût Jacques de St-Paul qui fut seigneur de Creheren et de Plouagat.

Geffroy de la Lande, père de Margilie, avait une soeur nommée Alix qui fut dame d'hon neur de Marie de Bretagne fille de Charles et femme de Louis d'Anjou roy de Sicile. Charles de Blois, duc de Bretagne, lui fist épouser Alain du Pé dit de Bourigan, écuyer, par contrat du 26 may 1360. Par ce contrat le Duc donne à la dite Alix, qu'il qualifie de noble demoiselle, son manoir et castel de St-Bihy et terres adjacentes dans la paroisse de Plélo. De ce mariage issut Jean du Pé qui vendit à Geffroy de la Lande, son oncle, la terre de St-Bihy par acte du 14 May 1388. (Bibl. natle. Dossiers bleus, 550. - Notes, p. 24 et 25). Guillaume de Quelen est compris au rang des nobles de la paroisse de Plelou dans la Reformation de 1427.

Guillaume de Quelen Sr de St-Bihy, de la Cour, de Launay-Ballin, reçut plusieurs aveux, en 1428, dans lesquels il est qualifié de puissant et redouté seigneur. Feu Guillaume de Quelen est nommé dans des lettres accordées, en 1444, à Hervé de Quelen son fils aîné et héritier principal (Bibl. natle. Cherin 166.) Enfants de Guillaume de Quelen et Margilie de la Lande : 1° Hervé, qui suit.

2° Dom Silvestre, partagé noblement en 1452. 3° Jean. 4° Geoffroy.

5° Catherine qui épousa : 1° Guillaume Poances ; 2° Jean de Chef du Bois. 6° Alix.

IX. - Hervé de Quelen, sire de St-Bihy, parut aux hommages en 1437 en qualité de sire de St-Bihy et demanda le partage de son père à Yvon, sire de Quelen, son cousin germain, par requête écrite de lui et datée de 1480.

Il épousa Aliette Goures, fille et héritière de Jean Goures, Sr de la Croez-Cholen et de la Villehelio, et d'Aliette le Nepuou, fille de Jean le Nepuou et de N.... du Rufflai.

Jean Goures, Sr de Crecholen, fit une fondation dans l'église cathédrale de St-Brieuc avec enfeu pour luy et ses successeurs. Cette tombe eslevée en écussons timbrés ainsi qu'appar tient à personnes issues d'ancienne chevalerie (acte du 9 novembre 1433 avec le sceau de Goures qui est un lyon de sable orné d'or sur un fonds d'argent). (Dossiers bleus, 550. - Notes, p. 25.)

Hervé de Quelen Sr de St-Bihy, Yvon, Conan et Rolland de Quelen du nombre des che valiers et écuyers de l'évêché de Tréguier et du ressort de Gouelou qui firent serment de fidélité en 1437. - Obtient des lettres de relief de serinent en Mai 1444. - Nommé dans le testament d'Aliecte le Nepuou.

Hervé de Quelen, escuyer, Sr de St-Bihy, de la paroisse de Plélo au diocèse de Saint-Brieuc des-Vaulx, est nommé avec dlle Aliette Goures sa femme dans le contrat de mariage de Raoullet, leur fils ainé, du 2 octobre 1471. (Bibl. natle, Cherin, 166.)

Enfants de Hervé de Quelen sire de Sf-Bihy et Aliette Goures :

1° Raoul, qui suit.

2° François, qui épousa Aliette Berard et fut tué à la bataille de St-Aubin-du-Cormier en 1488. Hervé Goures, son oncle maternel, lui donna la terre de la Crecholen par acte du 25 août 1476.

3° Pierre, écuyer du Duc.

4° Henry, père de Garsien, chevalier.

5° Guillaume de Quelen, Sr du Clos, père de Jean.

6° Yvon.

7° Jean.

8° Tristan.

9° Jacques. 10° Catherine qui épousa Yvon du Boiséon.

X. - Raoul ou Raoullet de Quelen, Sr de St-Bihy, chevalier, fut nourri et élevé avec Tristan du Perrier, comte de Quintin, son cousin. Il épousa en Anjou, par contrat du 2 octobre 1471, en présence de Jean du Perrier Sr du Plessis-Balisson et de Guillaume du Guesclin, chevalier, seigneur de la Roberie, dlle Anne Quatrebarbes, fille de Jean Qua trebarbes, chevalier, seigneur de la Rongère, et d'Isabeau Freseau fille de Lancelot Freseau

Enfants de Raoul de Quelen et Anne Quatrebarbes :

1° René, qui suit.

2° Lancelot, qui fut seigneur de la Freselière.

3° Jacquette de Quelen, qui épousa : 1° en 1488 Fouques de Rosmar ; 2e Christophe Tur negouet, Sr de la Grange et de la Ville-Raoul.

4° Hélène de Quelen.

Raoul de Quelen et Anne Quatrebarbes firent une assiette de rente, le 20 Décembre 1498, en faveur de Jacquette de Quelen, leur fille.

Feu Raoul de Quelen est nommé dans une sentence rendue le 17 Décembre 1511 au profit de René son fils.

Feu Raoul de Quelen et Anne Quatrebarbes sont nommés dans une transaction passée le 24 octobre 1521 avec René leur fils ainé et héritier principal et noble. (V. Pièces just. n° 24.)

XL - René de Quelen, seigneur de St-Bihy, fut reconnu heritier principal d'Hervé Goures Sr de la Croez-Cholen fils d'Aliette le Nepuo par son testament du 6 avril 1505 avant Pâques. (V. Pièces just. n° 19.)

René de Quelen, écuyer, Sr de St-Bihy, transigea avec Jacquette, sa soeur, le 24 octobre 1521 ; il y est fait mention de l'assise du comte Geoffroy.

Jacquette de Quelen était mariée à noble homme Foucques de Rosmar le 20 décembre 1498. Elle était mariée avec Christophe Turnegouet le 24 octobre 1521, et est dite dame de la Grange, de St-Jouhan et de Ville-Raoul le 15 May 1540. (V. Pièces just. n° 25.) (Bibl. natle. Cherin, 166.)

N° 17

Fin de la Branche de Quelen St-Bihy. - René de Quelen, écuyer, Sr de St-Bihy, frère de Jacquette de Quelen, dame de la Grange, qui ratifia le 14 Mai 1540, le partage de noble et puissant Jean Quatrebarbes, Sr de la Rongère et de Murs, épousa, en 1508, Catherine Taillart. - Yves de Quelen, Sr de St-Bihy, Murs, etc., épousa Jeanne Jourdain dame du Pellen. - Olivier de Quelen, Sr de St-Bihy et de Murs, en Anjou, épousa Guillemette Visdelou avec laquelle noble et puissant Gilles Visdelou, son frère ainé, seigneur de Bienassis, tran sigea le 14 novembre 1599 sur la succession de nobles noms Pierre Visdelou et Jeanne de Pontrouault leurs père et mère. - Claude de Quelen épousa, le 1er Mai 1638, Jeanne Henry, dame de la Ville-Urvoy, fille ainée de nobles homs Jacques Henry Sr de Beauchamp et de Beaumont, de la Villeneuve, etc., et de Prigente le Gascoing. - Jacques de Quelen, écuyer, Sr de Quelen et de la Ville-Chevalier, épousa, le 4 octobre 1667, Claude Josson fille ainée d'Yves Josson Sr de Quistillic et de Jeanne Robert, dont : - Maurille Louis de Quelen, écuyer, Sr de Quelen, de la Ville-Chevalier et de Quistillic, né le 13 juin 1685, marié le 26 août 1722 avec Hélène Berthou fille puisnée de René Ber thou, écuyer, Sr de Lanivinon dont : - Jeanne-Hélène, née le 28 octobre 1723, reçue à Saint-Cyr le 14 mai 1735. - Sainte-Claude, née le 27 septembre 1724, reçue dans la maison de l'Enfant Jésus à Paris.

(D'Hozier. - Armorial général, T. I.)

N° 18

Testament d'Aliette le Nepvou.

Testament fait au manoir de la Croëz-Cholen le 14 januier 1467 par Aliecte le Nepuou par lequel elle élit sa sépulture dans l'église paroissiale de Plouffragan fait diuers legs pieux ; ordonne qu'Herué Goures, son fils et héritier principal ait et recouure une coupe et une aiguière d'argent du poids de cinq marcs qu'elle a prêtée depuis dix ans à Herué de Quelen seigneur de St-Bihy et à sa femme lesquels la gardent ; et donne à Ma de Quelen une robe de gris foureie de aigneaulx blancs ; ordonne le payement d'une rente léguée à la d. église par Raoullet le Nepuou son frère. (Copie collationnée à l'original le 26 auril 1468 signée Y. Lescuyer.)

Codicile fait le 20 januier 1467 par la d. Aliecte par lequel elle nomme exécuteurs de ses dernières volontés nobles personnes Mce Gelin Sr de Tremergat et Jacques Turnegouet. (Copie idem.)

(Bibl. natle, Cherin, 166. - Titres de Quelen.)

N° 19

Testament d'Hervé Goures, seigneur de la Croëz-Cholen.

Testament fait à St-Brieuc en la maison de Jacques le Roy chanoine de St-Brieuc le 6 auril 1505 après Pâques par Herué Goures, Sr de la Croëz-Cholen, par lequel il demande à estre inhumé dans l'église de Ploufragan entre Aliette le Nepuou sa mère et Guillaume Rouxel ; recognait Regné de Quelen estre son principal heritier, etc. Cet acte signé Jacques le Roy passe J. Castel surtransi P. Auffray passe. Grossoyé par l'ordre du vicaire et com missaire général de la Visitation de Reuerend Père en Christ Messire Oliuier du Chastel éuêque de St-Brieuc le 2 juillet 1517. (Copie déliurée le 23 décembre 1517 à noble homme René de Quelen Sr de St-Bihy signée le Court. Parchemin.) (Bibl. natle, cherin, 166. - Titres de Quelen.)

N° 20 Partage noble donné par Roland le Nepvou seigneur de Kerfort.

Sur le plect proczoys et litigue qui meu et pendent estoit et qui espoir se peust mouuoyr et enssuyr entre Rolland le Nepuou sieur de Kerfort d'une part et Pierre Groymel et Catherine le Nepuou sa femme d'aultre sur et en ce que les ditz maryez entendoynt dire et proposer vers le dit Sr de Kerfort par court capable de juridicyon que puix sexsante ans darains Rolland le Nepuou en son temps Sr du dit lieu de Kerfort qui père estoyt de la dite Catherine et pareillement de Guyon le Nepuou frère aisné d'icelle Catherine et hérittier. principal et noble sont mors et déceddez et de luy estre fille et hérittière en sa part et quottité ladite Catherine, quel au temps de son décez possédoit et luy appartenoyt pleu seurs herittages maisons et rentes au montement et valleur de deux cents liures de rente et dedans et par meubles au montement de mille escus d'or et dedans et que celluy Guyon le Nepuou herittier principal et noble de son père estoit demeuré sur la pocession des lectres contractz regestres et papiers et enseignements faisant memption du grand des richesses et chacune, quel Guyon est depuix mort et décédé et luy a succédé et est filz aisné et hérittier principal et noble et unique celluy Rolland et comme tiel a accuilly sa succes sion mesmes est il que le dit Gronnet et Catherine ont vescu en mariage par jour et an et plus et que soit par tant de temps que leurs biens meubles noms debtes et actions mobi lières sont entr'eulx communs en l'action mobillière présuposée partant compectoyt au dit Grounet vers le dit le Nepuou et ce que dessur soy peult dire estre vray notoire et mani feste, en avoir esté ceux Guyon et Rolland les Nepuotz confessans prouuer à suffire concluantz ou peussent ceulx maryez conclure leurs faictz cougneuz ou prouuez dont enten doient ou peussent quéryr a demander respons que le partaige et diuision de la d. succes sion fust et soyt entr'eulx jugé ainsy que la coustume en tiel cas le permect tant en mobillier que en heritaige et l'apurement faict du dit hérittaige poyer aux dictz mariez les leuées dempuix l'adjournement et interruption inctimée en ce que dessus, et que à la fin d'iceulx partaiges le dit Rolland fust et soyt comdempné exiber monstrer et apparoyr les enseignements titres lectres et inuentaires faisans menption des dites richesses et de ce qu'est en elle se purger à l'esgard de la Court. Contre quoy ledit Rolland est congnoessans ou peut congnoestre les deczoys filliations et hairryes présuposées et n'auoir à desbatre aud. partaige demendé contant contribuant et emportant a la coustume, oultre disoit et pouayt dire celluy Rolland tant son dit père que son dit ayeul donné et groyé pleuseurs mises et faict pleuseurs paesments et acquits tant hérittiers que mobilliers puix le deczoys du dit feu Rolland montants aussy grand somme et nombre que valloyt la dite succession et pleuseurs edisficzes au debat des queulx raports hypotecques et contribucyons se pou uant trouuer entre les dites parties et chaicune pleuseurs discucyons inuolutyons de pledoyries pour et a quoy obuier paix auoir dillection et accordance nourrir entre celles parties,

Sachent touz que par nostre courtz sécullière de Saint Brieuc et de Pordic et par chai cune d'icelles la juridycion de l'une d'icelles ne impeschante ne retardante le droict de l'aultre en auchune manière ont esté présens en droits deuant nous personnellement establiz lesditz Pierre Gronnet et Catherine le Nepuou sa femme et a sa requeste celluy Groumel son dit mary a donné et donne ses auctorités pouuoir licence et assentement quant à faire groyer et tenir le contenu en cestes et qui enssuyltz d'une part et le dit Rolland le Nepuou seigneur de Kerfort d'aultre quelles parties et chaicune en tant que mestier est soy sont submis et submectent par leurs serments au pouuoir destroyct juri dicyon seigneurie et obéissance de nostre de Court et chaicune, et icelles sur leurs hers et biens ont prorogé et prorogent par icelles et chaicunes pour y estre justiciez adjournez traictez et conuenir ainsy que s'ils en estoyent propres estagiers sans en pouuoir excepter ne décliner en aulchune manière et ce faict les dictes parties et chaicune ont esté et sont dauant nous congnoessantes et confessantes et par ces présentes cognoessent et confessent sur les faictz et matières qui sont présuposées touchant la succession tant heritière de feue Ysabeau Groymel mère de la dite Catherine le Nepuou ayeulle maternelle du dit Rolland en la fourme et manière que enssuilt. Scauoir est que pour estre et demeurer quicte celluy Rolland le Nepuou tant hérittièrement que mobillièrement et generallement vers les ditz maryez des dites successions et chaicunes dessus supposez pour ce que en pourait com pecter et appartenir a la dite Catherine celluy Rolland le Nepuou pour luy et ses hers doibt a promis et s'est obligé sur l'obligation de touz et chacun ses biens quelconques presens et futurs et par son serment faire poyement et continuation a la dite Catherine le Nepuou acceptante du nombre de quatre justes de froment de rente de leuée mesure de Sainct Brieuc quictes de toutes rentes et charges sans deschieff et rendus au grenier de la dite Catherine par chacun an au jour et feste de Sainct Michel Montegarganne réserué la leuée du terme de St-Michel prochain venant, o pouuoir au dit seigneur de Kerfort ou ses hers de s'en franchir et liberer par monnaye dedans de huy en deux ans prochains venants par en poyant pour chacune juste six liures monnaye qu'est somme pour les dites quatre justes vingt et quatre liures monnaye et pendant qu'il sera en deffault de ce faire. Item poyra la rente dudit nombre a la dite Catherine par chacun an comme dit est fors la leuée du dit terme de St-Michel prochain venant comme dit est, et encore en faueur de ce pre sent gré celluy le Nepuou doibt a promis et s'est obligé sur l'obligation de tout le sien present et futur et par son serment à rendre bailler et payer a la dite Catherine acceptante la somme de centz soulz monnoye une foyz poyez dedans la foyre a la fontaine prochaine venante o pouuoir en cas de deffault de poyement d'en auoir et faire sur les biens du dit le Nepuou ledit terme passé toutes voyes de justice a la coutume et oultre poyra le dit le Nepuou à la dite Catherine acceptante une juste froment mesure de Saint-Brieuc dedans vingt jours prochains venans une foyz poyée. Et partant ce faisant fournissant et accom plissant de chacune part les dites parties et chacune sont et demeurent quictes des dites actions sur supposées tant en principal que leuées mises et interestz et en tant que mestier est a la dicte Catherine quicté et déliuré et transporté au dict Rolland ce qui luy pouayt et pourrayt compecter et appartenir esdites successions tant paternelles que maternelles et luy a subrogé et subroge faict son causayantz tout acteur procureur sieur et maistre comme en sa propre chose. Toutes et chacune lesquelles choses dessus dictes o leur effaict tenir sequelles et dependances ont les dites parties et chacune pour ce que a chacun d'eulx touche promis groyé et juré par leurs sermentz fournir et accomplyr sans jamez encontre venir, renonczants et renonczent chacun pour ce que le faict luy touche à auoyr contre la teneur de cestes demander pour jugé, terme de pallier exsoinne dire ne mander plegements ne oppositions y faire ne donner erreur doll fraude ne deceptc d'oultre moictié de juste prix a generale renonciation dicte ne valloyr si espécialle n'y prefère au droict de Velléien à l'espitolle de diuy Adryen et de fide jussoribus et à tous autres droicts faictz en fabueur des femmes et generallement a toutes dillacyons cauillations subterfuges qui contre la teneur de cestes pouraient estre mises ne obuyées en aulchune manière a quoy de leur assentement et a leurs requestes les y auons par nostz dicts courts et chacune soulz les sceauz establiz aux contractz d'icelles a costé mis pour maire fermeté et a ce tenir condempnés et condempnons. Ce fust faict et le gré prins au bourg de Plérin en la maison Gilles Dorlaye le pénultième jour de Juign l'an mil cinq cents trante quatre. Ainsi signé J. le Metaier passe. O Goures passe. (Titres des le Nepvou de Carfort. - Original sur parchemin.)

N° 21

Notice généalogique sur la famille Turnegoüet.

La famille Turnegoüet, qui s'est fondue, en 1611, dans la Lande de Calan, portait d'ar gent au houx arraché de sinople. Elle tirait son nom du territoire d'entre « Urne et Gouët » où Saint Brieuc avait porté ses premiers pas, précédé par deux chefs de clans bretons, Fracan, fondateur du Plou-fragan vers 465 et Rigwal qui, abordant à l'embouchure même du Gouët, y fixait sa cour du Rouvre défendue par le retranchement du Kaer-den-Wall ou « demeure de l'homme gallois. »

« Rigwall mourut dans les bras de Brieuc en lui laissant son palais du Rouvre, où s'élèva « plus tard la cathédrale, son donjon de Kardenoual et l'investiture de ses domaines entre « l'Urne et le Gouët, l'antique Turnegouët, qui devint ainsi le fief épiscopal, origine de la « juridiction temporelle des Regaires des évêques de Saint-Brieuc. » (A. de la Villerabel. - A travers le vieux Saint-Brieuc.)

Le nom des Turnegouet indique assez l'ancienneté et, peut-être, la nature de leur ori gine. Nous les trouvons, au XVe siècle, parmi les familiers de l'évêque et les bienfaiteurs de la cathédrale de St-Brieuc, mais nous ne possédons aucun document sur cette famille avant la Réformation de 1426. En 1426, nous voyons cités parmi « ceux qui se disent nobles », dans la paroisse de Ploufragan : « Guillo Turnegouet et son fils ; ils s'arment et sont puissants de corps et de « biens. » (Bibl. natle F. fr. 22.321.)

En 1441, dans la même paroisse, nous trouvons : " Le manoir de la Pommeraye

« à Jacquet Tournegoët noble. » (Même source.)

Les Reformations qui se sont faites au début du XVe siècle ont été estimées très sures par la Chambre de Reformation de 1668 et, quand les parties ont justifié que leur auteur s'y trouvait employé au rang des nobles de leur paroisse, elles n'ont eu aucune difficulté pour être maintenues dans la qualité de noble, de quelque dérogeance que les degrés infé rieurs aient été atteints. Dans ce cas, la Cour n'a pu leur refuser le bénéfice de l'article 561 de la Coutume de Rretagne concernant les nobles faisant trafic et « usant de bourse com mune », qui contribuaient le temps du trafic mais restaient libres de reprendre leur qua lité et leurs privilèges quand bon leur semblait. (Potier de Courcy.)

Cette remarque est importante en ce qui concerne les Turnegouet que nous verrons, en effet, faire trafic et « user de bourse commune », tout en étant d'une noblesse incontes table et ancienne, comme en témoignent leurs alliances avec les plus illustres familles du pays, telles que les de Quelen, de Rosmar, Rudes, etc...

Quand on voit les seigneuries possédées par cette famille s'échelonner à l'Ouest de Saint-Brieuc depuis la ville elle-même où se trouvait le manoir de la Grange, en face de la cathédrale, jusqu'à la Pommeraye et la Soraye, dans la paroisse de Ploufragan, en passant par St-Jouan, les Rues, la Haquemoraye (V. Le Territoire des Villages de St-Michel au XVe siècle), on est forcé de constater qu'elle possédait, en réalité, une grande partie de ce Turnegouet dont elle portait le nom.

Cependant, son origine reste mystérieuse.

Notons que le blason d'argent au houx arraché de sinople est aussi celui des familles Poulain et la Villéon qui, toutefois, le brisent d'un franc-quartier, et que les armes primi tives de la maison de Quelen furent d'argent semé de feuilles de houx.

I. - Guillaume Turnegouet, seigneur de la Pommeraye, est cité, comme nous l'avons vu, en 1426, avec son fils, dans la paroisse de Ploufragan, mais parmi « ceux qui se disent nobles et sont contrariés, en partie, des paroissiens ». (Manuscrit de Saint-Brieuc, p. 43.)

II. - Jacques (aliàs Jaquet) Turnegouet, seigneur de la Pommeraye (...1441-1486...), ne semble pas avoir vu contester sa noblesse en 1441, comme nous l'avons dit plus haut, mais, à la même date, nous voyons, dans la paroisse de Cesson :

« Eon Turnegouet se disant subject d'armes, noble. » (d° p. 108.)

Il est assez vraisemblable que ces restrictions avaient pour cause le négoce où, dès cette époque, les Turnegouet ne craignaient pas de s'adonner.

1469. - A la montre générale de l'évêché de Saint-Brieuc, en 1469, nous trouvons pour " le terrouer entre Urne et Gouët, ou St-Brieuc-des-Vaux » :

« Jacquet Tournegouet cl en brigandine salade épée et dague. » (Manuscrit de Saint-Brieuc, p. 514.)

1481. - La Réformation de 1481, dans la paroisse de Plourhan, nous indique que « la « maison (roturière) de la Ville-Hamon, qui fut à Jean le Jaray, appt à présent, à Jacquet « Tournegoet, noble homme ». (d° p. 144.)

1486. - Jacques Turnegouet vivait encore en 1486, date où il est dit « fermier des debvoirs de Bretagne ». (Bibl. natte, F. fr. 22.345. - Reg. de la chancellerie de Bretagne, p. 611.)

Nous pensons qu'il épousa, en premières noces, N... le Breton fille d'Alain le Breton sr de la Haquemoraye, en 1426, qui lui apporta cette seigneurie et dont issurent :

1° Jean, qui suit.

2° N... qui fut seigneur de la Haquemoraye.

Jacques Turnegouët épousa, en secondes noces, Olive Quetier, veuve elle-même de Guil laume le Mintier, sénéchal de Moncontour, dont elle avait une fille, Aliette.

Du second mariage de Jacques Turnegouet est issu :

Christophe Turnegouet, seigneur de la Grange, dont nous verrons la descendance après celle du premier lit.

Olive Quetier mourut en 1490, ainsi que l'indique l'ouverture de son testament, du 8 octobre 1490. (V. Pièces just. n° 22.)

BRANCHE DES SEIGNEURS DE LA POMMERAYE.

III. - Jean (aliàs Petit-Jehan) Turnegouet, seigneur de la Pommeraye (...1491).

Jean Turnegouet, issu du premier mariage de Jacques, épousa Aliette le Mintier, fille de Guillaume le Mintier, sr des Granges, et d'Olive Quetier, en même temps, sans doute, que son père épousait celle-ci.

On voit encore à Saint-Brieuc, dans la vieille rue Ez-échaudés, actuellement rue Saint Jacques, sur la frise de l'ancien hôtel des Turnegoüet, le blason en alliance des Turnegoüet et des le Mintier, tenu par un ange, et qui rappelle cette union. Les le Mintier portaient de gueules à la croix engreslée d'argent. Ils ont produit 10 générations en 1668.

1491. - " Petit-Jehan Turnegouet » testa le 28 août 1491 et fut inhumé peu après dans la chapelle Saint-Jacques de l'église cathédrale de Saint-Brieuc qu'avait fait construire son père, Jacques Turnegoüet, « sous la sonnerie » : (V. A, de la Ville-Rabel. - A travers le vieux Saint-Brieuc, p. 136 et Pièces just. n° 23. - Testament d'Aliette le Mintier.)

L'ancienne chapelle St-Jacques est devenue l'un des porches de la cathédrale, celui de gauche, qui ne sert pas d'entrée et où pend encore la corde qui met en branle la cloche de la vieille église. On y voit deux écussons des Turnegouët, dont l'un tenu par un ange, sur des socles de pierre qui devaient, autrefois, supporter des statues. A la voûte, se trouvent quatre autres blasons des Turnegouët.

Nous lisons dans le testament de Christophe de Penmarch, évêque de St-Brieuc, en 1505 :

« Je donne et déclare à mes dits frères du chapitre tous les « arrérages et debtes que Petit-Jehan Turnegoet et sa femme « me peuvent debvoir au temps du décès d'iceluy. »

(Anciens évêchés de Bret. T. I., p. 385.)

Du mariage de Petit-Jehan Turnegouët et d'Aliette le Mintier sont issus :

1° Jean, qui suit.

2° Jeanne, qui épousa Jean Geslin, sr de Tremargat, fils de Guillaume Geslin, sr de Tremargat, et de Marguerite Boterel.

BLASON DES TURNEGOUET

(au porche de la cathédrale de Saint-Brieuc;) Les Geslin, d'ancienne extraction chevaleresque, portent : d'or à 6 merlettes de sable 3, 2, 1.

3° Autre Jeanne, qui épousa Pierre Ryvault, sr de Kérisac (ou Quérisac).

Aliette le Mintier, veuve en 1491, épousa, en secondes noces, Pierre de Clisson, second fils de Jean de Clisson et de Jeanne, dame de Keralio, dont issut noble et puissant Chris tophe de Clisson sr de Keralio : de gueules au lyon d'argent armé lampassé et couronné d'or. (Arrêt de noblesse des Clisson du 27 Juin 1669.)

Aliette le Mintier testa en 1515. (V. pièces just. N° 23.)

IV. - Jean Turnegouët, second du nom, seigneur de la Pommeraye, de la Soraye, du Tronchay-Dolo, du Tronchay-Budes, etc...,(... 1493-1535...)

1493. - Nous trouvons, à la date du 12 Janvier 1493, un échange entre Hervé Goures, sr de la Croezcholen, et Jehan Turnegouet, sr de la Pommeraye. (Archives des Côtes-du-Nord, - Série E. - Goures.)

Jean Turnegouet, fils de Petit-Jehan, épousa, en premières noces, N... de Trogoff soeur de Jean de Trogoff sr de Kerpinson (V. Pièces just., N° 26), dont sont issus :

1° Isabeau, fille aînée, qui épousa Jean Guillard sr du Glairllay.

2° Vincent, qui suit.

3° Tanguy, interdit en 1545. (V. Pièces just. N° 26.)

L'ancienne maison de Trogoff porte d'argent à 3 fasces de gueules.

1523 - « Maistre Jehan Turnegouet sr de la Pommeraye, pour luy a comparu Jehan le Prevost archier bien en point. », est cité dans la montre de l'arrière-ban tenue à Lanvollon le 10 juillet 1523. (V. Pièces just. N° 9ter.)

1529. - Jean Turnegouët, sr de la Pommeraye, épousa, en secondes noces, par contrat du 14 Juin 1529, dlle Françoise le Borgne fille de Maurice et de Louise de Kersauson, sr et dame de la Ville-Ballin (A. de la Villerabel.)

La famille le Borgne, d'ancienne extraction chevaleresque, porte : d'argent au chef endenché de gueules.

1535 - A la réformation de 1535, Jean Turnegouët est cité comme possédant, dans la paroisse de Ploufragan, les seigneureries de la Pommeraye, la Soraye, le Tronchay-Dolo et le Tronchay Budes (Man. de St-Brieuc p. 459), et, dans la paroisse de St-Michel, le manoir des Rues (d° p. 452).

Il est dit fils de " feu Petit-Jehan Tournegouet et Aliette le Mintier demeuraut à St-Brieuc » et y tenant maison hostellière et bourse commune - nobles gens. » (V. Pièces just. N° 9.)

V. - Vincent Turnegoüet, seigneur de la Pommeraye (...1539-1548 )

1539. - En 1539, Vincent Turnegoüet est sous la tutelle de Jacques Turnegoüet sr de la Haquemoraye (V. plus loin).

1540. - Nous trouvons, en 1540 :

« Isabeau Tournegouet veuve de Jean Guillard contre Jacques Tournegouet curateur de « Vincent Tournegouet. » (Reg. de la chancellerie, p. 392.)

1542. - Et en 1542 :

« Relief d'appel pour Vincent Tournegouet sr de la Pommeraye contre Isabeau Tournegouet » du 19 juillet (d°. p. 938). - « Relief d'appel de sentence de Gouelo pour Christophe de Scliczon sr de Keralio « contre Vincent Tournegouet » du 6 décembre » (d°. p. 943).

Vincent Turnegouet, seigneur de la Pommeraye, épousa Jeanne de Rosmar, soeur de François de Rosmar, sr de la Villernault, et d'Alain de Rosmar, sr du Vieux-Chastel (V. Pièces just. N° 27), dont Isabeau, mineure en 1548. (V. Pièces just. N° 27. Tutelle d'Isabeau Tour negouët.)

Les de Rosmar, srs de Kerdaniel (par. de Plouagat), etc., ont produit 10 générations en 1669. Ils portaient d'azur au chevron d'argent acc. de 3 molettes de même. (P. de Courcy.)

Jeanne de Rosmar, veuve de Vincent Turnegouët, sr de la Pommeraye, épousa, en secondes noces, Jean de Néant, écuyer, seigneur du Val et du Coudray qui fut nommé, en 1548, tuteur d'Isabeau. Nous trouvons encore, en 1555, un « Minu rendu par Jean de Néant, « escuyer, sr du Val, comme curateur de dlle Ysabeau Turnegouët, dame de la Pommeraye « et de la Soraye ». (Bibl. nationale, F. fr. 22.329. - Titres de la cathédrale de Saint-Brieuc, p. 165.)

Isabeau Turnegouët, dame de la Pommeraye, vivait encore en 1606, date où elle partagea la terre de la Ville-Berno avec Jean de Clisson, sr de Keralio. (Anc. év. de Bret., T. 2, p. 253.)

RAMEAU DES SEIGNEURS DE LA HAQUEMORAYE

IV. - François Turnegouet, seigneur de la Haquemoraye (...1469-1527...)

A la montre générale de 1469 nous trouvons « François Turnegouet » cité pour le « ter rouer entre Urne et Gouët » en même temps que Jacquet.

Il épousa Isabeau Dolo, dame de Lescouet-le-Vaudic, dont :

1° Jacques, qui suit.

2° Christophe, sr du Vaudic, dit cousin né de germain du père de la dite mineure dans l'acte de tutelle du 19 décembre 1548. (V. P. just: n° 27.)

3° Marie qui épousa, en juillet 1520, François du Boisbouëxel fils de Jean du Boisbouëxel sr du Fossé-Raffray et de Françoise Henry. (Dossiers bleus 106. - Boisbouëxel.)

Il était procureur de Lamballe en 1496 et 1527.

V. - Jacques Turnegouet, sr de la Haquemoraye (...1535-1539...)

1535. - A la Réformation de 1535, nous trouvons, dans la paroisse de Saint-Michel de Saint-Brieuc :

« La maison de la Haquemoraye à Me Jacques Turnegouet fils François » et, dans la paroisse de Pordic :

« La maison de Lescouet-le-Vaudic à Maitre Jacques Turnegouet du droit de dlle Isabeau « Dolo sa mère. » (Bibl. nationale, F. fr. 8312.)

A la même date, dans la paroisse de Plélo, on trouve :

« La maison et metairie de St-Troan appt à Maistre Jacques Turnegouet qu'ils disent estre « gentilhomme. » (Manuscrit de Saint-Brieuc, p. 446.)

Jacques Turnegouet, sr de la Haquemoraye, était procureur de Lamballe en 1536. (D. Mo rice, Pr. T. III, col. 1030.)

1539. - On trouve, en 1539, un aveu de Maistre Jacques Turnegouët, escuyer, agissant comme tuteur de Vincent Turnegouët, sr de la Pommeraye (Bibl. natte, F. p. 22.331. - Arch. de Penthièvre.)

Il est dit cousin né de germain de Tanguy Turnegouët dans l'acte de curatelle du 12 août 1545. (V. Pièces just. N° 26.)

Il épousa 1° delle Marguerite du Parc, 2° delle Françoise de Quenevily.

Du premier lit sortit Marguerite Turnegouët qui, par contrat du 29 novembre 1545, épousa Bertrand le Forestier, écuyer, sr de la Hazaye. (Dossiers bleus 276. - Le Forestier.) BRANCHE DES SEIGNEURS DE LA GRANGE

III. - Christophe Turnegouët, seigneur de la Grange (...1508-1535...)

Christophe Turnegouët, fils de Jacques Turnegouët, seigneur de la Pommeraye et d'Olive

Quetier eut en partage la grande maison et seigneurie de la Grange qui appartenait à son

père dès 1478. (Anc. év. de Bret. T. 2, p. 220.)

1508. - Christophe Tournegouet, sr de la Grange, vendit, le 11 Juillet 1508, à Pierre de Pledran, écuyer, sr de la Vlllefiny, une rente censive de 44l et une autre rente de dix mines de sel dues sur la tenue et baillage de Haudebert relevant du vendeur avec haute justice. (Archives des Côtes-du-Nord. - E. 491.)

1509. - Il est cité, en 1509, avec Me Pierre de Clisson, sr de Keralio, second mari d'Aliette le Mintier, sa demi-soeur, comme « fermier du devoir d'impost de l'évêché de Rennes. » (Reg. de la Chancellerie p. 673.)

1510. - En 1510, nous trouvons encore « Exécutoire pour Me Pierre de Scliczon et « Christofle Turnegoët fermiers généraux du devoir d'impôt des vins vendus en détail « dans les évêchés de Saint-Malo, Saint-Brieuc, Cornouaille et Dol, du 27 novembre 1510. » (Même source, p. 689.)

1511. - En 1511, nous lisons : « Relèvement d'appel pour Christofle Turnegouet, sr de « la Grange contre Guillaume le Bigot, sr de la Ville Bougault, 28 février. » (d° p. 693.)

En 1517 « Christophe Tournegouet sr de la Grange, demeurant à Saint-Brieuc », (d° p. 235.)

La charge exercée par Christophe Turnegouët et son beau-frère, Pierre de Clisson, issu d'Eustache de Clisson, sr de Kerfault, gd oncle d'Olivier de Clisson, connétable de France fut, vraisemblablement, pour eux la source de grandes richesses et n'entraîna, pour leur postérité, aucune dérogeance. Nous verrons, en 1604, haut et puissant Claude de Clisson, sr de Keralio et autres lieux, épouser Bonaventure de Rosmadec.

De son côté, Christophe Turnegouët s'allia à l'une des plus anciennes et illustres familles de Bretagne, la maison de Quelen.

Il épousa, avant 1521, Jacquette de Quelen fille de Raoul de Quelen, chevalier, sr de Saint-Bihy, et de Anne Quatrebarbes, et veuve de Fouques de Rosmar.

Jacquette de Quelen fut partagée par son frère René de Quelen, sr de Saint-Bihy, le 24 octobre 1521. (V. Pièces just. N° 24. - Titres de Quelen.)

1523. - A la montre de l'arrière-ban tenue à Lanvollon, le 10 juillet 1523, nous trou vons :

« Christophe Tournegouet, sieur de la Grange, faisant deux archiers pour luy sont com « paruz François Taillart et Jehan Lotz archiers bien en ordre. » (V. Pièces just. N° 9ter.)

1535. - A la Réformation de 1535, pour le paroisse de Saint-Michel de Saint-Brieuc, nous lisons :

« La maison et metayrie de la Grange Saint-Jouhan, qui tient Xtofle Tournegouet, luy « advient par succession de son père.... Anciens disant qu'il est filz de Jacques Tourne « gouet et Ollive Quetier sa femme.... » (Man. de Saint-Brieuc, p. 452. V. Pièces just. N°9.)

Autour de la place du Pilori, ou du Martroy neuf, à quelques pas de la cathédrale, au centre de la cité, se groupaient les plus anciennes et les plus importantes habitations de Saint-Brieuc, l'évêché, Quicangroigne, la Grange. (Anc. év. de Bret., T. 2, p. 220.)

La seigneurie de la Grange s'étendait, de là, jusqu'aux Rues et comprenait les domaines de la Grange-Bannerye, devenu le couvent des Capucins, et de la Grange Saint-Jouan, terre voisine de la Morandaye et de la Ville Juhel.

Christophe Turnegouët mourut peu de temps après la Réformation de 1535. Nous trou vons, en 1540, une ratification d'accord faite par Jacquette de Quelen, dame de la Grange de Saint-Jouan et de Villeraoul. (V. Pièces just. N° 25.)

Du mariage de Christophe Turnegouët et de Jacquette de Quelen sont issus :

1° Antoine, qui suif.

2° Jacquette, qui épousa Rolland le Nepvou, sr de Kerfort, et reçut, en partage, la sei gneurie de Saint-Jouan. (V. Branche de Kerfort.)

3° Isabeau, qui épousa, en 1542, Jean Moro seigneur de Maugouayran, dont Robert Moro, marié à Marie du Boisbouexel et père de Robert Moro sieur de la Villebougault. (Dossiers bleus 474) qui parait dans l'acte de tutelle de Jacques le Nepvou, sr de Saint-Jouan, du 10 octobre 1597. (V. Pièces just. N° 32.)

Jacquette de Quelen, dame de la Grange, de Saint-Jouan et de Ville Raoul, ratifia, le 15 May 1540, le partage de la succession de feu noble et puissant Jehan de Quatrebarbes sr de la Rongère, de Saint-Sulpice et de Meurs. (Bibl. natte, Chérin, 166. - V. Pièces just. N° 25.)

L'illustre et antienne maison de Quelen, qui portait burelé d'argent et de gueules de 10 pièces, s'est alliée, plusieurs fois, aux sires de Quintin, puinés de Bretagne. (V. Pièces just. N° 14. - Généalogie de la maison de Quelen.)

IV. - Antoine Turnegouët, seigneur de la Grange (...1535...).

La Réformation de 1535 nous indique, dans la paroisse Saint-Michel, que :

1535. - « La maison de la Grange-Bannerye appt à Maistre Antoine Turnegouet fils de « Christophe ». (V. Pièces just. N° 9.) '

Antoine Turnegouët est dit « fils ainé héritier principal et noble de Christophe Turnegouet « qui était fils ainé héritier principal et noble de Jacques Turnegouet et d'Olive Quetier » dans une procédure de 1553 entre son fils Alain et le chapitre de Saint-Brieuc (Bibl. natte. F. fr. 22329, p. 150.)

Il épousa delle Jeanne le Bigot, fille de Guillaume le Bigot, sr de la Ville Bougault, dont :

1° Alain, qui suit.

2° Jacques, sr de la Ville Raoul, dont la postérité viendra après celle de son frère.

3° Jeanne, qui épousa Rolland Collet sr de la Ville Solon. (V. Tutelle d'Isabeau Turnegouët.)

Les Collet, seigneurs de la Ville Solon (paroisse de Plérin), de la Ville-Ernault (paroisse de Saint-Michel de Saint-Brieuc) etc., portaient écartelé aux 1 et 4 d'argent à une fleur de lys de gueules aux 2 et 3 de gueules au lion rampant d'argent.

1541. - En 1541, nous trouvons un « Relief d'appel pour Rolland le Nepvou et Jacquette « Turnegouet sa femme contre Antoine Turnegouet. » (Rég. de la Chancellerie de Bret. p. 929.)

1544. - En 1544 « Jehanne le Bigot curatrice d'Antoine Turnegouet contre Jehanne Turnegouet femme de Rolland Collet. » (d° p. 431.)

V. - Alain Turnegouët sr de la Grange (...1553-1566...)

1553. - Alain Turnegouët est dit « fils ainé héritier principal et noble d'Antoine « Turnegouet » dans l'acte de 1553 cité plus haut.

En 1561 « la grande maison de la Grange, o ses caves, salles, basses-cours etc., joignant « à meson et jardin es hoirs Jacques Turnegouet sr de la Haquemoraye au four à ban « appartenant au sr du Boisboissel etc.. » fut mise en vente aux enchères par ordre du Chapitre, mais d'autres créanciers s'opposaient à la vente parmi lesquels « vénérable « Messire Guillaume Favigo sr du Clos, Jehanne Davy, Jacquette Turnegouet, Mre Michel « Ollivry, Jehan et Charles Néant sr du Val et du Coudray, Me Thomas le Ribault sr de la « Ville Juhel et Xtoufle Elevait sr de Saint-Hellory... » (Anc. év. de Bret. - T. 2, p. 219.)

Cette maison fut vendue, en 1609, à la ville de Saint-Brieuc qui y établit sa Cour royale et les prisons, puis la maison commune. Elle est, maintenant, devenue la Préfecture du département.

1566. - En 1566, nouvelle procédure entre le chapitre de St-Brieuc « et nobles hommes « Allain Turnegouet sr de la Grange, Rolland Douallan sr du Karpont, Jean de Néant sr du « Val, Charles de Néant sr du Coudray fils de Jean de Néant. » (Titres de la Cath. de St-B., Bibl. nat. F. fr 22329, p. 169.)

Rolland Douallan, sr du Karpont, est dit, en 1548, « parent dedans le quart degré » de Tanguy Turnegouët. (V. Pièces just. N° 26.)

IV. - Jacques Turnegouet seigneur de la Villeraoul et de la Villeneuve ( 1545 )

1545. - Jacques Turnegouet, seigneur de la Villeraoul, deuxième fils de Christophe et

de Jacquette de Quelen est dit cousin né de germain de Tanguy Turnegouët dans l'acte de curatelle de 1545. (V. Pièces just. N° 26.)

Il épousa Catherine Collet, dont :

1° François, qui suit.

2° Françoise, qui épousa, le 28 novembre 1568, Jean du Bois-Berthelot fils de Bertrand et de Marie Delpech (Généalogie du Bois-Berthelot, F. fr. 22348.)

V. - François Turnegouet seigneur de la Ville-Raoul de la Villeneuve et de la Grange (...1581-1594...)

1581. - François de Tournegouet, écuyer, partagea sa soeur Françoise, dame du Bois Berthelot, le 18 septembre 1581. (Dossiers bleus 380. - Preuves de noblesse de Jean-Louis de la Lande.)

1583. - Nous le voyons, en 1583, rendre hommage pour les maisons et métairies de la Ville-Raoul, l'Isle-Raoul et la Villeneuve en Plérin. (Archives des Côtes-du-Nord. E. 1324.)

1588. - Il fut curateur de noble homme Antoine le Nepvou, sieur de Kerfort, comme il paraît par une sentence obtenue contre lui, en 1588, par noble homme Allain le Nepvou sr de l'Isle. (Compte de tutelle de Jacques le Nepvou. V. Pièces just. N° 36.)

1594. - Il épousa, le 13 novembre 1594, dlle Julienne de Brehand de l'Isle, étant veuf, en premières noces, de Anne Budes fille d'écuyer François Budes et de dame Barbe Gourvinec (Doss. bleus 380. - Titres de Jean-Louis de la Lande.)

Du premier mariage issut Gillette de Turnegouët qui épousa Rolland Berthou, sr des Fontaines, fils de Jacques et de Marie Rocquel.

De son second mariage avec Julienne de Bréhand il eût une fille unique, Isabeau de Turnegouët, dernière héritière de cette maison, qui épousa, le 7 février 1611, François de la Lande de Calan, fils de Gilles de la Lande et de Olive Berthou. (Carrés d'Hozier. 370. - Titres de la Lande. - V. Pièces just. N° 28.)

Parmi les membres de la famille Turnegouët que nous n'avons pu rattacher à cette généalogie succincte, citons : - Eon Turnegouët, dans la par. de Cesson, à la Ref. de 1440. - Pierre Turnegouet, sr de la Ville-Raoul, en Cesson, à la Réformation de 1535. (B. natle, F. fr. 8312.) - Jeanne Turnegouët, femme d'Alain Visdelou en 1542. (Reg. de la chancellerie, p. 401.) - Isabeau Turnegouët, femme de Me Guillaume Douallan, soeur et héritière de deffunt Pierre Turnegouët sr de la Villelousse. Elle vivait encore en 1632. (Transaction du 8 sep tembre 1632. - V. Pièces just. N° 33.) - Aliette Turnegouët, femme de Thebaud Goures, sr de la Ville-Barrée. (Dossiers bleus 325. - Goures.)

N° 22 Testament d'Olive Quetier.

1490. - Ouverture du testament d'Olive Quetier, veuve de feu Jacques Turnegouet, fait par ordre de l'official de St-Brieuc en présence de Jean Turnegouet son heritier prin cipal et noble, Cristofle Turnegouet, Jean Turnegoët le jeune, Aliette le Mintier, Ch. Golvin de la Bouëxière, Cristofle de la Bouëxière, Louis le Gacoign et Philippe Lamorgant. Il y est fait mention de Pierre de Callac sr de Pluffragan comme aussi de Guillaume Gélin sr de Tremargat ; elle institue son heritier principal Jean Turnegoët son fils ainé et à l'égard de Cristofle et Jean Turnegoët ses autres enfants comme aussi Aliette le Mintier fille d'elle et de Guillaume le Mintier son premier mari elle fait legue. Octobre 1490.

(Extrait des titres de la cathédrale de Saint-Brieuc. - Bibl. nationale, F. fr. 22.329.)

N° 23 Testament d'Aliette le Mintier.

1515. - Testament d'Aliette le Mintier par lequel elle veut estre enterrée dans l'église de St-Brieuc en la chapelle Cristofle Turnegouet sr de la Grange que fit faire Jacques Tur negouet père du d. Cristofle soubz la sonnerie. Elle donne à la dame de Trémargat sa fille ainée une robe. Item à la dame de Querizac son autre fille une autre robe. Item donne à Françoise Boterel damoiselle sa servante une autre robe. Elle nomme pour ses exécuteurs testamentaires Cristofle Turnegouet sr de la Grange son frère et Jean Turnegouet son fils ainé (de la d. testatrice) et prie Révérend Père en Dieu Mgr Olivier du Chastel évêque de St-Brieuc qu'il lui plaise tenir la main à l'exécution de ce testament du 21 octobre 1515. (Même source. - F. fr. 22329, p. 147.)

N° 24

Partage noble donné par René de Quelen sr de St-Bihy.

1521. - Transaction passée en la ville et cité de St-Brieuc le 24 octobre 1521 sous le sceau de la cour de la d. ville o les passemens de G. du du Mangoër et de L. Ybien notaires et tabellions d'icelle entre René de Quellen escuyer sr de St-Bihy fils ainé et principal heritier noble de deffunctz Raoul de Quellen et Anne de Quatrebarbes sa femme sr et dame de St-Bihy d'une part et Cristoufre Tournegoët et Jacquette de Quelen fille des dits feux sr et dame de St-Bihy sa femme d'autre part, sur le procès qui est près de s'élever entre eux au sujet des demaudes faites par la d. Jacquette au d. sr de St-Bihy son frère de l'esclercissement et applacement du droit héritier qui lui appartient tant dans les succes sions de ses père et mère que dans celles de feue Katherine de Quatrebarbes dame de la Roberie et Marie de Quatrebarbes dame du Vigûr soeurs de la d. Anne et de feuz Messire René Quatrebarbes sr de St-Jehan et Maistres Jehan et Loys Quatrebarbes frères de la même Anne : le d. seigneur de St-Bihy répondait que lors du décès de leurs père et mère ils étaient quatre enfans scavoir lui la d. Jacquette Helenne et Lancellot de Quellen, que ces deux derniers sont déceddés sans hoirs &. Par la quelle après que les d. parties ont reconnu que leurs prédécesseurs ont accoustumé de toute ancienneté de se régir et gou verner noblement, que la d. succession est noble et du Rast (?) et gouvernement de l'Assise au comte Geffroy la d. Jacquette remet au d. sieur de St-Bihy ce qu'elle a déjà eu pour son partage de la d. succession paternelle et maternelle et il lui donne en eschange la maison et manoir de la Ville-Raoul et plusieurs autres pièces de terre à la charge par elle ses hoirs et successeurs de les tenir de lui ses hoirs et cause-ayant en ramaige comme juveigneur de aisné et à cause de ce luy faire toutes les obéissances que noble juveigneur tenu en ramaige de son aisné est tenu faire (Grosse en parchemin signée G. du Mangoër passe et Y. Ibien passe).

(Bibl. nationale, Chérin, 166. - Titres de Quelen.)

14* N° 25

Ratification d'accord faite par dlle Jacquette de Quelen.

1540. - Ratification faite le 15 May 1540 sous le sceau de la cour de Chasteaubriend et Montafillant en Goëllou par dlle Jacquette de Quelen dame de la Grange de St-Jouhan et de Ville-Raoul, estagière de la d. cour, du lot et partage qui a esté présenté à noble et discret Maistre Guillaume de Vaucelles procureur de noble homme et discret Mre François de Loncelles sr du dit lieu et à noble escuyer René de Quelen sr de St-Bihy frère de la d, dame de la Grange par dlle Olive de Brac, Bail noble garde et tutrice naturelle de noble Guillaume Quatrebarbes sr de la Vollue son mari ; des biens provenans de la succession de feu noble et puissant Jehan de Quatrebarbes sr de la Rongère de St-Sulpice de Meurs et de Marcou. Par le même acte la d. dame nomme ses procureurs généraux noble escuyer René de Quelen sr de St-Bihy son frère et Maistre Yves de Quelen sr de Crechollen son neveu.

(Original sur parchemin signé Jac. Turnegoët passe et P. Goures passe.)

(Bibl. nationale, Chérin 166. - Titres de Quelen.)

N° 26

Curatelle de Tanguy Turnegouët.

Par noble homme Maistre François Budes sr de la Plesse Monsieur le procureur de céans et par Jehan Guillart sr du Glairllay mary et espoux de damoiselle Isabeau Turnegoet a esté dict et remonstré à saige et pourueu Me Thomas le Ribault sr du Vaubueul Lieutenant et Juge ordinaire de la court de céans que Tanguy Turnegoet filz feu Jehan Turnegoet en son viuant sr de la Pommeraye carrent de scens et entendement n'estoit pourueu de cura teur ne administrateur pour ses corps et biens et que il estoit et est hors la jurisdiction de nostre d. court chez la dame de Fournebelle quy ne luy est parente ne alliée et auquel n'apartient l'administration de ses d. corps et biens et n'estre capable pour iceulx régir et gouuerner et que nécessairement conuient pourueoir le d. Tanguy de curateur et adminis trateur de ces d. corps et biens à laquelle fin dict auoir faict ajourner les cy après nommez parans amis et alliez du d. Tanguy Turnegoet pour dire et declarer leur aduis et oppinion lequel des parans du d. Tanguy eust esté fust et soit utille et prouffictable à la charge de curatelle des corps et biens du d. Tanguy Turnegoet, sauoir Chistofle le Bigot sr de la Villebougault parent du d. Tanguy dedans le quart degré et le d. Jehan Guillart sr du Glairllay mary de la susd. Isabeau soeur aisnée du d. Tanguy Morice le Bigot sr de la Villencaut allié du d. Tanguy à cause de Moricette Poulain sa fame dedans le quart degré Estienne Simon sr de la Villemouessan parent ne allié du d. Tanguy Pierre Gellin sr de Tremarguat cousin germain du d. Tanguy Turnegoet Charles le Mintier sr de Villechapelle cousin germain de la mère du d. Tanguy Mathurin de Lesmellens sr de la Ville-en-Delin maryé à la soeur de sa mère Rolland le Nepuou sr de Kerfox en pareil allié du d. Tanguy Rolland Collet sr de la Villesollon allié à cause de sa fame du d. Tanguy Olliuier Poullain sr du Tertre parent du d, Tanguy dedans le quart degré Me Yues le Nepuou cousin dedans le quart degré du d. Tanguy Me Herué le Mintier aduocat parent du d. Tanguy Rolland Doualan sr du Kerpont parent dedans le quart degré du d. Tanguy et chacun quelz et chacun présents et jurez par monsieur le lieutenant dire leurs aduis et opinions quel des parens du d. Tanguy furent et sont utilles et profitables à auoir la charge de curatelle et administration des corps et biens du d. Tanguy et interrogez ont dict et aduisé sauoir le le d. sr de la Villebougault Morice le Bigot Estienne Simon Charles le Mintier le d. de Lesmellens le d. le Nepuou Kerfox et le d. Guillart ont dict et aduisé que le d. Pierre Gellin sr du d. lieu de Tremarguat estre et est utille et prouffictable auoir la d. charge et adminis tration des corps et biens du d. Tanguy et le d. sr de Tremargat Yues le Nepuou Rolland Collet Villesollon Oliuier Poullain sr du Tertre ont dit et aduisé que le d. Jehan Guillart et Isabeau Turnegouet sr et dame du Glairllay sont utilles et prouffictables à la d. charge et le susd. Me Herué le Mintier et Doualan Kerpont ont dit et aduisé que Jacques Turnegoet sr de la Hacquemoraye estre et qu'il est utille pour auoir la d. charge du d. Tanguy Turne gouet. Veuz et ouys l'aduis et opinion des susd. nommez Mr le procureur a requis et demandé le d. Tanguy estre pourueu et charge de la d. administration estre baillée à l'ung des d. parans que par la court sera aduisé. Sur quoy a esté dict par Mr le lieutenant que il tardera à la d. prouision jusques à huitaine auquel terme dict a esté que le d. sr de la Haquemo raye Jacques Turnegoet Villeraoul Lancelot le Mintier Villemornay parans du d. Tanguy pour en dire leur aduis seraient intimez auquel terme a esté le d. sr de Tremargua présent ajourné faict par la court sécullière de Saint-Rrieuc par deuant mon d. sr le lieutenant en l'auditoire du d. lieu le cinquiesme jour d'aougst l'an mil cinq cens quarante cinq.

Et dempuis par deuant Maistre Thomas le Ribault sr du Vaubueul lieutenant et juge ordinaire de la Court secullière de Sainct-Brieuc le douziesme jour d'aougst darein mil cinq cens quarante cinq instant Me François Budes sr de la Plesse monsieur le procureur de la d. Court sur le faict de la prouision du d. Tanguy Turnegoet a dict auoir faict ajourner les cy après nomez et chacun afin de dire ef déclarer leur aduis touchant ce sauoir Me Jacques Turnegoet sr de la Haquemoraye nay de germain du d. Tanguy Guille Rouxel allié du d. Tanguy ainsi que dict l'auoir ouy dire à Jehan Turnegoet sr de la Pommeraye père du d. Tanguy Me Jehan Henry sr de la Mofte aduocat et allié du d. Tanguy Jehan de Trongof sr de Kerpinson frère de la mère du d. Tanguy Jacques Turnegoët Villeraoul nay de germain du d. Tanguy François Gicquel Beausepmaine disant estre nay de germain du d. Tanguy Allain Turne goet parant dedans le quart degré et Jacques Gicquel Lescluse Allain Groygnet Plaineville Gabriel Dassonville François d'Arcelles sr de la Couldraye Rolland Budes sr du Perron Xtofle Turnegoet Vaudic et chacun quelz et chacun sur ce par mon d. sieur le lieutenant jurez et interrogez l'un après l'aultre ont dict sauoir le d. sieur de la Haquemoraye le d. Me Jacques Turnegoet Ville Raoul estre utille et prouffictable pour auoir la d. charge de corps et biens du d. Tanguy les d. Guille Rouxel Me Jehan Henry sr de la Motte Jacques Turnegoet Ville Raoul le d. Ville Raoul né de germain du d. Tanguy François Gicquel Jacques Gicquel Allain Groygnet parant de dans le quart degré François d'Arcelles Xtofle Turnegoet Allain Turnegoet sr de la Grange né de germain du d. Tanguy le d. d'Asonville et chacun ont dict et aduisé le d. Me Jacques Turnegoet sr de la Haquemoraye qu'est né de germain du d. Tanguy estre et qu'il est utille et prouffictable a auoir la d. charge et administration des corps et biens du d. Tanguy Turnegoet et mesme qu'est de la juridicyon et le d. sieur de Kerpinson et le d. sieur du Perron oppignent et aduysent le d. sr de Tremarguat estre utille à la d. charge. Et amprès avoir veuz et ouyz les aduis et opinions des d. parans amis et alliez du d. Tanguy Turnegoet et aussi des aduocatz assistans et que le d. Jacques est de la Juricyon et aussi ouy l'aduis du d. procureur qu'est allié du d. Tanguy a esté et est le d. Me Jacques Turnegoet sr de la Haquemoraye mis croyé et institué Curateur et Administrateur des corps et biens du d. Tanguy et la totalle charge luy en baillée après auoir esté juré par son serment sur sainctes evangilles bien et deuement soy y porter et acquitter en la d. charge et des biens du d. Tanguy a promis en tenir compte et pour le reliqua et le rendre non contracté par mariage aux peines de droict requises et en a baillé et mis à cautions pleges principaux tenus et obligez le sus d. Jacques Turnegoet Ville Raoul Rolland Collet Ville Sollon et Pierre de la Tousche sr de la Motte et chacun quelz soy y ont constitué o les Renonciations que ont faict au bénéfice de omission et ....... Et quelz et chacun se sont submis et submettent par leurs serments... tous et

chacun leurs biens quelz congnus présents et futturs aux pouoirs de droict juricyon et obéissance à notre d. court et icelle ont prorogé et prorogent quant à..... du contenu en

cestes. De quoy s'est le d. Gellin sr de Tremargat a reuerance porté pour contre disant et appellant et en a appellé et contredict. Faict par la court écullière de Saint Brieuc par deuant mon d. sieur le lieutenant les d. jour et an.

Grosseteste. (Archives du Cte. H. le Nepvou de Carfort. - Original sur parchemin.)

N° 27

Tutelle d'Isabeau Turnegouët dame de la Pommeraye.

Par noble home Maistre Yves le Nepuou sr Monsieur le ceste

court a esté ce jour dict et remonstré à noble homme Me Geffroy Henry monsieur

le Sénéchal de la d. court à présent cathédrant que puix naguères de temps damoiselle Catherine Giger dame de Fournebelle estre morte et décédée quelle en son viuant par auoir esté croyée et instituée à tutrice des corps et biens de damoiselle Isabeau

Turnegoet dame de la Pommeraye et d'icelle auoit eu la charge tutelle et administration et par le dict debceix la d. dame de la Pommeraye estre demeurée impouruue de tuteur et qu'il est requis à l'aduis et oppignon des parens et amis d'icelle myneure estre pouruue de tuteur ou tutrice utille et profitable tel que par ses d. parens et amys sera treuuée et par eulx choisy et esleu et que à la d. fin de la d. prouision il auoyt et a faict intymer à ce jour les dicts parens amys et alliés d'icelle myneure pour en dire leur aduys et choisir l'un d'eux utille et profitable pour icelle charge de tutelle et administration des corps et biens d'icelle myneure auoir et demandant euocation et appel estre faict des d. parens ce que luy a esté accordé et ont esté appelez scauoir Maistre Xtofle de Scliczon sr de Keraliou oncle de Me Vincent Turnegoet père de la d. myneure et frère uterin de Jehan Turnegoet père du d. Me Vincent ayeul de la d. myneure Me Jacques Turnegoet sr de la Haquemoraye cousin né de germain du père de la d. myneure Me François de Rosmar sr de la Villernault oncle maternel de la d. myneure frère germain de sa mère Jacques Turnegoet sr de la Vil leneuffue cousin né de germain du père de la d. myneure Me Allain de Rosmar sr du Vieux chastel oncle maternel de la d. myneure frère germain de sa mère Pierre Gelin sr de Tremergaz cousin germain du d. Me Vincent Turnegouet père de la d. myneure Allain Turnegoet sr de la Grange cousin né de germain du père de la d. myneure Pierre Ryuault sr de Kerisac oncle de la d. myneure cousin germain de Vincent Turnegoet son père Xtofle du Boays Gelin sr du Poutriuily cousin né de germain de la d. myneure à cause de la mère d'icelle Olliuier Goures sr de la Villehuet cousin né de germain du père de la d. myneure Rolland Collet sr de la Villesollon allié à cause de damoiselle Jehanne Turnegoet sa femme cousine née de germaine du d. père de la d. myneure Yves Conan sr de la Higuonaye allié à cause de Jehanne du Boays Geslin cousine germaine de la mère de la d. myneure Xtofle Turnegoet sr du Vaudic cousin né de germain du père de la d. myneure Guille Poullain sr du Pontlo cousin au quart de la d. myneure Me François le Paige sr de la Villaubert cousin au quart de la mère de la d. myneure Me Guille du Mangouer aduocat et allié de la d. myneure Me Jehan du Boaysgeslin sr de Esquiry cousin né de germain de la d. myneure à cause de sa d. mère Me Pierre le Paige chanoine de Sainct-Guille de Sainct-Brieuc cousin au quart de la mère de la d. myneure François de Rosmar sr de Lesouarn cousin au quart de la mère de la d. myneure Me Françoys Rudes sr du Tertre-Jouan aduocat Lancellot le Myntier sr de la Villemornay cousin au quart du père de la d. myneure Francoys Gicquel sr de Beausepmaine cousin au quart du père de la d. myneure Me Allain Grignet sr de la Pleineville cousin au quart du père de la d. myneure le d. Me Yues le Nepuou en priué nom cousin né de germain du d. père de la d. myneure chacuns quelz et chacun ont au d. appel comparuz aultrement que le d. de Scliczon quel par missiue enuoyée soubz sa signature a dict son aduys et oppignyon sellon la d. lettre quelle a esté ordonné insérer au présent acte pour la seurté d'iceluy et dont la teneur ensuilt. - En superscription a celuy de MMrs les Juges de Sainct-Brieuc qui occupera. Ayant esté aduerty que en ce jour on procede à la tutelle de ma nyepce de la Pomeraye myneure à rayson de sa feue tutrice dame de Fournebelle que Dieu absolue et que ne puix y assister suys d'aduys et oppignion que on la pouruoie de Me Jacques Turnegoet sr de la Haquemoraye et où ne accepteroyt la d. tutelle la bailler à la mère moyennant le consentement de son mari faisant les solemp nitez de droict à ce requises ainsi signé de Scliczon. Et amprès auoir et quilz parens et alliez surnoméz ont esté jurez par leurs serments successiuement l'un après l'aultre dire vérité purgez de conseil dire vérité et interrogez les ung après l'aultre successiuement et respectiuement sur le faict de la d. tutelle et administration des corps et biens de la d. myneure ont successiuement et respectiuement l'un après l'aultre de viue voix dict et respondu leur aduys et oppignion auoir esté et estre escuyer Jehan de Neant sr du Val et du Couldray mary espoux de damoiselle Jehanne de Rosmar mère de la d. myneure auecques. laquelle elle a esté toujours demeurante estre et qu'il est utille et profitable a auoir la d. administration et charge de tutelle de la d. myneure considerantz que par cy deuant il s'est bien géré et porté sur le faict de la d. tutelle pour la d. feue Catherine Giger lors tutrice de la d. myneure. Et partant o l'aduis deliberation et opignion des surnomez parens et alliez le d. Jehan de Neant présent et acceptant a esté mis croyé et institué le tuteur et administrateur des d. corps et biens de la d. damoyselle Isabeau Turnegoet dame de la Pomeraye myneure parcequ'il a promys et juré par son serment au faict de la d. adminis tration et charge de tutelle bien et loyalment soy gérer et porter le profilt et utilité de la

d. myneure faire et son domaige éviter Et partant dict a esté qu'il aura et

recouura les biens de la d. myneure en la part que soinct ou puissent estre par inuentaire ou aultrement. Par ce qu'il a promys et juré par son serment promect et s'oblige sur l'obligation gaige et ypotecque de tous et chacun ses biens présents et futurs d'yceux biens de la, d. mineure en tenir bon vray et loyal compte et en payer le reliqua si aulcun est. Et que ainsi il le fera aussi qu'il rendra ce qu'il a promys et juré faire par son serment et rendre à la court de céans la d. myneure non contractée par mariage demy an auparauant l'aige d'icelle myneure de la d. tutelle estre excédée à paine de deux mil liures monnaie. En a de tout ce mis a caution pour luy principal tenu et obligé noble home Jullien Léon sr de la Haye quel présent soy y est mis et constitué il et tout son bien et par son serment corne chose de son propre faict et debte. Et o ce dict aussi a esté que en la d. qualité le d. de Néant pourra agir et soy deffendre vers toultes personnes ses aduersaires la part que aura affaire constituer procurer o pouuoir en substituer d'aultres eslire de domicile. Faict et agité ainsi que dessus par la court sécullière de Sainct-Brieuc à la lieutenance ordinaire d'icelle y déliurée par mon d. sieur le seneschal le dix neuuiesme jour de Décembre l'an mil cinq cens quarante huict.

Grosseteste. (Archives du Cte H. le Nepvou de Carfort. - Original sur parchemin.)

N° 28

Mariage d'Isabeau Turnegouet, dame de la Ville-Raoul, et de François de la Lande de Calan.

Du 7 Février 1611.

Sentence rendue le 7 du mois de Février de l'an 1611 en l'audience de la cour ordinaire du Duché de Penthièvre pairie de France au siège et juridiction du comté de Plourhan et sie de la Roche-Suart tenue en la chapelle St-Julien de la ville de St-Brieuc par Jean du Boisgelin, écuyer, seigneur de Septfontaines seneschal de la dite cour par laquelle sur ce qui lui avait été représenté par François de la Lande éc. sr de Caslan et de la Villeeven demeurant dans son manoir de Caslan par. de Pléboulle evêché de St-Brieuc en présence de noble homme Mre Guillaume Maillart sr de Beauregard procureur fiscal de la même cour et de Pierre Conen écuyer seigneur de la Villelevesque curateur de dlle Isabeau Turnegouet dame de la Ville-Raoul fille mineure et héritière seule et unique de feu nobles homs François Turnegouët sr de la Ville-Raoul de la Villeneufve et de la Grange que recherchant depuis longtemps en mariage la de Isabeau du Turnegouët à laquelle il avait fait don en cette considération du tiers de ses biens meubles au cas qu'elle n'eust point d'enfans de leur mariage par acte du 31 janvier de la même année passé à Chatelaudren dans la maison d'honorable homme Guion Rouxel et reçu par Olivier le Chevy et Jaques Rolando notaires royaux de la cour de St-Rrieuc il avait ensuitte fait assigner le d. de la Villelevesque au d. nom et dlle Julienne de Bréhand sa femme mère de la d. dlle de Turnegouët pour con férer sur le d. mariage à laquelle assignation le d. sieur de la Villelevesque avait répondu qu'il s'en rapportait à l'avis des parens de la de mineure sur quoi Philippes Berthou ecr sr des Fontaines cousin germain et cy devant curateur de la de dlle avait requis qu'il en fust conféré particullièrement entre la de mineure et nobles gens Julien Collet sr de la Ville solon Jaques de Conen sr de Kerhalot Yves de Conen sr de la Higonnaye et Jean de Quelen sr de Murs et le d. procureur fiscal ayant assigné pour le lieu de la de conférence la maison de Mre Olivier Godot où tous les d. parens s'etant assemblés la de mineure ayant été inter rogée sur la de recherche avait déclaré qu'elle consentait d'épouser le d. sr de Caslan eu égard à l'obéissance qu'elle devait à la de dame sa mère ensuite de laquelle déclaration lecture ayant été faite de la de donation la de Julienne de Bréhand avait déclaré que de son chef elle consentait au d. mariage lequel ayant esté aussi approuvé par Gillette Turnegouet dame douairière des Fontaines soeur de la de mineure, Julien Collet sr de la Villesolon Jean de Queslen sr de Murs Yves de Boisgelin ecr sr de la Couesse François Collet ecr sr du Mourtier ses parens au 3e degré Yves Conen ecr sr de la Higonnaye parent au même degré à cause de dlle Claude Esluart sa femme, Yves le Nepvou écuyer sr du Houx tant en son nom que comme procureur de dlle Marguerite le Chat, Jaques de Conen sr de Kerhalot dlle Françoise Esluart sa femme Pierre Henry ecr sr de la Vieuxville son cousin germain à cause de dlle Jeanne Gendrot sa femme Jean de Quelen ecr sr de Mauny tant en son nom que comme fondé de procuration de noble et puissant Olivier de Quelen son père sr de St-Bihy de Lourcière de Kerbaut et de Kerchat et Gilles de Quelen son frère ecr sr de Peilen et de Jehan de Quelen son oncle éc. sr de Murs frère du d. Olivier, le d. Jean de Quelen sr de Mauni et Giles de Quelen sr du Pelein enfans du d. Olivier Jean Berthou éc sr de Kercadoret cousin germain de la d. mineure Antoine le Forestier ecr sr de la Lande tant en son nom que comme procureur d'Allain le Forestier son frère ainé sr de la Haye et dlle N... de Rosmar sa femme parente de la de dlle au 3e degré du costé maternel noble homme Gilles Hucher sr du Clos tant en son nom que comme se faisant fort de dlle Renée Visdelou sa femme parente au 4e degré du costé paternel et maternel, Guillaume Gouessy sr du Cartier parent au 4e degré à cause de dlle Françoise du Bourblanc sa femme noble homme Christophe Goures sr du Closneuf dlle Jeanne de Brehan tante maternelle François Favigot éc. sr de la Villegohel noble homme René Berthou écr sr de Vauvert frère du d. seigneur de Cargouët Jean de Lision au nom et comme fondé de procuration de nobles gens Jean de Tronguidy sr de la Noë mari de dlle Gillette le Piquart, Gouiquet, écuyer, sr du Dreny mari de dlle Marquerite le Piquart Christophe Collet sr de Cargrée nobles gens Ceorges Ollivry sr de la Belleissue et Bertranne Collet Julien le Noir éc. sr de Carlan Jaques de Brehan ecr Sr du Traver-Juquet et de St-Prestan dlle Jaqueline Collet dame de la Villeauroux nobles noms Gilles de Lesquen sr du dit lieu et de la Ville-Meneu et dlle Ber tranne Collet sa femme Antoine du Breil sr du Closneuf nobles gens Pierre Boullaye sr de St-Sauveur et de la Villealio tous comparans par le d. Jean de Lision fondé de leurs procu rations, le d. seneschal conformément à l'avis des d. parens permet et autorise la recherche que le d. sieur de Caslan faisait de la d. dlle Isabeau Turnegouet en conséquence les renvoye pour s'épouser en face de l'Eglise et ordonne que la de donation cy dessus men tionnée serait insinuée au d. siège dans trois mois. Cette sentence signée Hamonnet greffier sup. Mathurin de Tollenai la Hervixic. (Bibl. nationale, Carrés d'Hozier, 370. - Titres de la Lande. Copie.)

N° 29 Partage noble donné par Antoine le Nepvou seigneur de Kerfort.

19 et 21 Janvier 1585.

Sur l'action et demande de partaige intentée et menée en la court du Reguaire de Saint Brieuc et qui en espoir eust été de plus aduant soy mouuoir et enssuir entre nobles gens Rolland le Nepuou fils puisnay de deffuncts nobles gens Yues le Nepuou et Marguerite le Gluidic sa compaigne espouse en leurs viuants seigr et dame de Kerfort, de Formorel, etc., demandeur d'une part et Anthoine le Nepuou sieur de Kerfort fils aisné hérittier principal et noble des d. deffuncts Yves le Nepuo et la d. le Gluidic deffandeur d'aultre partie en demande que faisait et eust peu faire le d. Rolland au d. Anthoine comme heritier predit et par représentation de la d. le Gluidec comme herittier aux successions collatérales de deffuncts nobles gens Guillaume et Guillemette le Gluidec mesmes de deffunct noble homme Jacques le Nepuou frère germain des d. deffandeur et demandeur deuoir le d. Rolland le Nepuou pour lui et ses hoirs partaige heritel et mobilier et droit de lotie aux hérittaiges et biens meubles des successions directes et collatérales des d. deffuncts en noble comme en noble et en partable comme en partable et que pour ceste effect et gens à ce congnois-

sant eussent esté entreeulx conuenus au leur baillés. De la part duquel Anthoine

estoit et pouuoict n'auoir à débattre de partaige avec le d. Rolland son frère

et sou heritier presomptiff comptant contribuant et rapportant ce que faisant aujour-

d'huy comparants en personnes deuant soubsignés de la court du Regaire de

Saint-Brieuc. Et p Anthoine le Nepuou deffandeur de sa part et le d. Rolland

sieure demandeur d'aultre a esté entreulx amyablement sur la d. demande en action de partaige sur supposée de quen pour euitter a prolixité de proceix mesmes aux

grands frais et despens qu'il leur en conuiendrait faire à ce touchant de chacune

part congnoissant le grand de leur bien leurs filiations et hoiries nobles et le mérite de leur cause par forme que pour estre et demeurer le d. Anthoine le Nepuou pour luy et ses hoirs quicte ce qui est et sera par ceste enuers le d. Rolland ce consentant pour luy et les siens de la d. demande et action de partaige heritel et mobilier en ce qu'il en peust et pourroict appartenir au d. Rolland aux d. successions directes et collatérales des d. deffuncts en general celluy Anthoine en premier lieu pour le droict et partaige heritel du d. Rolland aux d. successions herittelles a baillé et par cestes baille cedde quicte et delaisse et trans porte au d. Rolland acceptant. Scauoir est le lieu maison et mestairie noble de Saint-Jouan avec touttes et chacune les tenues et herittages qui en sont et dépendent, jardins vergers coulombiers sur lieu issues depports et appartenances generallement en tout ainsi que les tiennent a prezent a mestairie Jean et François Gunits et Guillaume Lorant mestaiers du d. lieu sittué et estant en la parouesse Saint-Michel de Saint-Brieuc joignant par endroit en partie d'icelles choses au grand chemin menant de Saint-Brieuc à St-Barthelemy et d'aultre partie a aultre chemin venant de la maison des Rues à la Croix au chat sauf à en abannir plus à plain si mestier est pour en jouir le d. Rolland dès a présent et à jamais en l'aduenir comme luy estant délaissés par le d. seigneur de Kerfort eu l'estat à la charge au d. Rolland d'acquiter sur et par cause du d. lieu et appartenances qu'ils soient à présent avec les mestaiers du d. lieu cultiués et labourés, enuers le sieur et dame du Cruguil par chacun an a jamais en l'aduenir de dix justes froment rente mesure de St-Brieuc apparais sants les d. sieur et dame du Cruguil estre justement deubes et aultres de deux justes et demie froment rente predite mesure enuers la chapellenie de St-Gilles justilfiant en pareil le chapelain icelles lui estre justement deubes

Plus pour le reste du d. partage herittel le d. Anthoine baille cedde quicte et delaisse au d. Rolland le lieu et maison noble du Fort sittué en cette ville de St-Brieuc en la rue Jouallen avec le jardrin pourprins appartenances et dependances d'icelle ainsi qu'il s'en contient, joignant à maison hayes et jardin par luy acquis de feu Jacques le Febure et Marie du Jardrin sa femme d'aultre à une venelle conduisant du four du chappelain de la Courbrue au Martroy de St-Brieuc et le d. jardrin joignant à jardrin que possède Jan Geruffes soubz et de par Allain le Pappe et Marie le Clerc sa femme et à jardrin aux Thomas et sur la Rue et conduit et poursuit quicte de charge fors des debuoirs seigneu riaulx estant au fief proche du venerable chapittre de l'église cathédralle de St-Brieuc pour des d. herittaiges cy dessus jouir le d. Rolland herittièrement à jamais en l'aduenir en droit de nature et comme jouueigneur d'aisné aux charges susdites et non aultrement

Et partant à ces moyens le d. Rolland le Nepuou s'est désisté de ses d. droits part et portion qui lui pouuaient appartenir aux d. successions heritelles et mobilières et des d. successions directes et collatérales et en quicte le d. Anthoine son frère lequel il a par ces présentes subrogé pour tous ses droits et interets au par sur de ce qu'il eut pu et pourroict vers luy prétendre ce touchant; aussy la le d. Rolland subrogé au garentage des d. fons en la somme dé quatre vingt douze escus et deux tiers que icelluy Rolland le Nepuou auroict payé à feu Morice Chamail de ses propres et priués deniers en l'acquit du d. deffunct Yves le Nepuou pour le d. Anthoine les esliger vers aultres que bon lui semblera fors vers le d. Rolland comme il verra l'auoir à faire. Et pour l'esligement d'icelle somme le dict Rolland a baillé au dict Anthoine deux cedulles obtenues par le dict Chamail sur le d. deffunct Yues le Nepuou, l'une du sixiesme jour de Décembre 1573 et l'aultre du pénultiesme jour d'Aougst 1578 signées du d. le Nepuou auecques aultre acte par lequel le d. deffunct Yues le Nepuou confesse que le d. Rolland a paié de ses propres deniers en son acquit au d. Chamail la somme contenue aux d. cedulles. Et aultre acte à ce promis sur lequel deffunct Jacques le Nepuou la emprès confessé les d. actes dattes des deuxiesme et vingt-sixiesme jours d'Aougst 1581 signés des d. Jacques et Yues le Nepuou. Et mesmes le d. Rolland a subrogé le d. Anthoine en ses droicts et interest a retirer s'il voit l'auoir à taire les terres et herittages par le d. Rolland alliénés à Morice Chamail à Escuyer Jan Berthelot seigr de St-Illan, deffunct Michel le Branchu et Allain Bedel pour du tout des d. herittages en faire comme bon luy semblera etc

Sous leurs signes et de nous Prigent des Bois et Jacques le Bourgier notaires. Faict et groyé au dict St-Brieuc au tablier du d. le Bourgier le dix-neuffiesme jour de Januier mil cinq cents quatre vingt cinq après midi. Ainsi signé : le Nepuou Anth. le Nepuou P. des Bois et Y. le Bourgier.

A la suite de cette transaction et partage noble est la prise de possession des heritages y mentionnés en date du 21 des dits mois et an.

(Titres des le Nepvou de Carfort. - Copie ancienne. - Coll. Ch. de Carfort.)

N° 30

Transaction entre Yves Haugoumar, Guillaume du Quellenec, Jean Baudré et Roland le Nepvou, sr de St-Jouan.

9 Décembre 1586.

Comme ainsin soict que par transact ensuy entre deffunct Escuyer Yues le Nepuou viuant sieur de Kerfort d'une part et nobles gens Jean, Yues et Catherine Haugoumar enfans de feüe damoiselle Françoise le Nepuou soeur du dict deffunct Yues le Nepuou d'aultre partie, de leur droict tant heritier que mobilier de la succession feu Escuyer Rolland le Nepuou père commun des d. Yues et Françoise le Nepuou, ycelluy Yues aurait promis et soy seraict obligé entre aultres choses paier et continuer aux dits Haugoumar à jamais de lors du dit accord en l'aduenir le numbre de neuff justes froment rente mesure de Saint Brieuc par chacun an et terme de Saint Michel Montgarganne à la charge et en attendant en faire assiepte suiuant et au désir du dit accord datte du vingt-cinquième jour de Juillet mil cinq cent soixante quinze signé E. Guillou et Beaunnio.

Et sur aultre accord enssuy entre le dict deffunct Yues Le Nepuou et Hélène Uruoy lors tutrice de Marguerite et Françoise Haugoumar ses filles en elle procroyées en loyal mariage par deffunct noble homme Jan Haugoumar et mesmes auecques Me Yues Haugou mar et noble homme Guillaume de Quelleneuc mary espoux et faisant au dit acte le faict valable pour la d. Catherine Haugoumar icelluy Yues le Nepuou soy seroict aussy en oultre le précédent accord obligé païer et continuer aux d. Hélène Uruoy aux d. noms, Yues Haugoumar et de Quelleneuc pour leur droict herittel en la succession deffuncte Jacquette Tournegouet mère de la dite deffuncte Françoise le Nepuou à laquelle le Nepuou estoient fondés succéder les d. sus nommés le numbre de cinq justes ung bouëssau froment pre dicte mesure par chaincun dict an et terme de Saint Michel Montgarganne attendant en faire assiepte suiuant et au désir du d. accord en datte du vingtiesme Juillet mil cinq cents soixante dix sept. Signé S. Le Ribault et refféré estre signé G. A. Padio notaires en vertu duquel acte et transaction les herittiers de la d. deffuncte Françoise le Nepuou eussent peu et pourraient comme fondés en actes et entendement leur faire faire assiette des dicts numbres de rente par Escuyer Antoine le Nepuou fils aisné et héritier principal et noble du d. deffunct Yues le Nepuou viuant sieur de Kerfort suiuant et ainsin que le d. deffunct soy y serait obligé mesmes le contraindre à paiement des leuées restées des dictes deux parcelles rentes depuix la d. transaction fors les quattre leuées dernières escheues dès le terme de St Michel dernier quels leur auroient esté poyées par Escuyer Rolland le Nepuou comme cy après déclaré aussy des frais qu'ils auroient faicts prétendant les dictes leuées des d. numbres de renies et assiepte pour quoy soy furent opposés au benefice d'iuuen taire du d. feu Yues le Nepuou et aultrement en touchant et sauf à supposer l'effect des d. transactions et proceix si mestier est.

De ce jour ont comparus en personnes les d. Me Yues Haugoumar fils de la d. deffuncte Françoise le Nepuou demeurant en ceste ville de St-Brieuc et noble homme Guillaume de Querelleuc en son nom et père et garde naturel de damoiselle Julienne de Querelleuc par luy procroiée en la dite deffuncte Catherine Haugoumar qui fille estoit de la d. deffuncte Françoise le Nepuou et à laquelle Julienne de Quelleneuc icelluy de Quelleneuc son père promect et s'oblige faire ratifier cestes lorsqu'elle sera en age competent ou le faire d'assiette à ses parans lorsque requis sera à peine de tous interests cestes néantmoins tenante, Et Jean Baudré mary espoux d'oultre jour et au de damoiselle Marguerite Hau goumar et à laquelle icelluy Baudré promect et s'oblige faire rattifier cestes dans d'huy en ung mois prochain à valloir la dicte rattification en absence comme prezance et à peine en pareil de tous interests cestes néanlmoins tenante, demeurants les d. de Quelleneuc et Baudré en la paroisse de la Malhour comme soy disent et nomment d'une part et le d. escuyer Rolland le Nepuou sieur de St-Jouan demeurant en ceste dicte ville de Saint Brieuc présent d'aultre partie. Entre lesquels a esté faict le présent gré et accord par lequel iceulx Yues Haugoumar de Quelleneuc et Baudré aus. d. noms et neantmoins en

leurs propres et priués noms faisants la debte leur etc ; plus, ont par cestes

subrogé et supplanté en enthier le dict Rolland le Nepuou en tout et tels quels droits que eussent peu ou pourraient pretendre les d. cédants et qui leur peuuent compéter et apar tenir comme herittiers en quotité de deffuncte Catherine le Nepuou soeur de la d. Fran çoise le Nepuou en la succession de la dicte deffuncte Catherine le Nepuou décédée sans

hoirs de corps icelluy le Nepuou promet et s'oblige pour luy et ses dicts hoirs

païer et continuer par son serment et sur hypothèque de biens présents et quelconques aux dits cedants et aux dicts noms acceptans pour eulx et leurs dicts hoirs le numbre de quinze justes froment rente mesure de Saint Brieuc racle, qu'est à chaincun des dicts troys cedants cinq justes froment dicte rente par chaincun an. et terme de Sainct Michel Montgarganne et rendiction a grenier en ceste dicte ville de Saint Brieuc à pouuoir toutes fois au dict Rolland le Nepuou de soy franchir libérer et admortir des dictes quinze justes froment dicte rente et mesure enuers les dicts cedants et aux d. noms ce consentants dedans cinq ans prochains venants païant le dict Rolland le Nepuou aux dicts cedants à

chaincun cent escus sol qui sont trois centz escus sol Faict et le gré prins au

dict Sainct Brieuc chez Pierres Morienne le 9 décembre 1586 après midy l'original du pré sent acte est demeuré vers moy Cheronnier notaire ains. signé F. Kaoues et Cheronnain.

RATIFICATION DE L'ÉPOUSE DU DIT BAUDRÉ

18 Janvier 1587.

Le dix huitième jour de Januier 1587 avant Midy par dauant nous notaires de la Cour du duché de Penthièure et pairie de France au siège de Lamballe ont comparus nobles gens Jan Baudré et Marguerite Haugoumar sa femme compaigne et espouze sieur et dame de la Touche demeurant en la paroisse de la Malhoure à laquelle femme ce requérant le d. Baudré a donné son auctorité pour l'effect cy après et après que par nous notaires a esté a requeste des dicts mariez leu de mot à mot et donné à entendre à la d. dlle Margte Hau goumar tout l'effect teneur et contenu du transact contract et accord cy dauant escript

dabté du neufiesme jour de Décembre 1586 Et à requeste des d. mariez qui

ont juré ne scauoir signer discret dom Thomas Uruoy prestre a signé. Ainsi signé T. Uruoy. J. Boullye et P. Halna.

(Titres des Le Nepvou de Carfort. - Coll. Ch. de Carfort. Copie ancienne.)

N° 31

Aveu rendu par Antoine le Nepvou, Seigneur de Kerfort et de St Jouan, à Messire Nicolas Langellier, évêque de St-Brieuc.

6 Juin 1587.

Par dauant nous Jacques Cheronurier et Yues Lochet nottaires de la court du regaire de Sainct Brieuc et par Icelle a comparu en personne escuyer Anthoine le Nepuou sieur de Kerfort et de Sainct Jouan demeurant en la paroues de Sainct Michel de Sainct Brieuc au d. lieu et manoir de Kerfort lequel pour luy ses hoirs et causaiants cougnoist et par cestes est augn et confessant estre et qu'il est homme et subiect de Reuerant père en Dieu Messire Nicollas Langellier euesque de Sainct Brieuc et de luy tenir et quil tient prochement noblement et ligement eu sa court et jurisdiction des Regaires de Sainct Brieuc à cause de son euesché a debuoir de foy hommaige ventes et chambellenaige quand le cas y eschet et sans rachapt les maisons terres et herittaiges cy amprès abanny aduenus au d. sieur de Kerfort des successions de deffunctz nobles gens Yues le Nepuou et Margueritte le Gluydic ses père et mère sisse en la d. jurisdiction et au terrouer d'entre Urgn et Gouet au fief proche du d. seigneur euesque de Sainct Brieuc desquels herittaiges la declaration ensuilt. Scauoir les maisons nobles de Kerfort salle cuisine chambres gre niers apantis escuries granges estables metairies court aire d'icelles maisons jardrins coulombiers yssues depportz et appartenances des d. maisons comme se comportent. Auecq une piecze de terre appelée le Clos Neuf aultre piecze de terre appelée le Clos de la Fresnaie deux pieczes de terre sans le semeix du Chesne estant près le d. vergier et le Clos Neuf, aultre piecze de terre appelée les Grandclos aultre piecze de terre appelée les Combourdoins et la semeix du Chesne y joignant, aultre piecze de terre appelée la piecze de sur les Combourdoins ung pré appelé le pré du dos d'asne auecq une petitte coste y joignant. Aultre quantitté de pré appelé le pré Loria. Le tout des d. maisons terres et prés cy dessus s'entretenants autour ensemble vingt journaulx de terre ou enuiron joignant oultre sur le chemin pour aller du d. lieu de Kerfort au village de Berien et à terre de damoiselle Françoise le Nepuou et d'aultre à terre que possède à tiltre de douaire damelle Margueritte le Danio douairière du d. lieu. Aultre piecze appelée la coste Renouart con tenant ung journel de terre ou enuiron joignant d'un endroict à terre Rolland Thomas d'aultre à terre Yuon le Nostre et d'aultre au chemin qui conduist de Gouessart au villaige de Bérien. / Aultre piecze de terre appelée les Pieds clos et la Chesnaye y estant autour environ dix journaulx de terre ou enuiron joignant à terre Pierre Uruoy d'aultre à terre Charles Courcout et d'aultre à terre ou pré de la Haquemorais. / Aultre piecze de terre appelée le Clos dauant Laporte en laquelle il y a vergiers autour ung journel de terre ou enuiron joignant à terre de trois endroitz du d. lieu et sur le chemin du pont des Bouës sières au grand chemin. Le tout sans tenue au costé. / Une maison sisse au villaige de Bérien auecques ses jardrins courtils aire d'icelle maison auecq une piecze de terre estante derrier la d. maison autour trois journaulx de terre dont il y en a ung franc de dismes joignant à terre que tient Jan le Nostre d'aultre à terre du sieur de la Motte le Paige. / Aultre piecze de terre appelée la Coste Abour autour ung journel de terre joignant à terre de Franc. Gaubert d'aultre à terre Yuon le Nostre et d'aultre au chemin qui conduist de Sainct Brieuc à Lanuollon. / Troys aultres pieczes de terre s'entretenants appelées la Coste du Pont autour ensemble troys journaulx de terre joignant d'un endroict à terre de la d. Gaubert d'aultre à terre que pocedde Olliuier le Nostre et au chemin qui conduist du d. Saint Brieuc à Lanuollon. Et aultre piecze de terre appelée la Coste de Kerfort sur les quelles maisons de Bérien et terres en despendant estoit du au chapitre de Sainct Brieuc à present à sieur Michel Pommerot sieur de la Porte douze justes froment mesure de Sainct Brieuc./ Une piecze de terre appelée la Longue-Haie autour ung journel joignant d'un bout au chemin par lequel l'on va de Sainct Brieuc à Chastelaudren d'aultre bout à terre Olliuier le Doré./ Aultre piecze de terre appelée les Beaux Vallets et la Coste Ysot sans comprendre ce qui estoit de la d. piecze à Francois le Glastin autour trois journaulx joignant d'un costé à terre Pierre Uruoy d'aultre à terre du sieur de Kerfort d'aultre au chemin dernier déclairé et à la piecze de terre cy apprés./ Aultre piece de terre appelée les Bonnyotz auecq ses bois et fossés autour six journaulx de terre joignant d'un costé à la piecze de terre cy dessus debornée nommée les Bouniotz d'aultre à terre Pierre Uruoy. Deux pieczes de terre s'entrejoignants d'un costé l'aultre appelées les Couldrais autour deux journaulx joignant d'un costé à terre Olliuier le Chel (?) d'aultre costé et d'un bout à terre Barbe Gendrot d'aultre boult au chemin conduisant de la maison du d. le Chel (?) à la Fontaine Gaultier. Plus aultre piecze appelée les terres Piros autour trois journaulx et demye joignant d'un costé à terre Yuon le Nostre d'un bout au chemin conduisant du villaige de Bérien à Kerfort d'aultre boult et costé à terre du d. sieur de Kerfort./ Plus la maison noble de Sainct Jouan escuries granges et estables du d. lieu o ses vergiers hebrege ment coulombier yssues depportz et appartenances joignant au chemin par lequel Ion va de la ville de Sainct Brieuc à la chapelle de Beaulieu d'aultre costé aulx deux pieczes de terre cy apprès l'une nommée le Clos des Tuillans joignant d'un costé à terre Jan Damar d'aultre costé à l'autre piecze de terre cy apprès appelée le Clos du Coulombier d'un boult au chemin par lequel l'on va de la chapelle de Sainct Armel à la Croix au Chat. L'aultre piecze de terre nommée le Clos du Coulombier joignant d'un costé à la d. piecze de terre cy dessus et de deux boults aux chemins cy-dessus déclairés le tout autour quinze jour naulx de terre dont il y a ung franc de dismes. Aultre piecze de terre en pré appelée le pré de la Fontaine auecq ses bois et fossés despendant du d. lieu de Sainct Jouan joignant d'un costé à terre du sieur de la Touesse d'aultre au chemin qui conduist du villaige de Sainct Eleair (?) à la chapelle Nostre Dame de la Fontaine d'aultre à terre Jan le Bigot. Une parcelle de terre estant en une coste nommée la Coste du Gouesart joignant de trois endroicts à terre Olliuier le Nostre chargée de debuoir de disme de douze gerbes l'une... Plus une parcelle de pré estant à la vallée du Gouesart joignant à terre Olliuier le ure (?) et au ruisseau qui descend de la fontaine du Gouesart à la riuière de Gouët. Suitte une parcelle de terre es d. costés du Gouesart joignant de deux endroicts à terre Pierre lechle ure (?) et à terre de Janne le Nostre chargée de paroil debuoir de disme. Une parcelle de terre estant en ung cartier nommé les Noes du Pont joignant à terre de Mathurin Thomas et à terre Allain André et à terre de Guillaume le ure (?) auecq mesme debuoir de disme. Deux pieczes de terre en pré nommées l'une le pré Renouard et l'aultre le petit pré s'entretenant et joignant et aulx ruisseaux qui descendent de la fontaine de la Bonueaux à la rivière de Gouet joignand oultre a terre du d. sieur de Kerfort sisse en la paroues de Sainct Michel. Plus une piecze de terre en la paroues de Saint Michel. Plus une piecze de terre en la paroues de Ploufragan en ung cartier nommé les Couldrayes joignant à terre Olliuier Luchaire à terre Barbe Gendrot et au chemin de la Coudrais à la fontaine Gouesart o pareil debuoir de disme. Aultre parcelle estant a la chanpaigne de la Bonniau nommée les Roches Crisses joignant au chemin par lequel l'on va de la petite Ville au bault a Saint Brieuc a terre Charles Courcout o pareil debuoir de disme. Aultre parcelle en la d. champaigne de la Bonniau joignant de deux endroicts à terre du d. Courcout et à terre Estienne Gaubert o pareil droict de disme. Plus une piezce de terre nommée les Serbon naulx joignant et par deux endroicts a aultre terre du d. sieur de Kerfort et à terre que tient Lancelot Ysot. Aultre parcelle de terre estant à la couste prés les costes rondes joi gnant à terre Jacques Renouard à terre de Julien Fauigot et sur sisses .. de la grand... Plus une piecze de terre nommée le pré au Mouenne joignant aux d. ruissaulx cy dessus et à terre Oliuier le Nostre et à terre Jullien Fauigot et Barbe Gendrot sans tenue. Plus une piecze de terre nommée la combe de la Couldraie joignant à terre des hoirs Vincent Guillou au chemin de la Couldraie à la fontaine de Gouesart d'un boult et d'un costé sans tenue. Une petitte parcelle de joncs et au-dessus de la d. fontaine et joinct oultre a terre Olliuier le Ure (?) des deux endroicts. Deux parcelles de terre es d. Couldraie l'une joi gnant à terre du d. Courcout à terre Olliuier le Gal (?) et à terre Rolland le Blanc l'aultre joignant à terre Jan Benouard à terre Franc le Gal et sa femme et à aultre terre du d. sieur de Kerfort. Les vieilles mazières et leurs appartenances sisses en la grand Ville au bault paroues de Plouffragan joignant au grand chemin de la d. Ville au bault à la petitte au bault et à terre Rolland le Blanc et Estienne Gaubert en la tenue de la ville au bault sous la seigneurie de la Roche Suhart ? Une parcelle de terre estant es costes de Sainct Barthelemy et à terre Pierre Mallenfant. Plus une parcelle de terre estant es Beaux Valletz joignant au chemin de Saint Brieuc au pont de Sainct Barthelemy et à terre du d. sieur de Kerfort de deux endroicts sans tenue. Plus le d. sieur de Kerfort employt de cestes a confessé estre pareillement homme et subiect du d. seigneur euesque de Sainct Brieuc aux d. causes et pareil debuoir que dauant c'est a scauoir pour le d. lieu maison et metairie de Sainct Jouan aire jardrins coulombier sur terre yssues depportz et apparte nances auecq touttes et chacunes les terres qui en sont et dependent tant labourables que pasturables sittuez en la d. paroues et au d. fiel duquel lieu et terres de Sainct Jouan damlle Margueritte le Danio veufue du d. feu Yues le Nepuou jouist à présent pour son droict de douaire pour auoir esté conuoluée en mariaige prouchement avec le d. feu le Nepuou auecq oultre les terres et herittaiges par le d. sieur baillez en partaige a damlle

Françoise le Nepuou sa soeur ainsy que sont aung cy dauant des actes et partaiges

en faites y sur dit par cause desquelles maisons terres et herittaiges cy dessus. Le d.

sieur de Kerfort congnoist et confesse estre subiect a la court du d. seigneur a luy fait foy et hommaige pour le debuoir de vente et chambellenaige quant le cas y eschet et ainsin que homme et vassal noble est tenu faire à son seigneur suiuant et sellon que la nature de ses fiefs le requièrent. A tout quoy le d. sieur de Kerfort soy submect et offre foy debuoir et tout ce qui luy incombe. Et pour tenir et aduoir par escrit a faict fornir la presante pour présenter au seigneur euesque ses reteneues et prouisions o protestations de y augmenter diminuer ou autrement la refformer sy mestier est. Tout quoy nous notres soubz signez auons accepté pour le d. seigneur absent en tend que luy debt. Et pour ce que le d. sieur de Kerfort a tout ce que dessus ainsin faict voullu congneu et a esté promis et juré faire et tenir par sermentz sur ypotheque de leurs biens presentz et futurs sans.... pour luy et ses d. hoirs nous partant à tout ce faire et tenir les auons condempnez a leurs requestes par nostre d. court du Regaire de Sainct Brieuc o subjon et prorogation de

juridiction , soubs nos signes et du d. sieur de Kerfort. Faict et le gré prins à Sainct

Brieuc au tablier du d. Cheronurier le sixiesme jour de juign mil cinq cenz quatre vingtz sept auant midy. Et pour présenter ceste au d. seigneur ses reteneues ou comme en requerre acte le d. sieur de Kerfort a institué pour son procureur general et spécial Jan Compadre o tout pouuoir pertinant donné comme dessus par l'inthimé print affirmé, l'aultant signé comme est à la minute... demeurée vers le d. Cheronurier notre.

Y. Lochet. Cheronurier.

(Titres des le Nepvou de Carfort. - Coll. Ch. de Carfort. - Original.) N° 32

Tutelle de Jacques le Nepvou, seigneur de St-Jouan.

10 et 14 Octobre 1597. '

En jugement et audiance ordinaire de la Cour du Regaire de Sainct Brieuc de la part de Maistre françoys Coquillon procureur fiscal de la dicte Court a esté remonstré les deceix aduenus de feuz noble homme Rolland le Nepuou et Françoyse Berthelot sa femme viuant sieur et dame de Sainct-Jouan lesquels de leur mariaige auroint delaissé Jacques le Nepuou aaigé de .. ans soubz l'acte de tutelle lequel il est besoin de pouruoir de tuteur et que pour y paruenir il auroit faict adiourner la pluppart des parans du dit mineur res quérant appel et euocation en y estre faict ce qu'apartient. Et au dit appel ont comparu Escuyer Robert Moro sieur de la Ville Bougault parent du dit mineur au quart degré en l'estoc, damoiselle Allix le Noir son aveulle maternelle Claude Berthelot dame de la Cha pelle soeur de la mère du dit mineur. Et pour ce que damoyselle Jeanne Visdeloup dame de la Fontenelle noble homme Anthoine le Neuou sieur de Kerfor Jan Berthelot sieur de

Sainct Illan sieur de la Ville louise Françoyse le Nepuou .. et parans du dict

mineur n'ont comparuz ni procureiz pour eux ils ont été jugez defaillants aux fins de l'adiournement pour cest effet leur signiffié.

Jour de ce moys par son seigneur aparu pour aueu du present deffault par le proffit duquel le dit sieur procureur a resquis quilz soint a demander chacun et sur peine d'amende faulte à eux de comparoir pour dire leur aduis sur la pouruoiance du dit mineur et oultre qu'il soit dit que jusques à ce qu'ils aient comparu ses biens demeure ront a lors perilz et fortunes et que les présens aient à nommer l'un des dictz parans qu'ils voiront estre le plus utille capable et profitable pour auoir la dicte charge des corps et biens du dit mineur pour passé de ce curation et estre faict. A quoy des dicts Moro le Noir et Berthelot a esté dit estre d'aduis que le dit sieur de Sainct Illan soit institué en la d. charge n'en cognoissant aultre plus capable et profitable pour l'auoir des quelz aduis et opignions cy deuant a esté deliuré acte. Et reserué de faire droit sur les requestes du dit sieur procureur passé de la reinthymation des dictz parans deffaillantz. Faict par la Court du Regaire de Sainct Brieuc le siège vacant regy par economat (?) tenue en la chapelle Sainct Gilles du dit lieu à raison de la démolition de l'auditoire par dauant Monsieur l'Alloué ce dixiesme jour d'octobre mil cinq centz quatre vingtz dix sept.

Et dempuix scauoir le quatorziesme jour d'octobre au dit an mil cinq centz quatre vingtz dix sept en jugement de la dicte Court du Regaire de Sainct Brieuc de la part de Maystre Françoys Coquillon procureur fiscal de la dite court a esté remonstré que suiuant l'ordon nance portée par l'acte cy dessus il auroit faict readiourner les parans du dit Jacques le Nepuou sieur de Sainct Jouan mineur pour paruenir à la curation d'un tulteur à icelluy resquerant l'appel et euocation et estre faict ce qu'a esté. Et au dit appel ont comparuz maistre Mathurin Berthelot aduocat procureur se portant et escuyer Guillaume le Forestier sieur de la Hazaye mary espoux de damoyselle Margueritte du Tertre tante maternelle du dit mineur maystre Jacques Poullain procureur soy portant et honorables gens Henry et Jacques Compadre Janne et Suzanne Compadre oncles et tantes du d. mineur du costé maternel mesmes de maystre Yues Lochet sieur de la Noe oncle en pareil degré. Et des quelz le d. sieur procureur fiscal a resquis qu'ils aient a aduyser et opiner entreux lequel est le plus utille pour auoir la dicte charge de tuttelle du dict mineur. / Tous lesquelz parans cy dessuz nommez ont dict ne congnoistre aucun d'eulx plus profitable et capable pour la dicte charge auoir que noble homme Jan Berthelot sieur de Sainct-Illan et estre d'aduis qu'il y soit institué. Attendu lesquelz aduis et opinion des parans cy deuant se presentant le dit sieur procureur fiscal a esté le dict Jan Berthelot sieur Sainct-Illan groé et institué en la d. charge de tuttelle des corps et biens du dict mineur à la charge de bien et fidel lement s'y porter. En l'endroit a comparu Maistre Guillaume Penhouet procureur soy por tant du dict sieurde Sainct-Illan aux fins du pouuoir garanty presentement aparu qui a dit. Pour l'affection qu'il a de conseruer le bien du d. mineur quoyqu'il n'y soit subiect ny le premier conuaignable sy est ce que il accepte la charge. Mais il adiouste que à l'occa sion de l'injure du temps et hazard des chemins il ne luy est pas possible de venir icy prester le serment ny fournir des cautions. Au moyen de quoy il a requis que les juges de Lamballe soient commis pour receuoir son serment et ses cautions. Pourquoy pour receuoir le serment du dict Berthelot pour la dite charge ensemble les cautions qu'il fournira à l'auènement d'icelle ont esté commis les juges et officiers de la juridiction de Lamballe par ce que de tout il sera rapporté a nostre court acte deuement garanty. De tout quoy a esté déliuré acte faict par la dicte court du Régaire de Sainct-Brieuc eu la chapelle Saint-Gilles du dict lieu par dauant mon dit sieur l'alloué les dictz jour et an. / (Titres des Le Nepvou de Carfort. - Original. - Coll. Ch. de Carfort.)

N° 33 Notice généalogique sur les Berthelot de St-Ilan.

La famille Berthelot, de l'évêché de Saint-Brieuc, porte d'azur à 3 testes de léopard d'or

surmontées chacune d'une fleur de lys d'or. Ce blason, que nous don nons ci-contre d'après celui qui figure aux généalogies de la famille recueillies par Dom Morice (Bibl. natle F., fr. 22.347. Mém. généalo giques de Dom Morice) est reproduit, également, sur le sceau d'Eon Berthelot, du 25 août 1401, qui append à un minu fourni par Bertrand Hidoux pour le rachat de Marguerite Choupe. (Archives des Côtes du-Nord, E. 703.) Le champ est semé de merlettes, 3, 1 et 2, et aux flancs de l'écu, dans un quadrilobe, se voient deux cygnes ou deux merlettes. Notons, toutefois, que dans l'arrêt de noblesse de cette famille, du

27 janvier 1669, les armes sont décrites plus simplement, d'azur a 3 testes de léopard dor. Le château de Saint-Ilan est situé, dans la paroisse de Langueux, sur le bord de la mer. (V. croquis des environs de Saint-Brieuc au XVe siècle.) « Comme tant d'autres saints, autre " fois honorés en Bretagne, Ilan nous est entièrement inconnu ; nous ne savons rien, non « plus, de ce prieuré de Saint-Ilan-le-Roy qui recevait, anciennement, une part des dîmes « de la paroisse. » (Anc, Evêchés de Bretagne, T. Il, p. 277.)

Ilan ne serait-il pas une corruption de Eloi?

Cette seigneurie n'est pas le plus ancien fiel possédé par les Berthelot. En 1426, elle appartenait à Jean le Bourdet, sr de la Hunaudaye « qui était, sans doute, fils d'Alain, « batard d'un Tournemine. » (Même source.)

La généalogie établie dans l'arrêt du 27 février 1669 (Bibl. natte, Nouveau d'Hozier, 39 - Berthelot) fait remonter les Berthelot de St-Ilan jusqu'à :

I. - Perrot, ou Pierre, Berthelot, employé dans un acte du 8 may 1418 au rang des seigneurs, chevaliers, cheftaines, gens d'armes et autres que le Duc Jean V emmène avec lui dans son voyage en France. Nous avons mentionné cet acte où Pierre et Olivier Berthelot figurent avec Pierre, Olivier et Eonnet Le Nepvou.

(V, IIe Partie, - Branche des seigneurs de Crenan.)

II. - Jean Berthelot, premier du nom, seigneur de la Villebuor, terre située dans la paroisse de Plemy, probablement fils de Pierre, est au nombre des gentilshommes qui accompagnèrent le sire de Coësquen, maréchal de Bretagne, pour délivrer le duc de Bretagne retenu prisonnier à Chantoceaux par ses neveux, sur un rôle du 22 may 1420. Il épousa dlle Jeanne de Treal, de la maison de Beaubois, que nous croyons fille d'Olivier de Treal, seigneur de Treal et de Goray et de Anne de Saffré, laquelle, devenue veuve, se remaria, en 1469, avec Jean de Malestroit, seigneur de Kaer et de Coetfao.

Le dit Olivier était fils de Jean de Treal, qui fut l'un des cautions du Due dans le traité qu'il fit en 1381 avec le connétable de Clisson et de Jeanne de Chateaubriand, et petit-fils de Bonabes de Treal; qui épousa Jeanne du Chastel, fille de Tanguy du Chastel et de Tiephaine de Plusquellec, dame de la Roche-Droniou.

Du mariage de Jean Berthelot, sr de la Villebuor, et de Jeanne de Treal sont issus :

1° Jean, qui suit;

2° François.

III. - Jean Berthelot. deuxième du nom, seigneur de Saint-llan et de la Villebuor, épousa, le 27 octobre 1482, dlle Guyonne Pean, fille d'écuyer Perceval Pean et de dlle Marie de Quebriac, seigneur et dame du Bohu et de la Vieuville, dont :

1° Jean, qui suit ; 2° Jacques ; 3° Marguerite; 4° Anne.

IV. - Jean Berthelot, troisième du nom, seigneur de Saint-llan et de la Villebuor, bailla leur partage à ses soeurs puisnées, Marguerite et Anne, par acte du 26 octobre 1506. Il épousa dlle Guillemette Dolo, soeur de Jacques Dolo, seigneur des Aubiers, terre située dans la paroisse de Hillion, sur le bord de la mer. Le manoir des Aubiers fait face, dans l'anse d'Yffiniac, au château de St-Ilan. Jacques Dolo, seigneur des Aubiers, fils de François, épousa, comme nous l'avons vu, Françoise le Nepvou, dame de Bouabry. Jean Berthelot fit un accord avec Jacques Dolo, son beau-frère, les 5 et 17 mars 1519. Il comparut à la montre générale des nobles de Paimpol, le 10 juillet 1523, par Jacques Berthelot, son frère, et fut compris, à la Réformation de 1535, dans la paroisse de Lan gueux, comme seigneur et possesseur des manoirs et maisons nobles de Saint-llan et de Lestivy.

Nous le voyons, également, cité dans deux actes de partage noble, l'un du 4 décembre 1526, donné à son frère Jacques, l'autre, du 17 juin 1534, à Guillaume Pean, frère aîné de dlle Guyonne Pean, sa mère.

Du mariage de Jean Berthelot, troisième du nom, et de Guillemette Dolo est issu :

Olivier, fils aîné, qui suit.

V. - Olivier Berthelot, seigneur de Saint-llan et de la Villebuor, transigea avec ses puinés, le 29 décembre 1547, touchant les successions d'Ecuyer Jean Berthelot et dlle Guille mette Dolo leurs père et mère, les dites successions reconnues d'ancienne noblesse.

Il rendit aveu, le 5 octobre 1555, à Jean du Tillet, évêque de Saint-Brieuc, pour les moulins de la Villebuor, et épousa : 1° Françoise de Langourla, probablement fille de Jacques de Langourla, chevalier, seigneur du dit lieu, et de Jeanne de Chateaubriand, avec laquelle il passa un acte de donation mutuelle le 3 may 1565; 2° Jeanne Richard. Du premier mariage est issu :

François, fils unique, qui suit.

VI. - François Berthelot, écuyer, seigneur de Saint-llan et de la Villebuor, épousa, le 25 mars 1555, dlle Alix le Noir, fille d'Ecuyer Jean le Noir et de dlle Julienne d'Yvignac, sr et dame de Carmorvan. L'arrêt de noblesse du 27 février 1669 rapporte un acte du 14 juin 1418, par lequel il est justifié que Messire Amaury du Chastelier, sr du Plessix-au Noir, reconnaît écuyer Robert le Noir, père (aïeul) de dlle Alix le Noir, pour son seul juveigneur ef lui donne la liberté de prendre les armes pleines de la dite maison.

François Berthelot rendit aveu au Révérend Evêque de Saint-Rrieuc, le 11 juillet 1572, des terres de Saint-llan, en qualité de fils unique et seul héritier d'Olivier Berthelot. Il servit, en 1565, dans la compagnie du Duc d'Etampes et était, en 1573, cornette de cava lerie de l'arrière-ban de Saint-Brieuc. Il mourut en octobre 1586.

Du mariage d'écuyer François Berthelot, seigneur de Saint-llan et de la Villebuor, avec dlle Alix le Noir sont issus :

1° Françoise, fille aînée, qui épousa Roland le Nepvou, écuyer, seigneur de Saint-Jouan;

2° Jean, sr de Saint-llan et de la Villebuor, fils aîné, qui partagea ses cadets le 24 avril 1589 (Bibl. natle, Carrés d'Hozier, 87) et mourut, peu après, sans hoirs ;

3° Autre Jean qui fut, d'abord, seigneur de Lestivy, dans la paroisse de Langueux, et devint seigneur de Saint-llan à la mort de sou frère aîné. Il donna son partage à sa soeur Françoise, en cette qualité, le 11 août 1590, par un acte cité, à la fois, dans l'arrêt du 27 février 1669 et dans l'arrêt de maintenue des Le Nepvou de Carfort du 27 janvier 1700. Il fut l'un des tuteurs de Jacques le Nepvou, sr de Lestivy, et épousa, en 1602, Jeanne le Veneur, dame de Cariollet ;

4° Guillaume, sans alliance, f avant 1590 ;

5° Anne ;

6° Moricette ;

7° Marie ; 8° Claude, partagée le 30 septembre 1611, qui épousa Jean Conen, écuyer, seigneur du Prépéan et de Pont-Huiquet.

VII. - Jean Berthelot, quatrième du nom, mari de Jeanne le Veneur, rendit aveu au Révérend évêque de Saint-Brieuc, des terres de Saint-llan et de la Villebuor, le 5 mars 1606. Il eut pour enfants :

1° Jean, qui suit ;

2° Alain, qui épousa le 19 septembre 1617, dlle Marguerite le Vicomte et reçut en partage, le 1er juillet 1623, la terre de Saint-llan. Nous le voyons paraître, en qualité de parrain, dans l'acte de baptême de Marguerite le Nepvou du 8 janvier 1619. (V. IVe Partie. - Branche des seigneurs de Kerfort.)

3° Et plusieurs filles.

VIII. - Jean Berthelot, cinquième du nom, sieur de Cariollet, épousa Suzanne de la Villéon, de la maison des Mareix, dont issurent :

1° Jean-Baptiste, qui suit ;

2° Charles, sieur de Brangolo, qui épousa Jeanne Morin, dont postérité ; 3° Morice ;

4° Georges, sieur du Gage, marié avec dlle Hélène Visdelou le 4 décembre 1664, dont postérité.

IX. - Jean-Baptiste Berthelot, sr de Saint-llan, la Villebuor, Lestivy, etc., fut maintenu dans sa noblesse par arrêt du 27 février 1669. Il épousa, le 9 avril 1641, Julienne Bouan, fille d'écuyer Jean Bouan, de la maison du Challonge, et de dlle Jacquette Bernard, dont :

1° Louis-Paul ; 2° Mathurin-Joseph ; 3° Louis ;

4° Jean-Baptiste-Paul.

Maintenus avec leur père, le 27 février 1669, ainsi que leurs cousins, François, fils d'Alain, Charles et Morice. (Bibl. natte, Nouveau d'Hozier, 39.)

N° 34 Partage noble donné par Jean Berthelot, seigneur de St-Ilan.

11 août 1590.

« Comme ainsy soit que par cy-deuant prisaige et partaige auroient esté jugés es biens herittiers de la succession herittière de deffunct escuier Françoys Berthelot sieur de Sainctillan et de la Villebuor entre nobles gens Jean Berthelot filz ainé et hérittier principal et noble du dict deffunct deffendeur et autres enfans puis-naiz d'icelluy deffunct demandeurs assauoir autre Jean Berthelot sieur de Lestiuy, Guillaume Berthelot, Françoyse, Anne, Moricette Marie et Claude Berthelot, auquel prisaige auroit esté procédé par nobles gens Allain le Nepuou sieur du Houx Jacques le Chat sieur de Kersaint Jean Duboys sieur de Linallec priseurs nobles et par Pierre le Roy priseur et arpenteur tesmoing et nommez entre les parties dont ils auraient fait rapport comme appert par leur liure de prisaige rendu en la court de St-Brieuc signé par coppie du 6 juillet 1588 Adrian greffier. En exé cution duquel partaige se serait enssuy proceix entre les dites parties. En ce que les demandeurs requéraient vers leur d. aisné que sur le dit prisaige de biens immeubles et rentes de la d. succession se montant à la somme de mil cinq cens soixante et treize liures six deniers rentes le d partage eust esté exécuté et que lotties fussent faites sur le dit libure par esgalles portions de ce qu'auoit esté acquis par leur père commun de roturier et racquité de ce qu'auoit esté aliéné et ypothecqué par deffunct Oliuier Berthelot leur ayeul par acquestz pour estre partagez esgallement entre eulx et sur autres demandes mention nées au d. proceix. A quoy deffandant le d. aisné disoit qu'il falloit distraire desur le d. libure le douaire de damoiselle Alix Le Noir leur mère se montant à quatre centz liures trois soulz et six deniers et le in y acquest d'icelle avec son droit de récompense se montant à sept cent vingt liures treize soulz de rente aussi qu'il falloit distraire le douaire de dlle Janne Richart veufue du d. Oliuier Berthelot leur grand'père se montant à trente-six escuz et aussy les rentes de mangier deues sur partye des d. immeubles se moutantes à dix liures quatre soulz de rente et oultre dix-neuf justes et demye de froment et deux chappons deubz chacun an sur les herittaiges et aussy distraire son droit de manoir et ainsain que plus à plain est desduit au d. proceix. Et au parsur leur offroit ung tiers dé ce qui reste roit se serait enssui accord entre le d. aisné et les puis-naiz fors auecques

Françoyse Berthelot estant icelluy accord en dabte du 24me auril 1589. Rapporté de Salmon le Ribeault et Thomas le Ribeault notaires.

Mais pour le regard de la d. Françoyse serait le faict demeuré eu l'estat et depuix serait et est décédé le d. Jan Rerthelot aisné et mesme le d. Guillaume auxquels mors sans hoirs de leurs corps auroit et a succédé collatéralement et noblement le d. aisné Jan Berthelot sr de Lestiuy fils second vers lequel la d. Françoyse prétendait poursuir et esliger son droit de Iottie en la d. succession de leur par et mesme auoir sa part de ce qu'estoit partable et procédait d'acquest roturiers des droits et lotties des d. aisnez et Guillaume Berthelot. En quoy le d. sieur de présent de Sainctillan entendoit desduire mesmes faicts que son dit aisné

et oultre plusieurs autres faicts sur quoy le dit sieur de présent et sa d. soeur

se pourroient inuoluer en grand proceix pour à quoy obuier etc...,

Est ainsi que ce jour dauant nous Salmon le et Thomas le Ribeault notaires soubsignez de la d. court du Regaire de St-Brieuc ont comparuz en personne le d. Jean Berthelot escuier sr à présent de Sainctillan par le deceiz de son d. aisné et son hérittier principal et noble d'une part et la dite dlle Françoyse Berthelot sa soeur aisnée d'autre domicilliaires de nostre dite court estans de présent plus souuent demeurans scauoir le dit Berthelot au seruice du Roy en la garnison de Quintin et la dite Françoyse en la ville de St-Brieuc Entre lesquelz a esté et est sur ce que dessus spaciffié après le d. Berthelot auoir commu niqué à sa d. soeur comme elle a congneu le d. prisaige et grand du bien de la d. succession de leur dit père et le d. accord d'entre le d. deffunt aisné et ses autres puis-naiz le tout par

original et en forme vallable après aussy auoir dit qu'elle a congneu et

confessé que leur dict père estoit noble personne et extrait de noble et antique progénie et lignée et que les biens hérittiers titres rentes eu quoy consiste sa succession sont nobles et possédés de tout temps immémorial par gens nobles et s'estre toujours eulx et leurs prédécesseurs régis et gouuernés noblement et aduantageusement les cent ans derniers et auparauant par forme duquel présent accord pour demeurer le d. sieur de Sainctillan quitte ce qu'il est et sera fournissant à cestes enuers la d. Françoyse ce qu'elle a consenty du droict naturel par elle prétendu en la succession de leur dit par sauf la réseruation cy après d'ensemble de ce qu'elle pourrait prétendre aux successions hérittières collatérales de son d. deffunct aisné et Guillaume Berthelot au cas qu'elle y pourrait estre fondée le d. sieur lui a promis et s'est obligé luy faire assiepte aux héritaiges de la d. succession de leur d. père et à l'égard du d. prisaige dedans la St Michel en un an sr du nombre de 19 justes de froment de rente annuelle et perpétuelle mesure de St-Brieuc quittes de toutes debtes rentes deubz sur les d. successions du tout desquelles pour sa portion que y serait subjecte la d. Françoyse le d. sieur acquittera pour l'aduenir et du passé lorsqu'elle contri buera pour une 7me partie au paiement et acquit du douaire deub à la d. Richart durant son viuant qu'est pour sa part ung escu ouyt sols au denier et d'autant qu'il serait deub quelque rente de mengier ou autre sur les d. heritaiges qui seront baillez en la d. assiepte la d. Françoyse en acquittera parce que le d. sr de Sainctillan lui fera d'autant assiepte en pareille manière etc...,

Et pour le regard du droit mobillier à la d. Françoyse appartenant et qu'elle pourrait prétendre en la succession de leur d. père a esté et est entre eulx accordé que ce que la d. Françoyse en a eu et receu cy deuant de leurs d. père et mère lorsqu'elle fut en son mesnaige auecq defunct Rolland le Nepuou escuier sr de St-Jouan son mary espoux lui demeurent et sont quitez et relaissez par son dit frère pour droit mobillier en icelle succession dont elle s'est contentée et tenue bien partagée et en a quitté son d. frère au moyen de quoy

elle l'a subrogé en tout à la charge et condition que la d. Françoyse tiendra

la d. assiepte qui lui sera faite en paraige et ramaige de son d. frère comme juueigneur d'aisné noble à la coustume

Sous leurs signes et de nous notaires au tablier desquels au d. St-Brieuc cestes furent faites et groyées l'unziesme jour d'aougst l'an 1590 enuiron midy.

le Ribault nre. le Ribault nre.

(Archives des le Nepvou de Carfort. Original. - Pièce citée dans les arrêts de noblesse du 27 janvier 1700 et du 19 août 1782.) N° 35

Requête adressée aux juges de la Cour des Regaires de Saint Brieuc, par Jacques le Nepvou, seigneur de Lestivy.

14 août 1627.

A Messieurs les juges de la cour des Regaires de Saint-Brieuc. Suply et vous remontre humblement noble homme Jacques le Nepuou sieur de Letiuy fils et héritier bénéffisiaire de deffunct noble homme Rolland le Nepuou viuant sieur de St-Jouan comme deffunct noble homme Jan le Nepuou viuant sieur de la court auroit esté institué son curateur et tuteur lequel serait décédé sans auoir tenu compte de l'administration qu'il auroit faict des biens et reuenu du suppliant durant le temps de sa charge les héri tiers duquel sont saizis de ses lettres filtres grans et enseignementz, ce considéré.

Qu'il vous plaise mes dits sieurs attendu ce que dessus de permettre à vostre suppliant d'appeller par dauant vous de jour à aultre noble homme Jacques le Nepuou sr du dit lieu de la Court héritier principal et noble du dit deffunct Jean le Nepuou affin de se voire condempner de randre et tenir compte de l'administration faicte et gérée par le dit deffunt sr de la Cour du bien et reuenu du dit sr de Letiuy en sa qualité de son tuteur et curateur pour le reliqua d'iceluy et le ressaizir de toutes ses lettres grans et enseignementz et à faulte à luy de ce faire dans ung bref temps qui lui sera statué par vous que le serment soit defféré à vostre suppliant jusques à la concurrence de trente mille liures et y conclud prouisoirement et deffinitiuement sauf à en prendre aultre en tous endroitz et dont il fait expresse réseruation etc et ferés justice.

La requeste et expédition cy deuant ont été par moy sergent soubsigné instant et me le requérant noble homme Jacques le Nepuou sr de Letiuy demandeur aux quallités y dénommé à noble homme Jacques le Nepuou sr de la Court deffendeur aussy y dénommé à ce qu'il n'en prétende cause d'ignorance auquel j'ay à la dite instance donné terme et assignation comparoir en la cour des Regaires de St-Brieuc au prochain jour de ordinaire

qui y tiendra trois jours après le présent etc Affin de procéder sur et aux fins de la

dite requeste expédition d'icelle et à ce qui en résulte et voire estre au tout ordonné ce que en justice sera veu par raison appartenir à touttes inthimations et telle occurance requise et nécessaire. Fait sauoir audit sieur de la Cour deffendeur parlant à sa personne

à St-Brieuc, etc

Le 9 Septembre 1627 auant Midy.

E. Rampont N° 36

Compte de tutelle de Jacques le Nepvou seigneur de Lestivy

(Extraits)

C'est le compte et estat que tient et présente en la court des Regaires de St-Brieuc escuier Jan le Nepuou sr de la Court curateur de noble Jacques le Nepuou fils et héritier par bénéfice d'inuentaire de feu Rolland le Nepuou escuier viuant sr dé St-Jouan de la gestion et administration qu'il a faicte du bien dudit mineur tant en charges que décharge puis le compte et estat de gestion qu'il auroit tenu aux créditeurs le 25 Nouembre 1602 à Noble Claude Quemereuc sr de la Vaujudaye subrogé de Jean Chappellain fils Loys qui subrogé estoit de nobles gens Jan Gaudre et Julienne Quemereuc Escuier Jean Berthellot sr de St-Ilan, Marguerite le Chat veufue de feu noble homme Allain le Nepuou viuant sr du Houx Margte et Janne Huart Jacques le Normant et tous autres créditeurs en la dite suc cession suiuant et aux fins de l'acte et exploit jurisdiciel enssuy en la dite court le... jour de ... 1605. Protestant le dit le Nepuou de ne se charger en la d. charge du présent compte que par mesme moyen il ne lui soit fait raison en ses décharges des fraiz et mises par luy faitz et groyez pour les affaires du dit mineur requérant qui passe de l'examen du d. compte estre le premier payé tant de ce que il se trouuera luy estre deub par l'yssue d'icelluy que de ce qui luy est deub par l'estat de gestion cy deuant tenu comme préférable sur les deniers prouenus de la vente des immeubles du dit mineur le. tout sauf à augmenter ou diminuer lors et es fois que requis en sera.

Et premier

Se charge le dit contable d'avoir reçu pour l'estat de gestion par lui présenté d'Escuier Jean Berthelot sr de Sr-Ilan fermier et adjudicataire esté de la maison et métairie de St-Jouan aux fins du bail à ferme des 2 et 9 Juin 1600 pour l'année de St-Michel 1602 la somme de 45 escus et demi vallant. XLVI 1. 10 s.

Se charge le d. C, de auoir reçu pareille somme pour l'année 1603 du d. de St-Ilan cy XLVI 1. x s.

Plus se charge d'auoir reçu du d. de St Ilan et pour les mesmes causes pour l'année 1604 pareille somme de - XLVI 1. x s.

Plus se charge d'auoir reçu de Jan le Breton pour la St-Michel 1603 et de Pierre le Roux, Christofle du Jardin, pour la Toussaint, la somme de 13 liures qu'ils auroient traicté pour la maison du Fort appartenant au sr de St-Jouan située en la rue Joualan que le dit le Nepuo leur auroit affermé luy ayant esté permis d'en jouir en bon père de famille faute de avoir trouué adjudicataire pour ce, cy XIII liures.

Se charge aussy d'auoir reçu des mesmes pareille somme pour pareille jouissance de la d. maison pour l'année 1604, cy XIII 1. Se charge en pareil de la somme de x 1. x s. qu'il auroit reçu pour la jouissance qu'auoit de la dite maison du Fort le d. le Breton Loys Rolland et Jean Houedon pour la St-Michel, cy x 1. x s.

Se charge le dit contable de auoir reçu de Allain et Jean le Paige pour la jouissance qu'ils auraient faite de la maison et métairie de St-Jouan pour l'année de St-Michel 1605 le nombre de 21 justes froment mesure de St-Brieuc aux fins de la ferme enssuy entre eux ayant esté permis au dit tuteur d'en jouir en bon père de famille pour ce, cy. XXI j. froment.

Nota qu'il n'y a charge que du bien paternel et non du maternel duquel maternel se doit faire compte particulier l'acceptation d'icelluy estant pure et simple et au paternel par bénéfice d'inuentaire.

Misses paiesment et acquitz et fraiz faictz et groyés par le dit comptable pour l'estat de gestion par luy tenu et présenté en ceste court le 25 Nouembre 1602.

Monstre en cest endroict le dit constable l'acte du bail affermé de la maison et terre de

St-Jouan datté du... jour de 1604 fait instant le d. constable pour lequel l'auoir

retiré du greffe auroit couté ... qu'il supplie lui estre alloué comme dauant.

Monstre le d. le Nepuou une requeste à lui signifiée instant damelle Alix le Noir le 14 Nouembre 1604 tendant à signifier arrest entre les mains d'escuier Jean Berthelot sr de St-Ilan pour la somme de 42 liures qu'elle disoit lui estre deubz sur ce que pouuoit debuoir le dit sr de St-Ilan au dit mineur sur laquelle requête se seroit le dit comptable consulté à deux aduocatz pour sauoir ce qu'il debuoit faire pour quoy lui auroit cousté VI l.

Monstre une inthimation qu'il auroit fait dresser à son conseil dabté du 6 octobre 1603 afin d'appeler delle Marguerite le Chat veufue feu noble homme Yues le Nepuou. sr du Houx curateur esté du dit Jacques le Nepuou sur laquelle inthimation se seroit consulté le dit comptable pour ce qu'il n'auoit aucun acte faisant mention de la tutelle du dit feu sr du Houx et auroit esté payé au d. conseil 60 solz.

Monstre le d. le Nepuou une quittance par luy obtenue de Me Allain Hammonet du reuenu de la Chapellainie de St-Gilles de St-Brieuc du numbre de deux justes froment mesure de St-Brieuc deubz sur la maison et terres de St-Jouan pour le terme de St-Michel

1605 ....

... Demande a'ussy des charge le d. comptable du numbre de dix justes deux bouëssaux froment predite mesure de St-Brieuc qu'il auroit poyé au seigneur du Cruguil pour le

terme de St-Michel. 1605 à luy deubz de rente sur la maison et terres de St-Jouan

... Monstre le d. comptable le procez et acte jurisdiciel enssuy en la court du Regaire de St-Brieuc datté du 11 octobre 1603 signé le Mée greffier par lequel damelle Margte le Chat auroit esté condempnée tenir compte de la gestion qu'auroit faicte du bien du mineur

son defunt mary

... Monstre le d. comptable une copie du procès-verbal des saisies faictes instant le d. Quemereuc datté des 14e et 15e jours d'Octobre avec la première bannie du saizissement du d. mois signifié au d. comptable par le Roy Segond auecq la seconde bannie du 23 du d. mois la tierce bannie des 30 et 31 octobre au dit an le tout signé du d. le Roy avec un

procès-verbal des d. bannies faictes instant noble Guille Marie sr de la Ville-Marie etc

... Monstre ung procès-verbal et acte jurisdiciel ensuy en la dicte court dabté du...

1606 signé le Mée greffier par lequel furent mis à prix les d. immeubles et adjugés à noble homme Claude Quemereuc sr de la Ville-au-Léon pour la somme de dix-huit cent

liures, pour lequel etc

... Monstre un acquit et quittance par luy obtenue de delle Ally le Noir dame douairière de la Villebuo de la somme de 15 l. pour les abetz et entretiens du dit mineur la dite quittance dabtée du 1er Feburier 1603 signée Jac. le Nepuou.

Monstre le dit comptable une sentence obtenue en ceste court par feu noble homme Allain le Nepuou viuant sr de l'Isle curateur esté du dit mineur obtenue contre escuier François Turnegouet viuant sr de la Ville-Raoult curateur de noble homme Anthoine le Nepuou sieur de Kerfort lequel auroit offert paiement des leuées du numbre de 14 justes un bouessau froment lequel y auroit esté condempné mesmes faire assiette et plusieurs autres chefs et demandes contenues en la dite sentence dabtée du 4e nouembre 1588 etc

Monstre le dit comptable un ajournement pour faire appeler noble homme Anthoine le Nepuou sr de Kerfor et damelle Aliénor Douallan sa femme et curatrice des 13 et 14 nouembre 1605 afin de voir déclarer la dite sentence surdattée exécutoire.

Monstre un default et acte jurisdiciel obtenu en la dite Cour le 18 nouembre 1605 sur delle Aliénor Douallan aux quallitez.

Monstre une sommation qu'il auroit fait dresser à son conseil pour sommer les dits le Nepuou et Douallan de communiquer leur sacq et pièces dattée du 25 januier 1606, etc., etc

Pour fournir le 26 Feburier 1628.

Jacques le Nepvou. G. de la Beausse.

Auparauant procéder à la clôture et déduction finale du présent compte auons ordonné que l'ayant compte fournira de recharges dans un mois le comptable y respondra un mois après et des faictz dont ils demeureront en contestation informerons un mois en suiuant soubz lequel temps le dit comptable pourra vérifier les déports et leuée. des décrets mesme fournir d'addition au présent compte s'il voit l'auoir à faire et produyront les d. partyes trois jours en suiuans pour leur estre faict droict ainsy qu'il appartiendra et sont les dits actes passez et allouez au dit compte demeurez au dit comptable à la charge de les représenter toutes foys et quantes que par justice sera ordonné. Fait et arresté au dit St-Brieuc le 17 octobre 1628. Et au regard des delays frustatoires prétendus par l'ayant compte auons réserué d'y ordonner lors de la dite déduction.

(Titres des le Nepvou de Carfort. - Coll. Christophe de Carfort.) N° 37

Acte de transfert à Jacques le Nepvou, seigneur de Carfort.

8 septembre 1632.

Dauant nous nottaires etc., en la cour Royalle de St-Brieuc ont comparu en personnes nobles gens François Damar sr de la Noë mary espoux et procureur de droict de Louise Douallan et Yuonne Douallan filles et héritières par bénéfice d'inuentaire de deffunctz Maistre Guillaume Douallan viuant mary espoux de damoiselle Ysabeau Turnegoët soeur heritière principalle et noble de deflunct Pierre Turnegoët viuant sr de la Villelousse cura teur esté de feu noble Anthoine le Nepuou viuant sieur de Carfor quy fils et héritier par bénéfice d'inuentaire estoit de feu autre noble Yues le Nepuou. Lesquelz Damar en son nom et mary espoux predict et Yuonne Douallan pour elle et ses enfants un an tout etc..., ont présentement ceddé subrogé et transporté à noble homme Jacques le Nepuou sieur de Lestiuy aussi curateur esté du dit sieur Anthoine le Nepuou interdit de biens et à présent son heritier principal et noble par bénéfice d'inuentaire aussy présent et acceptant scauoir est tout ce qui est deub compete et appartient aus dictz Damar et Yuonne Douallan subro gantz du contenu au procès-verbal de déduction et appurement de compte présenté et receu au d. sieur de Lestiuy au siège présidial de Rennes par le dit feu Douallan au dit nom de la gestion et administration faicte par le d. Turnegoët des biens et reuenus du dit feu Anthoine le Nepuou après avoir sur ce déducé et rabattu et compensé 840 liures et interestz d'icelle somme aux fins de la sentence rendue au dict siège présidial à la pour suite du d. le Nepuou subrogé le 23 nouembre 1630 prononcée le 24 januier ensuiluant que mesmes des bledz pailles maneix du dit lieu de Carfor attouchementz des fruictz du dit lieu que toutes autres recharges et diminutions quy sont et se pourroient cy après trouuer sans réseruation dont le d. le Nepuou subrogé a ample cognoissance ainsin qu'il a dict et cogneu de tout quoy les d. subrogantz demeurent quittes et indemnes comme en pareil ilz ont subrogé en la quarte partie aus d. subrogantz appartenante les fraiz qui proceddent du jugement de la requeste ciuille prise et poursuiuye contre le sieur de Lestiuy par le dit sieur de la Villelousse les srs de St-Illan de la Villebougault et de Vaujudays pour du tout des dits droictz et de toutes aultres poursuittes ce touchant etc...,

La présente subrogation faite et accordée par les dits Damar et Douallan en faueur de la somme de 1300 liures tournois quy est à chacun des dits subrogantz 650 l. Quelle somme de 650 l. à chacuns d'iceulx subrogantz le dit le Nepuou et demoiselle Jeanne Geffrains sa

femme présente et l'un d'eux seul pour le tout ont promis suiluant l'ordonnance

payer et faire auoir en main en ceste ville de St-Brieuc quitte de fraix sauoir au dit Damar 650 l. dans le jour et feste de la Toussaint prochaine venante et à la dite Yuonne Douallan de ce jour en deux ans etc...,

Et pour ce que les dites parties demeurantes sauoir les d. Damar et Douallan en ceste ville de St-Brieuc et le dit le Nepuou et sa femme en la paroisse de St-Michel du dit St-Brieuc en la maison noble de Carfor ont tout ce que dessus pour eux leurs hoirs ainsin faict voulu et accepté promis et juré tenir etc., à nostre tablier au dit St-Brieuc le 8 septembre 1632 auant midy. Ainsi signé F. Damar Jac. le Nepuou Yuonne Douallan G. Guisto Mathurin Duual Hauart notres royaux.

Ratification faite par Jeanne Geffrains du contrat cy-dessus fait à St-Brieuc au tablier d'Oliuier Hauart notaire le 12 septembre 1632 après midy.

Quittance de Françoys Damar comme mary espoux et procureur de droit de dlle Louise Douallan et dlle Yuonne Douallan sa soeur de la somme de 650 liures faisant moitié de la somme de 1300 l. qu'iceulx le Nepuou et sa femme se seroient obligez au dlt Damar. Fait à St-Brieuc au tablier du dit Hauart le 4 nouembre 1632 enuiron les 8 heures du matin.

(Titres des le Nepvon de Carfort. - Coll. Ch. de Carfort.)

N° 38

Arrêt de maintenue du 27 janvier 1700.

Louis Béchameil, cheualier, marquis de Nointel, conseiller du Roy en ses conseils Mtre des Requêtes ordinaire de son hôtel, commissaire départi par sa Majesté pour l'exé cution de ses ordres en Bretagne, Entre M. Charles de la Cour de Beauual chargé par sa Majesté de l'exécution de sa déclaration du 4 septembre 1696 concernant la recherche des usurpateurs des titres et qualité de noblesse pour suite et diligence de Me Henry Gras son procureur spécial en cette prouince demandeur et assignation du 11 juillet 1698 d'une part, et François le Nepuou écuier sr de Carfors demeurant en la par. de St-Michel éu. et ress. de St-Brieuc deffendeur d'autre part.

Veu la déclaration de sa Majesté du jour 4 septembre 1696, l'arrest du conseil rendu pour l'exécution d'icelle le 26 féurier 1697, l'exploit d'assignation donnée deuant nous le 11 juin 1698 au d. le Nepuou à la requeste du d. de Beauual pour représenter les titres en vertu desquels il prend la qualité d'écuier sinon et à faute de ce être condamné aux peines portées par la déclaration. - Acte de comparution et déclaration fait à notre greffe le 20 aoust au d. 1698 par Me Jean Moruonaie procureur au présidial de Rennes de soutenir la qualité d'écuier pour le d. le Nepuou. - Généalogie et filiation du d. le Nepuou par laquelle il articulle estre descendu de Rolland, Guyon et autre Rolland le Nepuou compris dans les Refformations de 14 et 15 lequel Rolland 2d petit-fils du d. Rolland 1er eût de damoiselle Jacquette Turnegouët Yues le Nepuou dont et de damoiselle Marguerite le Gleudic issut Rolland 3me marié à dlle Fran çoise Berthelot de St-lslan et eurent Jacques le Nepuou qui de son mariage avec Jeanne Gaffrain sortit Guillaume le Nepuou qui de Marguerite Perrot eût François le Nepuou deffendeur, au haut de laquelle généalogie est l'écusson des armes du d. le Nepuou qui sont de gueule à six billettes d'argent 3, 2, 1 ; au chef aussi d'argent. Pour justiffier ce que dessus on rapporte deux extraits des Registres de la Chambre des Comptes de Nantes par lesquels apert que Rolland premier Guyon et Rolland second ont passé aux Reformations de 1480, 1523 et qu'en 1535 la maiterie de Kerfors en la paroisse de St-Michel a été trouuée noble et possédée par Rolland le Nepuou fils Guyon nobles gens. - Acte du 28 juin 1506 par lequel Guyon le Nepuou écuyer sieur de Carfors s'oblige en qualité d'héritier principal et noble de dom Louis le Nepuou de continuer à la fabrice de St-Michel une fondation faite par le d. dom Louis. - Partage noble du 29 juin 1534 entre Rolland le Nepuou écuyer sieur de Carfors fils aîné héritier principal et noble seul et unique de Guyon le Nepuou qui fils aîné heritier principal et noble estoit de Rolland le Nepuou et damoiselle Marguerite le Nepuou soeur du d. Guyon. - Acte de transfert de quelques heritages fait le 29 januier 1572 à noble homme Yues le Nepuou sr de Kerfors. - Acte du 9 décembre 1586 en forme de transaction sur partage par lequel Yues et Françoise Haugoumar enfants de damoi selle Françoise le Nepuou cèdent à écuier Rolland le Nepuou sr de St-Jouan fils de Yues le Nepuou sr de Kerfors leurs droits dans la succession d'écuyer Rolland le Nepuou et de damoiselle Jacquette Turnegouët père et mère d'Yues et Françoise le Nepuou, ce qui prouue que le dit sr de St-Jouan accepte la d. cession par représentation d'Antoine le Nepuou, son frère aîné, fils du dit Yues et de la d. demoiselle Marguerite le Gleudic. - Defaut obtenu le 17 décembre 1580 par nobles gens Antoine et Rolland le Nepuou contre noble homme Jacques le Nepuou au sujet du partage de Marguerite le Gleudic leur mère commune. - Partage noble du 14 januier 1585 fait entre nobles gens Rolland le Nepuou et Antoine le Nepuou sr de Carfors fils ainé heritier principal et noble de nobles gens Yues le Nepuou et de la d. le Gleudic tant des biens de leurs d. père et mère que de ceux de Jacques le Nepuou leur frère. - Transaction du 12 septembre 1632 par laquelle on voit que noble homme Jacques le Nepuou sr de Lestiuy a esté curateur du d. Antoine le Nepuou son oncle interdit de biens fils de Yues et de la d. le Gleudic et qu'il tran sige en qualité de sou heritier principal et noble sous bénéfice d'inuentaire. - Deux pièces dans lesquelles on a qualifié le d. Jacques le Nepuou d'écuier sr de Lestiuy et d'heritier principal et noble du d. Antoine son oncle qui fils était du d. Yues et de la d. le Gleudic avec deux autres pièces où la qualité d'Ecuier est employée au d. Jacques. - Acte de tutelle du 10 octobre 1597 de Jacques le Nepuou fils de noble homme Rolland le Nepuou et de damoiselle Françoise Berthelot, sr et dame de St-Joüan. - Procès verbal fait de l'état de la maison de St-Jouan à la requête d'Ecuier Jean Berthelot sr de St-Islan tuteur de noble Jacques le Nepuou fils unique et seul héritier principal et noble d'Ecuier Rolland le Nepuou et de la d. Berthelot sieur et dame de St-Jouan du 4 nouembre au d. an 1597. - Partage noble du 11 aoust 1590 donné par le d. de St-Islan à la d. Berthelot sa soeur femme de Rolland le Nepuou écuier sr de St-Jouan. - Requête présentée aux juges de St-Brieuc le 14 août 1627 par noble Jacques le Nepuou sr de Lestiuy fils et heritier bénéficiaire de noble homme Rolland le Nepuou par laquelle il demande la per mission de faire appeler noble homme Jacques le Nepuou sr de la Cour pour luy rendre compte de la gestion faite par Jean le Nepuou son père, tuteur du d. sieur de Lestiuy. - Compte-rendu en conséquence le 26 januier 1628. - Autre requête pour pareille demande contre le d. sr de St-Islan. - Copie collationnée d'un arrêt de la Reformation du 2 januier 1669 qui déclare nobles Allain et Guy le Nepuou. - Extrait baptistaire du 23 mars 1627, légalisé, de Guillaume fils de nobles gens Jacques le Nepuou sr et dame de Lestiuy. - Sentences de la jurisdiction des Regaires de St-Brieuc des 31 septembre 5 et 12 octobre 1663 entre nobles gens Jacques et Guillaume le Nepuou enfants heritiers sous bénéfice d'inuentaire de noble homme Jacques Le Nepuou sr de Carfors et autres opposants au bénéfice d'inuentaire. - Extrait de baptême du 19 décembre 1665 de François fils de Guillaume le Nepuou et de Marguerite Perrot légalisé. Acte du 4 januier 1692 d'apposition de scellés après le décès de Guillaume le Nepuou sr de Carfors en présence de François le Nepuou son fils aîné. - Deux pièces des 3 may 1692 et 1er féurier 1695 dans lesquelles le d. François le Nepuou est dit fils et héritier du d. Guillaume. - Procès-verbal par nous dressé le 24 auril 1699 avec une addition du présent mois de la représentation des pièces et titres cy-dessus dont nous auons donné acte pour en être pris communication par le d. de Beauual. - Contredit par luy fourni le 3 juin au d. an 1699. - Reponses du d. le Nepuou des 13 du d. mois et 12 du présent. - Consentement du d. de Beauual à la dite maintenue du 20. Tout considéré,

Nous commissaire susdit ayant égard à la représentation des d. titres et y faisant droit auons deschargé et deschargeons le d. François le Nepuou sr de Carfors de l'assignation à luy donnée deuant nous le 11 januier 1698 à la requête du d. de Beauual, en conséquence le maintenons et gardons en la qualité de noble et d'écuier d'extraction ensemble ses descendants nés et à naître en légitime mariage,

Ordonnons qu'il jouira des priuilèges et exemptions attribuées aux autres gentilshommes du Royaume tant qu'il ne fera acte dérogeant à noblesse. Et sera inscrit dans le catalogue des nobles de la prouince de Bretagne qui sera par nous enuoyé au Conseil conformément à l'arrest du 26 féurier 1697.

Fait à Rennes le 27 januier 1700.

Signé : Béchameil (1).

(Bibliothèque nationale. - Arrêts de maintenue de M. de Nointel, F., fr. 32.286, p. 543. - Titres des le Nepvou de Carfort.)

(1) 1742. - Et plus bas, par Monseigneur : le Large. Le présent a esté par nous nottaires soussignés royal et des Regaires de St-Brieuc fidèllement collationné à l'original à nous apparu par Ecuyer Jean le Nepuou sr de Carfors ce à luy rendu avec le présent sous son seing et le nôtre ce jour. Bintin notaire Royal. Touzé notaire des Regaires. Controllé à St-Brieuc le 12 décembre 1742.

(Mention jointe à la copie originale des Archives de Ch. le Nepvou de Carfort.) N° 39

Arrêt de maintenue du 30 Mars 1702.

Louis Bechameil cheualier marquis de Nointel conseiller d'Etat commissaire departy par Sa Majesté pour l'exécution de ses ordres en Bretagne.

Veu la requeste à nous présentée par Jacques le Nepuou escuyer fils d'Yues le Nepuou et de Margueritte Pauiot, René, Jan, Jacques Marie et Maurice le Nepuou enfants d'escuyer Guillaume le Nepuou demeurant en leuesché de St-Rrieuc par laquelle Ils concluent à ce quil nous plaise declarer lordonnance de maintenue de noblesse par nous rendue le 27 januier 1700 au profit de François le Nepuou sieur de Carfors commune auec eux ce faisant les meintenir en leur noblesse et leurs descendants nés et à naistre en légitime mariage nostre ordonnance estant au bas d'icelle du 16 januier dernier portant que la ditte requeste sera communiquée à M. Charles de la Cour de Beauual chargé par sa Majesté de l'exécution de sa déclaration du 4 septembre 1696 concernant la recherche des usurpateurs du titre de noblesse, signifiée le 23 du dit mois à Me Henry Gras son procu reur spécial en cette prouince copie collationnée par les nottaires Royaux à St-Brieuc de lordonnance par nous rendue le dit jour 27 januier 1700 par laquelle nous auons maintenu en sa noblesse François le Nepuou sieur de Carfors fils de Guillaume le Nepuou et de Margueritte Perrot lequel porte pour armes de gueulle à 6 billettes d'argent 3, 2. 1 au chef aussy d'argent.

Acte de tutelle du 10 mars 1677 de Jacques le Nepuou fils d'Yues et de Margueritte Pauiot dans lequel Pierre le Nepuou frère germain du dit Yues, Guillaume et Ollivier le Nepuou ses frères utérins donnent leurs voix. - Partage fait le 20 mars 1671 des biens de deffunct noble homme Jacques le Nepuou sieur de Carfors mary en premières noces de deffunte Janne Geffrains entre Françoise de la Porte veuue en secondes noces du dit sieur de Carfors curatrice des enfants mineurs de leur mariage et auec elle joints Pierre et Yues le Nepuou leurs enfants, Noël Guillaume et Olliuier le Nepuou enfants du premier mariage du d. sieur de Carfors avec le d. Geffrain. - Extrait baptistaire d'Yues fils de noble homme Jacques le Nepuou sieur de Carfors et de Françoise de la Porte du 14 Décembre 1647. - Autre extrait baptistaire de Jacques fils d'Yues le Nepuou et de Marguerite Pauiot du 1er septembre 1673 légalisés. - Autres extraits baptistaires des 29 octobre 1669, 1er féurier 1672, 9 octobre 1674, 29 nouembre 1677 et 30 mars 1681 de René Jan Jacques Marie fille et Maurice le Nepuou enfants de Guillaume le Nepuou escuyer sieur de Carfors et de Marguerite Perrot sa femme légalisés par le sieur évêque de St-Brieuc, veu aussy la déclaration du Roy du dit jour 4 septembre 1696, l'arrest du conseil du 26 féurier 1697 et autres interuenans en conséquence et la réponse du dit de Beauual par laquelle il dit que les dits René Jan Jacques Marie et Maurice le Nepuou prouuant être frères et soeurs germains du dit François le Nepuou maintenu par nostre ordonnance et enfants de Guillaume le Nepuou et de la dite Perrot et le dit Jacques le Nepuou fils d'Yues et de Mar gueritte Pauiot lequel Yues est fils de Jacques le Nepuou et de Françoise de la Porte sa femme en secondes nopces et ayeul commun des dits mineurs il n'a moyens opposans à la maintenue par eux demandée tout considéré.

Nous, commissaire susdit faisant droit sur l'instance auons déclaré et déclarons l'ordon nance par nous rendue le 27 januier 1700 au profit de François le Nepuou sieur de Carfors commune auecque les dits Jacques le Nepuou fils d'Yues René, Jan, Jacques, Maurice et Marie le Nepuou en conséquence maintenons et gardons les dits Jacques, René, Jan autre Jacques et Maurice le Nepuou en qualité de nobles et d'escuyers et leurs descen dants nés et à naistre en légitime mariage ordonnons qu'ils jouiront ensemble la d. Marie le Nepuou des priuilèges et exemptions attribuées aux autres gentilshommes du Royaume tant qu'ils ne feront actes des rogeants à noblesse et seront inscrits dans le catalogue des nobles de la prouince de Bretagne qui sera par nous enuoyé au conseil conformément à l'arrest du 26 féurier 1697.

Fait à Rennes le 30 mars 1702. Signé : Bechameil et, plus bas, par Monseigneur : le Large.

(Archives des le Nepvou de Carfort. - Coll. Ch. de Carfort.)

N° 40

Extrait des Registres de baptêmes et mariages de la paroisse de Saint-Michel de la ville de Saint-Brieuc.

1673. - Jacques fils d'Yves le Nepuou et de Marguerite Pauiot sa femme a esté baptizé par Missire Jacques Micault prêtre de cette paroisse le premier jour de septembre mil six cent soixante treize. Parrain Pierre le Nôtre et marraine Suzanne Pauiot. Présents Jacques Feuregard, Bertrand Pauiot Françoise Pauiot et autres. Ainsi signé : Yves le Nepuou, J. Micault, P. Adam curé.

1709. - Jacques fils légitime d'écuier Jacques le Nepuou et de Catherine Gauuain a été baptisé par le soussignant ce jour sixième féurier mil sept cent neuf. Parrain Noël Gauuain marraine Jeanne Gauuain qui signent. Ainsi signé : Noël Gauuain Jacques le Nepuou J. Pommerit recteur de St-Michel.

1776. - Le seize septembre mil sept cent soixante seize j'ai soussigné recteur fiancé et solennellement marié en même temps par paroles de présent Ecuier Jean Charles le Nepuou sieur de Carfort, fils d'écuier Jacques le Nepuou et de feue dame Catherine Bourgault sieur et dame de Carfort et veuf de Céleste Fleury d'une p... et de... Anne Claude le Normand fille majeure feu Servan Siméon le Normand... lieutenant pour le Roy de la ville et communauté de St-Brieuc et de dame Marie Anne Renée de Beugny sieur et dame de la Hunnelaye d'autre part. Après avoir reçu leur consentement mutuel et ne s'étant trouué aucune opposition à la première et dernière publication des promesses de leur futur mariage canoniquement faite au prosne de nostre messe paroissiale le dimanche quinze du courant et la dispense des deux autres bans accordée par Monseigneur l'éuêque en datte de ce jour dument controllée et insinuée à St-Brieuc le même jour leur ai ensuite donné la bénédiction nuptiale en présence du père de l'époux de la mère de... et de Messieurs Jean-René le Normand... Charles le Normand de la Hunnelaye frères de l'épouse témoins .. appelés lesquels préalablement auertis selon l'édit des peines du faux témoignage en ce cas ont déclaré bien connaître les dits époux leur âge qualité et domicile et n'y auoir aucun empêchement canonique ou ciuil entre eux les dénommés ci-dessus tous domiciliés de notre paroisse avec les époux et soussignants auec eux ainsi signé : le Nepuou de Carfort, Anne Claude le Normant, le Nepuou de Berien de Carfort, Beugny, de la Hunnelaye le Normant, le Normant, le Nepuou veuue Bourel, Jeanne Brin dejonc, Claude Brindejonc, Joseph Brindejonc, Bagot D. M., le Normant de la Hunnelaye, Françoise le Normant Bagot, Marie-Anne de la Hunnelaye, Servan le Normant, O. Hillion, prêtre.

1778. - Le seize octobre mil sept cent soixante dix huit a été baptizé sous condition par le soussignant recteur Jean-Louis déjà baptizé à la maison en péril de mort mais dont le baptême nous a paru douteux et les cérémonies du baptême ont été seulement suppléées à Marie-Anne-Jeanne aussi baptisée à la maison en péril de mort mais dont le baptême, sur le témoignage de plusieurs, a été validement conféré sans aucun doute, le susdit Jean Louis et Marie-Anne-Jeanne, nés d'hier, enfants légitimes et jumeaux de Messire Charles Jean le Nepuou cheualier seigneur de Carfort capitaine au Régiment de Bretagne-Infan terie et de dame Anne-Claude le Normant de la Hunnelaye dame de Carfort son épouze. Ont été parrain du garçon noble Maistre Jean-Louis Bagot docteur médecin ancien maire de cette ville oncle maternel et maraine dame Jeanne-Yuonne de Beugny dame Brindejonc tante maternelle et de la fille ont été parrain noble Jean René le Normant de la Hunnelaye et maraine delle Jeanne-Ernestine Brindejonc de Bermingham aussi oncle et tante des enfants qui signent avec l'époux. Ainsi signé : Beugny, Brindejonc, Bagot D. M., Jeanne Brindejonc, le Normant de la Hunnelaye, Ve le Normant Bagot, Suzanne le Normant, Marie Anne Bagot, le Nepuou de Carfort, O. Hillion recteur.

Je certifie les quatre extraits ci-dessus et des autres parts conformes aux originaux à St-Brieuc le 21 mars 1786. O; Hillion Rr de St-Michel de St-Brieuc.

Nous, Julien-François Palasne de Champeaux, écuier, conseiller du Roy, son sénéchal à St-Brieuc en Bretagne certifions à tous ceux qu'il apartiendra que la signature ci-dessus du sieur O. Hillion recteur de la paroisse de St-Michel de cette ville de St-Brieuc est véritable et que foy doit y être adjôutée. En témoignage de quoy nous auons signé le présent et à iceluy fait apposer le cachet ordinaire de nos armes. Donné en nostre hôtel au dit St-Brieuc ce jour vingt-deux mars dix sept cent quatre vingt huit. De Champeaux Palasne.

Ecu chargé d'une barre acc. de 2 étoiles l'une en chef l'autre en pointe.

(Archives des le Nepvou de Carfort. - Coll. Ch. de Carfort.) N° 41

Extrait des Registres du Greffe des Etats de Bretagne.

Du mercredi 15 féurier 1769 neuf heures du matin

Monseigneur l'éuêque de St-Brieuc

Monseigneur le comte de Duras

Monsieur le senechal de Vannes

Monsieur Julien le Nepuou de Carfort ayant présenté ses litres en originaux qui prouuent sa noblesse auec plusieurs partages nobles qui ont été trouués suffisants et très bons ; et ces titres étant communs auec Messieurs le Nepuou de Berrien et de Carfort, à l'égard desquels les Etats auoient délibéré dans la séance du treize de ce mois, les Etats leur ont accordé la prouision pour la présente tenue ; à charge qu'ils se pouruoiront au Parlement pour en obtenir un arrêt contradictoirement auec la partie publique et le procureur général sindic des Etats, la minute signée

+ Fr. eues, et sgr de St-Brieuc, le comte de Duras, Borie. Pour l'expédition conforme à la minute déposée au Greffe des Etats de Bretagne

Barthoneuf

Commis juré du greffe des Etats. (Archives de Ch. le Nepvou de Carfort.)

N° 42

Induction du 27 juin 1775 (extraits).

(Les deux premiers articles de cette Induction concernent la représentation des anciens titres et jugements et l'établissement de la filiation de tous les demandeurs.)

TROISIÈME ARTICLE

Si leur maison auoit pu se soutenir dans cotte splendeur ou la Bretagne la vue autrefois et qu'il eût été possible de sauuer de l'injure des temps et des éuénements de la vie, les preuues claires et précises d'une noblesse qui se perd dans les siècles les plus reculés les demandeurs fauorisés de l'Histoire qui depuis le traizième siècle repete si souuent leur nom pourraient se vanter que la leur est une des plus anciennes de la prouince mais tou jours, en ne remontant qu'à Rolland premier depuis lequel ils ont graduellement prouué toutes les genérations, ils peuuent sans chercher à en imposer fastueusement compter au moins près de trois siècles de noblesse, et la déclaration du Roy du vingt six juin mil sept cent trente six d'accord en cella avec l'article cinq cent quarante un de notre Coutume n'en exige qu'un. /

On voit en effet par les Extraits de la chambre des comptes produits à la cotte J etc., de la Requête du onze may mil six cent quatre vingt dix neuf, Rolland premier parmi les nobles de l'éuêché de St-Brieuc à la montrée des cinq et six juin mil quatre cent quatre vingt./

On voit dans l'acte du vingt huit juin mil cinq cent six produit à la même cotte son fils Guyon prendre la qualité d'hérittier principal et noble de dom Louïs le Nepuou. /

On voit à l'arrière-ban de mil cinq cent vingt trois produit à la même cotte le dit Rol land employé parmi les nobles. /

On le retrouue encore dans les extraits de la chambre des comptes sous la datte du deux mars mil cinq cent trente cinq reconnu pour fils de Guyon, et auec attestation des contem porains que c'étoient gens qui viuoient noblement. /

Enfin ces trois générations sont distinctement expliquées et prouuées par le partage produit à la même cotte en datte du vingt neuf juin mil cinq cent trente quatre fait entre le dit Rolland second et sa tante Catherine le Nepuou des successions du dit Rolland premier et d'Ysabelle Groymel père et mère de Guyon et de la ditte Catherinne et ayeuls du dit Rolland second. /

Bien des circonstances concourent aussi outre les titres produits sur les six premiers degrés de la Généalogie à prouuer la Noblesse et l'antiquité de cette famille./

D'abord l'ecusson quelle porte de gueules à six billettes d'argent, trois deux et une, au chef aussi d'argent, se voit encore en differents endroits du chateau de Crenan possédé autrefois par les le Nepuou ; cette ancienne pocession et un petit trait historique concer nant la maison de Perrien rapporté par un des anciens almanacs de St-Brieuc ou il est dit que la terre de Crenan appartenante dès le quatorzième siècle à la famille le Nepuou passa dans celle de Perrien par le mariage de Maurice de Perrien avec la fille de Magdelainne le Nepuou herittière de Crenan. /

Et ce trait est d'autant moins apocriphe que les demandeurs ont encore en leurs poces sions un ancien titre, ou on voit que dans le seizième siècle un Guillaume le Nepuou portoit encore le surnom de Crenan et pour justifier ce que dessus

Induisent le dit almanac et un contract du quinze décembre mil cinq cent quatre vingt quatre chiffrés et cotés ZZ 2 pces

Il ne falloit pas moins pour engager a produire un titre tel qu'un almanach, que la preuue qu'il porte par ailleurs en lui même de la considération particulière dont leur nom a toujours jouï dans l'éuêché de Saint Brieuc, ou cette famille s'est fixée depuis bien des siècles, considération qui lui a fait trouuer place au nombre des bonnes maisons entre Thibault de la Riuière, et René de Tournemine, dans un article particullier qui rappelle que Geffroy le Nepuou partagea plusieurs fois les trauaux et les lauriers de Bertrand du Guesclin./ Et ce qui confirme que c'est à la famille des demandeurs que leurs compatriotes ont rapporté cette distinction c'est qu'effectiuement tous leurs titres generallement sont de cet éuêché, montres, arrière-ban, contracts; partage, procédures, actes judiciaires, extraits baptistaires, tout est émanné du ressort de St-Brieuc.

Ce qui prouue encore la continuité de famille c'est cette pocession constante de la terre de Carfor dont on retrouue si souuent le surnom dans les titres ; dès l'arrière-ban de mil cinq cent vingt trois Rolland le portoit desja, le partage de mil cinq cent trente quatre et l'attestation des paroissiens de St-Michel en mil cinq cent trente cinq en reconnoissent la propriété à son petit-fils ; et on retrouue encore cette terre dans le partage de mil sept cent quarante trois aux pocessions de Jean le Nepuou son huitième arriére petit-fils. Rien n'est plus démonstratif que ces sortes de preuues./

Enfin on peut encore obseruer qu'une autre branche de la même famille s'étant présentée à la Réformation de mil six cent soixante huit fut maintenue par arrest du deux januier mil six cent soixante neuf dont un collationné est produit à la cotte D etc., de la Requête du onze may mil six cent quatre vingt dix neuf. /

L'on dit la même famille parce qu'il y en a différentes preuues presque toutes tirées du vû du même arrest rapproché de quelques autres pièces produites. /

La première en ce que cet arrest décrit le même timbre et les mêmes armes sans aucune différence. /

La seconde se trouue dans la généalogie que cet arrest rapporte et par laquelle on voit que les maintenus faisoient remonter leur originne aux Jacques père et fils qui compa rurent aux montres de mil quatre cent quatre vingt un et mil quatre cent quatre vingt trois de même que les demandeurs prouuent et font descendre la leur de Rolland qui y comparut en mil quatre cent quatre-vingt./

On voit dans cette généalogie qu'on a tirée au-dessous de celle des demandeurs pour rendre la preuue plus sensible que Allain qui fut maintenu auoit pour père un Jacques issu de Jean. Or c'est ce Jean qui tut tuteur de Jacques fils de Rolland troisième ; ce fait est prouué par le compte produit à la cotte D, de la susditte Requête, et ce qui assure de plus en plus l'identité des personnes, c'est du côté de loyant, ce qu'on dit au procès-verbal de présentation et affirmation du dit compte du dix sept octobre mil six cent vingt huit, lors duquel le procureur de loyant se plaiguit de ce que le dit compte ne regardoit que l'état particullier de la succession de Rolland le Nepuou père du dit Jacques et non de celle de la damoiselle Bertelot sa mère, d'où l'on voit avec certitude que ce Jacques oyant compte est précisément le même qui est placé au sixième degré dans la généalogie des demandeurs./

Et du côté des maintenus par le dit arrest ce qui assure que ce fut veritablement leur ayeul qui fut le tuteur et leur père qui signa et rendit le dit compte c'est non seullement la conformité des noms de baptême qu'on retrouue dans leur généalogie mais encore ce surnom ou seigneurie de la Cour que portoit le tuteur, que son fils Jacques prit aussi au procès-verbal d'affirmation, et que son petit-fils Allain conseruoit encore lorsqu'il fut main tenu comme le justifient les qualités de son arrest de mil six cent soixante neuf./

Cette institution de tuteur jointe à l'identité de nom et d'écusson forme constamment la preuue de la parenté et de l'identité de famille, et par consequent d'uue noblesse egalle./

Et comment en douter à la vue d'une autre circonstance digne de l'attention de la Cour ? Car on la supplie de remarquer que la branche maintenue par cet arrest ne prouua l'anti quité de sa noblesse qu'en prenant son attache à celle des demandeurs dont tous les titres auoient passés en la disposition de Jean par l'effet de la tutelle dont on vient de parler et qui furent produits par son petit-fils Allain ; ce fait se vérifie sur les pièces des vingt-huit juin mil cinq cent six, vingt neuf décembre mil cinq cent trente quatre, neuf décembre mil cinq cent quatre vingt six, onze aoust mil cinq cent quatre vingt dix, dix octobre et quatre nouembre mil cinq cent quatre vingt dix sept, et sur l'écusson même touttes les quelles pièces portent en marge la chiffrature de Simon, procureur du dit Allain dans la ditte instance, ainsy qu'il est refferé dans le dict arrest; ainsy puis que cette branche a été maintenue, dans un tribunal non suspect, par la force de ces titres à plus forte raison la ligne à laquelle le dit Allain se faisoit honneur de s'attacher pouuoit elle en mil sept cent et mil sept cent deux et peut elle encore se flatter d'estre maintenue noble d'ancienne extraction, en conséquence les demandeurs concluent auec confiance. /

A ce que s'il plait à la cour les demandeurs seront en tant que besoin maintenus et déclarés nobles issus d'ancienne extraction noble, et de la qualité requise pour auoir entrée séance et voix délibératiue aux Etats de la prouince, comme tels ils seront auec leurs enfants et descendants nés et à naître en légitime mariage confirmés dans le droit de prendre la qualité d'écuyers et de porter armes et écusson timbré de gueulles à six billettes d'argent trois, deux et une, au chef aussi d'argent appartenant à leur famille, et à jouïr de tous autres droits franchises priuilèges et prééminances attribués aux nobles de cette prouince sauf tous autres droicts et conclusions. /

Fait pour estre déposé au greffe ciuil de la cour et estre ensuitte communiqué avec les pièces y refférées au procureur sindic des Etats sauf replique s'il est vu appartenir et ensuitte à Monsieur le Procureur général du Roy./

Le 27 juin 1775 fourny copie à Monsieur le Procureur genéral pour ce qu'il n'en ignore parlant à son sécretaire à son hôtel à Rennes.

Bouchard. Mis le trois juillet 1775.

(Archives de Christophe le Nepvou de Carfort. - Original.)

N° 43 Arrêt de noblesse du 19 Août 1782.

Entre Ecuyers Julien-Yves-Marie le Nepvou sieur de Carfort ancien garde du Roi chef de nom et d'armes François le Nepvou son oncle et Jacques le Nepvou sieur de Berrien et Charles Jean le Nepvou sieur du Colombier son fils demandeurs en requête du 22 août 1770 d'une.

part.

Et Ecuyers François le Nepvou fils du dit François le Nepvou faisant tant pour lui que pour ses quatre fils Jean-François, François-Guillaume, Pierre-Louis-François et Mathurin Claude le Nepvou. Guillaume le Nepvou faisant tant pour lui que pour son fils Guillaume-Jean le Nepvou.

Jean le Nepvou faisant tant pour lui que pour François-Jean le Nepvou son fils et Mathurin le Nepvou faisant tant pour lui que pour Guillaume-Louis le Nepvou son fils les tous intervenants et demandeurs en requête du 17 juin 1774 à fin de jonction.

Et Messire Pierre Dymais de Robien Coëtsal, chevalier, procureur sindic des Etats et Monsieur le Procureur général du Roy défendeurs.

Vu par la Cour la requête des quatre premiers demandeurs fournie en la d. cour le 22 août 1770 tendant à ce qu'y voyant attaché le blason de leurs armes qu'ils déclaraient être de gueules avec six billettes d'argent trois deux et une au chef cousce (sic) de même l'arbre généalogique de leur famille l'ordonnance de M. Bechameil de Nointel du 27 janvier 1700 ensemble la délibération des Etats de Bretagne du 15 février 1769 et ayant égard à l'exposé les déclarer nobles et de la qualité requise aux termes de la déclaration de 1736 et autres depuis intervenues pour avoir entrée séance et voix délibérative aux Etats de Bretagne dans l'ordre de la Noblesse la dite Requête signée Bureau procureur répondue d'un fait communiqué au procureur sindic des Etats et ensuitte montrée au Procureur général du Roy par l'ordonnance de la Cour du d. jour 22 août 1770 les Réponses du Procureur sindic des Etats et la conclusion du Procureur général du Roy au bas de la dite Requête des mêmes jour et an. Arrêt intervenu en conséquence le lende main 23 par lequel la Cour ordonnait que les supliants mettraient leurs actes titres et pièces par devers la Cour pour être ensuitte communiquées auec leur indice au procureur sindic des Etats pour passé de ce rapporté à la Cour et communiqué au procureur général du Roy être sur ses conclusions statué ce qu'il appartiendrait.

La Requête des Intervenants au pied de laquelle est une ordonnance du 17 juin 1774 qui leur décerne acte de leur intervention et de leur déclaration de se joindre aux pre miers demandeurs la dite Requête signifiée au dit Procureur général le lendemain 18 par exploit de Meneurs huissier tendante à ce qu'il fut décerné acte aux Supliants de leur déclaration de se joindre aux srs le Nepvou et à même fin, le d. arrêt du 23 août 1770 seroit répété et déclaré commun avec eux, en conséquence il leur seroit permis d'employer leurs noms et leurs pièces dans l'induction à fournir avec ceux des premiers demandeurs, pour le tout communiqué suivant le dit arrêt et rapporté devant la Cour être par elle définitivement fait droit à toutes les parties par un seul et même arrêt sauf à prendre dans la suitte telles autres conclusions qui seraient vues appartenir; la dite Requête signée Bureau procureur ; Induction fournie et signifiée à la Cour de la part de tous les demandeurs le 27 juin 1775 par laquelle ils concluent à ce qu'ils soient en tant que besoin maintenus et déclarés nobles issus d'ancienne extraction noble et de la qualité requise pour avoir entrée séance et voix délibérative aux Etats de la Province ; comme tels ils seroient avec leurs enfans et descendans nés et à naître en légitime mariage confirmés dans le droit de prendre la qualité d'Ecuyers et de porter armes et écusson timbré de gueulles à six billettes d'argent trois deux et une, au chef aussi d'argent apartenant à leur famille et à jouir de tous autres droits, franchises, privilèges et prééminences attribués aux nobles de cette province sauf tous autres droits et conclusions ; l'arbre généalogique de la maison des demandeurs par lequel ils articulent que

1er degré : du mariage de Rolland le Nepvou sieur de Carfor avec Isabeau Groymel issut 2e degré : Guyon le Nepvou écuyer sieur de Kerfox dont sortit 3e degré : Rolland le Nepvou second du nom qui épouza Jacquette de Tournegouet desquels issut

4e degré : Yves le Nepvou premier du nom qui épouza Marguerite le Gluidic d'où sortit : 5e degré : Rolland le Nepvou troisième du nom qui épouza Françoise Berthelot d'où issut

6e degré :

Jacques le Nepvou premier du nom qui épouza en premières noces Jeanne Geffrains et en secondes noces Françoise de la Porte.

7e degré de

la branche

aînée :

Que du premier des dits mariages issut Guillaume le Nepvou premier du nom qui épouza Marguerite Perrot d'où sortirent

8e degré :

1° François le Nepvou premier du nom qui épouza Barbe le Mée et 2° Jean le Nepvou premier du nom qui épousa Thérèse Fourré

9e degré :

Que du mariage du dit François le Nepvou 1er du nom issurent : 1° Jean le Nepvou second du nom qui épouza Marie Festou et 2° François le Nepvou second du nom, l'un des demandeurs, qui a épouzé Jeanne Renouard

10e degré :

Que du mariage du dit Jean le Nepvou second du nom est issu Julien Yves Marie le Nepvou sieur de Carfor demandeur

10e degré :

Que du mariage du dit François le Nepvou second du nom sont issus : 1° François le Nepvou, troisième du nom, demandeur, qui a épouzé Anne André 2° Jean le Nepvou troisième du nom demandeur qui a epouzé Anne Couëssurel et 3° Mathurin le Nepvou demandeur qui a épousé Françoise le Nepvou sa parente du 3e au 4e degré

11e degré :

Que du mariage du dit François le Nepvou troisième du nom sont issus : 1° Jean-François le Nepvou 2° François-Guillaume le Nepvou 3° Pierre Louis-François le Nepvou 4° Mathurin-Claude le Nepvou demandeurs

11e degré :

Que du mariage du dit Jean le Nepvou troisième du nom est issu François Jean Le Nepvou demandeur

9e degré :

Que du mariage du dit Jean le Nepvou 1er du nom sont issus : 1° Guillaume le Nepvou 2d du nom demandeur qui a épouzé Margueritte Silvestre et 2° Mathurin-Jacques le Nepvou sieur de la Roche demandeur

10e degré :

Que du mariage du dit Guillaume le Nepvou second du nom est issu Guil laume-Jean Le Nepvou demandeur

7e degré de la branche cadette :

Que du second mariage du dit Jacques le Nepvou premier du nom issut Yves le Nepvou second du nom qui épousa Marguerite Paviot desquels sortit :

8e degré :

Jacques le Nepvou second du nom qui épouza Catherine Gauvain d'où est

issu :

9e degré :

Jacques le Nepvou, troisième du nom, demandeur qui épousa Catherine Bourgault desquels est sorti

10e degré : Charles-Jean le Nepvou sieur de Carfor aussi demandeur

Au soutien de laquelle généalogie et pour en prouver la filiatiation ainsi que l'ancienne noblesse des demandeurs a été induit et représenté :

Sur le premier degré de Rolland le Nepvou premier du nom sieur de Carfor mari d'Ysa beau Groymel le second degré de Guyon le Nepvou Ecuyer sieur de Kerfox et le troisième degré de Rolland le Nepvou second du nom mary de Jacquette Tournegouet un extrait tiré de la Chambre des comptes de Bretagne aux fins d'arrêts d'icelle du 12 novembre 1668 par lequel il est justifié que Rolland le Nevou premier du nom et Rolland le Nepvou second du nom comparurent aux montres des nobles du diocèse de St-Brieuc aux années 1480 et 1523. Un acte du 28 juin 1506 par lequel Guyon le Nepvou Ecuyer seigneur de Kerfox heri tier principal et noble de deffunt dom Louis le Nepvou prêtre s'oblige à payer au general de la paroisse de St-Michel de St-Brieuc les rentes fondées par le testament du dit Louis Le Nepvo pour le droit d'un anniversaire et d'un escabeau dans l'église de la dite paroisse, le dit acte signé Guillaume Le Bigot passe et Biset passe.

Une transaction passée le 29 juin 1534 entre Rolland le Nepvou, Ecuyer, sieur de Kerfort, Pierre Groymel et Catherine le Nepvou sa femme sur le partage des successions de Rolland le Nepvou et d'Ysabeau Groymel père et mère de Catherine le Nepvou et Guyon le Nepvou son frère ainé héritier principal et noble du dit feu Rolland et ayeul et ayeulle du dit Rolland second du nom, fils et héritier principal et noble seul et unique du dit feu Guyon le Nepvou.

Sur le quatrième degré d'Yves le Nepvou premier du nom et de Margueritte Le Gluidic son épouze, un acte du 29 janvier 1572 par lequel suivant la condamnation obtenue en la Court du Reguaire de la part de noble homme Yves le Nepvou Ecuyer sieur de Kerfo, Pasquière Jamect et Louis Barbier son mary et Marie Jamect soeur germaine doivent et sont tenus bailler assiette au dit le Nepvou.

Un acte du 9 décembre 1586 portant subrogation de droits de succession passé entre Yves Haugoumar et autres représentants defunt Jean Haugoumar et damoiselle Françoise le Nepvou d'une part et Ecuyer Rolland le Nepvou sieur de Saint-Jouan d'autre part, dans lequel acte il est référé que transaction aurait été passée entre défunt Yves le Nepvou vivant sieur de Kerfort d'une part et noble gens Jean, Yves et Catherine Haugoumar enfants de feue damoiselle Françoise le Nepvou soeur du dit défunt Yves le Nepvou d'autre partie, de leur droit tant hérittier que mobilier des successions de feu Ecuyer Rolland le Nepvou père commun des dits Yves et Françoise le Nepvou et de défunte Jacquette Tour negouet mère de la dite défunte Françoise le Nepvou le dit acte rapporté par Kerares et Cheronuri notaires de St-Brieuc.

Sur le cinquième degré de Rolland le Nepvou troisième du nom et de Françoise Berthelot son épouze.

Un défaut levé en la Cour des Regaires de Saint Brieuc, le 17 décembre 1580, par nobles gens Antoine et Rolland le Nepvou et consorts demandeurs contre Jacques le Nepvou leur aîné dans l'instance à fin de partage de la succession de defunte Marguerite le Gluidic mère commune des dites parties le dit défaut signé au délivré Georgelin.

Une transaction sur demande et action de partage noble donné par Antoine le Nepvou seigneur de Kerfort fils aîné héritier principal et noble de defunts nobles gens Yves le Nepvou et Marguerite le Gluidic son épouse, seigneur et dame de Kerfort de Formorel etc., à Rolland le Nepvou, son frère puîné avec la prise de possession des héritages cédés en noble comme en noble et en partable comme en partable, le tout en datte des 19 et 21 janvier 1585, la dite transaction raportée par Prigent des Bois et Jacques le Bourgier notaires de la cour des Reguaires de St-Brieuc.

Assiette et partage de la succession de deffunt Ecuyer François Berthelot, sieur de Saint Illan et de la Villebuor passé le 11 août 1590 entre nobles gens Jean Berthelot fils aîné et héritier principal et noble du dit défunt, defendeur, et autre Jean Berthelot sieur de Lestivy, Guillaume Berthelot, Françoise, Anne, Moricette, Marie et Claude Berthelot autres enfants puisnés demandeurs dans lequel acte on voit entr'autres choses ce qui suit : « Et pour le regard au droict mobillier à la dite Françoise apartenant et qu'elle pourrait prétendre en la succession de leur dit père a été et est entreulx accordé que ce que la dite Françoise en a eu et reçu par cy devant de leurs dits père et mère et lorsqu'elle fut en son mesnaige avecq defunct Rolland le Nepvou Ecuyer, sieur de Sainct Jouan, son mary époux. » la dite transaction rapportée par Salmon et Thomas le Ribault notaires de la Cour des Regaires de Saint Brieuc.

Sur le sixième degré de Jacques le Nepvou de Jeanne Geffrains sa première femme et de Françoise de la Porte sa seconde épouze.

Un acte de tutelle des 10 et 14 octobre 1597 fait en la Cour des Regaires de Saint Brieuc pour l'institution d'un tuteur de Jacques le Nepvou fils de feus noble homme Rolland le Nepvou et Françoise Berthelot sa femme vivants sr et dame de Saint-Jouan dans lequel acte se trouve au nombre des parens déliberans noble homme Antoine le Nepvou, sieur de Kerfort.

Un procès-verbal du 14 novembre 1597 rapporté par l'alloué et lieutenant général en la juridiction de Saint Brieuc à la requête d'Ecuyer Jean Berthelot sieur de Saint Ilan tuteur de noble Jacques le Nepvou fils unique et seul héritier principal et noble d'Ecuyer Rolland le Nepvou et de damoiselle Françoise Bertelot sa compaigne pour vérifier l'état des maisons de Saint-Jouan et du Fort données en partage à Jacques le Nepvou et pour prendre pos session des dites maisons. Par cet acte, on apprend qne noble homme Alain le Nepvou sieur du Houx avait été le premier tuteur du mineur.

Un acte d'appropriement fait en la Cour des Reguaires de St-Brieuc le 30 juillet 1587 sur les remontrances de Me Allain Berthelot avt et procureur de damoiselle Françoise Berthelot Vve noble de Maître Rolland le Nepvou sieur de Saint-Jouan et ami et bienveillant de Jacques le Nepvou fils mineur du dit défunt.

Un acte judiciel passé en la dite juridiction Rre de Saint-Brieuc, le 14 juillet 1597, afin d'instituer un nouveau curateur à noble homme Antoine le Nepvou sieur de Kerfor.

Arrêt de la Cour du 9 juillet 1629 rendu entre Jacques Ecuyer sieur de Lestivy héritier par bénéfice d'inventaire de défunt Anthoine le Nepvou qui fils et héritier était par béné fice d'inventaire de défunt Yves le Nepvou vivant sieur de Carfort appelant d'une part et Yves du Boisgelin Ecuyer tuteur des enfants de feus Gilles du Boisgelin et damoiselle Renée le Coniac vivant sieur et dame de la Ville Marquer intimé d'autre part.

Copie en due forme d'une requête adressée aux juges de la Cour des Reguaires de Saint Brieuc, le 14 août 1627, par noble homme Jacques le Nepvou sieur de Lestivy, fils et héri tier principal et noble de défunt noble homme Rolland le Nepvou vivant sieur de St-Jouan pour demander compte à autre Jacques le Nepvou fils et heritier principal et noble de défunt Jan le Nepvou vivant sieur de la Cour de l'administration de ce dernier en qualité de tuteur et curateur du dit Jacques le Nepvou demandeur par cette requête.

Une autre copie de Requête en due forme adressée aux mêmes juges des Reguaires le dit jour 14 août 1627 par le dit noble homme Jacques le Nepvou sieur de Lestivy contre Ecuyer Jean Bertelot son curateur.

Compte rendu par le dit feu Jan le Nepvou sieur de la Cour présenté aux Reguaires de Saint-Brieuc le 26 février 1628 par Ecuyer Jacques le Nepvou sieur de la Cour au lieu et place du dit feu Ecuyer Jan le Nepvou son père curateur été de noble Jacques Le Nepvou fils unique et seul héritier de feu Rolland le Nepvou vivant sr de Saint Jouan, ledit compte signé Jacques le Nepvou et de la Brausse.

Copie d'un arrêt du Parlement du 9 juillet 1629, avec la notification au pied duement garantie, rendu entre Jacques le Nepvou Ecuyer sieur de Lestivy héritier par bénéfice d'inventaire de défunt Antoine le Nepvou qui fils et héritier était par bénéfice d'inventaire de défunt Yves le Nepvou vivant sieur de Carfort appellant d'une part et Yves du Boisgelin Ecuyer, etc. d'autre part.

Une copie d'acte notarié du 12 septembre 1632 portant cession subrogation et transport de noble homme Jacques le Nepvou curateur été de feu noble Antoine le Nepvou interdit de biens et devenu son héritier principal et noble par bénéfice d'inventaire et que le dit noble Antoine le Nepvou vivant sieur de Carfort était fils et héritier par bénéfice d'inven taire de feu autre noble Yves le Nepvou à la suitte duquel acte est la copie de ratification et approbation d'icelui du même jour 12 septembre 1632 et la quittance en due forme du contenu en cet acte signé Havart notaire royal dattée du 11 novembre suivant. Ces deux dernières pièces réfèrent que Jacques le Nepvou sieur de Létivy et damoiselle Jeanne Geffrains son épouze demeurent au lieu et manoir noble de Carfor en la paroisse de Saint Michel de la ville de Saint-Brieuc.

Une autre copie d'arrêt du 26 juin 1635 avec l'exploit de notification au pied duement garanti rendu entre Jacques le Nepvou sieur de Lestivy appelant d'une sentence de Morlaix et Maurice Abgral.

Un procès-verbal de sommation et exécution du 29 may 1641 fait chez Ecuyer Jacques le Nepvou sieur de Létivy ci-devant curateur de défunt Antoine le Nepvou sieur de Querfort, duquel il est héritier, vivant héritier principal et noble, sous et par bénéfice d'inventaire de deffunt autre Ecuyer Yves le Nepvou son père et pur et simple de damoiselle Margueritte le Gluidic ses père et mère et à présent héritier par bénéfice d'inventaire du dit feu le Nepvou dernier décédé.

Copies de lettres d'appel levées à la Chancellerie de Bretagne par Ecuyer Jacques le Nepvou, sieur de Kerfort, le 2 mars 1644.

L'arrêt de la Reformation de la Noblesse de Bretagne du 2 janvier 1669 qui déclare Allain le Nepvou Ecuyer sieur de la Cour et Guy le Nepvou Ecuyer sr de la Ville-Danne nobles d'extraction.

Sur le septième degré 1° de Guillaume le Nepvou premier du nom fils de Jacques le Nepvou premier du nom et de Jeanne Geffrains et 2° de Yves le Nepvou second du nom fils du dit Jacques le Nepvou premier du nom et de Françoise de la Porte.

Un extrait de baptême de Guillaume fils de nobles gens Jacques le Nepvou et Jeanne Geffrains sieur et dame de Létivy, le dit extrait en datte du 23 mars 1627, tiré des registres de la paroisse de St-Michel de St-Brieuc, délivré par Micault curé et légalisé par l'évêque de St-Brieuc.

Un autre extrait baptistaire de Yves, fils de noble homme Jacques le Nepvou sieur de Carfort et de Françoise de la Porte sa femme tiré des Registres de la même paroisse sous la datte du 14 décembre 1647 délivré le 27 juin 1.774 par O. Hillion, recteur de la dite paroisse, et duement légalisé le 1er décembre suivant par le sénéchal de la juridiction royalle de St-Brieuc.

L'acte de tutelle et curatelle de Pierre, Yves, Jean et Marie le Nepvou enfants de feu Jacques le Nepvou et de Françoise de la Porte en datte du 13 mars 1663 par lequel on voit au nombre des parens nobles gens Jacques le Nepvou, Guillaume le Nepvou et Ollivier le Nepvou, frères des mineurs et enfants du dit deffunt le Nepvou de son mariage avec defunte damoiselle Jeanne Geffrain, le dit acte rapporté par le sénéchal des Reguaires de Saint-Brieuc et signé au délivré le Normant greffier.

Trois jugements des 31 novembre, 5 et 12 octobre 1663 rendus en la jurisdiction des Reguaires de St-Brieuc entre damoiselles Marie de Lavarie et Ollive Brangays demanderesses et opposantes au bénéfice d'inventaire de feu noble homme Jacques le Nepvou sieur de Carfor vers nobles gens Jacques et Guillaume le Nepvou et autres enfans héritiers béné ficiaires du dit deffunt deffendeurs.

Sur le huitième degré de François et Jean le Nepvou premier du nom, enfans de Guillaume le Nepvou premier du nom et de damoiselle Margueritte Perrot.

Un extrait de baptême de François fils de Guillaume le Nepvou et de Margueritte Perrot sa femme, le dit extrait en datte du 19 décembre 1665, tiré des Registres de la dite paroisse de St-Michel de St-Brieuc, délivré le 7 juin 1699 par Micault curé de la ditte paroisse et légalisé par l'évêque de St-Brieuc le 9 du dit mois de juin 1699.

L'acte de tutelle des enfans mineurs de noble homme Guillaume le Nepvou sieur de Carfort et de feue damoiselle Margueritte Perrot par lequel on voit que noble homme François le Nepvou leur fils aîné fut institué tuteur de René, Jean, Jacques, Morice et Marie le Nepvou ses frères et soeurs germains, le dit acte en datte du 2 avril 1692 passé devant l'alloué et juge ordinaire de la Ville et jurisdiction des Reguaires de St-Brieuc signé au délivré le Mesle greffier.

Un acte du 3 may 1692 au Raport de Revault et Tanguy notaires royaux au siège de St-Rrieuc par lequel noble François le Nepvou fils de feu Guillaume, tant en privé nom que tuteur et curateur de ses frères et soeurs puisnés, déclare les biens qu'il possède au lieu de Carfor et ce en conséquence de la déclaration de Sa Majesté et des ordres sur icelle donnés par le Maréchal d'Estrées.

Un autre acte du 1er février 1695 au Rapport des dits Revault et Tanguy notaires royaux par lequel Brieuc Levannois connaît et confesse devoir par chacun an au jour et fête de Saint Michel en Septembre à noble homme François le Nepvou faisant tant pour lui que pour ses frères et soeurs puisnés tous enfans et héritiers de feu noble homme Guillaume le Nepvou, le dit François le Nepvou demeurant en sa maison noble de Carfort, savoir est le nombre de cinq bouëxaux froment rente sensive, ancienne et foncière.

Le procès-verbal de la représentation des titres et pièces de François le Nepvou Ecuyer, sieur de Carfors, fait devant le sr Bechameil de Nointel commissaire départi par Sa Majesté en Bretagne en datte du 21 avril 1699.

Un jugement contradictoire et définitif rendu par le Commissaire départi le 27 janvier 1700 qui maintient et garde en qualité de noble et d'écuyer d'extraction François le Nepvou sieur de Carfors et ses descendants nés et à naître.

Un autre jugement du 30 mars 1702 rendu par le même Commissaire départi qui déclare le précédent commun avec plusieurs le Nepvou du nombre desquels est Ecuyer Jean le Nepvou fils d'Ecuyer Guillaume le Nepvou.

Sur le neuvième degré de Jean le Nepvou second du nom et de François le Nepvou second du nom frères et enfants de François le Nepvou et de Barbe le Mée.

Un extrait baptistaire du 18 janvier 1696 justiffiant que Jean, né du jour précédent, est fils d'Ecuyer François le Nepvou et Barbe le Mée sa femme, le dit extrait tiré des registres de la paroisse de St-Michel de la ville de St-Brieuc délivré par O. Hillion recteur de la dite paroisse du 27 juin 1774 et légalisé par le Sénéchal de la jurisdiction royalle de St-Brieuc le 1er décembre suivant.

Acte de célébration du mariage d'entre Ecuyer Jean le Nepvou sieur de Carfort de la paroisse de St-Michel de la ville de St-Brieuc et damoiselle Marie-Anne Festou dame de Kerseuillen de la Ville et paroisse de Guingamp en présence de noble homme Yves Festou sieur de Villeblanche père de la dite mariée et d'Ecuyer François le Nepvou sieur de Carfort père du dit marié, le dit acte du 28 janvier 1722 tiré des Registres de la paroisse de Notre Dame et Ville de Guingamp délivré le 15 mai 1774 par J.-G. Got recteur de la dite paroisse et légalisé le lendemain par Morand juge prévôt et lieutenant général de la Ville de Guingamp.

Un extrait baptistaire du 13 décembre 1698 tiré des Registres de la dite paroisse de St-Michel de la ville de St-Brieuc par lequel il est justifié que François, né du jour précé dent, est fils légitime d'Ecuyer François le Nepvou et damoiselle Barbe le Mée sa femme, le dit extrait délivré le 12 juin 1774 par O. Hillion recteur de la dite paroisse et légalisé le lendemain par de Champeaux Palasne sénéchal de St-Brieuc.

La grosse de la transaction et partage de la succession d'Ecuyer François le Nepvou seigneur de Carfort fait le 8 may 1743 entre Ecuyer Jean le Nepvou fils aîné et héritier principal et noble du dit sieur son père, Ecuyer François le Nepvou premier puisné dame Barbe le Mée veuve douairière et renonçante à la communauté du dit feu Ecuyer François le Nepvou faisant agissant pour autre Ecuyer Julien le Nepvou second puisné, dame Fran çoise le Nepvou veuve d'Ecuyer François-Louis Quetier sieur de la Ville-David et autre devant Conan et Touzé notaires royaux et des Reguaires de St-Brieuc la dite grosse signée au délivré Touzé notre royal.

Sur le dixième degré de Julien-Yves-Marie le Nepvou sieur de Carfort l'un des deman deurs, fils de Jean le Nepvou second du nom et de Marie Festou.

Un extrait baptistaire du 29 juillet 1730 de Julien-Yves-Marie, fils légitime d'Ecuyer Jean le Nepvou sieur de Carfort et dame Marie-Anne Festou son épouse, tiré des Registres de la paroisse de Guingamp délivré le 14 février 1769 par Lesquen de Kerohan recteur de Guingamp et légalisé le même jour par Morand juge prévôt de Guingamp.

Sur le dixième degré de François le Nepvou, troisième du nom, Jean le Nepvou troi sième du nom et Mathurin le Nepvou second du nom aussi intervenants, enfans de François le Nepvou second du nom et de Jeanne Renouard.

Un extrait baptistaire du 9 may 1730 de François-Ollivier fils légitime d'Ecuyer François le Nepvou sieur de Carfort et de dame Jeanne Renouart son épouze tiré des Registres de la paroisse de St-Michel de la ville de St-Brieuc délivré le 30 may 1774 et dûment légalisé le 1er juin suivant.

L'acte de la célébration du mariage d'entre Ecuyer François le Nepvou âgé de 27 ans fils d'autre Ecuyer François le Nepvou et dame Jeanne Renouart d'une part et Anne André d'autre part le dit acte du 28 juillet 1757 tiré des registres de la dite paroisse de St-Michel de St-Brieuc, délivré et légalisé comme le précédent.

Un extrait baptistaire du 7 juin 1736 de Jean, né du jour précédent, fils légitime d'Ecuyer François le Nepvou sieur de Carfort et de dame Jeanne Renouard sa femme, tiré des Registres de la dite paroisse de St-Michel de St-Brieuc, délivré le 1er février 1768 et légalisé comme les deux précédents.

L'acte de célébration du mariage d'entre Ecuyer Jean le Nepvou sieur de Carfort âgé de 32 ans fils d'Ecuyer François le Nepvou Chever sieur de Carfort et dame Jeanne Renouard dame de Carfort de la paroisse de Trégueux d'une part et damoiselle Anne Couëssurel delle des pretz en datte du 11 février 1768, tiré des Registres de la paroisse de Plédran le 30 may 1774 par B. Saillet curé de la dite paroisse et légalisé comme le précédent.

Un extrait baptistaire du 26 may 1738 de Mathurin, fils légitime d'Ecuyer François le Nepvou sieur de Carfort et de dame Jeanne Renouard sa femme tiré des Registres de la dite paroisse de St-Michel de la ville de St-Brieuc le 30 may 1774 par F. Bougeard curé et légalisé comme les précédents. L'acte de célébration du mariage d'Ecuyer Mathurin le Nepvou fils d'Ecuyer François le Nepvou et de dame Jeanne Renouard ses père et mère de la paroisse de St-Michel de St-Brieuc, âgé d'environ 32 ans d'une part et damoiselle Françoise le Nepvou fille d'Ecuyer Guillaume le Nepvou et dame Marguerite Silvestre ses père et mère d'autre part, aux fins de dispense de parenté du trois au troisième degré et du trois au quatrième degré de consanguinité en datte du 9 janvier 1770 tiré des registres de la dite paroisse de Plerin le 31 mai 1774 par François-Jean Silvestre recteur de cette paroisse et légalisé comme les précédents.

Sur l'onzième degré de Jean-François, François-Guillaume. Pierre-Louis-François et Mathurin-Claude le Nepvou enfans de François le Nepvou troisième du nom intervenant et d'Anne André son épouze.

Deux extraits baptistaires délivrés au pied l'un de l'autre le premier du 11 octobre 1758 de Jean-François fils d'Ecuyer François le Nepvou et de dame Anne André son épouze et le second du 16 décembre 1760 de François-Guillaume le Nepvou né du jour précédent fils des mêmes, les dits deux extraits tirés des Registres de la dite paroisse de St-Michel de St-Brieuc le 30 may 1774 par O. Hillion recteur de cette paroisse et dûment légalisés.

Deux autres extraits baptistaires délivrés comme les précédents le premier du 19 avril 1763 de Pierre-Louis-François le Nepvou né du jour précédent fils des mêmes et le second du 5 juillet 1767 de Mathurin-Claude le Nepvou fils des mêmes les dits deux extraits tirés des Registres de la paroisse de la Méaugon évêché de St-Brieuc le 30 may 1774 par V. Gautier recteur de cette paroisse et duement légalisés.

Sur l'onzième degré de François-Jean le Nepvou fils de Jean le Nepvou troisième du nom intervenant et d'Anne Couëssurel son épouze.

Un extrait baptistaire du 26 décembre 1771 de François-Jean né du jour précédent au lieu du Frèche paroisse de Plédran fils d'Ecuyer Jean le Nepvou de Carfort et de dame Anne-Françoise Couëssurel dame de Carfort son épouze tiré des Registres de la dite paroisse de Plédran le 30 may 1774 par B. Saillet curé de cette paroisse et duement légalisé.

Sur l'onzième degré de Guillaume-Louis le Nepvou fils de Mathurin le Nepvou interve nant et de Françoise le Nepvou.

Un extrait baptistaire du 15 avril 1773 de Guillaume-Louis fils d'Ecuyer Mathurin le Nepvou et de dame Françoise le Nepvou son épouze, tiré des Registres de la dite paraisse de St-Michel de St-Brieuc le 30 may 1774 par F. Bougeard curé de cette paroisse et due ment légalisé.

Sur le neuvième degré de Guillaume le Nepvou second du nom et de Mathurin-Jacques le Nepvou sieur de la Roche intervenant enfans de Jean le Nepvou premier du nom et de Thérèse Fouré.

L'acte de célébration du mariage d'entre Ecuyer Jean le Nepvou sieur de la Roche de la paroisse de St-Michel de St-Brieuc et Thérèse Fouré de la paroisse de Languieux en pré sence d'Ecuyers François et Maurice le Nepvou, le dit acte du 14 Février 1708, tiré des Régistres de la dite paroisse de Languieux délivré le 17 may. 1774 par Corbel recteur de la dite paroisse et légalisé le 18 par le dit Sénéchal de St-Brieuc.

Un extrait baptistaire de Guillaume le Nepvou fils légitime d'Ecuyer Jean le Nepvou et de daine Thérèse Fouré son epouze en datte du 12 avril 1711 tiré des Registres de la paroisse de St-Michel de la ville de St-Brieuc, délivré le 22 octobre 1770 et légalisé le lendemain par le dit Champeaux Palasne sénéchal de St-Brieuc.

Un extrait de baptême de Mathurin-Jacques fils légitime d'Ecuyer Jean le Nepvou seigneur de la Roche et de dame Thérèse Fouré son épouze en datte du 28 novembre 1720 tiré des Registres de la paroisse de St-Michel de St-Brieuc délivré le 2 janvier 1771 par O. Hillion recteur de la ditte paroisse et légalisé le même jour par le même sénéchal de St-Brieuc.

L'acte de tutelle du 18 février 1739 par lequel dame Thérèse Fouré est instituée tutrice de Jean-Louis, Mathurin, Yvonne et Thérèse le Nepvou enfans mineurs de son mariage avec feu Ecuyer Jean le Nepvou sieur de la Roche dans lequel acte se trouvent refférés au nombre des parens délibérants Feuyers Ollivier et Guillaume le Nepvou frère des mineurs, Ecuyer François le Nepvou son fils oncles et cousin germain des dits mineurs le dit acte signé au délivré Rocaboy greffier de la juridiction du Reguaire de St-Brieuc.

L'acte de célébration du mariage d'entre Ecuyer Guillaume le Nepvou fils de defunt Ecuyer Jean le Nepvou et de Thérèse Fouré sieur et dame de la Roche, agé d'environ 32 ans, de la paroisse de St-Michel d'une part et Margueritte Silvestre fille de defunt François et de Jacquemine le Mée d'autre part, aux fins de dispense de leur parenté du deux au tiers degré, le dit acte tiré des Registres de la paroisse de Plérin evêché de St-Brieuc sous la datte du 15 jauvier 1743 délivré le 31 may 1774 par François-Jean Silvestre recteur de la dite paroisse de Plérin et legalisé le 1er juin suivant par le dit sénéchal de St-Brieuc.

Sur le dixième degré de Guillaume Jean le Nepvou fils de Guillaume le Nepvou interve nant et de Margueritte Silvestre son epouze,

Un extrait baptistaire du 5 juin 1760 de Guillaume-Jean fils d'Ecuyer Guillaume le Nepvou sieur de la Roche et de dame Margueritte Silvestre son epouze sieur et dame de la Ville au-Roux tiré des Registres de la paroisse de Plérin le 31 may 1774 par François-Jean Silvestre recteur de Plérin et légalisé comme les précédents.

Sur le huitième degré de Jacques le Nepvou, deuxième du nom, fils d'Yves le Nepvou second du nom et de Margueritte Paviot.

Un extrait du baptême de Jacques fils de Yves le Nepvou et de Margueritte Paviot sa femme, en datte du 1er septembre 1673 tiré des Registres de la paroisse de St-Michel de St-Brieuc délivré le 16 août 1770 par O. Hillion recteur de la dite paroisse et dument légalisé par le sénéchal de la jurisdiction royale de St-Brieuc le 22 du dit mois d'août 1770.

L'acte de célébration du mariage d'Ecuyer Jacques le Nepvou avec Catherine Gauven en datte du 19 octobre 1704 auquel mariage était présent Ecuyer François le Nepvou, le dit acte tiré des Régistres de la paroisse de St-Michel de la ville de St-Brieuc, délivré et légalisé comme le précédent extrait les 18 et 19 may 1774.

Le sus dit jugement du 30 mars 1702 par lequel il est justifié que celui du 27 janvier 1700 est déclaré commun à Jacques le Nepvou fils d'Yves le Nepvou et de Margueritte Paviot.

Sur le neuvième degré de Jacques le Nepvou l'un des demandeurs fils de Jacques le Nepvou second du nom et Catherine Gauven.

Un extrait baptistaire du 16 février 1709 de Jacques fils légitime d'écuyer Jacques le Nepvou et de Catherine Gauven tiré des Régistres de la paroisse de St-Michel de la ville de St-Brieuc délivré le 16 aout 1770 par O. Hillion recteur de la dite paroisse et légalisé le 21 des dits mois et an par le même sénéchal de St-Brieuc.

L'acte de célébration du mariage d'entre Ecuyer Jacques le Nepvou de Carphort sieur de Berrien de la paroisse de St-Michel de St-Brieuc fils d'autre Ecuyer Jacques le Nepvou sieur de Carphort agé d'environ 26 ans d'une part et Catherine Bourgault d'autre part le dit acte en datte du 12 janvier 1735 tiré des Régistres de la paroisse de Plérin délivré le 18 may 1774 par François-Jean Silvestre recteur de la ditte paroisse de Plérin et légalisé comme le précédent.

Sur le dixième degré de Charles-Jean le Nepvou sienr de Carfor l'un des demandeurs fils de Jacques le Nepvou troisième du nom, aussi demandeur et de Catherine Bourgault son épouze,

Un extrait baptistaire du 27 avril 1742 de Charles-Jean, fils d'Ecuyer Jacques le Nepvou et de dame Catherine Bourgault sieur et dame de Berrien tiré des Registres de la dite paroisse St-Michel de St-Brieuc le 16 août 1774 par O. Hillion légalisé comme les précédents.

Et tout ce que de la part des demandeurs a été mis et induit par devers la dite cour ; Ecrit du Procureur Sindic des Etats du 20 mars 1776 fourni sur l'examen des actes et pièces ci devant référées, Ecrit et conclusions du Procureur général du Roy données sur l'état du procès le 29 juillet 1782 et signifiées le 31 des dits mois et an, sur ce ouï le rapport de Maître Picquet de Montreuil conseiller en grand chambre et tout considéré.

La Cour, faisant droit sur le tout, a maintenu nobles d'extraction Julien-Yves-Marie le Nepvou de Carfort, François le Nepvou, Jacques le Nepvou de Berrien et Charles-Jean le Nepvou du Colombier son fils, demandeurs, François fils de François le Nepvou de Carfort faisant tant pour lui que pour ses quatre fils Jean-François, François-Guillaume, Pierre Louis-François et Mathurin-Claude-Jean le Nepvou, Jean le Nepvou pour lui et François Jean le Nepvou son fils, Mathurin le Nepvou tant pour lui que pour Guillaume-Louis le Nepvou son fils, Guillaume le Nepvou faisant tant pour lui que pour Guillaume-Jean le Nepvou son fils et Mathurin-Jacques le Nepvou de la Roche, intervenants, portant pour armes et écusson de gueulles à 6 billettes d'argent 3, 2 et 1, au chef d'argent, en conséquence ordonne que les dits Julien-Yves-Marie le Nepvou de Carfort, François le Nepvou, Jean le Nepvou, Mathurin le Nepvou, Guillaume le Nepvou, Mathurin-Jacques le Nepvou de la Roche, Jacques le Nepvou de Berrien, Charles-Jean le Nepvou du Colombier son fils, Et Jean-François le Nepvou, François-Guillaume le Nepvou, Pierre-Louis-François le Nepvou, Matburin-Claude le Nepvou, François-Jean le Nepvou, Guillaume-Louis le Nepvou et Guillaume-Jean le Nepvou lorsqu'ils auront atteint l'âge de 25 ans et leur postérité née et à naître en légitime mariage auront entrée séance et voix délibérative aux Etats de la province dans l'ordre de la noblesse, qu'il jouiront de tous les autres droits, privilèges, franchises, prérogatives, exemptions et immunités dont jouissent les autres nobles de cette province et que leurs noms continueront d'être inscrits au cathologue des nobles du dio cèse de St-Brieuc.

Fait en Parlement à Rennes, le 19 août 1782. signé Trublet.

(Titres des le Nepvou de Carfort. - Copies certifiées des coll. Ch. et H. de Carfort.) N° 44

Procès-verbal des preuves de la noblesse de Jean-Louis le Nepvou de Carfort agréé par le roi pour être admis au nombre des gentilshommes que sa Majesté fait élever dans les écoles royales militaires.

1er Degré. - Produisant, Jean-Louis le Nepvou de Carfort.

Extrait des registres des batêmes de la paroisse de St-Michel de la ville de St-Brieuc portant que Jean-Louis, fils légitime de Messire Charles-Jean le Nepvou, chevalier, seigneur de Carfort, capitaine (*) au régiment de Bretagne Infanterie et de dame Anne-Claude le Normant de la Hunelaye son épouse naquit le 15 d'octobre mil sept cent soixante dix-huit, et fut batisé le lendemain.

(*) Erreur, il n'était que lieutenant à l'époque du 15 d'Octobre 1778.

De gueules à six billettes d'argent posées trois, deux et un ; et un chef aussi d'argent.

2e degré. - Père, Charles-Jean le Nepvou de Carfort, Anne-Claude le Normant de la Hunelaye

sa femme, 1776. - Contrat de mariage (célébré le 16 de septembre 1776 en la paroisse de St-Michel de la ville de St-Brieuc ; l'acte de sa célébration porte sur (le dit) écuyer Jean) de Messire Charles-Jean le Nepvou de Carfort capitaine (**) aide-major au régiment provincial de Rennes, fils majeur de Messire Jacques le Nepvou de Carfort et de feue dame Catherine Bourgault, son épouse, demeurant en son manoir du Colombier, paroisse St-Michel de la ville de St-Brieuc accordé le 14 de septembre 1776 avec demoiselle Anne-Claude le Normant de la Hunelaye, fille majeure de feu Servant Siméon le Normant, sieur de la Hunelaye, lieutenant pour le Roy en la dite ville de St-Brieuc et de dame Marie-Anne-Renée de Beugny sa veuve demeurante en la même ville où ce contrat fut passé.

(**) Erreur, il n'était que lieutenant à l'époque du 14 septembre 1776 - Extrait des registres des batêmes de la paroisse de St-Michel en la ville et évêché de St-Brieuc portant que Charles-Jean, fils d'Ecuyer Jacques le Nepvou, sieur de Berrien, et de dame Catherine Bourgaut, naquit le 26 d'avril 1742 et fut batisé le lendemain. Cet extrait signé O. Hillion, recteur de St-Michel de St-Brieuc, est légalisé.

3e degré. - Ayeul, Jacques le Nepvou de Carfort, Catherine Bourgault, sa femme 1733. - Articles du mariage d'Ecuyer Jacques le Nepvou de Carfor sieur de Bérien, arrêtés sous seings privés le 10 de février 1735 avant la bénédiction nuptiale avec Catherine Bourgaux, fille de Jaques Bourgaux et de Cécile Donsdis, son épouse les articles sont signés Jacques le Nevou (***) sieur de Bérien.

(***) Ces articles de mariage ne sont signés que par lui. - Extrait des registres des mariages de l'église paroissiale de Plérin, évêché de Saint Brieuc, portant qu'Ecuyer Jacques le Nepvou de Carphort, sr de Berrien, âgé d'environ 26 ans, demeurant au dit St-Brieuc, fils d'Ecuyer Jaques le Nepvou, sr de Carphort d'une part et Catherine Bourgault, âgée d'environ 17 ans, fille de Me Jaques Bourgault et de Cécile Donguy, d'autre part, reçurent la bénédiction nuptiale le 12 de janvier (erreur, c'est février) 1735. Cet extrait signé François-Jean Silvestre, recteur de Plérin est légalisé. - Arrêt du Parlement de Bretagne, rendu à Rennes, le 19 d'Aoust 1782 par lequel Jaques Le Nepvou, sieur de Berrien, qui avait épousé Catherine Bourgault et Charles-Jean le Nepvou de Carfor, sieur du Colombier, leur fils sont maintenus nobles d'extraction et en conséquence il est ordonné qu'eux et leur postérité née et à naître en légitime mariage auront entrée séance et voix délibérative aux Etats de la province dans l'ordre de la noblesse qu'ils jouiront de tous les autres droits, privilèges, franchises, prérogatives, exemptions et immunités dont jouissent les autres nobles de la dite province et que leurs noms continueront d'être inscrits au catalogue des nobles du diocèse de Saint-Brieuc. Cet arrêt est signé Trublet.

Extrait des régistres de batêmes de la paroisse de St-Michel de la ville de St-Brieuc portant que Jaques, fils légitime d'Ecuyer Jacques le Nepvou et de Catherine Gauvain fut batisé le 6 de février 1709. Cet extrait signé O. Hillion, recteur de St-Michel de St-Brieuc, est légalisé.

4e Degré. - Bisayeul, Jaques le Nepvou de Carfort, Catherine Gauvain sa femme 1704. - Extrait des régistres des mariages de la paroisse de St-Michel en la ville de St Brieuc portant qu'Ecuyer Jaques le Nepvou et Catherine Gauven (erreur, c'est Gauvain) reçurent la bénédiction nuptiale le 19 d'octobre 1704 en présence d'Ecuyer François le Nepvou. Cet extrait est signé O. Hillion, recteur de St-Michel de St-Brieuc, est légalisé. - Jugement rendu à Rennes le 27 de janvier 1700 par Louis Béchameil, chevalier, mar quis de Nointel commissaire départi par Sa Majesté pour l'exécution de ses ordres en Bretagne par lequel François (aux termes de l'arrêt de noblesse du 19 d'aoust 1782 énoncé sur le degré de Jaques ayeul du susdit Jean-Louis produisant, ce François était cousin germain paternel d'autre Jaques auteur de ce 4e degré) le Nepvou écuyer sieur de Carfors demeurant en la paroisse de St-Michel évêché et ressort de St-Brieuc fils de Guillaume le Nepvou sieur de Carfors et de Marguerite Perrot, est maintenu en la qualité de noble et d'écuyer d'extraction ensemble ses descendans nés et à naître en légitime mariage et il est ordonné qu'il jouira des privilèges et exemptions attribués aux autres gentilshommes du Royaume et qu'il sera inscrit dans le catalogue des nobles de la dite province de Bre tagne. Ce jugement où, entre autres pièces est énoncé l'extrait baptistère de (du dit) François du 19 de décembre 1665 est signé : Béchameil.

Nous, Antoine Marie d'Hozier de Serigny, chevalier, juge d'armes de la noblesse de France et en cette qualité commissaire du roi pour certifier à Sa Majesté la noblesse des élèves des écoles royales militaires, chevalier grand'croix honoraire de l'ordre Royal des St-Maurice et Lazare de Sardaigne Certifions au roi que Jean-Louis le Nepvou de Carfort a la noblesse requise pour être admis au nombre des gentilshommes que Sa Majesté fait élever dans les écoles royales militaires ainsi qu'il est justifié par les actes énoncés et visés dans ce procès-verbal que nous avons dressé et signé à Paris le 3e jour du mois de novembre de l'an 1786.

d'Hozier de Serigny. Pour minute : (Illisible).

Ensuite est écrit :

Ecoles royales militaires : nomination du 31 décembre 1785. Production en avril 1786.

Je n'ay pas fait copier l'arrêt de noblesse rendu en Parlement de Bretagne le 19 août 1782 parce qu'il est très long.

M. le Nepvou de Carfort m'écrit ce qui suit (lettre du 17 aoust 1786) « Je suis, Monsieur, « lieutenant aux grenadiers du Regiment provincial de Rennes et c'est par erreur que le « notaire qui a rapporté (c'est-à-dire passé) mon contrat de mariage m'a qualifié du titre « de capitaine. »

(Bibliothèque nationale. - Nouveau d'Hozier, 252, dossier 5691. - Nepvou, pièce 2.) ADDITIONS ET CORRECTIONS

Page 11, ligne 14. - Au lieu de « père du dit Eon », lire : « frère du dit Eon ».

Page 28. - Les Anger, ou Angier, ramage de Loheac, seigneurs du Plessis-Anger - de Châteaublanc - de Crapado - de la Maroussière - de Montrelais - du Gué-au-Voyer, etc., portaient de vair au baton de gueules, et ont produit 10 générations en 1669.

Page 79, ligne 14. - L'accord du 30 novembre 1576 est passé en présence de « Catherine « le Mouenne mère du d. deffunct et de la d. demanderesse et nobles gens Jean, Anthoine « le Nepuou et damelle. Marie le Nepuou oncles et tante des mineurs ». (Archives du Cte H. le Nepvou de Carfort.)

Page 80, ligne 24. - Le contrat de mariage de Charlotte de la Villeon est signé par " Escuyer Annas de la Vileon sieur des Mareix, escuyer Jacques Gouiquet sieur du Tertre, « Pierre le Nepuou, Guy le Nepuou, escuyer Jean Poullain sieur du Tertre, Jan le Corgne, « escuyer Pierre de Launay et noble Thomas le Mytyé sieur de la Villefiny. »

La jeune mariée reçut, en dot, 20 perrées de froment de rente et 600 livres tournois. (Même source.)

Page 101, lignes 12, 14 et 24. - Au lieu de « la Ville Bosoher » lire: « la Ville-Boscher ». - ligne 15. - Au lieu de « Cab. d'Hozier 173 » lire : « Cab. d'Hozier 175 ».

Page 109. - Citons encore, à propos de la famille Douallan : - Un minu d'Hélène Urvoy, pour le rachat de « Jehan Douallen son filz » du 22 décembre 1472. (Archives des Côtes-du-Nord. - E. 297.) - Un minu pour le rachat de Pierre Douallen par Jean Douallen, à Erquy, le 16 sep tembre 1469. (d°. E. 752.) - Un aveu, par Pierre Douallen, des maisons de la Grange en Plédran, du 9 janvier 1537. (d°. - E. 705.)

Page 115, ligne 4. - Au lieu de : « Il comparut », lire : « François de la Porte comparut... ».

Page 117, ligne 28. - Pierre Gouyon, sr de la Bouettardaye, avait épousé delle Margilie le Bigot, dame de la Ville-Néant. (Le Père Anselme. Vol. 5, p.. 411.)

Page 119, ligne 29. - Etiennette, née en 1682, ne figure pas dans l'acte de tutelle du 2 avril 1692, cité plus loin, et doit appartenir à une autre branche.

Page 123, ligne 24.- Julien-Yves-Marie le Nepvou de Carfort paraît avoir eu deux soeurs et un frère aîné, né en 1724.

Nous trouvons, en effet, que Yves-Jean-François le Nepvou de Carfort, originaire de Guingamp, prêtre du diocèse de Tréguier, prit possession de la rectorie de N.-D. de Lan douard, en St-Jacut-de-la-Mer, le 10 décembre 1749, et mourut le 11 mai 1759 à 35 ans, inhumé dans le choeur de l'église.

En 1753, sont présents à St-Jacut :

Julien-Yves-Marie-Anne le Nepvou de Carfort, garde du corps du Roi Béatrix-Louise le Nepvou de Carfort

Marquise le Nepvou de Carfort, qui signent un baptême sur le registre paroissial et sont, probablement, frère et soeurs du recteur. (Communiqué par M. R. du Guerny.)

Page 124, ligne 13. - Dans la requête du 22 août 1770, que nous avons cru inutile de reproduire, on lit que « pour justifier que la maison de le Nepvou remonte aux temps les « plus reculés, on invoque ici les preuves de notre histoire recueillies par dom Morice et « par dom Lobineau », et l'on cite « Monsieur Ollivier Nevou » (1271), un autre « Ollivier Nepvou » (1370), Geffroy, Alain, Perrot, Pierre, Eonnet, etc...

Page 137. - Il faut, peut-être, considérer comme appartenant à cette branche Ecuyer Pierre le Nepvou qui épousa, le 6 février 1702, en la chapelle N.-D. de Beaulieu, Jeanne Courbet, en présence d'Ecuyer François le Nepvou, son frère. De cette union sortit une fille, Marguerite, baptisée le 27 mai 1704 f le 15 septembre. (Reg. par. de St-Michel. - Com, par M. Anne Duportal.)

Page 137, ligne 22. - Il était dû, sur les terres de Berrien, au chapitre de St-Brieuc, une rente ancienne et foncière de 12 justes de froment et 2 chapons. (Acte de partage du 20 mars 1671.)

Page 139, ligne 6. - Yves le Nepvou, sr de Berrien, laissa, en outre, une fille posthume, Thephaine, baptisée à St-Michel le 20 mars 1677. Parrain : Bertrand Pavio. (Reg. par. de St Michel.)

Page 146, ligne 8. - Lire : (Les grands officiers de la couronne T. V et T. IX, 2e partie, p. 308.)

Page 160, Note. - La date de la donation faite par Hepwou est très incertaine. D'après A. de Blois, Uuarwethen, évêque de Quimper, ne serait autre que Huarweterius, ou Saint Harnicthon, évêque sous le régne d'Audren qui succéda à Grallon en 445.

Dom Morice indique, d'autre part, la date de 854.

La Charte dont il s'agit semble avoir été écrite, au XIe siècle, d'après un document plus ancien auquel le rédacteur aurait ajouté plusieurs passages.

Page 169, ligne 11. - Au lieu de « qu'ils n'avaient », lire « qu'il n'avait ».

Page 170, ligne 8. - Au lieu de « astor », lire « à yceux ».

Page 201, ligne 32. - Pierre de Quelen, troisième fils d'Hervé de Quelen, sire de St-Bihy et d'Aliette Goures, épousa Jeanne Conen dont : René de Quelen, sr du Clos-Neuf, vivant en 1524.

Page 208, ligne 43. - Jeanne Turnegoüet, veuve de Jean Geslin, sr de Tremargat, épousa, en secondes noces, Etienne du Mangouer, sr du Bois-de-la-Salle. (Partage du 4 septembre 1525. - Nouveau d'Hozier, 152.)

Page 99, lignes 5 et 13. - Au lieu de « Isabelle, soeur d'Henry », lire « fille d'Henry ». Ces documents prouvent qu'Isabelle le Nepvou, fille d'Henry, seigneur de Crenan, et Roland, seigneur de Kerfort, fils de Roland, possédaient, dans la paroisse de Pommeret, des terres qui se touchaient.

Page 213, ligne 15. - Au lieu de « deuxième fils de Christophe et Jacquette de Quelen », lire « deuxième fils d'Antoine et Jeanne le Bigot ». RÉPERTOIRE des noms de famille cités au cours de l'ouvrage.

A

Abraham,, 192.

Abgral, 114, 256.

Adam, 246.

Adrian, 235.

Agan, 192.

Aiguillon (d'), 130.

Amette, 156.

André, 126, 131, 133, 190, 228, 253, 258.

Anfrey, 144.

Anger, 28,. 29, 265.

Angoulevent (d'), 35.

Anne-Duportal, 135.

Arcelles (d') 187, 217, 218.

Arhel, 192.

Arodes, 40, 41, 58.

Assonville (d'), 189, 217.

Assé (d'), 163.

Audouard, 145.

Audren, 187.

Audren de la Boissière, 149, 155.

Auffray, 117, 127, 189, 204.

Avaugour (d'), 7, 26, 162, 163, 184, 200.

Aymon, 192.

B

Bagot, 143, 144, 247.

Balaveine, 113.

Ballais (de), 148.

Barbier, 105, 121, 132, 254.

Baret, 22.

Barin, 140.

Barthelemy (de), 8.

Barthoneuf, 248.

Baud (de), 115.

Baudouart, 187.

Baudouin de Maisonblanche, 147.

Baudré, 109, 224, 225, 226. Baudry, 177.

Bazoges (de), 51.